31 octobre 2007

Sarkozy était il ivre ?


"Mais t'avais bu ou bien ?" semble lui dire ce cheminot désespéré.



«Gaffe», «grosse bourde», ou réelle annonce? Les propos du président Nicolas Sarkozy sur les modalités de la décote introduite par la réforme du régime spécial de retraite des cheminots suscitent des remous chez les syndicats. (lire la suite)

People: après Cécilia, Carole ou Tinka ?

D'après la presse bosniaque, Nicolas Sarkozy se serait entiché de Tinka Milinovic, blonde croato-bosniaque catholique de 34 ans.

La belle est chanteuse (on ne lui connaît qu'un seul album) et même présentatrice de télé, c'est une des figures connues du tout Sarajevo, où elle est née. Quant à Nicolas, il lui aurait - toujours selon le quotidien - fait envoyer un "énorme bouquet de roses" en guise de remerciement (source).


Un coup de pub pour stimuler la blogosphere et le tourisme en Bosnie ?

Le projet de loi pour la Sécurité Sociale en 2008



Mardi 30 octobre, 512 députés ont voté sur le projet de financement de la sécurité sociale en 2008. Ce texte valide notamment les comptes 2006 et provisoirement, ceux de 2007.. On y apprend avec plaisir que le déficit de la sécurité sociale en 2006 correspond environ à la moitié des allègements fiscaux de l'été dernier ("Mais tu ne peux pas comparer, Juan !" J'entends déjà mes amis sarkozystes).

Le tableau d’équilibre, par branche, de l’ensemble des régimes obligatoires de base de sécurité sociale fait apparaître un déficit de 8 milliards d'euros, dont 6 proviennent de la branche maladie (idem en 2007) et 2 de la branche vieillesse (5 milliards en 2007).

On apprend aussi que les comptes 2007 (tableau de droite) se s'aggraveront à 11,4 milliards d'euros de déficit. Gageons que la défiscalisation des heures supplémentaires (qui ne sont donc pas soumises à cotisations sociales), en vigueur depuis le 1er octobre, n'améliore pas cette situation: le texte (article 17) explicite d'ailleurs que l'Etat compense d'un côté ce qu'il a donné de l'autre : "l
es allègements sur les heures supplémentaires prévus par la loi Travail, emploi et pouvoir d’achat sont également compensés par l’affectation de recettes fiscales, en projet de loi de finances pour 2008."

Vous connaissez l'ébauche de solutions (
"L’effort de solidarité demandé sera déterminé par voie réglementaire. Il sera de 50 centimes d’euro par boîte de médicament et par acte paramédical et de deux euros par transport sanitaire".) : l'instauration de nouvelles franchises médicales. Lors de l'examen de ce texte, la députée communiste Marie-Hélène Amiable a justement fait remarqué que la somme des dépenses de santé non remboursées est estimée à 240 euros par personne et par an en moyenne: franchise de 1 euro (votée sous Raffarin en 2004), forfait hospitalier à 15 euros, ticket modérateur, et, pour 2008, quatre nouvelles franchises.
Même le député du Nouveau Centre Jean-Luc Préel s'est inquiété de ce que les malades gravement atteints soumis à des traitements longs (sida, cancer, etc) seront parmi les plus pénalisés par ces franchises.

En sus de la participation mentionnée au premier alinéa du I, une franchise annuelle est laissée à la charge de l’assuré pour les frais relatifs à chaque prestation et produit de santé suivants, pris en charge par l’assurance maladie :

« 1° Médicaments mentionnés aux articles L. 5111-2, L. 5121-1 et L. 5126-4 du code de la santé publique, à l’exception de ceux délivrés au cours d’une hospitalisation ;

« 2° Actes effectués par un auxiliaire médical, soit en ville, soit dans un établissement ou un centre de santé, à l’exclusion des actes pratiqués au cours d’une hospitalisation ;

« 3° Transports mentionnés au 2° de l’article L. 321-1 effectués en véhicule sanitaire terrestre ou en taxi à l’exception des transports d’urgence.

« Le montant de la franchise est forfaitaire. Il peut être distinct selon les produits ou prestations de santé mentionnés aux 1°, 2° et 3° du présent article. La franchise est due dans la limite globale d’un plafond annuel.

« Lorsque plusieurs actes mentionnés au 2° sont effectués au cours d’une même journée sur le même patient, le montant total de la franchise supportée par l’intéressé ne peut être supérieur à un maximum. Il en est de même pour les transports mentionnés au 3°.

« Lorsque le bénéficiaire des prestations et produits de santé mentionnés aux 1°, 2° et 3° bénéficie de la dispense d’avance de frais, les sommes dues au titre de la franchise peuvent être versées directement par l’assuré à l’organisme d’assurance maladie dont il relève ou peuvent être récupérées par ce dernier auprès de l’assuré sur les prestations de toute nature à venir. Il peut être dérogé aux dispositions de l’article L. 133-3.

Ce texte (section 6) pénalise également les pré-retraites à compter du 11 octobre 2007 en instituant "à la charge de l’employeur et au profit de la Caisse nationale d’assurance vieillesse des travailleurs salariés, une contribution sur les indemnités versées en cas de mise à la retraite d’un salarié à l’initiative de l’employeur. Le taux de cette contribution est fixé à 50 % ; toutefois, ce taux est limité à 25 % sur les indemnités versées du 11 octobre 2007 au 31 décembre 2008.". Il rappelle que le taux d'emploi des 55-60 ans est de 37% en France (contre 45% en Europe) : si vous rapprocher cet indicateur du débât sur la durée de cotisation, vous en concluerez qu'il va falloircommencer à travailler de plus en plus jeune pour bénéficier d'une retraite complète, cheminot ou pas ! (55 ans - 40 ans = 15 ans !)

Bref, en 2008, ce projet de loi espère ramener le déficit de la Sécurité Sociale à 9 milliards d'euros. Bel effort ! "
Le solde de la branche maladie atteindra – 4,3 milliards d’euros en 2008. Celui de la branche vieillesse continuera de se creuser (– 5,1 milliards d’euros) sous l’effet du dynamisme des départs à la retraite."

La citation de Nadine Morano de la semaine

«Pensez aux salaires de certains joueurs de foot, ou de certains animateurs télé. L’augmentation qui est demandée n’est pas anormale» C'est ainsi qu'a justifié Nadine Morano, porte-parole de l’UMP, l'augmentation de la rémunération du Président de la République mardi 30 octobre.
+140%.
19331 euros nets.

La somme des franchises médicales, anciennes et nouvelles, se chiffrent à 240 euros par Français.

Sarkozy s'est augmenté de 140%.

Mardi 30 octobre, les députés ont voté sans souci, dans le cadre de l'examen du budget de l'Elysée, l'augmentation de la rémunération du Présidnet de la République. Nicolas Sarzy va désormais gangier 19 331 euros net par mois.

1. L'opposition fut tristement absente.
La quasi-totalité de ses bancs était vide.
Signalons quelques "justes".
Hormis le rapporteur du budget des pouvoirs publics, Jean Launay (Lot, PS) et René Dosière, (Aisne, apparenté PS), grand pourfendeur des dérives financières de l’Elysée, les bancs de la gauche sont restés désespérément vides. Pourtant, un peu plus tôt dans l’après-midi, lors des questions d’actualité, les socialistes avaient relevé, par la voix d’Aurélie Filippetti (Moselle, PS), la contradiction flagrante entre «le pouvoir d’achat des Français qui stagne» , et l’augmentation du traitement du chef de l’Etat. Dans les couloirs, les commentaires pleuvaient : «Ces augmentations sont difficiles à expliquer aux électeurs , expliquait Arnaud Montebourg, (PS, Saône-et-Loire). Entre l’augmentation de 70 % des ministres votée par la droite en 2002 et la multiplication par deux du traitement du président de la République dans un contexte d’arasement du pouvoir d’achat, l’effet est désastreux.» Jean-Louis Bianco se disait «choqué» , alors que François Hollande se contentait d’être «réservé» . (source)
2. La majorité présidentielle s'est illustrée.

3. Un député socialiste s'est félicité que le budget de l'Elysée soit désormais enfin voté par le Parlement.

4.
Le même jour, le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2008 était adopté également...



Malaise tchadien (2): l'arche de Zoé accablée

L'uNICEF accable l'association humanitaire : sans reprendre les accusations infondées du Président Tchadien, l’enquête conjointe menée par l’Unicef, le Haut-commissariat aux réfugiés de l’ONU (HCR) et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), qui ont la charge des 103 enfants que voulait rapatrier en France l’ONG, 85 % d’entre eux ne sont pas orphelins (75 % ont leurs deux parents, 10 % en ont un) et les trois quarts sont tchadiens et non soudanais du Darfour (source).

