30 septembre 2007

21ème semaine de Sarkofrance : accélérer pour ne pas trébucher


Il faut du temps pour dresser un bilan. Mais l'impression est réelle: Sarkozy accélère pour éviter de trébucher. Pour la première fois depuis le 7 mai, la presse se fait l'écho de ses premiers échecs, de sa nervosité croissante en public. Paradoxalement, Sarkozy tient ses promesses de moyens, pas de résultat.

Du côté des promesses tenues, les peines-planchers sont en place, le durcissement du regroupement familial est en passe d'être définitivement adopté, le dispositif d'heures supplémentaires défiscalisées entre en vigueur lundi et la réforme des retraites démarre.

En fait, les vraies promesses sont des résultats : et celles-là sont plus compromises.

Sur l'immigration, l'échec est double : Hortefeux ne trouve pas suffisamment de clandestins à expulser (un comble!) et provoque rafles et dérapages. Et il décourage l'immigration légale.
Le Sénat a certes rejeté l'amendement ADN, largement évoqué la semaine passée (signez la pétition que vous pourrez trouver notamment sur Archipel Rouge). Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée Nationale, a annoncé que sa majorité le ré-intégrerait (brave Jean-François. Maire, Député, ancien ministre du déficit, avocat d'affaires, il cumule tout : les postes, les salaires, les erreurs). Il nous faudra sans doute davantage de temps pour mesurer l'impasse de la politique d'immigration du Président. Encourager l'immigration économique en décourageant l'immigration familiale, c'est un peu comme si on transformait des chambres d'hôtels en cellule de prison pour attirer le touriste: tout y est, rafles, tests ADN, contrat d'accueil, tests de Français, etc.

Enfin, je voudrais terminer cette lettre par une anecdote assez révélatrice. Quand mon épouse a passé son entretient d’embauche ici aux Etats-Unis, les recruteurs lui ont demandé pourquoi elle était restée sans travailler pendant deux années. Elle leur a alors raconté ses diverses démarches sans succès en France. Ils ont eu d’abord du mal à la croire et face à l’évidence et ils ont dit être surpris par ce mode de fonctionnement. Pour nous, cela a été d’un profond réconfort car nous avons alors compris que nos déboires ne venaient pas de nous mais du système français (merci Jean Quatremer)

Du côté des promesses (provisoirement) non tenues, on peut aussi citer l'économie.
L'échec économique des 4 premiers mois de la Présidence Sarkozy est désormais manifeste. Même l'Express s'en inquiète! Cela ne signifie pas qu'il faille dresser un bilan définitif. L'économie a sa part d'inertie. Mais on peut juger au moins le Président sur deux points : le choc de confiance n'a pas eu lieu, et le projet de budget pour 2008 n'augure rien de bon.
Sur la "confiance", tous les sondages concordent pour disqualifier le Président et son équipe gouvernementale en matière de défense du pouvoir d'achat et d'emploi. Un vrai désaveu pour le chantre du "travailler plus pour gagner plus." Même le moral des Français reste en berne.
D'un point de vue budgétaire, les prévisions 2008 sont mauvaises : comme Chirac en 1995, le Président a mangé son pain blanc en faisant d'inévitables cadeaux fiscaux.

Sur l'insécurité, on attendait une vraie réforme pénitentiaire, dotée de moyens et d'une vision. Octobre est là, et le calendrier de la réforme n'est même pas annoncé. Au contraire. Même le récent point de presse du porte-parole de la Ministre n'y fait toujours pas allusion. Et les chiffres de l'insécurité sont toujours aussi mauvais.

Fidèle à son habitude, Nicolas Sarkozy applique une méthode largement connue dans certaines entreprises : accélérer chaque jour un peu plus, et éviter de faire le bilan des actions passées. Diriger l'attention chaque jour vers un nouveau "chantier"; ne pas laisser le temps au bilan. Multiplier les réformettes pour brouiller les cartes.

Bref, accélérer pour éviter de trébucher.

C'est le rôle de ce blog de ne pas tomber dans le piège.

Vive la Police en Sarkofrance ?


Suite à un court billet, j'ai reçu un commentaire de Mehdi qui m'oriente vers son blog et un docu-témoignage sur les nouvelles méthodes de travail de la police depuis sa reprise en main par Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur. Edifiant.

"Parce que la répression syndicale touche tous les milieux et qu’il convient tout particulièrement de museler ceux qui occupent des postes clés comme dans la police, un témoignage contre les catégorisations faciles, les analyses simplificatrices qui s’adressent à toutes et à tous. Un témoignage qui éclaire aussi sur une des réalités de l’application des politiques sécuritaires mises en oeuvre par les derniers gouvernements. (source)"


Lire aussi La France de Demain (merci Damien B): "Mais que fait la police ?", qui relate, d'après le Monde, comment certaines pratiques perdurent et s'accentuent...

Le sondage du jour qui désavoue Darcos

Le JDD publie dimanche 30 septembre un sondage sur l'opinion des Français à propos de l'école le samedi matin. Sans surprise, ils sont majoritairement contre.

