30 novembre 2007

Même pour OpinionWay, Sarkozy ne convainc pas

Même LE FIGARO est obligé de le reconnaître: "Sarkozy convainc, mais l’opinion reste dans l’attente". Et de renchérir : "Sur l’ensemble de sa prestation, 67 % des Français l’ont trouvé convaincant (neuf points de moins qu’après sa dernière prestation, le 20 septembre). Mais concernant le sujet central sur lequel il était attendu, seuls 49 % des sondés trouvent que ses « propositions pour améliorer le pouvoir d’achat » sont convaincantes." Pourtant, les mesures "en faveur de l'emploi et du pouvoir d'achat, le fameux paquet fiscal, datent de ... 6 mois.

Dans le détail, le sondage OpinionWay révèle que :
50% des sondés classent les émeutes comme l'évènement politique le plus marquant de la semaine,
78% pensent que ces émeutes sont dûes au "contrôle insuffisant des parents sur leurs enfants" et pour 53% au chômage et à la précarité.
15% seulement font confiance à l'opposition de gauche (paf)
50% trouvent Sarkozy éloignés de leurs préoccupations .

Bon courage.

En Sarkofrance, on interpelle les militants de France Terre d'Asile

Le lundi 19 novembre 2007, deux intervenantes sociales travaillant pour France Terre d’Asile, dans le cadre d’un dispositif de protection de l’enfance financé par l’Etat, ont été interpellées au petit matin à leur domicile parisien. Un communiqué de France Terre d'asile.

"Fouille au corps, perquisition, saisie de l’ordinateur personnel, transfert menottées à Coquelles dans le Pas-de-Calais, maintien en garde à vue pendant plus de 12 heures pour l’une et 24 heures pour l’autre ; ce traitement musclé avait pour but de vérifier, selon le Procureur de la République de Boulogne-sur-Mer, si elles s’étaient rendues complices ou non d’aide au séjour irrégulier. Il conclura à une générosité « mal placée ». Ces méthodes témoignent pour le moins d’une dérive répressive et inacceptable.

Cet incident n’est pas isolé. Les organismes signataires ne peuvent accepter que ces pratiques détestables se généralisent à l’ensemble du territoire national. Ils sont décidés à s’y opposer par tous moyens de droit.

De plus en plus de travailleurs sociaux se trouvent confrontés, dans leur exercice professionnel, à la situation des « sans » : sans papiers, sans domicile, sans emploi... au final, sans existence.

Parmi ces personnes, que certaines politiques publiques veulent rendre invisibles, les migrants sont particulièrement visés à plusieurs titres : celui d’être précaires, étrangers et éventuellement en situation irrégulière.

Dans ce contexte, les intervenants sociaux tentent, conformément aux missions du travail social, de venir en aide à tous, indépendamment de leur origine et nationalité. Ce faisant, ils participent au maintien du pacte social et républicain de notre pays fondé sur la liberté, l’égalité et la fraternité.

En 2003, la loi sur la maîtrise de l’immigration a introduit une immunité humanitaire pour protéger les associations et leur personnel. Dans une décision du 2 mars 2004, le Conseil constitutionnel a rappelé que « le délit d’aide au séjour irrégulier d’un étranger en France commis en bande organisée ne saurait concerner les organismes humanitaires d’aide aux étrangers ».

Cette décision s’applique à l’ensemble du secteur social dont les missions s’inscrivent, pour l’essentiel, dans un cadre normatif défini par le Code de l’action sociale et des familles.

Les organismes du secteur social sont comptables des actes accomplis par leurs agents dans l’exercice de leur contrat de travail. Dès lors, pour les organisations soussignées, l’interpellation de travailleurs sociaux en raison de leur activité professionnelle constitue une entrave caractérisée à l’exercice de leurs missions. Les travailleurs sociaux, dans l’accomplissement de leurs missions, n’aident pas au séjour irrégulier d’étrangers mais assurent le respect du droit de toute personne à une vie décente et à la dignité. (source)
"


L'imposture du plan Boutin pour les sans abris.


Christine Boutin, la ministre de la Ville qui s'est récemment tue quand Villiers Le Bel s'enflammait, a présenté, le 19 octobre, la circulaire du Plan grand froid adressée aux préfets. Ce texte précise, à l’approche de l’hiver, les grandes orientations en matière d’accueil, d’hébergement et d’insertion des plus démunis. Revue de détails.

La première nouveauté du plan est de laisser les Préfets décider de leur niveau d'alerte pour l'hébergement d'urgence en fonction de la température de ... leur territoire. Amis Préfets, branchez vous sur Meteofrance.fr ! Sans rire.
La seconde vraie "nouveauté" est de mobiliser "de multiples acteurs - associations, représentants du conseil général, principales communes, samu, établissements publics de santé, pompiers, forces de l’ordre, réseaux de secouristes - pour coordonner les initiatives et être au plus près des réalités du terrain."
La troisième mesure d'importance est énorme : "Des places supplémentaires d’hébergement d’urgence pourront être mobilisées en fonction des conditions météorologiques" (avant, on n'avait pas le droit ?)
La quatrième mesure : l'extension des horaires d’ouverture des centres...
Curieusement, dès qu'il faut parler de moyens supplémentaires, les annonces sont terrifiantes de langue de bois :
- le plan prévient que "la réalisation de ce programme est retardée" en parlant de l'ouverture de 9 000 places de maisons-relais pour atteindre l’objectif total de 12 000 places.
- sur la "mobilisation de logements des parcs privé et public en faveur des personnes hébergées en centres d’urgence ou d’insertion", un "recensement précis du nombre de logements mobilisés est en cours" (depuis 6 mois que le gouvernement est en place, il ne s'est rien passé ?)
- enfin (heureusement), la ministre peu annoncer que "l'amélioration qualitative du parc d’hébergement avec les 6 000 places de stabilisation créées ou issues de la transformation de places d’hébergement d’urgence" se poursuit, sans différencier le nombre de créations des "transformations".

Conclusion : il n'y a pas une seule, PAS UNE SEULE mesure concrète donnant des moyens supplémentaires pour l'hébergement des sans abris, malgré la NOVLANGUE du communiqué officiel.

Lire l'intégralité: ici

Lettre à Nicolas Sarkozy, Président de tous les Français… séropositifs compris

Jean-Luc Romero, ex-UMP, Président d’Elus Locaux Contre le Sida, a écrit à Nicolas Sarkozy. Bravo.
"Etre séropositif, c’est dur et j’ai la forte impression que, quelques fois, on l’oublie. Etre séropositif, c’est être atteint d’une maladie dont on va mourir, c’est avoir un virus qui discrimine et précarise. C’est être plus coupable que malade. C’est pour cela que je fais appel à vous, monsieur le Président. Parce que je connais votre volonté de faire bouger les choses.

