Nicolas Hulot est ravi : il donne 18/20 au président
"A ce stade-là, pour gagner une petite marge de manoeuvre, on va mettre 18 sur 20", "C'est plus qu'un lancement d'idées, c'est même assorti d'une réforme profonde de la fiscalité comme je le souhaitais - sans d'ailleurs penser qu'on en arriverait là -, d'un transfert de la fiscalité du travail sur la fiscalité écologique."
Borloo, "fou de joie"
"Moi, je suis absolument fou de joie de ces quatre mois. Pour moi c'est un moment un peu...fort ".
Une "grande révolution" selon l'UMP
L'UMP souligne "les décisions fortes prises par le Chef de l'Etat à l'issue du Grenelle, notamment la poursuite de la recherche sur les OGM parallèlement à une suspension de la culture commerciale des OGM pesticides ou le développement des énergies renouvelables sans renoncer à l'énergie nucléaire" (tu m'étonnes)
Hervé Mariton le villepiniste gâche la joie: "Comment ça marche ?"
"La direction générale est très bonne mais la question qu'on a envie de se poser à ce stade c'est, comment ça marche"; "Quand on fait des choix aussi massifs de basculement du routier vers le ferroviaire, par exemple, comment est-ce que l'on passe concrètement aux actes ?" (source)
Le PS est dubitatif (mais sans idée)
"les objectifs affichés, les principes énoncés et son catalogue de mesures annoncées se veulent exhaustifs", mais Sarkozy "a commencé à reculer devant les lobbies" . "Il convient d'ajouter à cela les contraintes budgétaires crées par le paquet fiscal de juillet dernier, privant le Grenelle de moyens financiers conséquents pour conduire ces politiques, avec le risque de voir une fois de plus le gouvernement transférer la charge financière sur les collectivités locales". (source)
Ségolène Royal constate les ralliements...
Une fois d'être ravie tout en rappelant l'hypocrisie du pouvoir en place : "Ségolène Royal observe que plusieurs annonces de décisions faites à l'issue du Grenelle de l'environnement sont la reprise de propositions – contestées à l'époque – qu'elle avait faites pendant la campagne présidentielle : gel des OGM, du nombre de centrales nucléaires, plan d'économies d'énergie dans les bâtiments, … Et elle ne peut donc que s'en féliciter". Un bémol ? "Deux points méritent des regrets quant aux options choisies: sur les pesticides, l'engagement pris de réduction est à la fois flou, lointain et insuffisamment contraignant. Quant à la taxe sur les énergies fossiles, elle constitue un danger pour le pouvoir d'achat des Français. Il aurait mieux valu accorder des avantages fiscaux aux produits écologiquement propres."
Les Verts: "Beaucoup d'annonces"
"Le problème c'est que c'est des annonces, beaucoup d'annonces, très bien mises en scène", a réagi sur i>Télé Cécile Duflot, la secrétaire nationale des Verts. "On essaye de satisfaire un peu tout le monde, de rester sur un espèce de consensus ou de compromis sans les actes concrets immédiats et avec des vraies craintes".
Le Parti communiste: "Remettre en cause les logiques libérales"
"Le gouvernement devra remettre en cause les logiques libérales pour être au niveau des décisions prises par Nicolas Sarkozy" (allo ? Marie-George ? T'es là ?). "Comment développer un programme national en faveur des énergies renouvelables en privatisant le secteur public de l'énergie ? Le gouvernement devra assumer jusqu'au bout la portée de cette déclaration, et remettre en cause sa politique de casse des services publics, qui contribue à aggraver la crise sociale, comme la crise environnementale".(source)
Sortir du nucléaire dénonce l'hypocrisie d' "un Grenelle radioactif"le Réseau "Sortir du nucléaire" demande l'arrêt immédiat des quatre chantiers nucléaires majeurs en France :
- le chantier du réacteur EPR (fission nucléaire) prévu à Flamanville (Manche)
- le chantier du réacteur ITER (fusion nucléaire) prévu à Cadarache (Bouches-du-Rhône)
- le chantier Bure (enfouissement des déchets radioactifs) dans la Meuse
- le chantier de l'usine Georges Besse 2 (GB2, enrichissement de l'uranium) dans la Drôme
De même, le Réseau "Sortir du nucléaire" demande l'arrêt des projets de vente de réacteurs nucléaires à des dictatures (Chine, Libye, Maroc).
Le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle que, même poussé à son maximum, le nucléaire ne couvre finalement que 17% de la consommation française d'énergie, contre 75% au trio pétrole-gaz-charbon : la France cumule donc les nuisances du nucléaire et celles des énergies fossiles.
Plus généralement, le nucléaire ne couvre que 2,5% de la consommation mondiale d'énergie, une part infime et en déclin (*), et donc parfaitement incapable d'influer positivement sur le climat contrairement à ce que prétendent les tenants de l'atome.
Même Greenpeace est déçu.
Selon Yannick Jadot, le directeur des programmes de Greenpeace, il y a "incontestablement une ambition, un changement de culture au niveau de l'Etat"."Après une demi-journée de travail, la phase de négociation du Grenelle de l'environnement a été interrompue. Des sujets essentiels, dont l'examen était prévu aujourd'hui, n'ont pas été traités : agrocarburants, forêts tropicales, dimension européenne et internationale, responsabilité sociale et environnementale des entreprises, expertise et lanceurs d'alerte, éducation à environnement, publicité..." (déclaration le 25/10)
Pour l'Alliance pour la planète, "le discours prononcé par Nicolas Sarkozy, témoigne d'un changement de culture. Le président de la République a annoncé des mesures ambitieuses et mais il reste de nombreuses contradictions."
Les Amis de la Terre mécontents
"Comme toujours volontariste, Nicolas Sarkozy est venu clore, par un discours, une concertation de plusieurs mois. Pour autant, malgré des engagements initiaux ambitieux, le Président de la République n’a voulu prendre aucun risque tangible pour les intérêts de l’industrie française et a annoncé des mesures sans toujours prendre des engagements précis" (lire le communiqué)
Le président de l'ONG, Claude Bascompte, s'en prend lui à la méthode présidentielle: "En voulant ménager la chèvre et le chou, le nucléaire et les renouvelables, l'agriculture biologique, les OGM et les agrocarburants, les incinérateurs et la réduction à la source des déchets, Nicolas Sarkozy s'efforce de paraître courageux, mais refuse de prendre des engagements clairs et remet à plus tard la question des choix réels, dont celle, cruciale, des financements".(source)
Papa, on rentre ?
-
Lianne: “Papa, on rentre ?” Juan: “Oui. On rentre à Paris.” Tarzan: “On va
retrouver maman !” Posted in Lianne, Olive, Tarzan
Il y a 3 heures















1 commentaires:
Mais l'essentiel n'était-il pas de voir Nicolas Sarkozy en photo à côté d'Al gore?
Bon, maintenant que l'écologie c'est réglé, si on passait aux choses sérieuses?
Enregistrer un commentaire