71% des Français interrogés sont favorables à la suppression des cours le samedi matin à l'école primaire. Mais ils ne souhaitent pas que ce temps économisé disparaisse: 84% veulent l'
utiliser pour en consacrer plus en semaine aux élèves en difficulté, 65% pour décaler les cours du samedi au mercredi matin, 61% pour organiser les cours sur quatre jours et réduire les vacances d'été.

«La se­maine des quatre jours va être mise en place, mais attention, pas celle que conçoivent les ­pédagogues, avec des vacances raccourcies», avait-on expliqué vendredi 28 septembre dans l’entourage du ministre. Gageons que le Ministre va devoir affiner sa position...

Nous reviendrons plus tard sur les premières actions de Xavier Darcos.

Fabius : on va dans le mur

Laurent Fabius reste (lui au moins) sur le terrain de l'opposition au gouvernement.

"La politique économique du gouvernement mène le pays droit dans le mur", a-t-il estimé samedi 29 septembre. "Je suis inquiet, surtout sur la politique économique et sociale. Je pense que beaucoup de gens vont être déçus, là on file plutôt un mauvais coton",
"Quand un Premier ministre, qui d'ailleurs a été ministre précédemment, dit qu'on est en faillite et que dans le même temps il consacre 15 milliards d'euros, ce qui est colossal, à alléger les charges des gens les plus aisés, à des priorités qui ne sont pas des priorités, on va dans le mur".

La « lettre mystère » du Président.


Les médias et les internautes se sont « acharnés » sur une lettre que Nicolas Sarkozy arborait sur la pile de dossier qu’il tenait sous le bras au sortir du Conseil des Ministres (voir la photo : ici)

Rumeur de censure dans le magazine Choc, démenti dans le Parisien, explication de Jean-Marc Morandini sur Europe 1 vendredi 28 septembre à 12h30 : tout va bien, c’est Isabelle Balkani qui écrivait de se lieu de vacances à Cécilia Sarkozy…
Ouf ! On avait cru que le Président avait une liaison, une maîtresse, une relation cachée !

Mais pourquoi donc Nicolas lit il le courrier de Cécilia ?

Je vous conseille à ce propos la citation sarkozyste de CC...




29 septembre 2007

Sarkozy, la télévision et le CSA

En réponse à Jon, je rappelle à tous que le CSA avait précisé le 31 juillet dernier que le temps de parole du Président n’était pas pris en compte pour mesurer le respect du pluralisme dans les médias audiovisuels. Ces nouvelles données le feront elles évoluer ? La nouvelle demande de François Hollande entraînera nécessairement une réponse ... technique.
La composition de cette « haute autorité » laisse peu de doutes…

Le (super)flic du Président




Beau portrait dans le Monde.
"Je l'aime beaucoup. C'est lui qui m'a nommé..." déclare l'intéressé à propos du Président. C'est bien l'indépendance. Il est directeur général de la police nationale. Vive la police ?

La droite incompétente: la dette grimpe à 1.216 milliards d’euros

L’INSEE a annoncé vendredi 28 septembre que la dette française s'élève à 1.216,4 milliards d'euros au 30 juin 2007.
Elle représente 66,6% du PIB.
Elle a progressé de 32,3 milliards d’euros par rapport au trimestre précédent.
L'Etat est le premier responsable (+27,7 milliards), puis vient la Sécurité Sociale (+5,8Milliards €), puis les "organismes divers d'administrations centrales" (ODAC) pour 1,4 milliard. A l'inverse, les collectivités locales ont réduit leur dette de 2,6 milliards ce trimestre

Le gouvernement a maintenu sa prévision de dette 2007 à 64,2% du PIB: "l'augmentation de la dette publique au 2ème trimestre (+32,2 milliards d'euros) reflète principalement la volatilité de la dette trimestrielle et préjuge peu du stock de dette en fin d'année", estiment la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, et le ministre du Budget, Eric Woerth.

Le pacte de stabilité européen, lui, fixe le plafond de dette publique à 60% du PIB.

Compétent ?

Sarkozy à l'Onu : la video






C'est son moment....
Pas le nôtre : il parle de la création de l'ONU. C'est bien. mais le nucléaire en Iran ?
"La réforme de l'ONU est (...) une priorité absolue"
Le Président parle du "choc des civilisations". Pas d'accord.

Moral des ménages : il y a bien un effet Sarkozy !






Merci L'Express

"Aucune tension entre Sarkozy et moi", assure le premier ministre, François Fillon

Jean-Marie Colombani sur France Inter vendredi 28 septembre expliquait que la vraie surprise de la déclaration de François Fillon sur la "faillite" était son début, pas la fin : "je suis à la tête d'un Etat..."

Déclaration de guerre contre le Président ?

"Les relations entre le président de la République et moi sont d'abord bonnes par construction, parce qu'il est le président de la République et que je suis le premier ministre. Elles sont bonnes aussi en raison de l'amitié qui nous unit et de la volonté que nous avons que la France change vraiment"



Franchises immédiates, Bouclier futur



D’après Libération, qui s’est procuré le rapport, Bertrand Fragonard, président du Haut Conseil pour l’avenir de l’assurance-maladie, préconise la mise en place du bouclier sabnitaire cher à Martin Hirsch, le plus rapidement possible : il évoque 2010.