Ah oui ! Dernière chose : si vous avez lu avec attention cette lettre, ce que j’espère vivement, vous avez pris 5 minutes de votre temps. Pendant votre lecture, 20 personnes sont mortes du sida dans le monde…"


Monsieur le Président de la République,

Je crois savoir que le style épistolaire vous plaît. Permettez-moi donc de vous adresser cette lettre, monsieur le Président, président de tous les Français, séropositifs compris. Aujourd’hui, j’ai l’impression que l’on nous oublie un peu. Pourtant, c’est la Journée mondiale de lutte contre le sida. Journée de mobilisation et de revendications. Journée de combat. Journée de colère. Mais aussi Journée de tristesse. Quel autre sentiment éprouver quand on pense aux 5.700 vies que le sida emportera aujourd’hui ?

Je ne voudrais pas passer pour un râleur un peu effronté - c’est la saison des contestations -
mais, moi aussi, j’ai des revendications. Pour me faire entendre, je ne peux pas faire grève : grève des traitements ? Cela serait courir au suicide, moi qui suis séropositif depuis plus de 20 ans et alors que, je ne cesse de le rappeler, le sida reste une maladie obstinément mortelle.

Alors je vous écris. Je vous écris pour vous dire que ma vie n’est pas bien rose, que la vie d’un séropositif ressemble plus à de la survie. J’entends dire que le sida serait devenu une simple maladie chronique, qu’on pourrait même en guérir ! Mensonges. Mensonges meurtriers. Bien trop de mes amis sont partis pour que je puisse supporter de telles allégations, pour que je puisse entendre ces inepties. Alors oui, je vais, trait d’humeur assez français, râler.

Vous avez fait vôtre ce slogan : « Travailler plus pour gagner plus ». Quel que soit le positionnement politique de chacun, le pouvoir d’achat étant une priorité, cela peut être une solution tout à fait valable. Mais, pour une personne touchée par le VIH/sida, le maintien dans l’emploi est un vrai problème : comment gérer la fatigabilité, les effets secondaires des traitements, effets très lourds ? Les aménagements nécessaires sont clairement insuffisamment mis en œuvre. Parallèlement, 43% des personnes séropositives en âge de travailler n’ont pas d’activité professionnelle. Non pas qu’elles ne le veulent pas, bien sûr, mais elles ne le peuvent pas. En effet, si la personne ne supporte pas la charge de travail imposée à cause des effets secondaires des traitements, elle peut perdre l’allocation adulte handicapées (AAH) et donc se retrouver au RMI ce qui aurait évidemment des conséquences dramatiques sur la continuation des soins. Rappelons que 25% des séropositifs sont bénéficiaires de l’AAH. Le montant de cette aide, qui ne peut se cumuler avec un emploi : 621 euros. Moins que le seuil de pauvreté… Ne pourrait-on pas envisager une hausse de l’AAH à hauteur du SMIC pour garantir un minimum à des personnes qui, vous le savez, n’ont pas choisi d’être malades ? Ou ne faudrait-il pas garantir la réversibilité de l‘AAH ? Aujourd’hui, je sais que vous serez d’accord avec moi, monsieur le Président, pour dire qu’il faut sortir de la logique selon laquelle reprendre un travail serait un risque et pas une chance pour une personne séropositive.
Par ailleurs, vous avez déclaré que vous souhaitiez une France de propriétaires. C’est un rêve réalisable pour les séronégatifs, un rêve toujours inaccessible pour les séropositifs. En effet, l’accès à l’assurance et donc aux prêts pour les personnes touchées dépend d’un régime conventionnel. Il a été considérablement amélioré via la signature de la convention AREAS. Mais, comme en convenait récemment votre ministre de la santé, il reste beaucoup à faire pour assouplir les conditions d’octroi d’un prêt, vraiment beaucoup… Permettez-moi également cette remarque : 12% des personnes séropositives n’ont pas de logement personnel…

Dernière petite râlerie, si vous me le permettez, monsieur le Président. Dernièrement, je voulais me rendre aux Etats-Unis parce que, tout comme vous, j’aime sincèrement ce pays. Mais malheureusement, je n’en ai pas le droit, j’en suis banni à vie. N’allez pas croire que j’ai pu commettre quelques crimes ou délits qui me vaudraient cette peine à perpétuité. Non ! En fait, cette peine est complètement injuste : je suis séropositif et parce que je suis malade, je n’ai pas le droit de mettre un pied sur le territoire des Etats-Unis, tout comme 33 millions de personnes dans le monde. J’en viendrai presque, sans faire de l’anti-américanisme primaire, à regretter que nos ancêtres aient pu donner la Statue de la Liberté aux Etats-Unis ! C’est vrai, je pourrais choisir une autre destination mais, dans 12 autres pays dans le monde, je suis également interdit de déplacement pour cause de séropositivité. Globalement, dans la moitié des pays membres de l’ONU, je n’ai pas le droit de m’installer ou de séjourner plus de 3 mois. Monsieur le Président, même si la France n’est pas, et c’est tout à son honneur, concernée par cette scandaleuse restriction, je sais que votre sens de la justice ne peut qu’être heurté par une mesure totalement intolérable et que vous aurez à cœur d’intervenir au niveau international pour la dénoncer.

Voilà, monsieur le Président. Etre séropositif, c’est dur et j’ai la forte impression que, quelques fois, on l’oublie. Etre séropositif, c’est être atteint d’une maladie dont on va mourir, c’est avoir un virus qui discrimine et précarise. C’est être plus coupable que malade. C’est pour cela que je fais appel à vous, monsieur le Président. Parce que je connais votre volonté de faire bouger les choses.

Ah oui ! Dernière chose : si vous avez lu avec attention cette lettre, ce que j’espère vivement, vous avez pris 5 minutes de votre temps. Pendant votre lecture, 20 personnes sont mortes du sida dans le monde…

Je vous prie de croire, monsieur le Président de la République, à l’expression de ma respectueuse considération.


Jean-Luc Romero
Président d’Elus Locaux Contre le Sida


Villiers-Le-Bel : un banal accident



Le directeur général de la police nationale, Frédéric Péchenard, a estimé que l'accident mortel des deux jeunes à Villiers-le-Bel (Val d'Oise) est "un tragique et banal accident de la route", et pure fruit du hasard.
"Aujourd'hui, en fonction des informations que j'ai, je pense que les policiers n'y sont pour rien et que c'est un tragique et banal accident de la route", indique-t-il, estimant que les deux adolescents "auraient pu aussi bien rentrer dans la voiture de devant ou celle de derrière". "C'est tombé de manière aléatoire sur la voiture de police. Il n'y a pas eu de course-poursuite".Source: LE NOUVEL OBS
Il lui manquait peut être une video.

Voici une description de la vidéo amateur contredisant les affirmations de l'IGPN.