Faut il pour autant lâcher les Français membres de l'association ?
Le PS a ainsi interpellé, hier le gouvernement à l’Assemblée sur son incapacité à empêcher l’opération et ensuite sur son «lâchage» des Français inculpés au Tchad (source)


Le gouvernement n'a t il pas échoué à stopper cette association humanitaire ?

Les Vigilants : fin de l'hibernation ?

Un jour de juin, l'échange suivant se déroula sur le le blog de sarkofrance:
Dagrouik a dit...

Merci de m'avoir mis dans votre sarkowatch qui est une bonne initiative.
Je vous met dans ma liste d'ajout à faire dans ma blogroll. Et bien sûr restons vigilants, le neo-conservatisme vient d'arriver en France via Sarkozy : Tout est possible.
10 juin 2007 02:24

La sentinelle républicaine a dit...

A quand une fédération ?
Plus sérieusement, le plus difficile sera de poursuivre cette vigilance aussi longtemps que cela sera nécessaire.
Bonne continuation donc à Sarkofrance et à tous les autres blogs.
11 juin 2007 15:15

Juan a dit...

Une fédération de blog, ce serait bien.
j'aimerai insérer les headlines de vos billets dans mon site. Si vous avez des conseils techniques à donner... n'hésitez pas!
amitiés
13 juin 2007 09:33

massi13 a dit...

bonjour,
moi aussi je suis partante pour une fédération! un nouveau site qui regrouperait nos derniers posts, les best off, peut-etre une description de chaque blog ?
pour insérer les headlines, sur blogger aller dans : template -> page elements -> add a page element -> feed
pour trouver le feed d'un blog, s'il n'est pas en lien, faire afficher la source, voir dans les balises méta RSS.
je viens de faire un test (c'est juste un test pour voir hein, je vais l'effacer ce blog):
http://blogsvigilantsarkozy.blogspot.com/
voila sinon je veux bien faire le logo, j'avais pensé à un gros oeil et un petit sarkozy ;)
et aussi j'avais repéré ce site qui donne les derniers msg de pas mal de nos blogs: http://o2soudubalcon.canalblog.com/

19 juin 2007 21:05


Kobayashi a dit...

Hello, bravo pour tout le boulot accompli: ma modeste pierre à l'édifice:
http://nainpresident.blogspot.com/
Encore merci, on se sent moins seul...
27 juin 2007 17:17


Patrick a dit...

Bonjour, je suis surpris de retrouver mon carnet dans la liste, surpris et encouragé d'apporter une minuscule contribution au travail des autres "carneteurs". Merci.
28 juin 2007 08:00


Aujourd'hui, à la veille d'Halloween (est-ce une coïncidence?) cette "fédération" a pris forme. Elle a un nom: LES VIGILANTS
Un simple mais ô combien nécessaire portail d'informations où vous retrouverez les bloggeurs vigilants. On parle de créer un label. La fin de l'hibernation.

Livrés à la curée ?






lire l'article.

30 octobre 2007

La rémunération de Sarkozy : allons jusqu'au bout

Selon une note interne de l’Elysée, la rémunération du Président pourrait augmenter de 140% (Merci à Olivier Bonnet et Partageons mon avis). La directrice de cabinet Emmanuelle Mignon est à l’origine de cette recommandation.

1. Imaginez une telle augmentation, en ces temps de franchises médicals, retraites rabougries et stagnation du SMIC est évidemment choquant.

2. Nicolas Sarkozy touche 8 300 euros bruts par mois, soit environ 6000 euros nets. Rappelons qu’il s’agit exclusivement d’argent de poche : les dépenses de base sont couvertes par la Présidence (logement, nourriture, déplacement, vêtements, téléphone fixe et mobile, soins médicaux, hébergement de vacances). Deuxième raison d'être choqué.

3. On apprend dans la même note que l’effectif de la Présidence est en fait de 800 collaborateurs, pour un coût annuel d’environ 100 millions d’euros. Avoir enfin un peu de transparence en la matière est une excellene nouvelle.

4. Mais la vraie transparence serat de publier la rémunération des principaux conseillers du Président. Dans les entreprises privées et cotées en Bourse, c'est une obligation. Combien gagne Henri Guaino ? Dans une sarkofrance décomplexée par l'argent, on attendai mieux du Président... n'est-ce pas ?

Quelques repères :
En France, 80% des salariés à temps complet du privé touchent moins de 2300 euros bruts par mois ; 90% moins de 3000 euros.
En France métropolitaine, les dépenses de logement, transport, communication et alimentaire représentent environ 55% du budget des ménages français (données INSEE 2001).

Laporte à Arcachon, Dati à Paris, croisements

Le sportif devenu ministre a des ennuis judiciaires, tandis que la "magistrate" ministre rêve de la Mairie de Paris. Croisements en Sarkofrance.

L'affaire du casino d'Arcachon "revient sur le tapis" révèle Libération mardi 30 octobre : Bernard Laporte fait l'objet d'une plainte pénale, déposée
auprès du parquet de Paris. Elle est initiée par un petit casino du bassin d’Arcachon, qui ne parvient pas à obtenir du ministère de l’Intérieur ses autorisations d’ouverture et de machines à sous – alors que ses gros concurrents du secteur, les groupes Partouche et Barrière n'ont pas les mêmes difficultés. D'après la tenancière de cet établissement, Bernard Laporte aurait "fait miroiter ses relations avec Nicolas Sarkozy (alors ministre de l’Intérieur, tuteur des casinos) à Frédérique Ruggieri, tenancière du casino de Gujan-Mestras (Gironde), contre des parts de son établissement." En droit, on appelle cela de l'extorsion.

La Ministre de la Justice, elle, s'est dite mardi 30 octobre "fortement intéressée" pour être tête de liste UMP dans le VIIe arrondissement de Paris aux prochaines élections municipales.
Histoire de redorer, par les urnes, son blason de ministre ? Le 7ème arrondissement n'est pas une circonscription risquée, le plébiscite devrait être évident....

Le malaise tchadien

Quelques faits pour y voir plus clair.

1. Le Président Tchadien s'est fait forcer la main en septembre dernier pour accepter qu'une force mixte ONU-UE intervienne au Tchad et en Centrafrique pour protéger les civils touchés par le conflit au Darfour voisin (source).

2. Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner ont largement communiqué sur cette opération pour le Darfour.

3. Neuf Français, dont 3 journalistes couvrant la mission, et 103 enfants ont été arrêtés au Tchad en partance pour la France. Au total, 16 Européens ont été inculpés mardi 30 octobre (les 9 Français et 7 espagnols qui devaient les conduire en France).
Neuf Français qui s’apprêtaient à embarquer pour la France avec une centaine d’enfants ont été arrêtés. Parmi eux, des journalistes. Et le président de l’ONG l’Arche de Zoé. Il affirme qu’il s’agit d’une opération humanitaire. La police tchadienne soupçonne un trafic d’enfants destinés à l’adoption (source).
4. Le Président tchadien Idriss Déby a eu des mots très durs contre les Français impliqués dans l’enlèvement d’une centaine d’enfants : pour lui, il s’agit soit d’un trafic pédophile ou soit d’un trafic d’organes (les enfants devant être tués ultérieurement).

5. Bizarrement, les autorités françaises se sont précipitées à dénoncer l’action de l’association Arche de Zoé responsable de cette opération malheureuse : l’ambassade de France au Tchad a prévenu que les Français arrêtés sur place seraient jugés au Tchad ("C'est une opération complètement illégale", a affirmé l'ambassadeur de France au Tchad, Bruno Foucher); le gouvernement a dénoncé l’opération. Nicolas Sarkozy a apporté son soutien au Président Tchadien. Lundi 29 octobre su France Inter, Rama Yade (entre deux fautes de français tel « le transferement » ?) a elle aussi confirmé la condamnation française de cette action. Pas un mot sur les déclarations outrancières du Président Tchadien (source).

6. L'avocat des Français détenus au Tchad se dit inquiet des conditions de leur internement (le Président du pays les a accusé de trafic pédophile!) et réfute toute accusation d'enlèvement.

Questions de vigilance : la diplomatie vaut elle davantage que le sort de ces Français ? Pourquoi une telle précipitation à suivre les accusations des autorités tchadiennes ?