Premier constat : l’assurance maladie est devenu un casse-tête de franchises, tickets modérateur et exonérations difficile à comprendre pour nombre d’assurés.

Second constat : les franchises pénalisent certains parmi les plus pauvres.
14% des plus de 80 ans, et 8% du reste de la population, n’ont aucune assurance complémentaire pour compenser ces franchises.
«les assurés sociaux dépourvus de toute assurance- complémentaire supportent un reste à charge élevé . Ils sont certes peu nombreux, - de l’ordre de 8,5% de la population -, mais il s’agit souvent de ménages modestes» ou de personnes très âgées.
3,3 millions d’assurés souffrant d’affections de longue durée (ALD), qui ne bénéficient pas d’une prise en charge à 100% doivent sortir de leur poche plus de 600 euros par an pour se soigner.

Troisième constat : le bouclier sanitaire n’est pas envisageable avant 2010, alors que les nouvelles franchises médicales s’appliqueront dès 2008.
«Il apparaît qu’un bouclier modulé en fonction des revenus des bénéficiaires serait susceptible d’être mis en place dans des conditions satisfaisantes à compter du 1er janvier 2010», note Bertrand Fragonard.

En Allemagne, le bouclier est établi à 2 % en général, et 1 % pour les personnes souffrant de pathologies lourdes.

Justice ? Equité ? Juste des mots, mais des mots justes.

28 septembre 2007

Nicolas Sarkozy est 3 fois plus présent surt les écrans que son prédécesseur


le Figaro est il en passe de s'affranchir de la tutelle présidentielle ? "Sarkozy sur tous les écrans" écrit Laurent Suply dans l"édition du 27 septembre.


Nouveau site internet, nouveau service de presse à l’américaine, et nouvelle stratégie médiatique, l’ère Chirac est définitivement révolue. Alors que l’ancien président, et plus encore son prédécesseur François Mitterrand, se montraient relativement avares en apparition médiatique, Nicolas Sarkozy marque de son empreinte le petit écran, selon le baromètre Ina’Stat de l’Ina (lire l'article).
l'INA
a décompté 224 passages du nouveau président de la République dans les « JT » depuis le 6 mai. "Sur un même intervalle de temps, Jacques Chirac n’était apparu que 94 fois après son élection de 1995, et 75 fois en 2002. Ce classement prend en compte tous les passages lors des journaux du soir des six chaînes hertziennes, que ce soit à l’image ou par la parole."


La Sarkozy Press Agency


C'est Marianne2 qui en révèle l'existence :

"Composée d'étudiants en journalisme ou de sciences-po, la cellule de veille d'actualité qui officie à l'Elysée a été réorganisée par Nicolas Sarkozy dès son arrivée. Elle permet au président de réagir au quart de tour à la moindre information et d'inonder les rédactions de communiqués divers. Une improbable « agence de contenus » au service du seul et unique sujet « Sarkozy ».

Etudiants venus de sciences-po, de facultés parisiennes ou encore d'écoles de journalisme, rémunérés 2000 euros par mois et embauchés pour 18 mois, ils sont huit à travailler dans la nouvelle « SPA » (Sarkozy Press Agency) du président. La mission de ces drôles de « veilleurs » : permettre au président de réagir plus vite que son ombre. Mais pourquoi donc avoir fait appel à des étudiants tous susceptibles de s'orienter vers le journalisme ? Emmanuelle Mignon répond, faussement candide : « c'est un job génial pour eux, intéressant, intuitif, tout en étant à l'Elysée, ça leur permet d'avoir une première expérience professionnelle ». Sûr qu'ils se souviendront plus tard de qui leur a mis le pied à l'étrier…
Nous sommes des amateurs.

32 milliards d'euros d'exonérations de charges en 2008


32 milliards d'euros d'exonérations de charges en 2008. Mais il faut créer des franchises médicales nouvelles pour trouver le milliards d'euros nécessaire au plan Alzheimer.
Ah bon.


Le rapport de la Commission des comptes de la Sécurité sociale publié lundi indique que les dispositifs d'exonérations de charges en faveur de l'emploi devraient atteindre le total impressionnant de 31,75 milliards d'euros en 2008 (+ 13%), après 28 milliards cette année et 24 milliards en 2006.

Cette nouvelle poussée est liée aux allègements sur les heures supplémentaires, qui représenteront un peu plus de 4 milliards l'an prochain. Les allègements généraux (entre 1 et 1,6 SMIC) devraient quant à eux voir leur progression ralentir (+ 4,3% tout de même) à 21,5 milliards d'euros, de même que les exonérations en faveur de l'emploi à domicile (+ 7%) à 2,1 milliards.

Inversement, les exonérations en faveur de publics particuliers sont attendues en nette baisse en 2008 (- 8%), ce qui traduit la réduction à venir du volant de contrats initiative emploi, contrats d'accompagnement dans l'emploi et contrats d'avenir. De même, les allégements pour favoriser l'emploi dans certaines zones géographiques sont censés diminuer (- 5%) après une envolée en 2007 (+ 22%).

