16 mai 2007

Un futur ministre à la Brigade Financière

Alain Juppé devait (ou devrait) rejoindre le gouvernement de François Fillon, pour en être our être numéro deux du futur gouvernement, seul ministre d'Etat à la tête d'un probable portefeuille regroupant l'environnement, l'énergie et les transports.

Mais il a été entendu hier pendant 4 heures par des policiers de la Division nationale des investigations financières (Dnif) de Nanterre, en qualité d'ancien adjoint aux Finances de Jacques Chirac à l'hôtel de ville, et d'ancien secrétaire général du RPR, sur commission rogatoire de la juge d'instruction de Paris, Xavière Simeoni.

Cette audition se déroulait dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte en août 1995, devenue une information judiciaire en décembre 1998, sur les emplois fictifs de la Mairie de Paris dans les années 1980 et 1990.

La police avait chiffré le préjudice de ces emplois fictifs, des employés du RPR rémunérés par la Municipalité parisienne, à 4,5 millions d’euros. Plusieurs hauts-fonctionnaires de la mairie de Paris ont déjà été mis en examen pour "détournement de fonds publics"(Michel Roussin, Daniel Naftalski, Robert Pandraud, Rémy Chardon et Bernard Bled).

En 2003, la cour d’appel de Paris avait annulé plusieurs mises en examen, contre l'avis de la juge d’instruction de l’époque, Colette Bismuth-Sauron. En avril 2007, la cour de cassation avait rétabli ses mises en examen.

Alain Juppé, déjà condamné en 2004 à un an de prison avec sursis et quatorze mois d’inéligibilité dans une affaire d’emplois fictifs, est à nouveau mis en cause pour ses fonctions de secrétaire général du RPR.

Source: Libération, France inter, JDD,

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