29 octobre 2007

Censure Sarkozyste ? Quand Bakchich.info se trompe.

Le site publie vendredi 26 octobre une « enquête » sur la censure pro-Sarkozy à CANAL+.
Malheureusement les erreurs sont nombreuses, et flagrantes. Il y a vraiment crise dans les médias !

1. Passons rapidement sur une coquille pourtant aisément évitable: en février 2005, Bertrand Méheut n’est pas directeur de CANAL+ mais déjà le Président du Groupe CANAL+ depuis février 2003.

2. L’article parle d’un comité d’Investigation remplacé par un « comité de Direction »… Ce dernier existe depuis la nuit des temps à CANAL+ . De plus, sans crier au loup, il est normal qu’une chaîne, qu’il s’agisse de TF1 ou de CANAL+, fasse intervenir des juristes pour anticiper les complications judiciaires éventuelles d’un sujet. Les (bons) éditeurs font de même.

3. L’auteure mentionne ensuite que la décision de supprimer le Vrai Journal a été prise en mai 2006. Dès le début de l'année 2006, Karl Zéro a été prévenu de l’arrêt de son émission en juin. L'auteur de ce blog a eu confirmation que cet arrêt lui a même été signifié avec un an d'avance. Son traitement douteux de l'affaire Baudis a été l’élément déclencheur de cette suppression.

4. L’article cite des témoignages anonymes de baisse d’audience que subirait CANAL+ suite à ces « restrictions » de liberté.
« Quand tu supprimes la liberté des journalistes, les gens regardent moins. La direction pensait pouvoir surfer longtemps sur l’image de contre-pouvoir construite par Le Vrai journal, 90 Minutes et John Paul Lepers. Et bien c’est raté ! En terme purement économique, puisqu’il n’y a plus que ça qui compte, ils ont détruit de la richesse, et ça ils ne l’avaient pas prévu ! ».

Pauvres journalistes ! Dimanche+ est davantage regardé que LE VRAI JOURNAL (même horaire, même durée). « Jeudi Investigation » est également davantage regardé dans son nouvel horaire qu’avant (lundi soir vers 23H). A l’exception d’une très mauvaise édition sur les psychiatres le 13 septembre, les autres numéros ont oscillé entre 6 et 15% de part d’audience sur les abonnés en septembre, soit un niveau similaire qu’en septembre 2005 et 2006 quand l’émission était programmé le lundi.

5. Critique méthodologique enfin: il est difficile de dénoncer des pratiques sur la foi exclusive de témoignages anonymes d’anciens salariés licenciés… De surcroît quand ceux ci sont interrogés sur des éléments n’entrant pas dans leur domaine de compétence.

Conclusion :
1. un journaliste doit vérifier ses informations.
2. Il ne faut pas crier au loup sans raison.
3. L’auteur de ce blog va désormais se méfier des informations de ce site…

L'Egypte passe au nucléaire. Sarkozy n'y est pour rien

Après l'Iran, la Libye (grâce à la France), le Maroc (idem), voici l'Egypte.Le président Hosni Moubarak a annoncé lundi la construction de plusieurs centrales nucléaires, proclamant le droit de l'Egypte à l'utilisation pacifique de l'atome dans une région en voie de nucléarisation rapide.

Qualifiant cette décision de "stratégique", M. Moubarak a annoncé la création dans quelques jours d'un Haut conseil pour l'utilisation pacifique de l'énergie nucléaire, en prélude à la construction de plusieurs centrales. Ni le nombre d'usines ni les échéances n'ont été précisés.

Alors que la crise du nucléaire en Iran mobilise la communauté internationale, M. Moubarak a affirmé que le programme égyptien respecterait le traité international de non-prolifération nucléaire (TNP). (source)

Quotas par métier : Hortefeux tente de calmer le malaise

le cabinet du ministre de l'identité nationale a voulu calmer le malaise né de la publication par le journal Libération des listes de métiers, par région, ouvertes aux candidats à l'immigration. C'est un “document préparatoire“ qui fait toujours l'objet de discussions.


"Il s'agit d'un document préparatoire, d'un travail interministériel en cours entre les services de Christine Lagarde (Economie et Emploi) et de Brice Hortefeux (Immigration) et qui fait l'objet de consultations avec les syndicats", affirme le cabinet du ministre de l'Immigration.
"La liste doit encore être ajustée" et une décision devrait être prise dans le courant du mois de novembre au cours d'un prochain comité interministériel de contrôle de l'immigration (Cici).
Ensuite, la liste fera l'objet d'un arrêté publié au Journal officiel.



Retraites : l'Elysée est persuadé que le conflit ne durera pas

Le conseiller social du président de la République, Raymond Soubie, ne croit pas que le conflit sur la suppression des régimes spéciaux s'éternisera. Il a précisé aux Echos les points non négociables de la réforme.

Il cite "l'allongement de la durée de cotisation à 40 ans en 2012", "l'indexation des pensions sur les prix", et " l'existence d'une décote et d'une surcote" (baisse ou augmentation du montant de la pension en cas d'année manquante ou supplémentaire de cotisation).

Serait il en passe de contredire son propre président ?

Xavier Darcos : « Les enseignants doivent apprendre à travailler différemment »

Le ministyre de l'Education Nationale a annoncé son plan pour l'école primaire...
LE MINISTRE de l'Éducation a l'ambition de diviser par trois l'échec scolaire en primaire d'ici à cinq ans : il veut que les 15 % d'élèves en grande difficulté à l'entrée en sixième ne soient plus que 5 %. Un objectif qui passe, selon lui, par une réforme de l'école primaire. (source)


1. les enseignants du primaire devront s'attarder davantage sur leurs élèves les plus en difficulté. la suppression des cours le samedi matin est censé libérer du temps pour cela (?): une partie de ce temps disponible sera transformée en cours de soutien.

2. les élèves mal notés à l'issue du CE1 et du CM2 devront faire des stages de révision l'été d'une durée de 15 jours.
Les enseignants volontaires qui accepteront d'encadrer sur leur temps de vacances ces élèves seront rémunérés en plus pour ce travail, selon des modalités qui restent à définir.
3. Les programmes scolaires seront recentrés sur les apprentissages fondamentaux, notamment la lecture, l'écriture et le calcul.

Promesse non tenue : le CSM s'oppose à Dati sur 2 mutations

On peut être d'accord avec l'intention louable de la ministre de la justice de favoriser la mobilité et, notamment, de promouvoir davantage de femmes aux postes de responsabilité dans la magistrature.
Le mouvement participe du projet de réorganisation du corps des
procureurs généraux, voulu par la ministre, qui souhaite le féminiser - seuls
deux procureurs généraux sur 35 sont actuellement des femmes - et le rajeunir.
La place Vendôme entend nommer systématiquement des femmes à la moitié des
postes qui changent de titulaires. (
source)

Mais il s'agit davantage d'une mise au pas de l'institution judiciaire qu'une volonté de réforme.
Rachida Dati estime de son côté que, étant donné que les procureurs sont nommés en conseil des ministres, comme des préfets, ils peuvent être traités comme "des emplois supérieurs à la discrétion du gouvernement". (source)

Las, le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) a émis un avis défavorable à deux projets du ministère de la Justice de muter des procureurs généraux à des postes d'avocats généraux à la Cour de cassation.

Ces deux avis négatifs concernent Bernard Blais, procureur général d'Agen (Lot-et-Garonne) et François Deby, procureur général de Papeete (Tahiti). Le CSM a émis en revanche des avis favorables aux nominations à la Cour de cassation des procureurs généraux de Nancy (Meurthe-et-Moselle), Nouméa (Nouvelle-Calédonie), Basse-Terre (Guadeloupe) et Bastia (Haute-Corse).


Le dossier d'Agen avait en particulier suscité une opposition unanime des magistrats de cette cour et des deux principaux syndicats de magistrats.

La formation du CSM chargée du Parquet leur donne finalement raison en estimant qu'il "n'existe aucun intérêt du service à nommer Bernard Blais, à quelques mois de la retraite et contre son gré, à la Cour de cassation".

Dans un communiqué, le Syndicat de la magistrature (gauche) estime que cet "avis négatif constitue pour le garde des Sceaux, un camouflet cinglant".

Les magistrats jugent la procédure de mutation discrétionnaire irrégulière au regard du statut de la magistrature. Outre l'indépendance du corps judiciaire garantie par la Constitution, ils estiment que tout changement de poste doit être motivé.