Sur l'ensemble de ces exonérations, 2,5 milliards d'euros ne seraient pas compensés à la Sécurité sociale en 2008, un montant prévu en diminution (6,2%) par rapport à cette année (merci Actu Chômage).


Budget 2008: promesses non tenues


François Fillon est content de son projet de budget 2008. Et bien, il n'y a pas de quoi.

Laurent Wauquiez a expliqué mercredi 26 septembre sur la croissance zéro des dépenses en volume prévue par le budget. "C’est le premier budget depuis longtemps sur lequel on casse l’effet boule de neige d’un déficit qui grossit et augmente le poids de la dette en pourcentage du PIB". C'est faux. Jean-François Copé s'était félicité de son budget 2007 à 36 milliards d'euros de déficit... Ces chiffres ne sont que des ... prévisions! Le déficit budgétaire est désormais prévu à 42 milliards !

* Un budget destiné à nourrir la croissance
* Un déficit public stabilisé : 41,7 milliards d’euros en 2008
* Principales mesures du budget 2008
* Priorité à l’enseignement supérieur et à la recherche
* Vers la révision générale des politiques publiques

Second mensonge : le budget repose sur une hypothèse de croissance toujours farfelue : "de 2 à 2,5 % en 2008." Christine Lagarde s'est même permis un vrai bon mensonge ministériel en déclarant que "la prévision de croissance de 2,25 % pour 2008 qui figure dans le budget est "parfaitement en ligne avec les prévisions des différents organismes internationaux" comme l’OCDE (2,1 %), la Commission européenne (2,3 %) et le FMI (2,4 %)." Ces prévisions internationales datent de plusieurs mois : leurs récentes actualisations sont plus pessimistes...
Le 11 septembre, l'OCDE a révisé sa prévision à 1,9%; et la commission européenne à 1,8% ! (source LE FIGARO)

Le gouvernement chiffre le coût de ses principales mesures (source):

Enseignement supérieur et recherche : +1,8 milliard d’euros de crédits supplémentaires.

Réforme du crédit d’impôt recherche :+ 800 millions d’euros en 2009 et à 1,3 milliard en régime de croisière.

Exonération d’impôt sur le revenu et l’allègement de cotisations sociales sur les heures supplémentaires :+ 5,53 milliards d’euros en 2008 (6,63 milliards en régime de croisière).

Diminution des droits de mutation à titre gratuit et exonération de 95 % des successions en ligne directe : + 1,933 milliard d’euros en 2008 (2,272 milliards en régime de croisière).

Abaissement de 60 % à 50 % de la part des revenus qu’un contribuable peut payer en impôts directs +625 millions d’euros en 2008 (645 millions en régime de croisière).

Réduction de l' ISF en contrepartie d’un investissement dans les PME ou de dons à des organismes d’intérêt général, dans la limite de 50 000 euros par an: +410 millions d’euros en 2008 (comme en régime de croisière).

Relèvement de l’abattement sur la résidence principale dans le calcul de l’ISF: +120 millions d’euros en 2008 (idem en régime de croisière).

Crédit d’impôt sur les intérêts d'emprunts immobiliers: +220 millions d’euros en 2008 (3,730 milliards en régime de croisière).

Exonération sur les rémunérations perçues par les étudiants, (dans la limite de 3 840 euros) mensuels, : 40 millions d’euros en 2008 (idem en régime de croisière).

Prime pour l’emploi +260 millions d’euros en 2008.

PS:
le nombre de demandeurs d'un emploi a augmenté de 0,6% en août pour s'établir à 1 970 600 personnes a annoncé ce jeudi le ministère de l'Economie.

Faillite... revue de blogs


Faillite est un mot qui agite la blogosphère vigilante depuis le 21 septembre.
La France qui se lève tard reprend la citation et la rapproche du lancement du plan Alzheimer.
Mr Fillon doit être victime d’une perte de mémoire passagère, ou, je ne lui souhaite pas, d’un Alzheimer précoce puisque les responsables de cette faillite ne sont que ses amis. Pourtant, N. Sarkozy s’impliquait le jour même contre cette terrible maladie lors de la journée mondiale Alzheimer !
Ce n'est pas que de l'humour, quand on relit les graphiques postés par La France de Demain et Partageons mon avis. Ce gouvernement semble avoir oublié sa part de responsabilité dans ces déficits.

Intox2007 s'amuse du lapsus d'un journaliste de BFM lundi 24 septembre: "François Fillon était en faillite". Spectateur se charge d'une revue des réactions surprises, énervées ou complices.
Le Comité de Salut Public (nouveau logo !) note: "Le chantage libéral habituel, avec le désormais classique argument de la "dette", et la grotesque sortie sur une France en cessation de paiement. Comme si on allait saisir le pays, ou qu'il allait être racheté par les Chinois ou les allemands !"
Le Bistrot politique de Nico remarque que c'est peut être la seule façon qui soit donnée à Fillon d'exister... un constat que partage Peuples.net qui préfère parler de faillite pédagogique.
Trublyonne a toujours entendu parlé du "trou de la Sécu".
Eric Mainville
Et CC ? La citation du jour pique juste. Dire que l'on coule pour avoir le sentiment de remonter.