"La vidéo s'ouvre sur un petit attroupement, on voit, de dos, des jeunes à capuche qui attendent. En apparence, l'ambiance est calme, pas de climat de violence. Les jeunes semblent protéger les lieux. La caméra fend la dizaine de personnes et filme la voiture de police accidentée, située le long du trottoir de droite. Le capot est complètement enfoncé, l'aile avant droit s'est soulevée sous la force du choc et la portière gauche de la voiture est encore ouverte. La caméra s'approche de la voiture, puis des corps des deux victimes, situés environ deux mètres plus loin. Sur le trottoir, on aperçoit les chaussures des victimes. Quatre pompiers, déjà sur place, effectuent des massages cardiaques.
Autour des deux corps, il ne semble pas y avoir de cordon se sécurité de la police. Les forces de l'ordre sont présentes, mais de l'autre côté du véhicule. Ils sont une dizaine, ont l'air d'attendre des ordres, leurs talkies-walkies à la main.
En arrière-plan, on aperçoit trois camions de pompiers et quelques fourgonnettes de police. La caméra fait ensuite le tour de la voiture accidentée, on voit distinctement la carrosserie intacte, hormis à l'endroit du choc. La caméra s'approche ensuite de l'intérieur de la voiture. Les deux airbags sont sortis et la vitre est étoilée, ce qui laisse présumer de la violence du choc.
A ce moment-là, une policière intervient pour empêcher le cameraman de filmer, le film s'interrompt. Il est 17h31, selon les commentaires de l'auteur du film, qu'on voit apparaître à l'écran, crâne rasé et vêtu d'un blouson de cuir sombre. Les SMUR (Service mobile d'urgence et de réanimation) arrivent et procèdent à leur tour à des massages cardiaques. A la fin de la vidéo, le crépuscule tombe, les jeunes sont plus nombreux et on entend quelques cris.
La vidéo dure 5 min 07, sur 45 minutes de rushes."

Visionnée par Marie Vaton (NOUVEL OBS)


Les fiancées de Sarkozy

Sarkozy ne parvient pas seulement à vendre des centrales nucléaires dans les pays qu'il visite. Il réussit à séduire localement. Nicolas Sarkozy serait-il devenu un argument touristique ? Après la Bosnie, voici la Chine !

Le blog "Des goûts et des couleurs" rapporte sur son blog que le Président a désormais une fiancée chinoise. Non pas que le Président ait commis une quelconque escapade. C'est juste qu'une mannequin chinoise lui a déclaré sa flamme par média interposé: "Je sais qu'il avait une femme qui ne l'aidait pas du tout, je trouve que je lui conviens beaucoup mieux"

Brice Hortefeux renonce aux municipales de Clermont-Ferrand


Le ministre de l'Immigration, de l'identité nationale et du co-développement Brice Hortefeux fait savoir vendredi qu'il renonce à se présenter à la mairie de Clermont-Ferrand aux élections municipales de mars 2008, selon un communiqué publié dans le quotidien "La Montagne".

Pour Brice Hortefeux, "cette décision s'est imposée car, par tempérament, je suis un homme de mission qui s'engage totalement et l'honnêteté consiste pour moi à assurer le succès des responsabilités que m'a confiées le président de la République".

Par ailleurs, Brice Hortefeux, déjà élu au conseil régional d'Auvergne, laisse entendre qu'il vise désormais au niveau local les élections de 2010. "J'entends ainsi me consacrer dorénavant à mon mandat d'élu régional, au service de l'Auvergne tout entière, pour en assurer sa promotion et participer concrètement aux défis qu'elle doit relever". source AP

Le Nouveau Centre est jaloux du Modem à Paris

A quelques heures du congrès fondateur du Modem (ce dimanche), et d'un Café Démocrate à Paris, on apprend que le Nouveau Centre d'Hervé Morin, Ministre de la Défense, est déçu des places que sa formation a obtenu de l'UMP sur les listes municipales parisiennes.

Jean-Marie Cavada, proche du Modem, a rejoint l'UMP pour prendre la tête de liste dans le 12ème arrondissement de Paris.

Yves Pozzo di Borgo, président du groupe Nouveau Centre au conseil de Paris (cinq membres), a affirmé jeudi 29 novembre lors d'une réunion publique, que les listes UMP de Paris ne constituent "pas encore une majorité de rassemblement pour Paris".
"Ses listes doivent s'ouvrir largement à tous les courants de la majorité présidentielle, dont le Nouveau Centre est l'organisation la plus structurée", a-t-il demandé.
La réunion s'est déroulée, à deux jours du congrès fondateur du Mouvement démocrate (MoDem) de François Bayrou, devant plus de 200 personnes réunies au Musée social à Paris, dont le président du parti Hervé Morin. Le Nouveau Centre est déçu de ne pas avoir obtenu quelques têtes de liste, alors que l'UMP a choisi le député européen Jean-Marie Cavada, issu du MoDem, pour conduire sa liste dans le XIIe arrondissement.

Yves Pozzo di Borgo a affirmé que "dès lundi prochain, les derniers des principaux cadres de l'UDF parisienne, inquiets de l'aventurisme politique de François Bayrou", rejoindraient le NC (ex-UDF ralliés à Nicolas Sarkozy).

Le NC n'a que quelque 500 adhérents à Paris, comparé aux plus de 6.000 revendiqués par le MoDem, mais compte sur les "orphelins de l'UDF" pour grandir.
"Quelle crédibilité auraient ces listes si elles comprenaient plus de 70% de nos amis de l'UMP", a affirmé Yves Pozzo di Borgo.
"Aujourd'hui, notre famille politique partout en France est en train de trouver sa place", a déclaré Hervé Morin en concluant la soirée. Réaffirmant l'appartenance à la majorité de son parti, qui revendique 7.000 adhérents, il a exclu des "démarches solitaires" aux municipales.
"Les Français ne peuvent se résoudre à voir une formation politique qui a existé, sous diverses formes, depuis 200 ans, disparaître corps et âme à partir de samedi", a-t-il affirmé (source NOUVEL OBS).

Yvan Colona : le témoignage des accusatrices

Elles l'avaient accusées du murtre du Préfet Erignac. Elles sont les compagnes et épouse de deux des membres du commando, Joseph Versini, condamné à quinze ans de prison, Pierre Alessandri, à la réclusion criminelle à perpétuité. Jeudi 29 novembre, elles ne confirmaient plus leurs premiers aveux.

"Mais aujourd'hui, madame, vous dites quoi ?, demande un des assesseurs à Michèle Alessandri.
- Je ne comprends pas votre question.
- Etes-vous allée chercher votre mari ce matin-là ?
- Oui.
- Et il y avait qui ?
- Ferrandi, mon mari... Sa voix reste suspendue.
- Et Yvan Colonna ?
- J'ai dit qu'il y était, mais c'était les policiers.
- Alors, il y était ?
- Ben, je sais pas, souffle-t-elle.
- Il y était ?", insiste le juge.

Elle hésite, puis lâche : "Non." Le président enchaîne. "En fait, tout est vrai dans votre récit, mais on efface Yvan Colonna, c'est cela ?" Elle le dévisage, muette. Me Benoît Chabert, avocat de la partie civile, l'interroge à son tour. "Pensez-vous que dans cette affaire, tout le monde a pris ses responsabilités ?

