31 août 2007

Et une de plus : la commission Alzheimer


Question :les membres des commissions présidentielles sont ils rémunérés par l'Etat ?
Le Président de la République installera, lundi 3 septembre 2007 à 17 h 30 au Palais de l'Elysée, la Commission sur le Plan Alzheimer, présidée par le Professeur Joël MENARD.
Le Chef de l'Etat a fait de la meilleure prise en charge de cette maladie un enjeu national et une priorité de sa présidence.


"Cette maladie touche aujourd'hui 850 000 personnes et chaque année 225 000 nouveaux cas sont enregistrés. C'est donc un fléau majeur.
Le Plan Alzheimer, décidé par le Président de la République et que la Commission est chargée d'élaborer, vise, aux termes de la lettre de mission que le Président de la République avait adressé le 1er août au Professeur MENARD, d'abord à fédérer et à optimiser les efforts de recherche pour favoriser la découverte en France d'un diagnostic validé et d'un traitement efficace de la maladie d'Alzheimer. Ce plan a également pour but d'améliorer la qualité de la prise en charge des malades et l'aide aux familles, et enfin de renforcer la communication sur la maladie, sur sa prise en charge et sur la recherche.
La Commission proposera ses premières orientations pour le 21 septembre 2007, date de la Journée Mondiale pour la maladie d'Alzheimer, et présentera son plan dans sa globalité le 1er novembre prochain pour une mise en œuvre au début de l'année 2008."

La lettre de mission de Sarkozy à Kouchner : la fin de l'ouverture.



Le Président a donné sa lettre de mission à Bernard Kouchner, ministre des Affaires Etrangères. Tous les autres ministres l'avaient reçues en juillet dernier avant les vacances du Président.
Point marquant, Kouchner doit être le Ministre de la mondialisation (???) et aider la politique d'immigration du Président.

La mise en œuvre de cette politique étrangère et européenne implique que notre dispositif d'action extérieure soit doté de l'organisation et des moyens qui permettront de concrétiser les ambitions qui nous animent, et de redonner à notre pays sa pleine place dans le monde et en Europe. C'est en définitive vers un " ministère de la mondialisation " que nous vous demandons de faire évoluer notre outil diplomatique.
Kouchner est ainssi sommé de (1) proposer des adaptations de "l'organisation administrative et les statuts des agents" de son ministère, (2) proposer "un contrat quinquenal de modernisation, que vous préparerez avec le ministre du Budget, des comptes publics et de la fonction publique, (qui) donnera pour sa part à notre action extérieure la double garantie d'une prévisibilité de ses moyens et du retour des gains de productivité que les réorganisations que nous vous demandons de mettre en œuvre auront rendues possibles".
Compris ?

Sous le discours "technocratique" et "technique" de la lettre, on peut noter qu'il doit veiller à ma priorité "sectorielle" de l'Afrique (pas de rupture), se servir du futur service civique obligatoire pour développer la coopération, et contribuer au "développement de notre influence culturelle à l'étranger."

Surtout, Bernard Kouchner doit placer son action au service de la politique d'immigration choisie de Nicolas Sarkozy et Brice Hortefeux.
Cela passe ensuite par une politique d'attractivité de la France en direction des élites étrangères, pour qu'elles viennent notamment s'y former. Conjointement avec le ministre de l'Immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement et la ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche, vous nous présenterez vos propositions pour que la France accueille plus d'étudiants, plus d'enseignants et plus de chercheurs étrangers, que leur origine soit plus diversifiée et qu'elle accueille les meilleurs. En ce qui concerne nos partenaires en développement, notamment en Afrique, l'objectif est de contribuer, par la formation, au renforcement de leurs capacités économiques, administratives et technologiques. De même, en liaison avec la ministre de la Culture, vous vous mobiliserez pour que la France accueille sur son territoire les futures élites artistiques et culturelles étrangères.


L'onde de choc du livre de Yasmina Reza

Grâce à Yasmina Reza, nous apprenons un peu plus chaque jour sur la personnalité de Nicolas Sarkozy. Nous reviendrons plus tard sur les bonnes feuilles de ce livre "L'aube le soir et la nuit ".
Mais force est de constater que la liste des membres de l'équipe Sarkozy pris à partie par telle ou telle catégorie de Français vexés ou indignés par les propos du candidat Sarkozy à leur encontre s'allonge chaque jour un peu plus.

- Valérie Pécresse, ministre de l'enseignement supérieur, a été chaudement accueillie sur un campus rennais jeudi 30 août.
La ministre avait été accueillie, à son arrivée sur le campus rennais, par une douzaine d'étudiants, de jeunes chercheurs et de personnels techniques, flanqués du drapeau breton et brandissant sur des panneaux de carton des slogans comme "On n'est pas des connards" ou "Recherche, Bretons, il s'en fout ?".
- Rama Yade, secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme, a dû assurer que Sarkozy avait "beaucoup de respect" pour les diplomates, sans démentir les propos injurieux du candidat à leur encontre il y a 6 mois.
"Je pense qu'il ne faut pas que le monde des ambassadeurs en tienne rigueur à Nicolas Sarkozy, parce que dans une campagne électorale les choses sont très
brutales", a expliqué Rama Yade sur i-télé
jeudi 30 août. "Je l'ai souvent entendu malmener bien de ses collaborateurs, et le lendemain les prendre dans ses bras, ou les promouvoir après l'élection présidentielle" (...) "Donc il a beaucoup de
respect, et je vous renvoie à son discours d'hier où il l'a répété, pour les
ambassadeurs, dont certains (comme au Liban ou à Bagdad) se donnent corps et
âme, risquent leur vie tous les jours. Il leur a rendu hommage hier, et je pense
que c'est ce qu'il faut retenir", a dit Mme Yade.








Le gouvernement revalorise les jeunes chercheurs


La ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, Valérie Pécresse, a annoncé, mercredi 29 août, que l'allocation de recherche pour les doctorants sera revalorisée de 8 % au 1er octobre, passant de 1 530 euros brut par mois à 1 650 euros. Le nombre des départs à la retraite chez les chercheurs allant connaître un pic dans les prochaines années, "l'urgence, a-t-elle souligné, est d'attirer les étudiants vers le doctorat".




Attali fait de la démocratie participative pour Sarkozy


Sa "Commission pour la libération, de la croissance française" à peine installée, Jacques Attali a inauguré son site web : "35 blogs" sont là pour recevoir nos idées, classées par thèmes. Une vraie démocratie participative, pourtant largement critiquée par l'équipe Sarkozy, et raillée par la presse quand cette démarche était promue par Ségolène Royale en début d'année (Rappelez vous)
Il s'est aussi fendu également sur son blog d'une attaque mi-figue mi-raisn contre les économistes: "à quoi sert un économiste ?"
Alors, foutage de gueule ?
"la compétence plutôt que la connivence" avait déclaré Sarkozy pour justifier la composition de ses équipes de gouvernement il y a quelques mois... Oubliée ?