République des blogs : coulisses

La blogosphere est-elle à l'image de la sarkofrance : des anti et des pro ?
Je suis allé à la République des blogs : un bref compte rendu très personnel est ici, et un autre bien plus complet : là (merci Dagrouik).

27 septembre 2007

Le nouveau site de l'Elysée

Associer

Cela ne vous rappelle rien ?

C'est vraiment le nouveau site de l'Elysée.

(Vu aussi dans le Figaro et merci Lancelot;
merci Fanette)

Copé veut remettre l'amendement sur les tests ADN supprimé en commission au Sénat



Sans doute un sursaut d'honneur.
La commission des Lois du Sénat a supprimé l'article du projet de loi sur la maîtrise de l'immigration prévoyant la possibilité de recourir à des tests génétiques dans le cadre du regroupement familial. L'instance a adopté un amendement par 24 voix contre 13, a rapporté le secrétariat de la commission mercredi 26 septembre.


Mais Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée Nationale, député, maire de Meaux et récemment avocat d'affaires à temps partiel, a déclaré "
que la suppression par le Sénat de cet amendement ne devrait pas "a priori" modifier la position de la majorité de ses députés qui, dit-il, jugent cette mesure importante".

Rappelons que cet amendement avait été adopté en séance nocture,
par 91 voix contre 45.
Une majorité écrasante ?
Députés de l'opposition, sauvez votre honneur au prochain vote.

Bouclier fiscal : un échec provisoire

D'après les chiffres du Ministère des finances, 2 398 contribuables seulement ont bénéficié du bouclier fiscal à 60% (rabaissé à 50% par le "paquet fiscal" depuis le 1er janvier...

Il leur été restitué 50 000 euros par personne en moyenne.

Sarkozy : la Belgique est un facteur de stabilité dans le monde





Nicolas Sarkozy revient (avec humour) sur son anecdote d'ivrese au G8...

Sarkozy, Kouchner et l'Iran: mais où vont ils ?



Il est possible que les Etats Unis interviennent miltitairement contre l'iran.
Certains affirment que c'est même définitif. Sarkozy a visiblement senti que son administration était partie trop loin sur le sujet. D'après les journalistes américains présents sur place, il avait l'air nerveux, inquiet.

Visibly restless, at times brusque, he greeted his guests with stiff handshakes and unadorned hellos. Perpetually in motion, he rocked uncomfortably in a green brocade armchair and gripped the backs of the gilt chairs on either side of him. His jaw muscles twitched. His gait was awkward. He cut off his interviewers in midsentence.

He stumbled twice on the word “multilateralism,” laughing at himself the second time and turning to his national security adviser, Jean-David Levitte, to finish the word for him.



La proximité de la présence du Président iranien peut être ?
«Je veux défendre l’idée que la France militera toujours pour la paix. Je dis la paix, pas la stabilité. La stabilité pour moi, ce n’est pas un objectif suffisant. Car la stabilité, cela veut dire qu’on tolère un certain nombre de choses qui ne sont pas forcément tolérables.» a t il déclaré à New Y ork le 24 septembre.


Quelques heures plus tard, le président iranien intervenait à l'université de Columbia, dans le nord de l'ile de Manhattan.
President Mahmoud Ahmadinejad of Iran, facing a hostile reception at Columbia University this afternoon, said that Palestinians were suffering because of the Holocaust, proclaimed that there are no homosexuals in his country and said he wanted to visit the World Trade Center in Lower Manhattan during his trip to New York “to show my respect.”
Jusqu'où irons nous ?







Marianne et l'antisarkozysme

MC-Cabinet de Subversion (dans sa nouvelle adresse) fustigeait l'antisarkozysme de droite de l'hebdomadaire Marianne.

j'avoue ne pas avoir compris le propos de cette tribune récente publiée sur les soit-disants problèmes du regroupement familial.

Jean-Claude Barreau, écrivain, écrit donc :on a dénombré l'an dernier effectivement moins de 24 000 « procédures » de regroupement, mais ces procédures ont concerné plus de 100 000 personnes; chaque « regroupeur » en faisant entrer plusieurs !

Pourtant, si je lis correctement les chiffres, ce sont bien 24 000 immigrants, c'est-à-dire individus, qui sont entrées légalement en France en 2006 au titre du regroupement familial.

Ami lecteur, surtout si tu es sarkozyste, corrige moi si je me trompe...

26 septembre 2007

Sarkozy / Fillon: le double discours économique


Nicolas Sarkozy et son équipe ont décidé de jouer le plus longtemps possible avec le vocabulaire.
D'un côté, le Président s'obstine à prier la Confiance. Son cabinet phlétorique, Guéant et Guaino en tête ("les GG"), rectifie chaque déclaration jugée pessimiste d'un ministre.
De l'autre, ceux qui sont aux affaires, à savoir François Fillon et son gouvernement, tentent de mettre en oeuvre une politique de rigueur.