- C'est à eux de répondre à la question. Moi, je sais que mon mari les a prises.
- Et le bilan de tout cela pour vous, madame ?, intervient le président, Dominique Coujard.
- C'est une affaire très, très... très violente. Moi, je suis une victime, victime d'être la femme de Pierre. Je vis avec.
- Vous n'avez rien à dire à M. Colonna ?
- Non.
- Et vous, M. Colonna, avez-vous quelque chose à dire à Mme Alessandri ? Un silence lui répond.
- Quelles relations entretenez-vous aujourd'hui avec la famille Colonna ?, demande encore le président.
- On se croise au village, on se dit bonjour."
Source: LE MONDE


Une une à conserver



Merci au Phare

L'intervention de Sarkozy dans la blogosphère

Merci à David Abiker qui tient l'excellente chronique "A LA UNE DU WEB" sur FRANCE INFO (*) : il s'est fait l'écho des doutes et critiques de la blogosphère - "rarement tendre avec Nicolas Sarkozy" - à propos de son intervention télévisée de jeudi 29 novembre 2007.

Le chef de l’Etat vu à la télé par les blogs « Sarkozy à poil sur le pouvoir d’achat », la formule fuse sur Intox 2007 qui pointe un catalogue de mesures en trompe l’œil. « Je vous promets ... ce que vous avez déjà titre Sarkofrance qui estime que le chef de l’Etat n’a rien annoncé qui n’existe déjà. Sur le blog Lassés des faits, on salue l’artiste « Tel le compositeur cherchant les cadences harmoniques suceptibles d’éveiller des sentiments chez l’auditeur ; il use admirablement des mots et de leur intonation. Jean-Sebastien Bach ou autre Antonio Vivaldi n’ont qu’à bien se tenir ». Ce qui fait débat, le blog, synthétise la perplexité d’une blogosphère jamais tendre avec le Président : « Tel un étendard, le slogan "Travailler plus pour gagner plus" ne produit pas les effets escomptés ». Pire la formule relève d’une « équation irrésolue » (lire la suite).

(*) première édition chaque matin en semaine à 8h50

Franchises médicales, franchises mortelles




Merci à Paleblueyes.

29 novembre 2007

La petite phrase de Sarkozy contre Chirac


Au cours de son entretien télévisé face à Patrick Poivre d'Arvor et Arlette Chabot, Nicolas Sarkozy a donné son avis concernant la mise en examen de son prédécesseur à l'Elysée, Jacques Chirac: "Il est présumé innocent, comme n'importe quel justiciable. je n'ai donc pas de commentaire à faire sur ce sujet, si ce n'est que je trouve dommage que la justice vienne si tard..."


Faire payer. Jusqu'au bout.

Sarkozy et ses promesses sont déjà usés.

Nicolas Sarkozy veut aller et va vite. C'est sa principale qualité. Jeudi 29 novembre, intervenant sur TF1 et France 2, ses annonces et lui sont apparues prématurément usés. Revue de détaiL.

Je vous promets ... ce que vous avez déjà
Nicola Sarkozy a proposé de "monétiser" les jours de RTT pour donner davantage de pouvoir d'achat.
"Je propose le paiement des RTT» dans le privé comme dans le public."
Première erreur de concept : le pouvoir d'achat correspond à ce que l'on peut acheté par unité de travail fourni. Travailler plus à salaire horaire constant n'améliore pas votre pouvoir d'achat.
Seconde erreur, cette promesse... existe déjà. C'est beta. Le "compte épargne temps" est un système qui permet à un salarié d'épargner chaque année des jours de congés, qui pourront lui être payés (inutile de contester, ami sarkozyste, j'en bénéficie dans mon entreprise depuis janvier 2007...).
Nicolas Sarkozy a aussi proposé de débloquer la participation dans les grandes entreprises dans les six mois qui viennent pour relancer la croissance française. Pour mémoire, cette participation appartient... aux salariés concernés.

Je vous promets un ... Grenelle.
Nicolas Sarkozy a annoncé la tenue d'une grande conférence sociale à la mi-décembre pour fixer l'agenda social de 2008.
Au mieux, nous pourrions dire que Nicolas Sarkozy a repris la proposition de DSK d'une grande conférence sur les salaires et les retraites. Malheureusement, les retraites ne font pas partie de l'équation.
"Dans toutes les entreprises où les partenaires sociaux accepteront de négocier, on échangera plus de travail contre plus de salaire." Je ne sais pas comment vous raisonnez, mais personnellement, si je dois travailler davantage d'heures par jour ou par semaine, j'espère que ces heures supplémentaires seront... payées. Sarkozy escroc ?

Je vous promet de payer les heures qui vous sont dûes
«Je demanderai que le Premier ministre organise des négociations pour régler cette histoire de stock d'heures supplémentaires, dans les hôpitaux et l'administration notamment». Nicolas Sarkozy fait sans doute allusion aux millions d'heures supplémentaires impayées ... aux policiers quand il était ministre.

Je vous promets d'appliquer le programme de... Ségolène Royal.
Face aux difficultés de logement locatif, le Président propose ce qui s'apparente à un "service public de la caution". Une proposition de Ségolène Royal candidate à l'élection Présidentielle, largement décriée par l'équipe Sarkozy à l'époque.

Je vous promets n'importe quoi.
- Engager une grande discussion grande distribution pour obtenir la baisse des prix dans les grandes surfaces. «C'est d'autant plus nécessaire qu'on a une hausse des prix des matières premières»
-
Je vous promets de ne pas m'occuper des affaires de mes amis.
(Rapidement) interrogé sur l'affaire des 26 millions d'euros retirés en liquide par le dirigeant du syndicat patronal UIMM, le Président déclare : "
«En tant que Président de la République, je n'ai pas à penser quelque chose de cela». Bien sûr.

Ces deux uniques promesses concrètes, en 49 minutes d'interviews, furent ainsi l'indexation des loyers sur l'indice des prix tout court (et non de l'indice de la construction, ce qui devrait baisser de 1 à 1,5 point le montant des loyers), la caution publique, et la baisse de 2 à 1 mois la durée des cautions.

Bref, le Président est apparu usé, dépassé, fatigué.

Source : 20MINUTES, LE MONDE.

Les candidatures UMP se bousculent à Paris

Après Rachida Dati (dans le 7ème arrondissement), Jean-Marie Cavada quittant son "union libre" avec le Modem, Christine Lagarde se place en lice. Elle sera la seconde sur la liste de Cavada. Bertrand Delanoë lui a souhaité bienvenue dans la bataille municipale pour la Mairie de Paris... et réclamé 200 millions d'euros. Paf!