(...) La ministre assure qu'elle prend cette mesure à l'endroit de Bernard Blais en raison de l'ancienneté du magistrat à un poste qu'il occupe depuis treize ans. Les syndicats font remarquer que plusieurs demandes de changement de poste du magistrat lui ont été refusées dans le passé. (
source)

Promesse tenue : l'absurdité des quotas ethniques


Libération a publié lundi 29 octobre la liste des métiers élaborée par le gouvernement afin de contrôler l’accès des étrangers au territoire français. On y constate que la volonté de sélection dépasse largement le besoin de renforcer l'immigration économique. Les services de Brice Hortefeux ont préparé deux listes de métiers, en fonction de l'origine géographiques des candidats.

La première liste contient 30 professions "susceptibles d’être proposées dans certaines régions aux ressortissants des pays tiers" c'est-à-dire non membres de l’Union européenne. Il s’agit de métiers qualifiés – comme informaticien ou géomètre – exigeant des diplômes d'en,seignement supérieur. Traduction: seules les élites de ces pays nous intéressent.


La seconde liste répertorie les 152 métiers qui seraient ouverts aux ressortissants des pays nouvellement membres de l’UE. Elle couvre un plus large éventail de professions, "certaines exigeant peu de qualification, comme laveur de vitres spécialisé, serveur en restauration ou bûcheron. "

La rigidité technocratique est caricaturale : pour chaque métier, les besoins sont chiffrés à l'unité près région par région.

Métier par métier, région par région, les besoins sont évalués à l’unité près avec une admirable précision. L’Ile-de-France manque ainsi de 6 979 dessinateurs du BTP, de 7 465 dessinateurs projeteurs de la construction mécanique et du travail des métaux, de 761 attachés commerciaux en biens intermédiaires et matières premières; Rhône-Alpes de 559 merchandiseurs et de 110 pilotes d’installation de production cimentière; le Nord-Pas-de-Calais de 503 informaticiens experts; Provence-Alpes-Côte d’Azur de 307 dessinateurs projeteur en électricité et électronique; la Bretagne de 154 façonneurs bois et matériaux associés (production de série). Et ainsi de suite.

28 octobre 2007

Sarkozy perd ses nerfs chez CBS

les journalistes américains ne laissent pas passer les débordements, mêeme quand ils émanent d'un Président étranger. Nicolas Sarkozy a quitté un plateau de CBS car une question lui a déplu. Sans blague.



Je me souviens d'un candidat à la Présidentielle qui enjoignait son adversairE de conserver son calme lors d'un débat.
A bon entendeur...

Mise à jour du 29 octobre : consultez DE SOURCE SURE pour l'intégralité.


La chaîne de télévision américaine, CBS, diffuse, dimanche 28 octobre, la bande-annonce d'un extrait de l'émission "60 minutes" intitulée "Sarko l'Américain", vidéo dans laquelle on peut voir le président français quitter le plateau parce qu'il "n'a pas aimé une question", précise la voix off. L'émission "60 minutes", l'une des plus réputées de la télévision américaine, doit être diffusée le 29 octobre à 1h du matin (heure française). Lire la video
Lire aussi Intox2007.

sarkozy: le discours de Tanger.

Nicolas Sarkozy a prononcé un discours à Tanger, lors de sa visite au Maroc, discours qu'il voulait exemplaire. Il a lancé un appel aux pays méditerranéens à constituer une Union Méditerranéenne. Ses proches, et la presse, l'ont vite appelé "Le Discours de Tanger", oubliant que la référence est déjà prise (le 1 er avril 1947, le sultan Mohammed V prononce le discours de Tanger en faveur de l'affranchissement du Maroc du joug du colonialisme...)
Ce discours soulève trois questions.

Quelle est donc cette politique schizophrène ?
Il faut avouer que cette démarche s'articule mal avec la fermeture des frontières et l'immigration choisie sur des critères ethniques et les statistiques ethniques...

Pourquoi faire cavalier seul et oublier l'Europe ?
Quel est le sens de cette démarche, à 24 heures d'une auto-congratulation sur le traité européen simplifié ? Le discours de Tanger fut d'ailleurs très mal accueilli par nos partenaires européens.

La Méditerranée n'inclue que deux démocraties non-européennes, Israël (et oui), et la Turquie. Que fera-t-on d'une Union avec les autres ?

Lire le Discours de Tanger.

Médias en Sarkofrance : Boutin censure France 5

Prenant exemple sur son Président, qui n'a pas supporté une question d'une journaliste de CBS, Christine Boutin a préféré faire le ménage avant la tenue de l'émission.

Dans l'émission "Revu et Corrigé" de Paul Amar diffusé, samedi 27 octobre, sur France 5, Florence Aubenas, journaliste au Nouvel Observateur, a révélé que la ministre du logement, Christine Boutin a "fait comprendre"à la production qu'elle ne voulait pas voir Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole du DAL (Droit au Logement) dans l'affaire des mal-logés de la rue de la Banque (IIe), sur le plateau de l'émission, ne souhaitant pas débattre avec lui. (source)

Lire aussi Yonne dans tout sens et merci à Torapamavoa pour le lien vers la video.

Les 77 propositions de la commission Balladur... reportées aux calendes grecques

Nicolas Sarkozy aura tout le temps de lire la "synthèse des propositions" de la commission Balladur. Aucune réforme des institutions n'interviendra avant les élections municipales de mars prochain. Commencez à réviser... Les propositions 1 à 18 visent le rôle du Président. Les propositions 19 à 61 concernent le Parlement. Les dernières sont pour les citoyens.

Sur le Président:

1. Rôle du président de la République.
Article 5. "Le président de la République veille au respect de la Constitution. Il assure, par ses arbitrages, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l'Etat. Il est le garant de l'indépendance nationale, de l'intégrité du territoire et du respect des traités. Il définit la politique de la nation."

2. Rôle du gouvernement.
Article. 20. "Le gouvernement [détermine et] conduit la politique de la nation.Il dispose à cet effet de l'administration et de la force armée. Il est responsable devant le Parlement dans les conditions et suivant les procédures prévues aux articles 49 et 50."

3. Clarifier le rôle du premier ministre en matière de défense nationale.

4. Elections. Sauf cas de désynchronisation des calendriers, organiser le premier tour des élections législatives le jour du second tour de l'élection présidentielle.

5. Messages du président de la République au Parlement.
Article 18. "Le président de la République peut prendre la parole devant l'une ou l'autre des assemblées du Parlement. Son allocution peut donner lieu à un débat qui n'est suivi d'aucun vote. Hors session, le Parlement est réuni spécialement à cet effet (…)."

6. Président de la République et commissions d'enquête parlementaires.
Article 18. "(…) Le président de la République peut être entendu à sa demande par une commission d'enquête parlementaire."

7. Pouvoir de nomination.
Clarifier les compétences respectives du président de la République et du premier ministre en matière de nomination aux emplois civils et militaires.

8. Nominations par le président de la République.
Introduire une procédure de contrôle parlementaire sur certaines nominations.

9. Droit de grâce.
Article 17. "Le président de la République a le droit de faire grâce après que le Conseil supérieur de la magistrature a émis un avis sur la demande."

10. Etat d'urgence et état de siège.
Article 36. "L'état de siège et l'état d'urgence sont décrétés en conseil des ministres. Leur prorogation au-delà de douze jours ne peut être autorisée que par la loi. Une loi organique définit ces régimes et précise leurs conditions d'application."

11. Article 16. "(…) Au terme d'un délai de trente jours, le Conseil constitutionnel peut être saisi par 60 députés ou 60 sénateurs aux fins d'apprécier si les conditions fixées au premier alinéa demeurent réunies. Il se prononce par un avis qu'il rend dans les moindres délais. Il procède de lui-même à cet examen après soixante jours d'exercice des pouvoirs exceptionnels et à tout moment au-delà."

12. Révision constitutionnelle.
Article 89. "(…) Lorsque le projet ou la proposition de révision a été voté par les deux Assemblées en termes identiques, la révision est définitive après avoir été approuvée par un référendum organisé dans les six mois par le président de la République (…)."

13. Interventions du président de la République dans les médias audiovisuels.
Prendre en compte ces interventions dans le temps de parole de l'exécutif.

14. Budget de la présidence de la République.
Prévoir la prise en compte de la totalité des crédits nécessaires à son fonctionnement et instituer un contrôle par la Cour des comptes de leur utilisation comme pour les autres pouvoirs publics constitutionnels.