François Fillon a annoncé mardi 25 septembre que le régime des retraites serait à l'équilibre à la fin de mandature (2012), moyennant un allongement de la durée de cotisation de 40 à 41 ans et la révision des conditions de départ en retraite avant 60 ans pour les personnes ayant commencé à travailler avant 16 ans. Mais il lui a fallu brusquer le Président, en déclarant sur CANAL+ il y a 15 jours que sa réforme était prête, pour enfin en arriver là. Le déficit des régimes de retraite est prévu à 8-10 milliards d'euros en 2008.

Le 21 septembre, Fillon lâche le mot "faillite" (la dette de l'Etat et des administrations publiques dépassait les 1 150 milliards d'euros en 2006). Henri Guaino, l'un des "watch-dogs" du Président, s'étrangle et le corrige : "aucun plan de rigueur ou d’austérité n’était en préparation». Le «mot faillite était sans doute inadapté, même si, sur le fond, le Premier ministre a sans doute raison», (...) «la croissance sera le produit des réformes engagées». (Pourtant, Henri Guaino est loin d'être aussi doué que Jacques Attali : il n'y connaît rien en économie, comme le rappelait l'excellent Jean Quatremer en juin dernier).

Après avoir lâché 13 à 15 milliards d'euros d'allègements fiscaux peu en rapport avec un soutien de la demande, Christine Lagarde et Eric Woerth sont obligés d'annoncer que le déficit budgétaire prévu pour 2007 s'aggravera, à 42 milliards d'euros. L'ancien ministre du budget, Jean-François Copé, se félicitait en janvier dernier qu'il tomberait à ... 36 milliards d'euros (versus 43 milliards en 2005): Copé n'avait pas prévu le dérapage Sarkozy!

Ils ont prévu un "tour de vis sans précédent" des dépenses publiques pour stabiliser le déficit budgétaire à 42 milliards d'euros en 2008 :
Le premier budget de la présidence Sarkozy est marqué par un tour de vis sans précédent sur les dépenses publiques. Le gouvernement a retenu une norme d'évolution des dépenses particulièrement exigeante (+1 % en volume) et une assiette large, qui prend en compte les prélèvements sur recettes à l'Union européenne et aux collectivités territoriales (source).
Cette distorsion d'analyse et de discours entre la Présidence et le gouvernement est curieuse, inquiétante : combien de temps va t elle durer ? Peut on avoir un Président le pied sur l'accélérateur, et un Premier Ministre la main sur le frein ?

Grenelle de dupes ?


ce blog a été critique sur la tenue du Grenelle de l'Environnement
Finalement, certains croient savoir qu'il débouchera sur 3 grandes promesses. Gageons que la fuite vient de Jean-Louis Borloo :

- gel des cultures commerciales d'OGM (pourant, il y avait quelques hésitations ces derniers jours sur le sujet)
-
un soutien des pouvoirs publics à l'agriculture "bio", mais sans engagement sur l'utilisation des pesticides
- une "contribution" écologique des camions et voitures particulières (via le système du bonus-malus)

La Tribune, qui les révèlent, reste prudent :

"Aujourd'hui il faut parler fric, compensation, taxes, c'est la clé du problème", insiste Sébastien Genest, président de France Nature Environnement (FNE, 3.000 associations), regrettant que "la plupart des acteurs aient fait de nombreuses propositions non chiffrées". Plus simplement, pour Alain Bougrain-Dubourg, président de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), "la vraie révolution serait de voir les lois et les directives européennes appliquées".

Depuis 1980, 220 lois votées sont restées non applicables au niveau national faute de décret d'application et, au plan européen, la France risque jusqu'à 500 millions d'euros d'amendes, en raison de ses retards sur une quinzaine de dossiers. Parmi lesquels les OGM, les nitrates en Bretagne et le traitement des eaux usées en milieu urbain.

Parmi les sujets absents, les transports collectifs et le nucléaire, dont Sarkozy a décidé d'équiper toute la planète (de l'Allemagne à la Libye). Nicolas Sarkozy en déplacement à New York aux Nations Unies, s'est même permis d'en rajouter : la France est "prête à aider tout pays" qui chercherait à utiliser à des fins civiles l'énergie nucléaire. "Il n'y a pas une énergie de l'avenir pour les pays occidentaux et des pays d'Orient qui n'auraient pas le droit d'y avoir accès", a affirmé M. Sarkozy. "C'est d'ailleurs la meilleure réponse à ceux qui veulent, en violation des traités, se doter de l'arme nucléaire"
Intox2007 revient sur cette pyromanie présidentielle.


Le point de presse de Sarkozy à New York (intégralité)


Nations unies, New York, le lundi 24 septembre 2007

Mesdames et Messieurs,

Je voudrais vous rendre compte des entretiens que nous avons eu Jean-Louis BORLOO, Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, Bernard KOUCHNER.

Tout d'abord, au nom de la France et de l'Union européenne, nous avons rappelés dans quelles conditions nous faisons du défi climatique une priorité absolue de l'action de la France. Nous voulons des décisions tout de suite, maintenant, immédiatement, parce que demain ce sera trop tard. Et ce trop tard, c'est deux degrés de plus. Avec deux degrés de plus, le point de non-retour est atteint. La France luttera de toutes ses forces pour que le défi climatique soit relevé.