Bertrand Delanoë, après avoir souhaité "la bienvenue" à la ministre de l'Economie, écrit que son arrivée "fait naître l'espoir de voir l'Etat honorer - enfin - sa dette, de 200 millions d'euros, à l'égard de notre ville".Et de détailler les sommes: 106 ME au titre du RMI, que l'Etat n'a pas remboursés intégralement à Paris (qui est à la fois ville et département); 41,9 ME en raison du "renoncement par l'Etat à son engagement de participation à la couverture du périphérique Porte de Vanves (XIVe)"; 53 ME cumulés depuis 2004 pour défaut de compensation suite à une réforme de la taxe professionnelle de France Télécom; 12 ME pour l'allocation autonomie (APA) (source).



La cote de confiance de Sarkozy sous les 50% !

Selon le baromètre TNS-Sofres de décembre pour Le Figaro Magazine, la cote de confiance de Nicolas Sarkozy baisse de quatre points, à 49%. A l'inverse, 49% des sondés ne lui font "pas confiance (...) pour résoudre les problèmes qui se posent actuellement en France".

Le sondage a été réalisé le 21 et 22 novembre auprès de 1000 personnes (source LCI-TF1)

Comme le titre Rue89 : "
L'état de grâce de Sarkozy est terminé, c'est le Figaro qui le dit"

Sans commentaire.
Juste un sourire.
Ami Sarkozyste ? T'es toujours là ?

Villiers Le Bel: la video qui contredit la police (2)





Merci à Torapamavoa de signaler cette video du Bondyblog.

Infirmières Bulgares : la Sarkozy est capable de pardon

Le terme de voyoucratie est réservé aux émeutiers de banlieue qui brûlent des voitures et agressent les policiers. Le dictateur Libyen a plus de chances. peu importe la détention et la torture des infirmières bulgares, le chantage diplomatique, la répression de l'opposition interne. Le conseiller diplomatique de l'Elysée, Jean-David Levitte, a plaidé jeudi 29 novembre pour la "rédemption" de la Libye, jeudi, devant la commission d'enquête parlementaire sur la libération des soignants bulgares de Libye. Il faut savoir pardonner.

Cette commission a décidé courageusement de ne pas auditionner Cécilia Sarkozy. pourtant, le même conseiller de l'ombre expliquait le rôle "décisif" qu'elle a joué. Quelle leçon de courage et d'éthique !

"Le mot rédemption, je l'ai choisi à dessein" car "c'est fondamental dans notre politique étrangère", qui doit "offrir la possibilité de revenir dans la communauté internationale" aux "chefs d'Etats qui ont commis un certain nombre d'actes que la loi internationale condamne", a expliqué M. Levitte.

Le diplomate répondait à une question d'un député sur l'opportunité pour le président Nicolas Sarkozy de recevoir en décembre le colonel Kadhafi au vu de la "cruauté insupportable des traitements infligés" aux infirmières bulgares.

M. Levitte a ainsi affirmé que "la visite à Paris" du chef de l'Etat libyen "ne faisait pas du tout partie de la négociation", contrairement à ce qu'avait estimé l'ancien ministre des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy dans une précédente audition.

Il a aussi nié que la signature d'accords économiques et de défense avec la Libye à l'occasion de la visite de M. Sarkozy au lendemain de la libération aient été liés à cette libération. "A chaque visite d'Etat, ce type d'accords sont signés", a-t-il lancé.

Quant au nucléaire civil, il a déclaré que le chef de l'Etat, "chaque fois qu'il se rend dans un pays arabe, propose une coopération nucléaire".

"La France n'a pas versé un euro", a-t-il également affirmé, assurant en outre que le fils du colonel Kadhafi, Seif Al-Islam, "n'a joué aucun rôle" dans la négociation.

Pour lui, la libération n'avait "rien d'un coup" mais "était un développement majeur de la politique étrangère" française.

Il a insisté sur "le rôle tout à fait décisif de Cécilia Sarkozy" dans cette libération car elle a permis au président Sarkozy d'établir "une relation personnelle" avec le colonel Kadhafi, relation "incontournable" pour traiter "ce dossier difficile". (source)

Commentaire : prends-nous pour des c....






NY Times : 1000 policiers pour sécuriser une banlieue

Le New York Times du 29 novembre 2007 s'est étonné de la démonstration de force des policiers pour éteindre les émeutes de Villiers-Le-Bel.

"The first thing everyone mentions is the helicopters: the relentless throbbing of blades cutting through the skies above the housing projects and the probing searchlights that have kept the residents of this heavily immigrant suburb of Paris awake over the last four nights."


"Coups de feu", "guérilla urbaine ("“It feels like we live in a war zone,” on se croirait en zone de guerre), les termes sont durs et éloquents pour décrire la sarkofrance.

Universités : l'Unef demande la levée des blocages

Jeudi 29 novembre, l'Unef a appelé "les assemblées générales" étudiantes à "la levée des blocages et à la suspension de la grève" contre la loi Pécresse sur l'autonomie des universités. Le vote fut électronique, dès mercredi. Les adhérents du syndicat se sont prononcés en majorité pour l'arrêt du mouvement. "72,39% [des personnes qui ont participé au vote] se sont prononcés pour la suspension", "20,53% se sont prononcés contre" et "7,08% se sont abstenus", a annoncé le syndicat. "En raison des avancées obtenues par les étudiants, l'Unef appelle donc à la levée des blocages et à la suspension de la grève sous sa forme actuelle."

"le rapport de force doit se poursuivre par d'autres formes, par des batailles locales sur les questions de démocratie universitaire ou contre la précarisation des personnels, ou par des assemblées générales", a déclaré Bruno Julliard. Il a "mis en garde les étudiants contre les risques de radicalisation et de pourrissement qui pourraient rendre difficile la mobilisation des étudiants dans les mois ou les années qui viennent"

Maxime Pisano sera-t-il déçu ?

Sarkozy réfute le lien entre violence et crise sociale dans les émeutes de Villiers-Le-Bel

Nicolas Sarkozy a eu des mots durs et volontaires à propos de la flambée de violence qui a frappé Villers-Le-Bel de dimanche à mardi. Un discours sécuritaire et agressif devant quelques 2000 policiers et gendarmes réunis à La Défense, près de Paris où il a refuté tout lien entre violence dans la rue et crise sociale.

"La réponse aux émeutes, ce n'est pas plus d'argent encore sur le dos du contribuable. La réponse aux émeutes, c'est l'arrestation des émeutiers" (...)
"Je réfute toute forme d'angélisme qui vise à trouver en chaque délinquant une victime de la société, en chaque émeute un problème social".

"Ce qui s'est passé à Villiers-le-Bel n'a rien à voir avec une crise sociale, ça a tout à voir avec la voyoucratie (...) Si nous laissons un petit voyou devenir un héros dans sa cité (...) c'est une insulte à la République et à votre travail".

"Ceux qui cassent, ceux qui brûlent, ceux qui pillent, ceux qui s'en prennent aux forces de l'ordre répondront de leurs actes"

La situation des banlieues est un "enjeu majeur pour notre pays" et fera l'objet d'un plan annoncé en janvier (...) mais que les choses soient claires (...) nous ne le ferons pas parce qu'il y a eu des émeutes".