Contrairement aux prévisions, cette commission compte 43 membres (au lieu des 15 que certains prévoyaient il y a encore quelques jours). Il y a peu d'économistes (et l'auteur de ce blog se demande pourquoi il n'a pas été invité!).

Extrait du décret:
Art. 2. −M. Jacques Attali, président de PlaNet Finance, est nommé président de la commission.


Sont nommés membres de la commission:


M. Philippe Aghion, professeur d’économie à l’université Harvard (Etats-Unis),


M. Franco Bassanini, ancien ministre du Gouvernement de la République d’Italie;


M. Claude Bébéar, président de l’Institut Montaigne;


M. Jihad Belamri, président-directeur général de BEE;


M. Christian de Boissieu, professeur d’économie, membre du Conseil d’orientation pour l’emploi;


M. Stéphane Boujnah, managing director de Deutsche Bank;


M. Peter Brabeck-Letmathe, PDG de Nestlé SA;


M. Boris Cyrulnik, médecin, neurologue et psychiatre;


M. René Carron, président de Crédit agricole SA;


M. Jean-Philippe Cotis, économiste en chef de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE);


M. Jean-Michel Darrois, avocat;


Mme Michèle Debonneuil, nommée dans des fonctions d’inspecteur général des finances, membre du Conseil d’analyse économique, membre du Conseil de l’emploi, des revenus et de la cohésion sociale;


M. Jacques Delpla, économiste, membre du Conseil d’analyse économique;


M. Pierre Ferracci, président du groupe ALPHA;


M. Xavier Fontanet, ingénieur civil des ponts et chaussées, président-directeur général d’Essilor
International;

Mme Evelyne Gebhardt, représentant au Parlement européen (Allemagne);


M. Pehr G. Gyllenhammar, président de Kinnevik, président de la Banque maritime suèdoise, ancien président de Volvo;


Mme Marion Guillou, ingénieur géneral du genie rural, des eaux et des forets, PDG de l’Institut national de recherche agronomique (INRA);


Mme Nathalie Hanet, secretaire generale du COORACE


M. Jean Kaspar, consultant, ancien secretaire general de la CFDT;


M. Yves de Kerdrel, journaliste;


M. Eric Labaye, DG associé de McKinsey au bureau de Paris;


M. Jean-Pierre Landau, inspecteur general des finances, sous-gouverneur de la Banque de France;


Mme Anne Lauvergeon, présidente du directoire d’Areva;


M. Bruno Lasserre, conseiller d’Etat, président du Conseil de la concurrence;


M. Eric Le Boucher, journaliste;


M. Hervé Le Bras, démographe, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales;


Mme Reine-Claude Mader Saussaye, présidente de la Confédération de la consommation, du logement et du cadre de vie, membre du Conseil de la concurrence;


M. Mario Monti, président de l’université Bocconi de Milan (Italie), ancien commissaire européen;


M. Pierre Nanterme, président d’Accenture;


M. Erik Orsenna, écrivain, membre de l’Académie française, conseiller d’Etat;


Mme Ana de Palacio Vallelersundi, avocat, professeur d’université, premier vice-président et conseiller juridique de la Banque mondiale, ancienne ministre du Gouvernement du Royaume d’Espagne;


M. Geoffroy Roux de Bézieux, PDG de Virgin Mobile France, président de CroissancePlus;


Mme Dominique Senequier, présidente du directoire d’AXA Private Equity;


M. Pierre Sebastien Thill, président du directoire CMS Bureau Francis Lefebvre;


M. Philippe Tillous-Borde, président de Saipol et de Diester Industrie;


M. Jean-Noel Tronc, DG et membre du comité exécutif d’Orange France;


M. François Villeroy de Galhau, inspecteur general des finances, PDG de CETELEM;


M. Michel de Virville, conseiller maître à la Cour des comptes, secretaire general et responsable de la performance des fonctions support du groupe Renault;


M. Serge Weinberg, président du conseil d’administration et président du conseil stratégique d’Accor;


Mme Dinah Weissmann, présidente-directrice générale de Biocortech;


M. Theodore Zeldin, écrivain, sociologue, historien, doyen du Saint Anthony’s College d’Oxford (Grande- Bretagne).


Mme Josseline de Clausade, conseiller d’Etat, est nommée rapporteur général de la commission.


M. Emmanuel Macron, inspecteur des finances, est nommé rapporteur général adjoint.

Le chômage cesse de baisser


Le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie 1 a baissé de 0,2% en juillet en France, contre 1,2% le mois précédent, selon les chiffres diffusés jeudi soir par le gouvernement.

Le taux de chômage au sens du Bureau international du travail est resté stable à 8% de la population active, d'après les estimations provisoires de l'INSEE.



Contre Sarkozy-Dati, la tribune d'un avocat.



Je vous invite à lire la tribune de l'avocat Thierry Lévy dans le Monde daté du 31 août. Elle clarifie, repose et résume l'agitation présidentielle de la semaine dernière sur les cas de délinquance sexuelle et d'irresponsabilité pénale. Nicolas Sarkozy a tué le débât. Cet article a le mérite d'en rappeler les contours nécessaires, sans contester les positions échangées sur ce blog sur l'amélioration de la loi.


"Au-delà du fait divers, la délinquance reprochée à Francis Evrard lance un défi à la puissance publique qui ne réussit pas, en dépit d'une répression écrasante, à empêcher la réitération des agressions sexuelles. Ni l'incarcération pendant près de trente ans, ni le contrôle judiciaire, ni la menace d'une condamnation encore plus sévère n'ont été dissuasifs. Ainsi que l'a constaté la ministre de la justice, l'échec de la sanction est flagrant.

C'est pourquoi l'homme de l'Elysée veut donner l'impression de subir les actes de Francis Evrard comme une offense personnelle. Et les mesures qu'il propose découlent peut-être d'une attitude vigoureuse mais ne leur confèrent aucune garantie de constitutionnalité ni d'efficacité.


En premier lieu, le chef de l'Etat dénonce le fait que le condamné n'a pas effectué un temps de détention égal à la durée de sa condamnation. Pourtant, les réductions de peine ont été, en l'espèce, appliquées en exécution d'une loi du 12 décembre 2005 votée par le Parlement sur proposition d'un gouvernement auquel appartenait Nicolas Sarkozy. La loi qui déciderait de priver une catégorie de condamnés, les délinquants sexuels, de ces dispositions serait censurée par le Conseil constitutionnel pour violation du principe d'égalité.


Aujourd'hui, la loi, qui permet à tous les condamnés de sortir de prison avant le terme théorique de leur peine, s'applique, et aucun fonctionnaire ni aucun magistrat, fût-il le plus haut placé, ne peut l'ignorer. Or, on vient de voir qu'au sein même de l'administration pénitentiaire un surveillant enhardi par les propos présidentiels a averti la presse d'un prétendu danger résultant de la sortie imminente d'un détenu condamné pour des délits sexuels et libéré par application de la loi en vigueur.