J'ai eu un certain nombre d'entretiens avec des chefs d'Etat. Avec le Président DOS SANTOS, je crois pouvoir dire qu'une page est définitivement tournée, celle des mauvaises relations entre l'Angola et la France, le Président DOS SANTOS m'a invité à me rendre en Angola au début de l'année 2008, j'irai avec Bernard KOUCHNER, et au préalable, je demanderai à Jean-Marie BOCKEL de faire une visite préparatoire.


J'ai rencontré la Présidente du Chili, Madame BACHELET et le Président KARZA à qui j'ai redit l'engagement déterminé de la France au service d'un Etat afghan indépendant. Je me rendrai en Afghanistan au printemps 2008.


J'aurai beaucoup de rendez-vous cet après-midi, un dîner avec dix-neuf chefs d'Etat et M. BAN Ki Moon ce soir, et bien sûr, je prendrai la parole devant l'Assemblée générale des Nations Unies demain matin.


Sur l'Iran, j'ai dit dans le New York Times et dans le International Herald Tribune tout ce que j'avais à dire.


QUESTION – Ce matin, Monsieur le Président, suite inaudible······


LE PRESIDENT – J'ai compris. On m'a même demandé si je croyais à cela. Je n'ai pas à commenter les déclarations des uns et des autres. J'ai exprimé au nom de la France une position s'agissant de l'Iran. Il y a des traités internationaux, ces traités internationaux prévoient la non-prolifération de l'arme atomique militaire. Les dirigeants iraniens se sont mis en infraction avec les règles internationales sur cette question du nucléaire militaire, cela doit cesser. Voilà, c'est ma position, et cette position me semble conforme avec les règles internationales.


QUESTION – Monsieur le Président, il y a un écart entre l'attitude canadienne et nord américaine face à l'environnement et les pays européens. Comment vous expliquez cet écart dans l'attitude et est-ce que vous avez espoir que cet écart puisse être réconcilié ?


LE PRESIDENT – Ecoutez, s'agissant du Canada, il a ratifié le protocole de Kyoto à ma connaissance. J'ai vu Monsieur HARPER à plusieurs reprises, je l'ai trouvé très engagé dans la lutte pour la protection de l'environnement, même si, avec honnêteté, il reconnaît qu'il ne sera pas au rendez-vous. De toute manière, ce n'est pas la question du Canada ou de tel ou tel pays. Le défi climatique, c'est une question universelle. C'est bien pourquoi je crois que la seule enceinte légitime et efficace, c'est l'enceinte de l'ONU. Nous devons tous participer à la préservation des équilibres de notre planète.


QUESTION – Inaudible


LE PRESIDENT – Juste un mot. Sur la Colombie, je verrai le Président URIBE demain. J'ai vu Mélanie BETANCOURT, hier. L'obsession de la France, c'est qu'Ingrid BETANCOURT soit rendue à sa famille dans les plus brefs délais et tous ceux qui pourront aider à la solution de ce drame seront les bienvenus. C'est la raison pour laquelle j'ai eu plusieurs entretiens téléphoniques avec Monsieur Hugo CHAVEZ. Je l'ai invité en France et son intermédiation est la bienvenue.


QUESTION – Monsieur le Président, vous allez rencontrer, cet après-midi, Monsieur Mahmoud HABBAS, à un mois et demi d'une Conférence sur le Proche Orient qui est convoqué par Washington. Quel va être votre message et d'attendez-vous pour que concrètement on avance sur le processus de paix ?


LE PRESIDENT – Vous savez, nous en avons beaucoup parlé avec M. KOUCHNER. J'ai déjà vu Mahmoud HABBAS. La France le soutient et la France dit à nos amis israéliens comme à Monsieur Mahmoud HABBAS, que nous soutenons c'est maintenant qu'il faut faire un effort pour faire aboutir un accord. Je ne crois pas que le temps soit un allié. La situation est suffisamment préoccupante pour que tout le monde mette ses conditions sur la table, fasse les efforts nécessaires pour aboutir à la sécurité d'Israël et à un Etat nation palestinien. Voilà, c'est cela que nous voulons et Mahmoud HABBAS, est un interlocuteur crédible, respectable, que nous soutenons. Par ailleurs, j'aurai des contacts avec un très proche collaborateur de Monsieur Ehud OLMERT, qui me sera envoyé par le Premier ministre israélien en France, et je lui dirai la même chose, c'est maintenant qu'Israéliens et Palestiniens doivent se tendre la main, doivent aller l'un vers l'autre, c'est maintenant, et croyez bien que la France fera tout ce qui est en son pouvoir pour rassurer des interlocuteurs qui ont besoin de se faire confiance.


QUESTION – Inaudible


LE PRESIDENT – Monsieur CHAVEZ, ce n'est prévu que je le rencontre spécifiquement, mais Monsieur CHAVEZ viendra en France au mois de novembre et je l'ai eu trois ou quatre fois au téléphone ces quinze derniers jours.