"Après tout ce qui a été fait et bien fait sur les bâtiments, on va investir sur les gens".

"On va faire la différence. On va donner plus à ceux qui veulent s'en sortir honnêtement et on va également donner plus à ceux qui ne veulent pas s'en sortir mais dans l'autre sens, (être) plus sévère à l'endroit de celui qui n'a comme seule idée qu'empoisonner la vie des autres". (source LE MONDE)

Commentaire : Nicolas Sarkozy ne répond jamais franchement à la question. Pourquoi les tensions, violences et émeutes ne se déroulent elles pas dans les quartiers riches ? Ou à Neuilly ?

28 novembre 2007

Le gouvernement renonce à juger les irresponsables

Le Conseil d'Etat veille. Avec le Conseil Constitutionel, c'est peut être l'une des dernières institutions de la République à pouvoir émettre un avis négatif sur l'action du gouvernement Sarkozy. L'été dernier, Nicolas Sarkozy avait proposé deux ruptures fondamentales en matière de justice, deux changements radicaux dans l'orientation de la justice: d'autre part, permettre à l'Etat de conserver en détention des condamnés ayant purgé leur peine. d'autre part, rendre possible de "juger les fous".
Le Conseil d'Etat a émis un avis défavorable sur les deux propositions.

Pour le première, le gouvernement a choisi de reculer partiellement : son projet de loi, présenté en Conseil des Ministres mercredi 28 novembre, prévoit désormais ue la rétention en asile d'un délinquant sexuel ayant purgé sa peine d'emprisonnement devra être expressément prévue dès le jugement initial.

Les juges administratifs ont rappelé un principe du droit : la non-rétroactivité de la loi. Dans la première version du projet de loi, la mesure de "rétention" des condamnés après leur peine était prononcée trois mois avant leur libération, par trois juges de la cour d'appel, après avis d'une commission pluridisciplinaire établissant la "dangerosité" de l'individu. (source)
Dans la pratique, cette mesure ne concernera donc que les condamnés à venir et à la sortie de prison (soit dans 15 ou 20 ans).

"LA PRISON APRES LA PEINE"
Par cette interpellation, l'excellent Robert Badinter rappelle avec simplicité le principe de la justice républicaine que, sans aucun débat, le gouvernement s'apprête à modifier :

Parce que tout être humain est réputé doué de raison, il est déclaré responsable de ses actes. S'il viole la loi, il doit en répondre devant des juges indépendants. A l'issue d'un procès public, où les droits de la défense auront été respectés, s'il est déclaré coupable, il devra purger une peine prévue par la loi. Tels sont les impératifs de la justice dans un Etat fondé sur la liberté.
Or le projet de loi contourne le roc de ces principes. Il ne s'agira plus seulement pour le juge, gardien de nos libertés individuelles, de constater une infraction et de prononcer une peine contre son auteur. Après l'achèvement de sa peine, après avoir "payé sa dette à la société", au lieu d'être libéré, le condamné pourra être "retenu", placé dans un "centre sociomédico-judiciaire de sûreté", par une décision d'une commission de magistrats pour une durée d'une année, renouvelable, parce qu'il présenterait selon des experts une "particulière dangerosité" entraînant un risque élevé de récidive." (source)

Même sur le terrain de l'efficacité, la mesure proposée est une aberration, une peine de mort qui ne pas son nom:

Et les juges gardiens de la liberté individuelle, au nom du principe de précaution sociale, pourront le maintenir en détention après sa peine. Pour cet homme-là, quelle incitation à préparer, en détention, son avenir ? A l'attente, on ajoutera l'angoisse de l'incertitude. Notre justice aura changé de boussole. Ce n'est plus la loi qui la guidera, mais des batteries de tests psychiatriques inspireront ses décisions. Quant à l'homme réputé dangereux, il ne lui restera pour toute espérance que celle d'un diagnostic nouveau qui ne dépendra pas nécessairement de son comportement conscient.


Le Conseil d'Etat a fait aussi renoncer le gouvernement à son projet de "juger les fous".


Le projet n'est plus relatif à la "culpabilité civile" – notion qui laissait perplexes les juristes – mais "à la constatation de l'irresponsabilité pénale pour cause de trouble mental". Le gouvernement maintient la suppression du terme de non-lieu pour irresponsabilité, que le Conseil d'Etat avait rétabli.

Les juges d'instruction rendront des "ordonnances d'ir responsabilité pénale pour cause de trouble mental". La chambre de l'instruction, saisie par le juge, le parquet ou la partie civile, pourra déclarer qu'"il existe des charges suffisantes contre la personne d'avoir commis des faits qui lui sont reprochés", avant de prononcer l'irres ponsabilité pénale.

Elle pourra aussi ordonner des mesures de sûreté, mais ne pourra statuer, comme cela était envisagé, sur la responsabilité civile et les dommages et intérêts. Le texte devrait donner lieu à une bataille d'amendements devant le Parlhttp://www.blogger.com/img/gl.link.gifement.


Lire aussi Julien Tolédano


Promesse non tenue : les drôles d'effectifs des cabinets ministériels.



Pour la première fois depuis sa formation en juin dernier, la composition (incomplète) des cabinets ministériels du gouvernement Fillon a été publiée en annexe du projet de loi de finances, et rapidement archivée. LE MONDE l'a rendue publique dans son édition du 28 novembre. Il ressort de son analyse que la promesse d'effectifs restreints (4 conseillers maximum par secrétaire d'Etat; 20 par ministre), n'est pas tenue par certains, même si les économies des uns couvrent les dépassements des autres. Surtout, la pléthore n'est pas toujours là où l'on croit...

Les effectifs ministériels ont globalement baissé : le gouvernement Fillon dispose de près de 3000 collaborateurs, ministres et secrétaires d'Etat compris (2 961 pour être exact), contre 3 411 sous Villepin. En parallèle, 1 045 personnes ont été officiellement intégrés au budget de la Présidence (dont 860 issus des ministères), ce qui rend l'analyse globale impossible faute de périmètre comparable. Les cabinets ministériels proprement dits comprennent 537 collaborateurs contre 664 sous Villepin.

Les cabinets sous-dimensionnés
Le secrétariat à la Solidarité (tiens, on l'avait oublié celui-là) a ... un unique conseiller.
Fadela Amara, à la politique de la Ville, n'a droit qu'à 3 conseillers (dont 1 est mis en examen).

Michèle Alliot-Marie a doublement perdu : parce qu'elle n'est pas Nicolas Sarkozy, et parce que Brice Hortefeux s'est servi chez elle pour créé son propre ministère.


"A l'inverse, alors que Nicolas Sarkozy, lorsqu'il était à l'intérieur, disposait d'un cabinet de quarante-quatre membres, dont vingt et un conseillers, Michèle Alliot-Marie, qui lui a succédé
Place Beauvau, doit se contenter d'une équipe de vingt, dont treize conseillers" (source).