15. Sélection des candidats à l'élection présidentielle.
Substituer au système actuel de parrainage une présélection des candidats par un collège de 100 000 élus.

16. Cabinets ministériels.
Clarifier les conditions d'emploi de leurs membres.

17. Retour des anciens ministres au Parlement.
Permettre aux ministres de retrouver leur siège lorsqu'ils cessent d'exercer leurs fonctions gouvernementales.

18. Cumul des mandats pour les ministres.
Interdire tout cumul entre une fonction ministérielle et un mandat électif.

Sur le Parlement ?

19. Ordre du jour.
Donner à la conférence des présidents de chaque assemblée parlementaire le pouvoir de fixer son ordre du jour.

20. Limiter à la moitié du temps de séance (contre la totalité aujourd'hui) la faculté pour le gouvernement d'imposer l'examen de textes ou débats préparés ou acceptés par lui.

" (...)Une semaine de séance sur quatre est réservée à la discussion des projets et propositions de loi. Un jour de séance est réservé par priorité à l'ordre du jour fixé par les groupes parlementaires qui n'ont pas déclaré appartenir à la majorité qui soutient le gouvernement (...)."

22. Article 48. "(...) Une semaine de séance sur quatre est réservée au contrôle de l'action du gouvernement et à l'évaluation des politiques publiques. Un jour de séance est réservé par priorité à l'ordre du jour fixé par les groupes parlementaires qui n'ont pas déclaré appartenir à la majorité qui soutient le gouvernement (...)."

23.Article 49-3.
Limiter la portée de l'article 49-3 aux seules lois de finances et de financement de la Sécurité sociale.

24. Procédure d'urgence.
Permettre aux Assemblées, par un veto conjoint, de s'opposer à l'usage de la procédure d'urgence.

25. Préparation des projets de loi.
Imposer des études d'impact préalables au dépôt des projets de lois, avec une procédure spéciale de contrôle par le Conseil constitutionnel.

26. Instituer un contrôleur juridique dans chaque ministère.

27. Rendre publics les avis du Conseil d'Etat sur les projets de loi.

28. Soumettre pour avis des propositions de loi au Conseil d'Etat.

29. Portée de la loi.
Permettre le vote de lois de programmation dans tous les domaines.

30. Respect des articles 34 et 37 de la Constitution.
Permettre aux présidents de chaque assemblée de déclarer irrecevable les amendements intervenants dans le domaine réglementaire.

31. Encadrement du pouvoir d'amendement du gouvernement.
Article 44. "(...) Le gouvernement ne peut introduire, par amendement à un projet de loi, de disposition nouvelle autre que celles qui sont en relation directe avec une des dispositions du texte en discussion ou dont l'adoption est soit justifiée par des exigences de caractère constitutionnel soit nécessitée par la coordination avec d'autres textes en cours d'examen au Parlement. Ces dispositions ne s'appliquent pas aux projets de loi de finances ou de financement de la Sécurité sociale."

32. Droit d'amendement parlementaire.

Article 40. "Les propositions et amendements formulés par les membres du Parlement ne sont pas recevables lorsque leur adoption aurait pour conséquence soit une diminution des ressources publiques, soit \[la création ou\] une aggravation des charges publiques."

33. Organisation du débat législatif. Lutte contre l'obstruction.
Permettre à chaque assemblée de fixer, de manière concertée, une durée programmée des débats pour éviter l'obstruction.

34. Nombre de commissions.
Permettre à chaque assemblée de constituer en son sein jusqu'à dix commissions permanentes, contre six aujourd'hui.

35. Présidences de commission.
Répartir les présidences de commission parlementaire à la proportionnelle des groupes.

36. Rôle des commissions et organisation du débat législatif.
Permettre l'examen approfondi de certains textes en commissionavec simple ratification en séance publique après explications de vote.

37. Textes soumis au débat en séance publique.
Discuter en séance publique sur le texte issu des travaux de la commission, et non plus sur le projet du gouvernement.

38. Amélioration de la préparation des débats législatifs.
Article 42. "(...) En première lecture, la discussion d'un texte en séance ne peut intervenir qu'à l'expiration d'un délai de deux mois après son dépôt puis, dans la seconde assemblée saisie, à l'expiration d'un délai d'un mois à compter de sa transmission. Les dispositions de l'alinéa précédent ne s'appliquent pas si, à la demande du gouvernement, l'assemblée intéressée le décide."

39. Transparence des travaux des commissions.
Article 33. "(…) Les auditions auxquelles procèdent les commissions instituées au sein de chaque assemblée sont publiques, sauf si celles-ci en décident autrement."

40. Commissions d'enquête.
Lever l'interdiction faite aux assemblées parlementaires de créer des commissions d'enquête sur des faits faisant l'objet de poursuites judiciaires.

41. Rôle du Parlement en matière de contrôle.
Inscrire dans la Constitution la mission de contrôle et d'évaluation des politiques publiques dévolue au Parlement en plus du vote de la loi.

42. Contrôle : les moyens du Parlement.
Prévoir que la Cour des comptes assiste les assemblées parlementaires dans leur mission de contrôle et d'évaluation.

43. Créer au sein de chaque assemblée un comité d'audit parlementaire (…) chargé d'organiser les activités de contrôle.

44. Questions au gouvernement : extension des droits de l'opposition.
Accorder un temps de parole équivalent à l'opposition et à la majorité dans les séances de question au gouvernement.

45. Questions au gouvernement : extension des droits du Parlement.
Prévoir l'organisation de plein droit de séances de questions au gouvernement pendant les sessions extraordinaires.

46. Contrôle de l'exécution des lois en y associant l'opposition.
Instituer dans les commissions permanentes des équipes de contrôle de l'exécution des lois, composées d'un parlementaire de la majorité et d'un parlementaire de l'opposition.

47. Contrôle de l'exécution des lois : le rôle des contrôleurs juridiques des ministères.
Permettre aux contrôleurs juridiques institués dans les ministères (cf. proposition nº26) de faire rapport aux commissions parlementaires sur l'exécution des lois.

48. Le droit de résolution.
Permettre à chacune des assemblées de voter des résolutions dans tous les domaines (politique intérieure, extérieure et européenne).

49. Europe : organisation du Parlement pour suivre les affaires européennes.
Constituer au sein de chaque assemblée un comité des affaires européennes chargé notamment d'un contrôle du principe de subsidiarité.

50. Europe : élargissement.
Aligner la procédure applicable à la ratification des traités d'élargissement de l'Union européenne sur celle qui régit les révisions de la Constitution à l'article 89.

51. Europe : contrôle des actes européens.
Etendre l'obligation de transmission au Parlement à l'ensemble des documents, projets et actes émanant d'une institution de l'Union européenne.

52. Europe : transposition des directives.
Utiliser les nouvelles procédures d'examen simplifié.

53. Politique étrangère et de défense.
Informer sans délai le Parlement de toutes opérations militaires hors du territoire national et soumettre à autorisation législative la prolongation de ces interventions au-delà d'une durée de trois mois.

54. Politique étrangère.
Tenir informées les instances parlementaires compétentes des négociations diplomatiques.

55. Politique de défense.

Porter à la connaissance des commissions compétentes les accords de défense.

56. Disponibilité des parlementaires.

Interdire tout cumul entre un mandat parlementaire et une fonction exécutive locale.

57. Droits de l'opposition et commissions d'enquête.

Systématiser la pratique : un parlementaire de l'opposition rapporteur ou président de chaque commission d'enquête.

58. Donner à chaque groupe parlementaire le droit de demander la création d'une commission d'enquête par an.

59. Reconnaissance de la place de l'opposition.

Mieux représenter l'opposition dans les manifestations officielles.

60. Droits de l'opposition.

Permettre l'octroi de garanties particulières aux partis, groupements politiques et groupes parlementaires qui ne sont pas dans la majorité, en levant l'obstacle opposé par la jurisprudence constitutionnelle.

61. Elaborer une charte des droits de l'opposition recensant l'ensemble des droits de l'opposition et garantissant les bonnes pratiques d'une démocratie parlementaire.

Le rôle des citoyens :

62. Représentation des courants d'opinion à l'Assemblée nationale.Introduire une part de proportionnelle pour l'élection des députés (vingt à trente sièges) pour assurer la représentation des formations politiques minoritaires.

63. Actualisation du collège pour l'élection des sénateurs.

Mieux tenir compte de la démographie dans la composition du collège électoral sénatorial.

