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vendredi 26 octobre 2007

Rachida Dati et son faux diplôme

Qu'il est difficile d'être une icône de la France de Demain. Ce blog a toujours été critique contre l'ouverture aux minorités visibles aux détriments de la compétence. La sanction est rude. L'Express, repris par le Nouvel Obs, relate comment Rachida Dati a usurpé l'un de ses diplômes, celui de l'ISA -HEC qu'elle a prétendu avoir obtenu pour être qualifiée à l'admission sur titres à l'Ecole Nationale de la Magistrature !

Sa réussite révèle en effet de formidables ressources intérieures, mais aussi une stratégie éprouvée de conquête du pouvoir.
Rachida Dati a eu sa part d'ennui avec le fisc. Pour la bonne cause ?
Rachida Dati s'est beaucoup impliquée, hébergeant une sœur et une nièce dans le petit appartement qu'elle occupe rue du Faubourg-Poissonnière, dans le Xe arrondissement de Paris, au milieu des années 1990. Elle reverse alors une grande partie de ses revenus pour aider la fratrie. Ce qui lui vaut d'ailleurs un sérieux problème avec le fisc en 1997. Alors qu'elle vient tout juste d'intégrer l'Ecole nationale de la magistrature (ENM), elle fait l'objet d'un redressement pour avoir, de 1992 à 1994, déduit ces aides de son revenu au titre de «pensions alimentaires». L'administration exige donc un remboursement sur trois ans, d'un montant considérable par rapport à son salaire (20 000 francs par mois chez Matra, mais 9 000 depuis son entrée à l'ENM). Conseillée par ces relations qu'elle sait si bien tisser, elle obtient un étalement sur trente mois et rembourse l'intégralité de la somme.
Elle a surtout réussi avec son culot, l'absence de compétence compensée par l'ambition, le désir de plaire et le talent de flatterie, toujours auprès des hommes.
A l'époque, Rachida Dati écrit à tous les décideurs: capitaines d'industrie, ministres, hauts fonctionnaires ou même chanteurs et journalistes... (...) A l'occasion de la remise d'un prix à l'une de ses sœurs, elle se rue sur le patron de Matra pour lui dire toute son admiration. «Jean-Luc Lagardère était à la fois amusé et flatté, se souvient, attendri, Patrick Déchin, directeur de cabinet à l'époque. Il me l'avait décrite comme étonnante. Je l'ai trouvée impressionnante.» Rachida Dati est embauchée au contrôle de gestion, en 1990. «J'ai même obtenu que Jean-Luc lui fasse un chèque pour payer ses études», se souvient le directeur de cabinet, qui a toujours gardé le contact.
L'Express évoque le problème qui fâche:
(...) Rachida Dati bénéficie, on l'a vu, d'une aide de Matra pour s'inscrire au prestigieux Institut supérieur des affaires (ISA), qui dépend du groupe HEC. Elle se présentera dans toutes ses biographies comme une «ancienne élève» de l'ISA. Ce qui est exact. Elle n'a, en revanche, jamais obtenu le diplôme final.
Grâce à cette usurpation de diplôme, elle pu présenter à l'Ecole Nationale de la Magistraure, via la «procédure d'intégration sur titres».
Il lui faut par conséquent miser sur une «procédure d'intégration sur titres». Son dossier est instruit par la hiérarchie judiciaire. Il fait état de deux maîtrises, de cours suivis à l'ISA. Et - curieusement - de l'obtention d'un «MBA européen du groupe HEC-ISA». Or, rappelons-le, selon la grande école, elle n'a jamais obtenu le diplôme... Erreur, maladresse ou, comme souvent, volonté d'aller vite, trop vite? En tout cas, le 18 novembre 1996, le parquet général de Versailles (Yvelines), sous la signature de Vincent Lamanda et de Jean-Pierre Plantard, émet un «avis favorable» à l'intégration à la magistrature de «Mlle Dati».
Commentaire: Rachida Dati est le contre-exemple parfait. Celui qui voudrait montrer qu'une femme issue de l'immigration doit tricher et séduire pour réussir. Le cauchemar .
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