La première obligation de l'administration pénitentiaire est de respecter la loi et de faciliter le retour à la liberté des condamnés qui ont purgé leur peine. En incitant les fonctionnaires à sonner l'alarme contre un danger virtuel, à se dresser contre la loi et à rendre invivables les premiers instants de liberté d'un homme qui s'est acquitté de ses obligations à l'égard de la société, le nouveau président de la République n'a pas rempli son office de gardien de la Constitution.


La seconde mesure envisagée à l'Elysée concerne la création d'un ersatz de prison, une prison psychiatrique dans laquelle on pratiquerait ("je n'ai pas peur du mot", a-t-on entendu dire par le chef de l'Etat) la castration chimique. Le suivi socio-judiciaire existe déjà dans le code pénal. C'est une peine complémentaire qui ne peut être prononcée que pour une durée déterminée par une juridiction de jugement. Dans ce cadre, les injonctions de soin ne sont possibles qu'avec le consentement du condamné. Le projet consistant à prolonger la neutralisation et les traitements après l'expiration de la peine contient une contradiction insurmontable, car si l'agresseur est malade, il ne doit pas être condamné à de l'emprisonnement, et s'il ne l'est pas, il ne peut pas être hospitalisé sans son consentement.


Cet obstacle est si peu de nature à entamer la détermination de Nicolas Sarkozy que celui-ci vient d'annoncer, sous prétexte de favoriser "le travail de deuil des victimes", qu'il fallait organiser un procès pour les fous. Le volontarisme affiché rejoint le conformisme victimaire. Si ce projet lamentable était réalisé, les audiences criminelles, déjà plutôt cruelles, transformées dans la plus grande confusion en spectacle de foire, désarmeraient un peu plus la défense face à une accusation désemparée, et chacun aurait bien du mal à surmonter son dégoût.


Peut-on dire pour autant que la réforme annoncée serait une régression ? Progresser, reculer : ces notions sont subjectives. En revanche, il est certain que la notion de peine perdrait le peu de signification qu'elle a conservée. Le droit pénal moderne est fondé sur une idée simple. Il n'y pas d'infraction sans intention, sans volonté consciente et déterminée de commettre un acte illicite. Le juge doit démontrer l'existence de l'intention criminelle avant de caractériser le délit ou le crime et de choisir une peine proportionnée à la gravité de la faute tout en étant susceptible d'être comprise par le délinquant.


Enfermer les criminels sexuels dans des hôpitaux psychiatriques après l'expiration de leur peine, juger les fous, ce n'est pas punir un individu libre et responsable avec l'espoir de le ramener dans la communauté humaine, c'est tenter de prévenir un danger ou un risque sans considérer la réalité de la faute et l'intention de la commettre, cela revient à voir dans chaque personne une menace, la cause potentielle d'un dommage, et à la traiter comme une chose ou un animal. C'est aussi refuser de changer la prison, dont l'échec est pourtant avéré.
Une telle évolution, appuyée sur la dénégation de la liberté individuelle, soutenue par les technologies de contrôle, ne peut que satisfaire un pouvoir orgueilleux et sûr de lui. Ni les élus du peuple ni les démocraties ne sont à l'abri d'un totalitarisme rampant. Si le chef de l'Etat en est conscient, sa réponse au défi d'Evrard ne l'indique pas. " (source)

Détail des postes supprimés dans la Fonction Publique

Voici, d'après Le Monde, la répartition des 22 800 suppressions de postes dans la Fonction Publique que François Fillon a communiqué à ses ministres pour le budget 2008. Et on (re)découvre 2 mensonges de campagne.

- Education nationale : - 11 200 postes (dont 9000 enseignants).
- Défense : - 6037 postes
- Economie-Budget : - 2 600 postes
- Intérieur : 2 300 postes
- Ecologie-Transport : - 1 300 postes
Le seul ministère qui verra ses effectif augmenter serait la justice (+ 1600 postes pour l'ouverture de l'hopital fermé et de 8 prisons).

Premier mensonge, le nombre de suppressions de poste est inférieur aux promesses de campagne (on peut s'en réjouir)
Second mensonge, les "services inutiles" pointés du doigt pendant la campagne par le candidat Sarkozy sont loin d'être les plus affectés par ces mesures d'austérité relative : douane, collecte des impôts, personnel administratif



Peine plancher non appliquée : ça barde pour le procureur



« Je ne requerrais pas cette peine plancher de quatre ans car les magistrats ne sont pas les instruments du pouvoir. Ce n'est pas parce qu'un texte sort qu'il doit être appliqué sans discernement. » aurait déclaré le vice-procureur de Nancy, Philippe Nativel, lors de ses réquisitions lundi à l’encontre d’un délinquant récidiviste. Il a été convoqué le 29 août auprès du Directeur des services judiciaires de la Place Vendôme et le directeur de cabinet adjoint de la (le directeur de cabinet ayant démissionné...), Philippe Nativel a démenti mercredi avoir tenu de tels propos.

Il avait requis un an de prison - contre quatre prévus par la loi du 10 août 2007 instaurant des peines planchers pour les récidivistes - à l'égard d'un homme pris en flagrant délit de trafic de stupéfiants dans un centre commercial alors qu'il avait été condamné à deux ans de prison, dont un ferme, l'an dernier pour des faits de même nature.
"Un parquetier est sous l'autorité du garde des Sceaux, il n'a pas à faire des commentaires sur les lois. Il lui a été demandé de venir s'expliquer" a expliqué Rachida Dati le 30 août.

Sarkozy au Medef : .... il s'essouffle.


En écoutant l’intervention de Nicolas Sarkozy à l'université du Medef jeudi 30 août. Contrairement à certaines critiques, très peu d'annonces concrètes ont été faites alors que la plupart des commentateurs attendaient la seconde "vague" des réformes.

RENGAINES DE CAMPAGNE:
"
Je ne suis pas devenu adepte de la Pensée unique en devenant Président." "Le conformisme, il est pas toujours là où on croit qu'il est."
"Toute la Nation est rassemblée derrière ses entreprises." "Je veux la rupture (...) avec les comportements du passé, (...) avec cette politique de dévalorisation du travail depuis 30 ans". (...) "cette rupture, je la conduirai jusqu'au bout". (...) "La vérité, c'est que tout ce tient" (...)
"Il nous manque un point de croissance pour résoudre nos problèmes, pour les enfants aient à nouveau le sentiment qu'ils vivront mieux que leur parents"(...) "on demande toujours au gouvernement ses prévisions de croissances" (...) "je ne suis pas venu faire des prévisions".

SUEZ/GDF : une proposition déjà refusée par Mestrallet.

