22 mai 2007

SARKOFRANCE : bilan d'une seconde semaine

Nous y sommes. Nicolas SARKOZY intronisé, le gouvernement a été nommé, la gauche est dynamitée.


Les premiers jours de cette seconde semaine ont été marqués par la démission de Nicolas SARKOZY de tous ses mandats : Conseil Général des Hauts-de-Seine, Mairie de Neuilly, Député, Présidence de l'UMP, pour la partie immergée de l'iceberg. Peu de journaliste ont noté les dangers d'un tel cumul (inefficacité du titulaire et confusion des pouvoirs).

La décision de SARKOZY d'éparpiller l'héritage (cf. la direction collégiale de l'UMP, etc.) témoigne de son exigence de ne pas menacer son pouvoir personnel (pas de concurrent), d'éviter de stimuler une concurrence personnelle. Il atomise la concurrence.

La composition du gouvernement n'est pas une surprise. Leurs premiers pas ou faux-pas non plus...

1. Le non-cumul des mandats n'est visiblement pas non plus leur souci : 12 des 15 ministres sont candidats aux législatives. C'est au pire une imposture (ministre n'est pas un boulot à plein temps), au mieux un mépris de la députation.

2. Où est l'éthique ? Confier des responsabilités gouvernementales à quelqu'un de condamné pour corruption est une démarche toujours déplaisante. Elle devient scandaleuse quand le candidat SARKOZY a fait de l'impunité des délinquants (peines planchers etc) l'un de ses chevaux de bataille de campagne.

Alain Juppé, nouveau ministre de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durables continue d'ailleurs son parcours judiciaire (cette fois-ci en tant que Témoin).

3. Les promesses à l'oeuvre :

Xavier Darcos, ministre de l'Education nationale s'est engagé dès sa prise de fonction à rencontrer au plus vite les syndicats pour traiter les deux dossiers conséquents : l'abrogation du décret Robien et la carte scolaire.




Xavier Bertrand, ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité, a déjà fait la promotion du service minimum dès ce week end: il a renchéri lundi en déclarant que «les choses ne semblent pas aussi bloquées» sur le service minimum, assurant que sa «porte sera ouverte» aux syndicats. «Nous voulons ce service minimum parce que les Français le veulent», a assuré Xavier Bertrand sur France 2. «Les Français (l')ont voulu parce que c'est une nécessité, il faut aussi prendre en considération le point de vue de ces Français qui ont vraiment besoin d'utiliser les transports en commun».



Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication, porte-parole du gouvernement, s'est vite rendue à Cannes, pour le Festival et la montées des marches ce dimanche 20 mai. Il est vrai que le dossier était urgent.



M. Brice Hortefeux, ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Codéveloppement a voulu marquer son premier déplacement, samedi à Paris et à Roissy, en adressant "deux signaux simultanés": favoriser l'intégration et lutter contre l'immigration clandestine.


Alors que Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères et Européennes, prend ses fonctions, nombreux sont ceux qui rappellent ces faits d'armes sur TOTAL, l'Irak et le travail forcé en Birmanie.


4. les premières incohérences

Martin Hirsch, haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, se prononce déjà contre le projet gouvernemental d'augmenter la part non remboursée des soins.

Même LE FIGARO s'interroge sur le sens du découpage du Ministère de l'Economie et des Finances entre 3 ministères (Borloo, Bertrand, Woerth)...

Quelle semaine...

5 commentaires:

  1. Cher voisin,un complément(à l'essai) pour votre Site
    http://lesarchivesdu6mai.blogspot.com
    merci
    alex

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  2. Où est l'éthique ? Confier des responsabilités gouvernementales à quelqu'un de condamné [...] devient [scandaleux] quand le candidat SARKOZY a fait de l'impunité des délinquants [...] 'un de ses chevaux de bataille de campagne.

    Quel rapport voyez-vous entre la lutte contre l'impunité et la situation de M. Juppé ?

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  3. Il y a des symboles facheux: Alain Juppé a couvert des détournements de fonds publics pendant ses 15 ans aux côtés de Jacques Chirac, et même après les différentes lois d'amnesties et de financement de la vie politique.

    Il a été condamné pour cela, avec une mansuétude exemplaire (pas de prison ferme: le voleur de bouteilles de champagne a lui été condamné hier à 3 mois de prison ferme)

    Il revient et devient n°2 du Gouvernement.

    je pense qu'il faut cohérence et exemplarité, et pas seulement une repression dure pour les plus pauvres.

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  4. "Veut-on pour cela que la police se dérobe ?
    Qu’elle ferme les yeux ?
    Qu’elle n’interpelle pas les fraudeurs ?
    Qu’elle laisse les voyous libres d’agir ?
    Si nous interdisons aux policiers de poursuivre des délinquants de peur qu’il leur arrive
    un accident, quelle société préparons-nous ?"
    Nicolas SARKOZY, Marseille, 19 avril 2007

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  5. 1. Le non-cumul des mandats n'est visiblement pas non plus leur souci : 12 des 15 ministres sont candidats aux législatives. C'est au pire une imposture (ministre n'est pas un boulot à plein temps), au mieux un mépris de la députation.

    Oh mais que voit on le parti socialiste fait la même chose :
    Outre le Premier ministre lui-même, vingt-cinq membres du nouveau gouvernement se lancent dans la bataille des législatives.

    pourtant aucune critique, ah oui c'est vrai ils sont a gauche.

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