64. Egalité du suffrage.
Instaurer une procédure impartiale de redécoupage périodique (tous les dix ans) des circonscriptions électorales pour tenir compte des évolutions démographiques.

65. Conseil économique et social.
Reconnaître au Conseil économique et social un pouvoir consultatif en matière environnementale.

66. Moderniser la composition du Conseil économique et social.

67. Droit d'initiative populaire.
Article 11. "(…) Un référendum portant sur un objet mentionné au premier alinéa du présent article peut être organisé à l'initiative d'un cinquième des membres du Parlement soutenue par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales. La proposition des parlementaires est transmise au Conseil constitutionnel qui, après déclaration de sa conformité à la Constitution, organise la collecte des pétitions des électeurs et, après vérification de leur nombre et de leur validité, les transmet au Parlement. Si la proposition n'a pas été examinée par les deux assemblées parlementaires dans le délai d'un an, le président de la République soumet la proposition au référendum."

68. Procédure de révision de la Constitution.
Permettre à l'article 89 qu'en cas de refus de révision constitutionnelle par l'une des deux assemblées tandis que l'autre a adopté le texte à la majorité des trois-cinquièmes, il soit organisé un référendum de telle sorte que le peuple souverain soit appelé à trancher.

69. Justice : présidence du Conseil supérieur de la magistrature.
Mettre fin à la présidence du CSM par le président de la République et lui substituer dans cette fonction une personnalité indépendante.

70. Justice : composition du CSM.
Elargir la composition et ne plus faire du garde des sceaux un membre de droit.

71. Justice : attributions du CSM.
Lui reconnaître une compétence consultative pour la nomination des procureurs généraux (et non plus seulement, s'agissant du parquet, pour les procureurs de la République et substituts).

72. Justice : saisine du CSM par les justiciables.
Permettre aux justiciables de saisir le CSM à titre disciplinaire.

73. Stabilité du droit.

Interdire les lois rétroactives hors motif déterminant d'intérêt général.

74. Droits fondamentaux et contrôle de constitutionnalité.
Article 61. "Le Conseil constitutionnel peut, à l'occasion d'une instance en cours devant une juridiction, être saisi par voie d'exception aux fins d'apprécier la conformité d'une loi aux libertés et droits fondamentaux reconnus par la Constitution. Le Conseil constitutionnel est, à la demande du justiciable, saisi dans les conditions fixées par une loi organique sur renvoi du Conseil d'Etat, de la Cour de cassation, des juridictions qui leur sont subordonnées ou de toute autre juridiction ne relevant ni de l'un ni de l'autre."

75. Composition du Conseil constitutionnel.
Appliquer à toutes les nominations au Conseil constitutionnel la procédure d'encadrement du pouvoir de nomination (…); tirer les conséquences de la juridictionnalisation des missions du Conseil constitutionnel en prévoyant pour l'avenir que les futurs anciens présidents de la République n'en seront pas membres de droit.

76. Droits fondamentaux.
Instituer un défenseur des droits fondamentaux reprenant tout ou partie des attributions du médiateur de la République, du défenseur des enfants, du contrôleur général des lieux de privation de liberté, de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde) et de la Commission nationale informatique et libertés (CNIL) et habilité à saisir le Conseil constitutionnel; permettre à toute personne de saisir directement le défenseur des droits fondamentaux.

77. Pluralisme.
Créer dans la Constitution un Conseil du pluralisme reprenant notamment les attributions du Conseil supérieur de l'audiovisuel et de la Commission des sondages.



Sources : Le Monde (ici; ici; ici)

Sarkozy et sa bourde face aux cheminots : la video

merci à Dagrouik (intox2007) et à peuples.net pour la fameuse video : un cheminot interpelle le président ("j'ai fait le calcul, je perds 700 euros"). Sarkozy répond : "Les 40 ans (d'années de cotisation, ndlr), c'est pour tout le monde, en revanche, les bonifications, les décotes, moi je pense que tout ceci ne peut s'appliquer que pour ceux qui ne sont pas déjà rentrés à la SNCF". Et le heminot de s'exclamer: "mais c'est nouveau ça !"


Pétition contre les statistiques ethniques

Ce blog s'est fait l'écho de pétitions à répétition de la sarkofrance. Merci à Prochoix pour relayer une nouvelle pétition, celle de SOS RACISME, contre les statistiques ethniques.

En adoptant la loi relative à l’immigration, l’intégration, l’asile, le parlement a modifié la loi Informatique et Liberté en autorisant la collecte de «statistiques ethniques » dans le cadre d’« études sur la mesure de la diversité des origines des personnes, de la discrimination et de l’intégration ». Dès 2008, une grande enquête publique prévoit de demander à 24 000 personnes de répondre à des questions comme « De quelle couleur de peau vous diriez-vous ? » ou « Avez-vous une religion ? Si oui, laquelle ? » etc..

Il est urgent de se mobiliser devant ce renoncement aux principes fondateurs de notre République. Aujourd’hui, un appel est lancé :

Je refuse les « statistiques ethniques »…

Je refuse que quiconque me réclame ma couleur de peau, mon origine ou ma religion… Ni l’Etat, ni mon chef d’entreprise, ni un institut de sondage. Je refuse que l’on puisse faire de même avec mon conjoint, mes enfants ou mes parents… Mon identité ne se réduit pas à des critères d’un autre temps… Celui de la France coloniale ou d’avant août 44.

Je m’oppose à un Etat qui réhabilite une nomenclature raciale en se fondant sur la couleur de peau ou établisse un référentiel ethnico-religieux sur la base d'origines ou d'appartenances confessionnelles réelles ou supposées en totale contradiction avec les libertés et droits fondamentaux de la personne.

(lire la suite)

Dati demande à un magistrat de justifier son diplôme de magistrat

"En raison de la diffusion sur le site nouvelobs.com d’informations parcellaires faisant référence à la procédure d’intégration dans la magistrature de Madame le Garde des Sceaux, je souhaite apporter les précisions suivantes en ma qualité d’ancien secrétaire général du parquet général de la cour d’appel de Versailles en charge, de septembre 1996 à mai 2005, du suivi de ces procédures." Ainsi débute le courrier de Jean-Pierre Bonthoux, magistrat en charge de l'admission de Rachida Dati à l'ENM, adressé au Nouvel Obs samedi 27 octobre.
Comme le souligne l'hebomadaire, pourquoi donc la ministre a-t-elle menti sur le diplôme de l'ISA si sa simple maîtrise de droit suffisait pour la qualifier à l'examen ? Pour influencer la Cour ?


"L’intégration directe en qualité d’auditeur de justice est prévue par l’article 18 de l’ordonnance statutaire, qui dispose qu’une personne titulaire d’un diplôme sanctionnant quatre années d’études supérieures de droit et justifiant de quatre années d’une activité professionnelle dans le domaine juridique, économique ou social peut solliciter l’accès sans concours à l’Ecole nationale de magistrature. Elle a pour objectif d’enrichir la magistrature de jeunes professionnels disposant déjà d’une expérience réussie, présentant des profils alternatifs par rapport à ceux recrutés par les concours et susceptibles de constituer un apport pour le corps.

Le dossier est d’abord instruit par le parquet du tribunal de grande instance du domicile du candidat qui rassemble les pièces justificatives (nationalité, bulletin n° 2 du casier judicaire, diplômes, justificatifs de domicile…) et sollicite les personnalités dont le candidat a dressé la liste, susceptibles de donner un avis motivé à son sujet, ainsi que le préfet du département afin qu’il vérifie l’absence d’antécédents de police. Le candidat est ensuite reçu par le procureur de la République ou, dans les grandes juridictions, son secrétaire général pour un premier entretien de motivation. Le dossier, auquel est joint l’avis du procureur, est ensuite transmis au parquet général de la cour d’appel dont dépend le tribunal, qui vérifie que le dossier est complet et convoque le candidat pour un second entretien de motivation devant le procureur général ou son secrétaire général. Ce dernier rédige un rapport de synthèse de l’ensemble de ces informations, assorti d’un avis qui est soumis à la signature des chefs de cour, premier président et procureur général. L’avis est transmis à la commission d’intégration qui décide de l’admission du candidat. En cas d’avis favorable, celui-ci intègre alors l’ENM, où il suit le cursus ordinaire de tout auditeur.