Nicolas Sarkozy s’est à nouveau déclaré favorable à la fusion des deux entreprises en fixant une condition : "que Suez fasse un choix stratégique en se spécialisant dans l'énergie" ce qui impliquerait que l’entreprise cède sa branche environnement. "Il appartient maintenant à ses actionnaires d'en décider", a ajouté le chef de l’Etat.

FONCTIONNAIRES : des intentions
Nicolas Sarkozy a annoncé une simplification de toutes les structures de l'Etat avec notamment la division par deux du nombre des directeurs d'administrations centrales (super !). "La comptabilité publique et les impôts seront fusionnés. La DST et les renseignements généraux seront rapprochés", a ajouté le chef de l’État. Il a répété sa promesse de campagne sur le non-remplacement d'un départ à la retraite sur deux (même s'il ne l'a pas appliqué pour son premier exercice budgétaire).

ANPE-Unedic : Une fusion "avant la fin de l'année", seule promesse du jour, mais techniquement irréalisable.
"Je souhaite que la fusion des réseaux opérationnels de l'ANPE et de l'Unedic soit décidée d'ici la fin de l'année, en liaison avec les partenaires sociaux", a déclaré Nicolas Sarkozy offrant ainsi un calendrier à l’une de ses promesses de campagne électorale.

35 HEURES : " Aller plus loin dans l’assouplissement » mais sans dire comment.
Nicolas Sarkozy a dit souhaiter aller "beaucoup plus loin" dans l'assouplissement des 35 heures afin de "redonner des marges de manœuvre plus importantes à la politique salariale".

CONTRAT DE TRAVAIL : Pour une "séparation à l'amiable", une proposition (intéressante) de... Laurence Parisot.
Nicolas Sarkozy s’est dit "favorable à ce que soit ouverte la possibilité d'une séparation à l'amiable dans les entreprises", reprenant une formule déjà utilisée par la présidente du Medef, Laurence Parisot.

CONCURRENCE : une proposition sur les ventes à perte.
"Je veux intégrer toutes les marqges arrières dans le calcul des ventes à perte."

FISCALITÉ : "Interdire les dénonciations anonymes" ... (laissez lers riches tranquilles...)
Nicolas Sarkozy a annoncé avoir demandé à la ministre de la Justice, Rachida Dati, "d'interdire la pratique des dénonciations anonymes", notamment dans le domaine fiscal. "A quoi sert-il d'expliquer à nos enfants que Vichy, la collaboration, c'est une page sombre de notre histoire, et de tolérer des contrôles fiscaux sur une dénonciation anonyme, ou des enquêtes sur une dénonciation anonyme? Si quelqu'un veut dénoncer, qu'il donne son nom et l'administration garantira son anonymat", a expliqué le président de la République. Cette procédure existe déjà en partie depuis les lois Perben, avec le témoignage "sous X", relativement peu utilisé.

FISCALITE 2 : rien
Nicolas Sarkozy souhaite "aller plus loin" dans la réforme fiscale. Il s'est ainsi engagé à poser "la question de la taxe professionnelle, de la taxe sur les salaires, de l'assiette des cotisations sociales".

FISCALITE 3: "mon paquet fiscal"
"Le paquet fiscal (...) est-ce une politique de la demande ou une politique de l'offre, grand débât comme on aime en avoir en France." "je veux une politique de l'offre et de la demande."
Nicolas Sarkozy visiblement n'y connaît...rien.

RISQUE PÉNAL : "Protéger les entrepreneurs"
Nicolas Sarkozy a aussi annoncé qu'il avait demandé à Rachida Dati de lui faire rapidement des propositions pour lutter contre la pénalisation du droit des affaires. "Je veux rendre aux Français le goût d'entreprendre. Mais comment y parvenir si le droit, au lieu de circonscrire le risque le rend ingérable? "Pourquoi doubler systématiquement les procédures civiles par des procédures pénales ?" s’est interrogé le chef de l’Etat.

SALAIRES : Aux patrons de "jouer le jeu" (ah ah)
Nicolas Sarkozy a pressé les chefs d'entreprises de respecter l'obligation annuelle de négocier sur les salaires et de "faire un effort" en la matière "chaque fois que c'est possible".

TARIFS ENERGIE : "Ne pas pénaliser le pouvoir d’achat" (ah ah)
Le président de la République a affirmé qu'il "n'accepterait pas" que "les tarifs de l'électricité et du gaz augmentent plus vite que les coûts", et ce "au nom d'une fausse conception de la concurrence". "Si on a le nucléaire, on a les avantages du nucléaire et pas tous les inconvénients du pétrole", a-t-il ajouté. (on a aussi les inconvénients du nucléaire...)

INDICE DES PRIX : "On se moque des Français" (ah ah)
"Je ne veux plus qu'on se moque des Français avec des indices des prix qui ne veulent rien dire, qui ne mesurent pas le coût de la vie, qui n'ont aucun rapport avec la réalité vécue par les ménages", a déclaré Nicolas Sarkozy. Il a piqué l'idée de Ségolène....

POUVOIR D'ACHAT
"Cette question du pouvoir d'achat, j'y reviendrai."

Comme le souligne le Figaro, un discours très volontaire...

Lire aussi La France de demain...

TF1 et Rachida Dati, Namias et Chirac



Robert Namias, directeur de la Rédaction de TF1, a démenti avoir censuré un sujet de 7 à 8 concernant Jamel Dati, le frère de la Garde des Sceaux condamné pour traffic de stupéfiants. Pourtant, ce n'est pas l'avis du Canard Enchaîné dans son édition du 29 août 2007.


Robert Namias a profité de la conférence de presse de rentrée de TF1 pour se défendre et "utiliser sa liberté de journaliste" pour se défendre de toute complaisance à l'égard du gouvernement actuel. "Il m'est arrivé assez peu souvent de me retrouver dans ce que vous écrivez", a-t-il lancé aux 300 journalistes venus assister à cette conférence de presse. "On dit de TF1 que c'est une chaîne de droite affiliée à l'Elysée (…), qu'en tant que chiraquien viscéral, je devais être exécuté rapidement par Nicolas Sarkozy. (…) Je suis toujours là", a-t-il expliqué avant de conclure par "mais comme disait le général de Gaulle, 'je vous rassure, un jour je m'en irai'".
Commentaire : on a au moins appris une chose: Namias est bien de droite....

Deux syndicats boycottent un voyage de Dati aux Pays Bas


Début de résistance ?
Les deux principaux syndicats de magistrats, l'USM et le SM, n'accompagneront pas vendredi 31 août 2007 la ministre de la Justice Rachida Dati, lors d'un voyage aux Pays-Bas consacré à la prise en charge des délinquants sexuels, ont-ils annoncé jeudi 30 août.
La Garde des Sceaux doit visiter vendredi un centre pour criminels dangereux à Rotterdam-Keijvelanden, en vue de créer en France des hôpitaux fermés pour criminels sexuels, décision prise le 20 août par le président Nicolas Sarkozy à la suite de l'enlèvement et du viol d'un petit garçon à Roubaix (Nord).

