31 août 2007

Sarkozy au Medef : .... il s'essouffle.


En écoutant l’intervention de Nicolas Sarkozy à l'université du Medef jeudi 30 août. Contrairement à certaines critiques, très peu d'annonces concrètes ont été faites alors que la plupart des commentateurs attendaient la seconde "vague" des réformes.

RENGAINES DE CAMPAGNE:
"
Je ne suis pas devenu adepte de la Pensée unique en devenant Président." "Le conformisme, il est pas toujours là où on croit qu'il est."
"Toute la Nation est rassemblée derrière ses entreprises." "Je veux la rupture (...) avec les comportements du passé, (...) avec cette politique de dévalorisation du travail depuis 30 ans". (...) "cette rupture, je la conduirai jusqu'au bout". (...) "La vérité, c'est que tout ce tient" (...)
"Il nous manque un point de croissance pour résoudre nos problèmes, pour les enfants aient à nouveau le sentiment qu'ils vivront mieux que leur parents"(...) "on demande toujours au gouvernement ses prévisions de croissances" (...) "je ne suis pas venu faire des prévisions".

SUEZ/GDF : une proposition déjà refusée par Mestrallet.

Nicolas Sarkozy s’est à nouveau déclaré favorable à la fusion des deux entreprises en fixant une condition : "que Suez fasse un choix stratégique en se spécialisant dans l'énergie" ce qui impliquerait que l’entreprise cède sa branche environnement. "Il appartient maintenant à ses actionnaires d'en décider", a ajouté le chef de l’Etat.

FONCTIONNAIRES : des intentions
Nicolas Sarkozy a annoncé une simplification de toutes les structures de l'Etat avec notamment la division par deux du nombre des directeurs d'administrations centrales (super !). "La comptabilité publique et les impôts seront fusionnés. La DST et les renseignements généraux seront rapprochés", a ajouté le chef de l’État. Il a répété sa promesse de campagne sur le non-remplacement d'un départ à la retraite sur deux (même s'il ne l'a pas appliqué pour son premier exercice budgétaire).

ANPE-Unedic : Une fusion "avant la fin de l'année", seule promesse du jour, mais techniquement irréalisable.
"Je souhaite que la fusion des réseaux opérationnels de l'ANPE et de l'Unedic soit décidée d'ici la fin de l'année, en liaison avec les partenaires sociaux", a déclaré Nicolas Sarkozy offrant ainsi un calendrier à l’une de ses promesses de campagne électorale.

35 HEURES : " Aller plus loin dans l’assouplissement » mais sans dire comment.
Nicolas Sarkozy a dit souhaiter aller "beaucoup plus loin" dans l'assouplissement des 35 heures afin de "redonner des marges de manœuvre plus importantes à la politique salariale".

CONTRAT DE TRAVAIL : Pour une "séparation à l'amiable", une proposition (intéressante) de... Laurence Parisot.
Nicolas Sarkozy s’est dit "favorable à ce que soit ouverte la possibilité d'une séparation à l'amiable dans les entreprises", reprenant une formule déjà utilisée par la présidente du Medef, Laurence Parisot.

CONCURRENCE : une proposition sur les ventes à perte.
"Je veux intégrer toutes les marqges arrières dans le calcul des ventes à perte."

FISCALITÉ : "Interdire les dénonciations anonymes" ... (laissez lers riches tranquilles...)
Nicolas Sarkozy a annoncé avoir demandé à la ministre de la Justice, Rachida Dati, "d'interdire la pratique des dénonciations anonymes", notamment dans le domaine fiscal. "A quoi sert-il d'expliquer à nos enfants que Vichy, la collaboration, c'est une page sombre de notre histoire, et de tolérer des contrôles fiscaux sur une dénonciation anonyme, ou des enquêtes sur une dénonciation anonyme? Si quelqu'un veut dénoncer, qu'il donne son nom et l'administration garantira son anonymat", a expliqué le président de la République. Cette procédure existe déjà en partie depuis les lois Perben, avec le témoignage "sous X", relativement peu utilisé.

FISCALITE 2 : rien
Nicolas Sarkozy souhaite "aller plus loin" dans la réforme fiscale. Il s'est ainsi engagé à poser "la question de la taxe professionnelle, de la taxe sur les salaires, de l'assiette des cotisations sociales".

FISCALITE 3: "mon paquet fiscal"
"Le paquet fiscal (...) est-ce une politique de la demande ou une politique de l'offre, grand débât comme on aime en avoir en France." "je veux une politique de l'offre et de la demande."
Nicolas Sarkozy visiblement n'y connaît...rien.

RISQUE PÉNAL : "Protéger les entrepreneurs"
Nicolas Sarkozy a aussi annoncé qu'il avait demandé à Rachida Dati de lui faire rapidement des propositions pour lutter contre la pénalisation du droit des affaires. "Je veux rendre aux Français le goût d'entreprendre. Mais comment y parvenir si le droit, au lieu de circonscrire le risque le rend ingérable? "Pourquoi doubler systématiquement les procédures civiles par des procédures pénales ?" s’est interrogé le chef de l’Etat.

SALAIRES : Aux patrons de "jouer le jeu" (ah ah)
Nicolas Sarkozy a pressé les chefs d'entreprises de respecter l'obligation annuelle de négocier sur les salaires et de "faire un effort" en la matière "chaque fois que c'est possible".

TARIFS ENERGIE : "Ne pas pénaliser le pouvoir d’achat" (ah ah)
Le président de la République a affirmé qu'il "n'accepterait pas" que "les tarifs de l'électricité et du gaz augmentent plus vite que les coûts", et ce "au nom d'une fausse conception de la concurrence". "Si on a le nucléaire, on a les avantages du nucléaire et pas tous les inconvénients du pétrole", a-t-il ajouté. (on a aussi les inconvénients du nucléaire...)

INDICE DES PRIX : "On se moque des Français" (ah ah)
"Je ne veux plus qu'on se moque des Français avec des indices des prix qui ne veulent rien dire, qui ne mesurent pas le coût de la vie, qui n'ont aucun rapport avec la réalité vécue par les ménages", a déclaré Nicolas Sarkozy. Il a piqué l'idée de Ségolène....

POUVOIR D'ACHAT
"Cette question du pouvoir d'achat, j'y reviendrai."

Comme le souligne le Figaro, un discours très volontaire...

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