Le dossier de Madame DATI a suivi l’ensemble de cette procédure au tribunal de grande instance de Nanterre d’abord, la candidate étant domiciliée dans les Hauts de Seine à l’époque (1996), puis à la cour d’appel de Versailles. Madame DATI disposait de tous les éléments nécessaires de nature à permettre l’instruction de ce dossier, notamment d’une maîtrise de droit, à elle seule suffisante en terme de diplôme, pour la procédure, et a fait l’objet d’un avis favorable des chefs de cour. Il convient de préciser que les entretiens ont pour objet essentiel l’examen de la motivation du candidat pour l’exercice des fonctions de magistrat, de son aptitude au regard de ses qualifications et de son expérience, ainsi que de l’apport pour le corps que constituerait son intégration. Le rapport final fait la synthèse de l’ensemble de ces éléments objectifs et subjectifs, positifs et négatifs, de manière à donner à la commission l’information la plus complète et objective possible mais surtout une impression générale motivée sur le candidat. Par nature concis, ce type de rapport n’est pas à l’abri d’imprécisions ou d’effets réducteurs. A l’évidence, le candidat ne saurait en aucun cas être tenu pour responsable des inexactitudes dans la retranscription des informations qui y figurent, pas plus qu’il ne l’est des impressions par nature subjectives et des avis émis en conséquence dont il est l’objet.
"(source)

Sarkozy a besoin de gardes-chiourmes à l'UMP

La majorité parlementaire UMP grogne. Les signes de réticences, voire de résistance à la "dictature démocratique" du Président Sarkozy se font chaque jour davantage sentir. Un nombre croissant de députés et de sénateurs apprécient peu le rôle de godillots présidentiels que le cabinet élyséen leur laisse. "Désordres" résume Jacques Espérandieu, le directeur de la rédaction du JDD ce 28 octobre.
Le JDD: Réforme des institutions, financement du Nouveau Centre, amendement ADN... Les désaccords entre Nicolas Sarkozy et les députés se multiplient ?

JF Copé : Partie prenante de la rupture incarnée par le président de la République, nous, députés UMP, n'aspirons pas à grogner pour grogner mais à débattre avec les ministres le plus en amont possible, afin de ne pas découvrir, après tout le monde, le contenu des textes de loi. Nous voulons être totalement associés aux réformes engagées (source).
Pour preuve, l'absentéisme à l'Assemblée Nationale, les protestations publiques de certains contre les tests ADN, les réserves émises sur l'opportunité du paquet fiscal.
Le Président sort donc les griffes : fait sans précédent, il s'est déplacé à l'UMP pour corriger les récalcitrants. Président d'un pays ou d'un parti ?

Jean-Pierre Raffarin s'est dévoué se week end pour rassurer Laurence Ferrari et les téléspectateurs de Dimanche+ : "les députés sont impatients". C'est tout. Raffarin est sans nulle doute prêt pour les Jeux Olympiques de la langue de bois: pour lui (sans rire, les députés UMP "demandent que les grandes décisions qu'ils approuvent, qui ont été prises par Nicolas Sarkozy, puissent aujourd'hui entrer sur le terrain (...) Ils n'ont que de l'impatience de voir arriver les choses sur le terrain." Demandez donc à François Goulard s'il est vraiment pressé de voir les tests ADN entrer en application.

Même si Jean-François Copé, lui, se défend d'en être, le Président a plus que jamais besoin de gardes-chiourmes à l'UMP.
Certains disent que vous ne tenez pas vos troupes, que vous agacez Nicolas Sarkozy...
Je n'ai pas une conception fermée ou autoritariste de mon rôle. Je ne me considère pas comme un garde-chiourme. 321 députés UMP, c'est 321 sensibilités différentes. Mon rôle de président de groupe, c'est d'accompagner les députés dans leur travail et d'encourager les talents (source).

La grève, ça marche

Deux victoires sont intervenues récemment du côté des grévistes. Le gouvernement se garde bien d'en faire la communication voire allume des contre-feux; la presse préfère souligner la grogne des usagers contre les grèves (personnel naviguant à Air France, cheminots SNCF, RATP, etc.

La première victoire est celle des internes : le 16 octobre dernier, Sarkozy a déclaré à l'intention des internes à Bordeaux qu'il était "attaché, comme vous tous, à la liberté d'installation", ajoutant qu'elle était un "principe fondateur de notre médecine libérale". Le 27 octobre, les députés abandonnaient le déconventionnement prévu contre les médecins s'installant dans des zones jugées "surmédicalisées".

La seconde n'est peut être qu'une bourde présidentielle : Nicolas Sarkozy a voulu se frotter à quelques cheminots vendredi 26 octobre:
lors d'une visite d'un centre de maintenance de la SNCF, il a proposé que la décote appliquée à la pension des cheminots qui ne cotiseront pas 40 ans ne s'applique pas aux agents actuels de la SNCF mais "aux nouveaux entrants".
"Les 40 ans (d'années de cotisation, ndlr), c'est pour tout le monde, en revanche, les bonifications, les décotes, moi je pense que tout ceci ne peut s'appliquer que pour ceux qui ne sont pas déjà rentrés à la SNCF", a déclaré le président de la République à Saint-Denis.
C'était l'un des trois motifs du conflit (les deux autres étant la durée de cotisation à 40 ans pour la retraite à taux plein et l’indexation des pensions sur les prix).
"Vraie proposition ou gaffe ?" se sont interrogés les ssyndicats et les journalistes; d'autant que le document d'orientation remis par Xavier Bertrand le 10 octobre aux organisations syndicales n'incluait pas ce recul gouvernemental...
Prenant Sarkozy au pied de la lettre, Eric Falempin, secrétaire national de FO, se délectait lui d’une grande victoire : «On vient de gagner sur un des trois points les plus importants.» Même discours de façade de la CGT : «J’ai pris acte», assure Didier Le Reste, secrétaire de la fédération des cheminots (source)



Hortefeux : la Carte compétences et talents fait pschit

Rue89.com rapporte comment la carte "COMPETENCES ET TALENT" mise en place par Nicolas Sarkozy quand il était Ministre de l'Intérieur est un gadget inutile : 7 mois après la publication du décret, aucune carte n'a été délivrée ! Qui a dit que l'immigration était une urgence nationale ?

L’annonce avait fait grand bruit. Le gouvernement et son ministre de l’Intérieur de l’époque, Nicolas Sarkozy, voulaient favoriser "l’immigration de travail choisie, face à l’immigration familiale subie". Tête de gondole de cette politique: la Carte compétences et talents, délivrée pour trois ans renouvelables une fois à l’étranger "résidant ou non en France, susceptible de participer en raison de ses compétences et de ses talents, de façon significative et durable, au développement économique ou au rayonnement, notamment intellectuel, scientifique, culturel, humanitaire ou sportif de la France et du pays dont il a la nationalité".

Dénoncée par l’opposition comme l’outil d’un "pillage des cerveaux", et d’un "tri des immigrés", la mesure avait été largement médiatisée. Plus d’un an après sa création par la loi du 24 juillet 2006 et sept mois après la parution du décret d’application du 22 mars 2007, aucune carte de séjour portant mention "compétences et talents" n’a encore été délivrée.
Lire la suite

27 octobre 2007

25ème semaine de Sarkofrance : mensonges d'Etat

Cette 25ème semaine de la Sarkofrance est placée sous le signe du mensonge. C'est nouveau. Cela vient de sortir.
C'est d'abord le 2ème anniversaire du déclenchement des émeutes de l'automne 2005, nées d'une bavure policière et d'insultes prononcées par le Ministre de l'Intérieur de l'époque, Nicolas Sarkozy. ce dernier avait fait des promesses. Deux ans après, c'est le vide.
La semaine passée s'était clôturée par le divorce enfin officialisé de Cécilia et Nicolas Sarkozy. Le CANARD ENCHAINE confirme cette semaine ce que nous supposions : le rapprochement Cécilia-Nicolas n'était que de circonstance. Le divorce se préparait depuis avril dernier.

Mensonge également chez Rachida Dati : la rumeur de son faux diplôme l'été dernier est enfin sortie dans la presse officielle. La biographie officielle de la ministre est d'ailleurs équivoque : elle s'y déclare "ancien élève de l'ISA", et non diplômée. Elle a raison. l'annuaire des anciens élèves ne la mentionne pas. Pourtant, le groupe HEC adore faire valoir la réussite de ses anciens élèves... (l'auteur de ce blog en parle en connaissance de cause). Un(e) internaute anonyme s'interrogeait aussi sur notre acharnement contre Melle Dati. Notre acharnement est en fait total. Comme CSP, nous allons "cogner sur Dati".