Trois organisations syndicales, l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire), le Syndicat de la magistrature (SM, gauche) et FO-magistrats ont été invités à participer à ce voyage mais l'USM et le SM ont décliné l'invitation.
Dans un communiqué, le SM "refuse de s'associer à un voyage d'étude qui s'apparente avant tout à une opération médiatique".




Tibéri, Tibéri Junior ou Martinon : la sarkofrance en action



David Martinon est porte-parole de l'Elysée. Son expérience politique locale est légèrement inférieure au niveau zéro. Il souhaite remplacer Jean Tibéri à la Mairie du Vème arrondissement de Paris. Jean Tibéri préfère son fils.
A Paris, à l'Ump, c'est dynastie ou piston. Au choix. Electeurs, réveillez vous!

Le maire UMP du Ve arrondissement de Paris Jean Tiberi a déclaré jeudi 30 août à l'AFP qu'il entendait bien être candidat à sa propre succession aux prochaines municipales, alors que le Point.fr évoque une candidature de David Martinon, le porte-parole de l'Elysée.
"Je serai candidat comme maire du Ve comme je l'ai toujours dit, il n'y a aucun problème", a déclaré Jean Tiberi à l'AFP.
Questionné sur un éventuel passage de témoin, Jean Tiberi a reconnu que la question pourrait se poser s'il s'agissait de son fils, Dominique.

"Si c'était ça l'hypothèse, ce ne serait pas à rejeter", a-t-il déclaré. "En dehors de cela, je ne vois pas d'autre possibilité".
Dominique Tiberi, délégué de circonscription de l'UMP, "est implanté, il est connu, ce serait le seul moyen de garder" cet arrondissement si Jean Tiberi ne se représentait pas, car "la gauche est très forte".
Jean Tiberi a rappelé qu'il avait "inversé la tendance de la présidentielle" en se faisant élire député en juin dernier avec 52,66%, alors que le Ve avait voté à 50,89% pour Ségolène Royal à la présidentielle.
L'entourage de Françoise de Panafieu, la tête de liste de l'UMP à Paris, a pour sa part précisé que "les décisions n'étaient pas prises" sur les têtes de liste d'arrondissement, et qu'il n'y avait "aucun commentaire à faire" pour l'instant.

30 août 2007

La confusion des peines planchers

Trois semaines après la prise d'effet de la fameuse loi sur les peines planchers, la confusion fait jour quant à son application:
- un procureur de Nancy est "convoqué" pour sanction car il refuse cette application systématique.
- un sans-abri multi-récidiviste de petits larcins a pris 4 ans fermes (cf. ci-dessous).
- un commercial jugé pour la seconde fois pour traffic de stupéfiants a été condamné à ... 8 mois fermes (alors qu'il risquait également 4 ans).

Huit mois à Nancy, quatre ans à Sarreguemines. En Lorraine, l’application de la loi sur les peines planchers varie d’une juridiction à l’autre. Il faut y voir l’esprit de cette réforme «implacable, insupportable», selon Me Alain Zbaczyniak. Son client, jugé mardi, est âgé de 41 ans et compte 26 condamnations à son casier judiciaire. «Son malheur, c’est qu’il sortait de prison, vivait chez un ami, autant dire SDF, et était inscrit au chômage. Moralité, il a pris quatre ans !» L’homme avait été interpellé dimanche pour divers petits vols (quelques dizaines d’euros, un téléphone portable, du parfum…) et, surtout, port d’arme de sixième catégorie, en l’occurrence un couteau de marque Laguiole. Pas bien méchant, mais commis en état de récidive (source).

Sylvester Stallone lyophilisé


Le correspondant à Paris du quotidien suisse 24 Heures décrit le président Nicolas Sarkozy comme un "Sylvester Stallone lyophilisé" et lui reproche son style démagogique.
Drôle et cinglant.

C’était le 16 mai 2007 au soir. Quelques casseurs « de gauche » incendiaient la place de la République. Et le peuple de droite fêtait Nicolas Sarkozy sur la Concorde. Une fête sans jouissance qui ne ressemblait en rien aux explosions orgasmiques des victoires de Mitterrand en 1981 ou de Chirac en 1995. Il y avait dans l’air et dans les rues comme une sorte de résignation teintée d’espoir. Le nouveau président avait promis de la sueur et du travail. Lui-même bosserait et suinterait comme personne. On allait cravacher pour sortir la France de sa léthargie et cela n’allait forcément pas plaire à tout le monde. Les Français avaient choisi de voter pour cette « rupture ». Il ne fallait tout de même pas leur demander de se réjouir de travailler plus, même si c’était pour gagner plus.

Cent jours plus tard, c’est la rentrée. Mais, même pendant les vacances, Nicolas Sarkozy a pris l’actualité politique française en otage. Depuis sa villégiature de Wolfeboro, il a envoyé seize communiqués de presse pour bien montrer qu’il avait un avis sur tout et que, bien sûr, il s’occupait de tout. Pourtant, personne aujourd’hui ne sait mieux qu’hier qui est véritablement Nicolas Sarkozy. Même les biographes qui ont passé des heures avec lui, peinent à brosser un portrait clair de l’homme. Catherine Nay (Un pouvoir nommé désir, chez Grasset) n’y trouvait qu’un Iznogoud qui a réussi. Yasmina Reza, un éternel enfant triste.

L’ouverture, cela s’appelle

C’est certain, Nicolas Sarkozy n’est pas un président comme les autres. Sa faculté à parler clair et à empoigner les dossiers a convaincu certains des plus dubitatifs. Dans la bouche sarkozienne, un chat est un chat. Alors que dans celle de la plupart des autres politiciens – et surtout dans celle de Ségolène Royal – les félins étaient tous gris. Cette franchise dépouillée de mots ronflants a indéniablement une force séductrice. A défaut de résoudre tous les problèmes, il les empoigne. Du coup, certains socialistes sont même passés de son côté. L’ouverture, cela s’appelle. Et puis, ceux qui auguraient rapidement du pire se sont trompés : la France n’est pas dans la rue. Dans ce pays, cela tient presque du miracle. Toujours pas de grèves, toujours pas de manifestations monstres. Pire, pour ses détracteurs, la côte de popularité du président, même si elle fléchit légèrement ces derniers jours (de 65 à 61%), est en forme olympique. Même ses séjours luxueux et son rapport décomplexé à l’argent n’ont pas choqué l’opinion. Ni même les comportements autistes de la première dame de France, Cecilia.