Les cabinets sur-dimensionnés
Le Ministère de l'Identité Nationale, créé de toutes pièces, dispose de 72 collaborateurs, dont 13 conseillers auprès du Ministre.
Rachida Dati bénéficie d'une équipe globalement équivalente à celle de son prédécesseur et de 13 conseillers également.
Les ministres d'ouverture sont bien dotés : Jean-Bockel a besoin de 8 conseillers pour son secrétariat d'Etat à la Coopération et la Francophonie; Kouchner en a 17; Eric Besson, à la "Prospective et l'évaluation des politiques publiques" (1 rapport tous les 2 mois...) s'est entouré de ... 6 conseillers.
Laurent Wauquiez, porte-parole du gouvernement (une fonction doublon avec celle de David Martinon, porte-parole de la Présidence), a quand même 8 conseillers de communication (??)



Villiers-Le-Bel : la video qui accuse la police

LE MONDE et GENERATION FM 88.2 révèlent qu'une vidéo amateur contredit l'une des affirmations de l'inspection générale de la police nationale (IGPN) sur l'accident entre un véhicule de police et une mini-moto, dimanche 25 novembre à Villiers-le-Bel, qui est à l'origine des deux nuits d'émeutes.

"L'auteur du film, que nous avons rencontré, souhaite rester anonyme. Désireux de faire la lumière sur l'accident, il a néanmoins transmis le document à Yassine Belattar, animateur sur la radio Générations 88.2, proche des familles des victimes, qui nous a autorisé à le copier pour pouvoir l'analyser.

Le cinéaste amateur dit avoir été averti "quelques minutes après les faits". Il est aussitôt descendu de son appartement situé à proximité immédiate des lieux. Il dit avoir commencé à filmer "très peu de temps" après l'accident, signalé aux pompiers à 17 heures, selon l'horaire communiqué par la procureure de Pontoise, Marie-Thérèse de Givry. Il dit avoir commencé à filmer entre 17 h 15 et 17 h 20.

La vidéo, de qualité correcte, montre des habitants qui regardent les pompiers en intervention. Ces derniers prodiguent des massages cardiaques aux deux victimes. Des policiers sont présents.

Après quelques minutes, on voit arriver un véhicule du SMUR de Gonesse. Or, selon le SAMU du Val-d'Oise, averti de l'accident à 17 h 03, le camion d'intervention médicale est parti à 17 h 08 de l'hôpital de Gonesse qui se trouve à 5 kilomètres du lieu de l'accident, soit à 10 minutes environ en respectant les vitesses maximales. Selon nos calculs, le SMUR serait donc arrivé vers 17 h 18.

A cet instant, la position du véhicule, à cheval sur la chaussée et sur le trottoir, correspond très exactement à celle observée sur les photos de presse. La vidéo, qui montre le véhicule à de nombreuses reprises et sous plusieurs angles, permet de constater très clairement que le véhicule se trouve dans le même état que sur les premières photos publiées.

Dans les deux cas, le capot, tordu, remonte sur la partie droite, le pare-brise avant est étoilé et enfoncé vers l'intérieur du véhicule, le pare-chocs avant est arraché, ainsi que le phare avant droit."


Nicolas SARKOZY a lui annoncé que "les tireurs seront traduits en cour d'assises". Il a reçu les familles des deux victimes.



Sarkozy est revenu de Chine pour la banlieue ?




Sarkozy parlera jeudi 29 à la télévision sur le pouvoir d'achat

TF1 et France 2 ont annoncé, mercredi 28 novembre, que Nicolas Sarkozy s'exprimerait en direct de l'Elysée jeudi, au cours des journaux de 20 heures.
Le Figaro croit savoir que le Chef de l'Etat va geler les prix du gaz.

« La mesure est sur la table du président, c’est à lui de décider », explique un conseiller du gouvernement. Alors même que Gaz de France est en droit de réclamer une augmentation de ses tarifs à partir du 1er janvier 2008. Hasard du calendrier : c’est à la fin de cette semaine que la formule tarifaire utilisée par l’entreprise pour fixer ses prix (indexés sur les cours du pétrole) sera arrêtée.


Affaires : Chirac lâché par ses anciens collaborateurs ?

Pas de pitié en Sarkofrance. Le clan chiraquien souffre. Après Dominique de Villepin, victime expiatoire dans l'affaire Clearstream, après la mise en examen de l'ancien Président pour (une partie de) l'affaire des emplois fictifs de la Mairie de Paris sous sa mandature, voici que le CANARD ENCHAINE révèle que 4 des anciens directeurs de cabinets de Jacques Chirac auraient menacés de l'impliquer dans de nouvelles affaires si ce dernier ne les blanchissait pas. Belle école, non ?

Le Canard Enchaîné avance, mercredi 28 novembre, que Jacques Chirac ferait actuellement l'objet d'un chantage de quatre de ses anciens directeurs de cabinet à la mairie de Paris.
Robert Pandraud, Daniel Naftalski, Michel Roussin et Rémy Chardon, qui font partie des 21 personnes mises en examen dans l'affaire des chargés de mission fictifs de la ville de Paris, demanderaient à l'ancien président de la République de les blanchir. "Ils lui ont fait passer le message: si vous ne prenez pas vos responsabilités devant la juge, on dit tout sur tout. Et pas seulement sur les emplois fictifs", confie à l'hebdomadaire l'avocat d'un des mis en examen.
Le "tout sur tout" évoqué par certains des mis en examen (à l'initiative de Michel Roussin, selon l'hebdomadaire satirique) inclurait notamment le rôle de l'ancien maire de Paris dans des affaires de financement occulte.
Dans une lettre adressée le 7 novembre à la juge Xavière Simeoni, et publiée par Le Point le 22, les quatre anciens directeurs de cabinet, ainsi que Bernard Bled, ex-bras droit du maire de Paris, l'impliquent directement. Robert Pandraud justifie cette attitude: "nous avions la crainte qu'il nous plante devant le juge, nous avons préféré le mettre au pied du mur". Et de conclure: "si le juge nous interroge, on va rigoler...".


Villiers-Le-Bel : la police a montré ses muscles

Le déploiement de forces et, peut-être, les appels au calme de ces derniers jours ont permis de ramener l'ordre à Villers-Le-Bel, frappé par une guérilla urbaine et brutale depuis samedi. Deux hélicoptères ont silloné le ciel, projecteur allumé, tandis que les patrouilles de CRS arpentaient les rues.
Trois jeunes de moins de 25 ans quittent un parking dans une belle BMW. On les sort fermement de la voiture, mains sur le capot, pieds écartés. Contrôle d'identité passablement humiliant, par 300 policiers, sous l'œil un peu gêné de 100 journalistes qui leur mettent les caméras sous le nez. On fouille le coffre. On le filme. Rien. Circulez. (source)





Un Grenelle des droits de l'homme en Chine ? Quelle drôle d'idée


Nicolas Sarkozy a proposé un "New Deal Decologique" à la Chine. Il n'a pas tort. Quand chaque Chinois polluera autant qu'un Français, nous serons morts ou mutants. Pourtant, le Président français aurait pu proposer un "Grenelle des droits d'Homme", une formule qu'il affectionne en France.