Métier de chien


Michèle Alliot-Marie prépare sa seconde loi sur les chiens dangereux en moins de 4 mois: elle prévoit la création d'un certificat d'aptitude pour les maîtres de chiens dangereux, qui seront obligés de suivre une formation, dans le cadre du nouvel arsenal législatif destiné à enrayer les accidents avec ce type d'animaux

Lundi 24 septembre, un élu Vert de Paris, Sylvain Garel, a été sauvagement mordu par le chien Rotweiler d'un vigile, tandis qu'il occupait un chantier litigieux de Montmartre. Le témoignage d'un autre élu Vert présent sur place est éloquant: les chiens ne mordent pas que des fillettes !

Toujours samedi 22 septembre, à Auteuil dans l'Oise, une fillette de 10 ans, a été tuée par deux chiens qui vivaient avec sa famille.

Samedi 22 septembre, à Saint-Louis dans le Haut-Rhin, un homme de 72 ans a été blessé en plusieurs endroits par l'un des rottweillers appartenant à son fils.

Vendredi 21 septembre, une jeune femme de 27 ans avait été grièvement mordue au crâne par deux rottweillers appartenant à sa famille dans la ville de Noisy-le-Sec, en Seine-Saint-Denis.





25 septembre 2007

Triste brève : la Chinoise sans papiers qui fuyait la police est décédée

Brice Hortefeux se déplacera-t-il à l'enterrement ?





Curieux tee-shirt pour un Président








Promesse non tenue : les franchises médicales


En 2007, le déficit de la Sécurité Sociale atteindra 12 milliards d'euros. les dépenses de santé représentent 11% du PIB, contre une moyenne européenne à 9%. le gouvernement a confirmé l'instauration de nouvelles franchises médicales dès le 1er janvier 20008.

Les malades payeront ... pour les malades.
Le programme du candidat Sarkozy ne comprenait pas de chapitre "Sécurité Sociale". Au contraire, Sarkozy s'est engagé sur de nouvelles dépenses :
Je créerai une cinquième branche de la protection sociale pour consacrer suffisamment de moyens à la perte d’autonomie et garantir à tous les Français qu’ils pourront rester à domicile s’ils le souhaitent. Je veux enfin que chacun puisse prendre un congé rémunéré pour pouvoir s’occuper d’un proche en fin de vie (programme du candidat).
Et bien maintenant, il faut payer.

Sur le chapitre du financement, Sarkozy n'a jamais parlé de nouvelles franchises, mais de nouvelles taxes pour financer la protection sociale, comme la fiscalité écologique:

Pour donner réellement la priorité à l’emploi, il faut arrêter de le taxer toujours plus et de faire peser sur lui les dépenses, santé, retraite, dépendance, qui vont croître plus vite que l’économie au cours des années qui viennent. Je crois qu’il faut explorer d’autres pistes de financement. La fiscalité écologique ne représente aujourd’hui que 2,9% du PIB, je propose d’élever ce niveau à 5% en 5 ans. Je souhaite que l'on réfléchisse à la manière dont les importations pourraient être mises à contribution pour financer notre protection sociale et alléger les charges pesant sur le travail. Il faut que nous en parlions avec nos partenaires de l'Union européenne.
Interview Panorama du médecin (mars 2007) Discours St Etienne (09/11/06)

Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale, présenté par Eric Woerth et Roselyne Bcahelot lundi 24 septembre, prévoit de réduire le déficit de la Sécu à 8,9 milliards d'euros en 2008.
Paradoxalement, les franchises médicales annoncées serviront de ... nouvelles dépenses !
L'instauration de nouvelles franchises médicales dès le 1er janvier 2008 devrait rapporter 850 millions d'euros, selon les projections présentées lundi après-midi. Elles seront de 50 centimes par boîte de médicaments, 50 centimes par acte paramédical et 2 euros pour les transports sanitaires. Dans la limite de 50 euros par an. Les plus démunis (CMU et minima sociaux), les femmes enceintes et les enfants ne seront pas concernés par ces franchises. Ces recettes seront affectées au financement du plan Alzheimer et à la lutte contre le cancer.
"Il faut donc aller chercher 4 milliards d'euros", a souligné Eric Woerth. Le budget de la Sécu est de 300 milliards d'euros.
- Les franchises (+850 millions) ne servent pas.
- La taxation, via la CSG et la CRDS sur les dividendes d'actions avec un an d'avance devrait rapporter 1,3 milliard d'euros.
- Les préretraites seront taxées davantage pour en rendre l'utilisation moins aisée. "En France, seuls 37,6% des plus de 55 ans ont encore une activité contre 70% des Suédois", a rappelé Eric Woerth. La contribution sur les préretraites va donc passer de 24,5% à 50% : soit 80 millions de plus dans les caisses de la Sécu.
- Enfin, "une contribution sur les mises à la retraite automatiques avant 65 ans sera instaurée". Gain attendu : 300 millions d'euros.
Si vous faites comme le calcul, nous sommes très loin des 4 milliards.

Et finalement, pourquoi payer ?
Comme le rappelaient très utilement Partageons Mon Avis et La France de Demain grâce à quelques graphiques (d'autres à voir sur leur site), qui a donc creusé le plus ce déficit ? Qui joue aujourd'hui le pompier pyromane ?