Sur les clichés, ce Sylvester Stallone lyophilisé court comme Bip Bip. Une icône que Paris Match, qui appartient à son ami Arnaud Lagardère, a retouchée pour qu’aucun bourrelet n’apparaisse quand le président pagaie avec son fils. Il ne leur ressemble pas, mais les Français en redemandent, de cette image de winner, fut-elle trafiquée. Et le retour de la France dans la cour des grands de la diplomatie achève de redonner à nos voisins une fierté qu’on pensait oubliée.

Gouvernement dépouillé de toute responsabilité

Mais le coq Nicolas Sarkozy est surtout un solitaire qui veut les pleins pouvoirs. Il a dépouillé son premier ministre et son gouvernement de toute responsabilité. Se privant ainsi du fusible indispensable aux inévitables premiers échecs, il ne peut pas mettre ses revers initiaux sur le dos des autres. Contraint d’assumer seul, il s’énerve. Contre cette croissance trop faible due à des facteurs macroéconomiques qui dépassent les frontières de la France. C’est donc la faute à l’euro fort et à la Banque centrale européenne. Contre le Conseil constitutionnel, présidé par le chiraquien Debré, qui invalide certains des cadeaux fiscaux qu’il avait promis. Et qui invalidera les lois antipédophiles qu’il entend encore mettre en œuvre, surfant à la va-vite sur l’émotion d’un fait divers tragique. La castration chimique obligatoire et l’enfermement à vie des condamnés, fut-ce dans un hôpital, sont contraires à la charte fondamentale.

Double béret

C’est là où le « yaqua » démagogique atteint les limites du système sarkozien. Si personne ne peut reprocher son hyperactivisme à un président de la république, il n’en va pas de même de son hyperproximité. Dès qu’il y a victime, Nicolas Sarkozy se porte, en personne, à son secours. Dans son langage, dans son attitude, il se met dans la peau du Français moyen qui dénonce, la baguette sous le bras, l’inefficacité d’un Etat qu’il représente pourtant.

Ce double béret n’est pas tenable sur le long terme. Il tient même d’une certaine vulgarité. Il manque encore à Nicolas Sarkozy ce qui a fait la marque de tous les grands chefs d’Etat : la hauteur.

Claude Ansermoz 24 Heures


Sarkozy et le nucléaire : un encouragement pour l’Iran à se doter de l’arme atomique


Le réseau Sortir du Nucléaire s'inquiète des déclarations du Président sur le nucléaire iranien: "La France doit stopper ses programmes nucléaires Mégajoule et M51 et annuler l’accord nucléaire signé avec le dictateur libyen Kadhafi"

Communiqué du 28 août 2007:


La France doit stopper ses programmes nucléaires Mégajoule et M51 et annuler l’accord nucléaire signé avec le dictateur libyen Kadhafi

En déclarant que "un Iran doté de l’arme nucléaire est inacceptable", M. Sarkozy illustre à merveille l’absurdité du comportement et des déclarations de la France.

En effet, avec la construction du Laser Mégajoule (près de Bordeaux) dans le cadre du programme "simulation", ainsi qu’avec la mise au point du missile nucléaire M51, la France met au point une nouvelle génération d’armes atomiques... tout en exigeant de l’Iran qu’il renonce à accéder à de telles armes.

M. Sarkozy (tout comme M. Chirac avant lui) ne semble pas comprendre que ce comportement est inacceptable pour l’Iran qui se sent fondé à continuer son avancée vers l’arme atomique.

La signature d’un accord nucléaire entre M. Sarkozy et le dictateur libyen Kadhafi aggrave encore la situation.

Au contraire, M. Sarkozy devrait annoncer que la France entame son désarmement nucléaire. Il est important de noter que le Traité de non-prolifération (TNP) ne se contente pas d’interdire l’accès aux armes atomiques aux pays qui n’en sont pas dotés.

En effet, le TNP exige aussi des 5 pays "dotés" (USA, France, Russie, Chine, Grande-Bretagne) :
- "l’élimination totale des armes nucléaires sous un contrôle international stricte et efficace" (article VI)
- et, depuis la délibération de la Conférence de révision à l’ONU en mai 2000 : "la diminution du rôle des armes nucléaires dans la politique de Défense" (article 9).

Il est clair que la politique française de simulation des essais nucléaires, afin de moderniser les armes nucléaires mais aussi de mettre au point une nouvelle génération de bombes atomiques, est en parfaite contradiction avec le TNP. Les dirigeants iraniens sont donc pussés à se conduire de façon aussi irresponsable que les dirigeants français (mais aussi américains, les USA développant aussi un programme de "simulation").

La France doit renoncer à son programme de simulation des essais nucléaires et stopper immédiatement la construction (au Barp, près de Bordeaux) du Laser Mégajoule, et de même annuler le programme de missile nucléaire M51..

Le Réseau "Sortir du nucléaire" et de nombreuses associations coorganisent les 21, 22, 23 septembre à Biscarosse (40) et La Teste (33), le festival Peace and Landes, lequel comprend le samedi 22 septembre à 14h une "inspection citoyenne" au Centre d’essai des Landes (CEL) où est expérimenté le futur missile nucléaire M51.

Procureur convoqué au ministère : les magistrats de Nancy s'indignent


Les magistrats de Nancy, réunis en intersyndicale (USM-SM), se sont indignés mercredi 29 août de la convocation à la chancellerie du vice-procureur de Nancy Philippe Nativel, qui avait requis lundi une peine sous plancher à l'égard d'un dealer récidiviste.

La convocation de Philippe Nativel auprès du Directeur des services judiciaires, qui intervient dans le cadre d'une "succession récente de mise en cause de magistrats", relève d'"un processus d'intimidation inacceptable" portant "gravement atteinte à l'indépendance de la justice", ont dénoncé les magistrats du TGI de Nancy et du ressort de la Cour d'appel de Nancy dans un communiqué. "Ce magistrat n'a fait qu'user du pouvoir conféré par la loi du 10 août 2007 permettant de déroger à l'application des peines planchers, seule condition à la constitutionnalité de ladite loi", ont commenté les magistrats nancéiens.
Le vice-procureur bénéficie en outre du "principe fondamental de la liberté de parole à l'audience des magistrats du parquet", ont-ils rappelé.

Au secours, les "expats" reviennent


L'iNternational Herald Tribune nous explique "London's hungry French expats consider return home amid excitement over Sarkozy" - Les expat français affamés de Londres considèrent de revenir avec excitation à la maison. Damned ! (merci French Politics)
Et de citer les exemples inévitables de ces Français qui, exilés à Londres, ont pu gagner vite et plus: "I do think there is a high level of interest among executives in London about what's happening in France," déclare l'un d'entre eux.
On dénombre quelques 400 000 Français en Angleterre.

Libération s'était déjà fendu d'un article de trader expatrié il y a quelques jours, qui aurait fait hurler CSP.