Mais cette semaine n'est pas si noire : même s'ils sont insuffisants, ne faisons pas la fine bouche sur les mesures annoncées au Grenelle de l'Environnement. Une seule nous apparaît particulièrement injuste : la taxe Carbone, qui frappe les pauvres comme les riches. Toute taxe émanant d'un gouvernement à l'origine du concept sulfureux de "TVA sociale" doit être regardée avec la plus grande vigilance.

Les internes ont gagné, c'est le cri de victoire de Candice. Le gouvernement le cache, mais la mobilisation est payante. Elle le sera sur les retraites. Amis cheminots, lâchez sur les 40 ans mais négociez vos dérogations par métier, le niveau de votre pension. Prenez exemple que les internes ! Les Français vous suivront. Les Fonctionnaires ont déjà choisi de maintenir la pression (merci Torrapamavoa)

Cacophonie au Parti Socialiste, mais d'autres en parlent mieux que moi, et ce n'est pas l'objet de ce blog. Un vrai bordel. Alors qu'il n'a jamais été aussi facile d'être de gauche, celle-ci a ... disparu !

Une petite pensée pour la vigilance : la mauvaise nouvelle de la semaine est celle du découragement de Damien B, auteur du vigilant "LA FRANCE DE DEMAIN", malgré les encouragements d'O16O (La Pire Racaille). la bonne nouvelle de la semaine est la mise au point d'une Fédération de blogs vigilants par la charmantE massiE13 (merci à Intox2007 et CENESTPASMONPRESIDENT d'en parler également). Encore merci ! Abonnez vous !

Dati dément tout mensonge.

Rachida Dati "n'a jamais prétendu être diplômée d'un MBA européen", a déclaré, vendredi 26 octobre, le porte-parole de la Chancellerie. La polémique est née de L'Express qui assurait qu'elle avait inclus ce diplôme dans son dossier d'entrée à l'Ecole nationale de la magistrature (ENM).
"Rachida Dati est ancienne élève de l'Institut supérieur des affaires" (ISA), lié au groupe des Hautes études commerciales (HEC), a précisé le porte-parole (c'est peut être vrai).

Habile.

Jean-Michel Aptahie nous fatigue

C'est bien commode de se prononcer apolitique. Etre contre les grèves et contre Xavier Bertrand. Etre pour les tests ADN et contre la loi Hortefeux. Etre contre Segolène Royal et Contre Nicolas Sarkozy. Etre pour le Bien et Contre Mal.

A lire ou écouter chaque semaine Jean-michel Apathie, éditorialiste à RTL chaque matin et sur CANAL+ chez Michel Denisot, je fatigue. Absence de choix. Confort de la neutralité.

Grève. Nous y sommes. Cela faisait si longtemps. Douze ans sans une bonne, vraie et grande grève. Le motif: les régimes spéciaux de retraites. L'issue? L'essoufflement, espère le gouvernement. Le retrait du projet, souhaitent les syndicats. Au milieu, à l'exact milieu, le parti socialiste, dont le premier secrétaire, François Hollande, était l'invité de RTL. Il convient que ces régimes sont dépassés par l'histoire. Il soutient les syndicats dans le mouvement qu'ils entament aujourd'hui. Le trait d'union entre ces deux bornes? La demande d'une réouverture des négociations. Une position claire pour celui qui parvient à la comprendre. (le 18 octobre)
Pourtant, parfois, il tape juste:

Surbooké. Le Parisien revient ce matin sur la quintuple carrière que Jean-François Copé mène de front. On rappelle les titres: maire de Meaux, président de la communauté d'agglomération meldoise, député de Seine-et-Marne, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale et donc, dernière activité en date, avocat au cabinet paraît-il ultra connu et super côté Gide, Loyrette et Nouel. Selon le journaliste du Parisien, Jean-François Copé consacre pas mal de temps à son nouveau travail. "Il prend ses marques, il est assez présent en ce moment", confie une source anonyme au sein du cabinet. Évidemment, pas question de conflit d'intérêts puisque l'élu de la République assure ne se consacrer qu'aux activités de médiation entre entreprises. "Dans le petit monde des avocats, poursuit le journaliste, cette affirmation fait sourire." Et une source, encore anonyme, précise: "Ce qui est intéressant chez Copé, c'est son carnet d'adresses. Il serait étonnant qu'il ne s'en serve pas pour faire du lobbying si on le lui demande." Dernière précision dans le papier: l'élu refuse de dire quelle rémunération il va percevoir pour ce travail. Le journaliste indique que l'heure de travail dans ce cabinet est facturée aux clients "environ 500 euros de l'heure", dont une partie est reversée au cabinet. Le temps, l'entregent et l'argent… Comme dit Jean-François Copé: où est le problème?

Sarkozy au Maroc : pas content et mal à la gorge

merci à Bakchich de nous relater les coulisses d'un voyage officiel...

Il n'évite pas le couac.
Avant le début des festivités, le bon président Sarko a tout de même le temps de serrer la main des serviteurs du Trône alaouite. Parmi eux, le général Hosni Benslimane. On frôle le couac : quelques minutes plus tard, France 3 révèle que le puissant patron de la gendarmerie royale est visé par un mandat d’arrêt international dans le cadre de la disparition de Mehdi Ben Barka…
Il tombe malade.
Au final, ni l’entrevue avec le Premier ministre ni le dîner en famille avec M6 n’auront eu lieu, ce dernier ayant été remplacé par une petite réception. Deux jours plus tard, Nicolas Sarkozy expliquera qu’il avait « mal à la gorge » et que « Bernard (Kouchner) lui a donné des antibiotiques ». Tout rapprochement avec Cécilia se faisant porter pâle chez les Bush pour cause d’angine blanche est fortuit.
Il fait un footing.
Visiblement guéri de son « mal de gorge », Nicolas Sarkozy fait son footing avec le champion du monde du 1 500 mètres, Hicham El Guerrouj, l’un de ses « héros » avant de rencontrer les médias. Les pauvres piaffaient : c’est le premier briefing que leur concède le président français. Il tancera au passage la coquinette Ruth Elkrieff (BFM TV) coupable, la vilaine, d’avoir tenté de le lancer sur son divorce avant de rassurer tout le monde : « je suis arrivé un peu fatigué au Maroc, je repars en pleine forme ». Sans oublier de vanter les mérites du « beau ciel bleu » marocain. Un discours que ne renierait pas Jacques Chirac. Besitos…




Benamou le dangereux

les conseillers du Président n'aiment pas la contestation. Henri Guaino en a fait la preuve : contredire un député élu ou un ministre investi par le Parlement ne le dérange pas. L'excellent Backchich.info traite de George-Marc Benamou, ex-confident du Président Mitterrand, et aujourd'hui conseiller de Sarkozy sur la culture et la communication.

Ainsi Backchich révèle que Benoît Delmas, journaliste au Nouvel Economiste, auteur de différents livres ou pamphlets (dont deux que je vous recommande : sur la galaxie Endemol et l'autre sur les mésaventures de Vivendi) est sous "surveillance juridique" et relate l'échange suivant :
Delmas compose le numéro du portable de Benamou. « Je dis mon nom, pas même le temps d’indiquer mon support », raconte-t-il à Bakchich, en révélant la conversation surréaliste échangée avec le conseiller de l’Elysée. « C’est vous qui avez un blog, qui écrivez des contre vérités sur moi. Sachez que vous êtes sous surveillance », lui assène Benamou. « Nous sommes en démocratie ou en dictature ? », questionne Delmas, interloqué. « Tant que vous ne retirerez pas ce que vous avez écrit sur moi, vous serez sous surveillance », répond GMB. « Puis-je avoir le nom de votre avocat ? », continue le journaliste. « Non. Il est chargé de surveiller tous vos écrits ». « Si j’écris des conneries, envoyez-moi du papier bleu, ça sera plus démocratique », tente Delmas. « Vous êtes sous surveillance juridique, recommence Benamou. Redevenez un garçon sympathique, car nous avons des amis communs dans votre entourage professionnel ; ça vaudrait mieux pour vous ». « Je vous appelais à propos de France Télévision », insiste Benoît Delmas. « Tant que vous n’aurez pas retiré vos écrits, je ne vous parle pas », conclut Benamou. Il raccroche." (source)
Il est vrai que Delmas s'est "acharné" sur Benamou.

Vous êtes en Sarkofrance.
PS: j'en profite pour prévenir mes amis bloggeurs qui participeront à la République des blogs mercredi 31 octobre que nous serons photographiés par les Renseignements Généraux.