Mais, nouveauté, l'article se conclut par cette citation d'une secrétaire juridique de 35 ans : "the health system in France is one of the best in Europe, and lots of people, not only British people, go to France to use it," she said. "We don't want France to become England." ("le système de santé en France est l'un des meilleurs d'Europe et beaucoup de gens, et pas seulement en Angleterre, vont en France pour l'utiliser. Nous ne voulons pas que la France devienne l'Angleterre." Ouf !

ça craque chez Rachida : Cinquième départ au cabinet de Rachida Dati


Le cabinet de la ministre de la justice, Rachida Dati, subit encore des changements . Après le départ en juillet de son directeur de cabinet, Michel Dobkine, et de trois magistrats recrutés comme conseillés, Michel Marquer, successeur de M. Dobkine, s'en va !
Il a été remplacé dans ses fonctions par Yannick Imbert la semaine dernière, a déclaré, mercredi 29 août, un porte-parole du ministère de la justice.

Ben voyons.


Kouchner gaffe, même en s'excusant

Amar contre Schneidermann




Visiblement, Marianne n'aime pas du tout.

Une bourde par jour



La goutte d'eau qui fait déborder le vase.
depuis des mois, Nicolas Sarkozy et François Fillon ont usé et abusé de l'argument selon lequel le gouvernement espagnol de José Luis Zapatero regrettait d'avoir régularisé 600 000 travailleurs irréguliers en 2005.
François Fillon, interrogé sur TF1 dimanche 25 août, l'a répété.
Une fois de trop. Il s'est fait mouché par le premier ministre espagnol. Il ne fallait le chercher.

Le chef du gouvernement espagnol a déclaré mardi qu'il ne se repentait pas d'avoir régularisé massivement des immigrés clandestins, comme l'avait dit le Premier ministre français François Fillon. Camouflet supplémentaire, il a expliqué qu’il attendait une «note de clarification» de la France sur le sujet.

La polémique est née dimanche soir. Dans une interview à TF1, François Fillon affirme que José Luis Zapatero «regrette amèrement» d'avoir régularisé quelque 600.000 travailleurs étrangers clandestins en Espagne en 2005 et qu'il s'était, «en tout cas, engagé à ne plus le refaire».

Réponse cinglante du chef de gouvernement espagnol: cette régularisation était «nécessaire» et s'est révélée «positive».

L’entourage du Premier ministre a immédiatement tenté d’éteindre la polémique, en précisant que François Fillon avait «compris» lors de leur rencontre en juillet que Zapatero avait régularisé des clandestins en 2005 parce qu'il n'avait «pas d'autre choix».

La régularisation massive de 2005 a été un «succès» et un «modèle», a estimé pour sa part le ministre espagnol des Affaires étrangères Miguel Angel Moratinos en commentant les propos du Premier ministre français.

Cette opération avait été critiquée à plusieurs reprises fin 2006 et début 2007 par Nicolas Sarkozy, alors qu'il était encore ministre de l'Intérieur, ce qui avait entraîné une polémique avec José Luis Zapatero. (source)

... et pour rire, ne ratez pas la citation du jour.

Cette bourde s'ajoute à la déclaration de Kouchner sur la démission du premier ministre irakien, l'absence de Cécilia chez Laura Bush, et Sarkozy ivre au G8.

Impôt plancher - suite

Nous vous l'expliquions dans un billet précédent: le projet d'« impôt plancher » sur le revenu du gouvernement viserait à limiter l'effet des exonérations liées à des niches fiscales. Le dispositif ne concernerait que les deux tranches les plus élevées. Une manière de répondre aux critiques de l'opposition, et de certains membres de la majorité, contre les cadeaux fiscaux aux plus riches du "paquet fiscal."

Le SNUI estime le coût des niches fiscales à quelques 32 milliards d'euros par an, soit 60% des recettes de l'impôt sur le revenu !
Les détails du projet ne seront connus qu'en octobre: Christine Lagarde rendrait public ce dispositif avant le 15 octobre dans un rapport au Parlement, afin de le prendre en compte dans le budget 2008 dont l'examen par les parlementaires débute le 16 octobre. A la sortie du conseil des ministres mercredi, le porte-parole du gouvernement Laurent Wauquiez a confirmé qu'il s'agissait « clairement d'une piste de réflexion ».



Le «oui mais» de Sarkozy à la fusion Suez/GDF


Le site belge Trends.be croit savoir que Nicolas Sarkozy serait finalement favorable à la fusion Suez/Gaz de France, moyennant des cessions d'actifs de la part de Suez. Le pôle environnement serait vraisemblablement concerné. Une option refusée par Gérard Mestrallet, PDG de Suez.

Gérard Mestrallet aurait lancé un "ultimatum", démenti par Suez, aux autorités françaises.


Pour que la fusion puisse avoir lieu avant la fin de cette année, une décision positive devrait tomber rapidement. Une grande partie des procédures est en effet à refaire, notamment en matière d'information des syndicats. Chez Suez, néanmoins, on ne semble pas particulièrement stressé. En interne, on affirme ne plus disposer de calendrier après les péripéties connues l'an dernier.
Le groupe attend maintenant une prise de position claire du gouvernement français. Si la fusion ne se faisait pas, il se chuchote toutefois que Suez pourrait sortir du bois, et rendre service à Nicolas Sarkozy en présentant l'abandon du projet de fusion comme une décision du groupe, dans un souci de préserver ses bonnes relations avec les autorités publiques françaises, les services aux collectivités locales étant une activité majeure du groupe en France.




29 août 2007

LibyanGate : le Canard Enchaîné s'est procuré les accords Sarkozy-Kadhafi

Le Canard Enchaîné publie mercredi 29 août 2007 deux des accords conclus par Nicolas Sarkozy avec le Colonel Kadhafi lors de son déplacement en Libye le 25 juillet dernier.

Dans "l'accord de coopération dans le domaine de la défense et du partenariat industriel de défense entre la République française et la Grande Jamahiriya Arabe Libyenne", on peut lire les clauses confidentielles suivantes :
- coopération dans l'entrainement des personnels militaires,
- acquisition de différents matériels et systèmes de défense,
- discussion sur la possibilité d'opérations militaires conjointes
- "Echanges d'informations sur les concepts, les principes et les meilleures méthodes militaires actuelles et futures"

Cette coopération d'envergure devra être planifiée dans les 12 mois suivant la signature de l'accord. En matière de matériel et technologie, la Libye envisage d'acquérir des véhicules militaires de tout type, des système de défense anti-aérienne, des avions de combat, et des "systèmes spatiaux."

Dans "l'accord cadre de partenariat global" entre nos deux pays, sont listés les différentes relations de coopération pour les 10 ans à venir. Le Canard Enchaîné souligne que cet accord n'a pu être préparé sans concertation : outre les ventes d'armes, l'exploitation des ressources en pérole, la luttre commune contre le terrorisme, etc, il prévoit même la modernisation de l'hopital de Benghazi, l'une des contre-parties historiques à la libération des infirmières bulgares.

Agir pour l'Environnement dénonce "la souris transgénique" du gouvernement

L'organisation s'inquiète du double discours de Jean-Louis Borloo, à l'approche des premières réunions du Grenelle de l'Environnement.
(Communiqué de presse du 29 août 07)
"Loi sur les OGM : Le Grenelle accouchera-t-il d’une souris… transgénique ?"

"A l’approche du Grenelle de l’environnement, le Ministre de l’Ecologie envoie un certain nombre de ballons d’essai sur les OGM. Après un été particulièrement houleux où les anti et prOGM se sont affrontés, Agir pour l’Environnement constate que le laisser-faire qui teint lieu de politique en la matière déclenche une tension difficilement gérable."



"Le ministre de l’Ecologie annonce, à grand renfort d’interviews, une loi sur les OGM qui serait mise à l’ordre du jour du Parlement à l’automne. La France, sous le coup d’une menace de sanction européenne pour non transposition de la directive 2001/18 relative à la dissémination d’OGM dans l’environnement n’a, de toute façon, pas le choix !

Dernièrement, Jean-Louis BORLOO a également annoncé la création d’une haute autorité sur les OGM. Ces annonces bien tardives ne peuvent faire oublier que plus de 20.000 hectares ont été ensemencés sans que les ministres de l’agriculture et de l’écologie n’aient rien trouvé à y redire. La profusion des annonces ne doit pas cacher l’attentisme des pouvoirs publics !

Par delà les effets d’annonces qui tendent à se multiplier, Agir pour l’Environnement attend du Grenelle de l’environnement des engagements fermes et précis sur le contenu de cette loi sur les OGM.

Agir pour l’Environnement ne se contentera pas de l’annonce d’une loi pour solde de tout compte. Une loi comme une haute autorité sur les OGM peuvent tout aussi bien être laxiste que protecteur des systèmes agraires existants et de qualité. Le ministre de l’Ecologie ne peut espérer clore le débat sur les OGM avec la seule annonce d’un projet de loi dont le périmètre demeure extrêmement flou. Seule une loi entérinant un moratoire technique permettra de mettre un terme aux conflits opposant faucheurs et contaminateurs tout en évitant les pollutions génétiques des filières biologiques et de qualité.

Agir pour l’Environnement espère que le ministre n’use pas d’un subterfuge dilatoire pour échapper au moratoire sur les OGM que les associations appellent de leur vœu."



Les étudiants voient leur niveau de vie baisser fortement


L'écart se creuse entre des dépenses, notamment pour le logement, en forte progression et des ressources, les bourses, qui augmentent mollement. La Fage comme l'Unef s'en inquiètent. Quelques chiffres :

D'après l'UNEF, les ressources étudiantes auraient progressé de 2,2% en un an (depuis septembre 2006). Sur la période, les dépenses ont augmenté de 3,7%.

les frais de logement, de restaurant universitaire, de sécurité sociale et d'inscription ont crû de 27,2%, alors que les bourses et l'aide au logement n'ont progressé que de 10%.



Au revoir Rocard !

Le comité chargé d'organiser la concertation sur la revalorisation du métier d'enseignant que doit engager le ministre de l'éducation, Xavier Darcos sera placé "sous la haute autorité" de l'ancien premier ministre Michel Rocard.
Ce comité sera animé par le conseiller d'Etat Marcel Pochard, directeur général de l'administration publique de 1993 à 1998. Le ministre de l'éducation devrait commenter le symbole que constitue l'acceptation par M. Rocard de se porter caution de cette concertation, promise par M. Sarkozy lors de la campagne électorale, lors de sa conférence de presse de rentrée, mercredi 29 août en fin de matinée.

Michel Rocard depuis quelques mois s'est distingué en avouant qu'il avait demandé à ségolène Royal de se désister en sa faveur pour l'élection présidentielle en mars dernier (sans rire), en appelant à voter Bayrou (en avril), et, après une attaque cérébrale cet été (pas drôle), en déclarant que le PS n'était plus en état de gouverner.
Il lui restait à travailler pour Nicolas Sarkozy.
C'est chose faite.

"C'est très simple. Lorsqu'un exécutif se met dans la tête de recueillir l'avis de l'opposition et de se faire d'une question une idée aussi exhaustive que possible, c'est un devoir de démocrate que d'accepter. Je suis requis parce que je suis socialiste et que je le reste", a déclaré au Monde l'ancien premier ministre. "C'est une décision personnelle, en réponse à une proposition qui m'a surtout été formulée en tant qu'ancien premier ministre"





Le gouvernement envisagerait la création d'"un impôt plancher"

Sarkozy a abaisser le bouclier fiscal, c'est-à-dire l'impôt plafond. Il fallait un impôt plancher, c'est-à-dire s'assurer que chacun paiera bien quelque chose...
Gageons que le gouvernement communiquera sur sa volonté de lutter contre les méfaits de l'optimisation fiscale des plus riches. A suivre





Les enseignes de la grande distribution s'engagent à baisser les prix de trente fournitures scolaires



Trop tard, j'ai fait mes courses....La rentrée m'a coûté un peu plus de 200 euros pour 2 enfants à l'école primaire...


Le ministre de l'éducation, Xavier Darcos, s'est félicité d'avoir trouvé un accord, mardi 28 août, avec les principales enseignes de la grande distribution (Leclerc, Intermarché, Auchan, Carrefour, Système U et la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD)) sur la baisse des prix d'une trentaine de fournitures scolaires.



Parisot sur Sarkozy : "nous avons quelques motifs de satisfaction"


Laurence Parisot était mercredi 29 août interrogée sur France Inter. Le Medef souhaite une "vraie politique de l'offre." "Nous ne produisons pas assez en France". "Comment stimule t on la production française ? est la vraie question." Mais Mme Parisot a affirmé que "L'université d'été du Medef est un lieu d'expression libre". Et effectivement, ses déclarations préliminaires laissent supposer quelques surprises.

Mardi 28 août dans le Monde, elle reprenait les principales demandes et positions de son organisation:
- "On embauchera plus s'il est moins compliqué de licencier"
- les entreprises "supportent les prélèvements obligatoires les plus élevés au monde"

On sent tout de même pointer la critique (modeste car le Chef de l'Etat se rendra personnellement sur le campus d'HEC pour l'université d'étét du Medef) : pourquoi tant de cadeaux fiscaux, alors que ce sont les entreprises qui ont besoin d'être libérées (d'après le Medef) ? pourquoi repousser encore une fois l'équilibre des comptes publiques ?

Dans la perspective des négociations sociales sur le contrat de travail, Laurence Parisot fait même une proposition (que l'auteur de ce blog salue) :"Nous proposons de conserver les protections existantes mais d'envisager une option supplémentaire, la séparation d'un commun accord, qui inclue bien sûr le droit du salarié à l'indemnisation chômage."