«Je propose à la Chine de se joindre à un nouveau contrat mondial, à un New Deal écologique et économique. D'influer immédiatement, profondément et durablement, à la mesure de sa dimension et de sa force, sur les modes de production et de consommation énergétique», a déclaré le président français, au dernier jour de sa visite en Chine, dans un discours à l'Université de Qinghua à Pékin. «Votre pays peut prendre cette décision stratégique».

Les associations de droits de l'homme ont jugé "désolant" le bilan de la visite de Nicola Sarkozy. Surpris ?
Plusieurs associations de défense des droits de l'Homme, interrogées par Nouvelobs.com, réagissent, mardi 27 novembre, aux propos tenus par le président de la République lors de sa visite officielle en Chine. La Fédération Internationale des Droits de l'Homme (FIDH) regrette des propos trop allusifs. "On attendait plus de fermeté de sa part", déclare la responsable du bureau Asie, qui rappelle les avancées au minimum insuffisantes de la Chine en matière de droits de l'Homme. (lire l'interview)

La position d'Amnesty International est moins contrastée. "Le bilan de cette visite est un peu désolant", déclare la responsable de la coordination Chine, qui s'interroge: "On apprend, par des communiqués de l'Elysée, que le président de la République a abordé les droits de l'Homme, mais dans quelle mesure, sous quelle forme ?". Elle constate qu'"on s'est abstenu d'intervenir efficacement sur les sujets sensibles des libertés bafouées". (lire l'interview)

Du côté de Reporters sans frontières (RSF), son secrétaire général salue les propos tenus par Nicolas Sarkozy sur la liberté de la presse. "Sur la liberté de la presse en général, il faut reconnaître qu'il a tenu ses promesses", a déclaré à Nouvelobs.com Robert Ménard.
Ce qui ne l'empêche pas de critiquer avec force les autres déclarations du président de la République sur les droits de l'Homme. "C'est impensable de souligner, comme il l'a fait, les efforts de la Chine depuis trente ans dans ce domaine", indique-t-il. (lire l'interview)

Rappelez vous, pour Sarkozy, beaucoup de choses étaient claires




Il était pour et contre la privatisation de GDF
Il était pour et contre l'immigration zéro
Il a menti sur le nombre de Ministères de l'identité Nationale en Europe
Il était pour et contre la mise en valeur de sa vie privée

27 novembre 2007

UIMM : Gautier-Sauvagnac en garde à vue, 3 ans après.

Un jour nous saurons pourquoi Denis Gautier-Sauvagnac, ancien responsable de l'UIMM, l'un des plus gros syndicats patronaux français, membre fondateur du MEDEF, fut placé en garde à vue le 27 novembre 2007 pour avoir retirer en liquide 26 millions d'euros sur les comptes de son syndicat, 3 ans après que ces faits furent connus par le Ministre de l'Economie et des Finances de l'époque Nicolas Sarkozy. Un jour peut être.

"Comme annoncé par son avocat, l’ancien président de l’Union des industries des métiers de la métallurgie (UIMM) a été placé en garde à vue mardi à la brigade financière. Denis Gautier-Sauvagnac y est interrogé depuis le début de l’après-midi sur les retraits suspects des comptes de l’organisation patronale, estimés à 26 millions d’euros, et leurs destinataires. A l’issue de cette garde à vue, qui peut durer jusqu’à 48 heures, le parquet pourrait ouvrir une information judiciaire pour permettre la présentation de l’ancien homme fort du Medef à un juge d’instruction en vue de son éventuelle mise en examen.

Un sort similaire pourrait également attendre la chef-comptable de l’UIMM. Dominique Renaud qui a effectué des retraits en liquide suspects des caisses de l’UIMM de 2000 à 2007, également été placée en garde à vue mardi. Le patron de l’UIMM lui fournissait un chèque qu’elle contresignait au guichet de la BNP et de la Banque Martin Morel avant de repartir avec de l’argent liquide qu’elle plaçait dans un coffre de l’organisation patronale.

Deux des 26 millions ainsi retirés ont été saisis dans des coffres de l’UIMM lors de perquisitions et trois millions ont été utilisés pour le paiement de primes et de prêts à des salariés de l’organisation patronale ce qui constituerait un détournement de fonds. Les bénéficiaires des 21 millions d’euros restants n’ont pas été identifiés. Des fonds qui auraient pu financer des organisations syndicales, selon les enquêteurs. Denis Gautier-Sauvagnac a expliqué que ces retraits en liquide avaient contribué principalement «au financement de différents organismes qui font partie de notre vie sociale».

Malgré la démission de Denis Gautier-Sauvagnac, l’affaire des retraits suspects continue d’empoisonner le fonctionnement de l’UIMM. La CFDT Métallurgie a annoncé qu’elle «ne participera pas» aux négociations nationales de branche tant que l’organisation patronale ne désapprouvera pas «les pratiques financières clandestines en son sein» (source LE FIGARO).


Émeutes urbaines : Sarkozy monte en première ligne


Depuis Air Force One (pardon, depuis l'Airbus A380 Présidentiel), Nicolas Sarkozy monte en première ligne sur les émeutes de Villier Le Bel. Dès son arrivée en France (après les émeutes), il ira rendre visite... aux policiers, MAIS PAS LES FAMILLES DES 2 VICTIMES. Sans commentaire.
Les symboles comptent. Les gaffes comptent double. Les victimes ne se valent pas toutes, visiblement.

Citation LE FIGARO :
Face aux émeutes, Nicolas Sarkozy et son gouvernement montent en première ligne. Dès son retour de Chine, le chef de l’Etat va enchainer les réunions mercredi. Il se rendra à 7 h 30 à l’hôpital d’Eaubonne (Val d’Oise), où il rencontrera le commissaire divisionnaire grièvement blessé lors de la première nuit de violence à Villiers-le-Bel, ainsi que des policiers et des sapeurs pompiers blessés lors des violences urbaines.


Il recevra ensuite Didier Vaillant, maire PS de Villiers-le-Bel, à 9 h au Palais de l’Elysée. Puis à 9h45, il tiendra une réunion sur la sécurité en présence François Fillon, Michèle Alliot-Marie, Rachida Dati et Fadela Amara. Cette dernière avait aussi affirmé que le président recevrait les familles des deux jeunes tués à Villiers-le-Bel. Contacté par lefigaro.fr, l’Elysée ne confirme pas cette information dans l’immédiat.




Sarkonneries, merci


Ce blog est comme une piqure de rappel, une injection d'adrénaline le matin, une occasion de sourire l'après midi. N'hésitez pas. Cela fait du bien. Exemples.

27/11/2007 - source
Réformer les régimes spéciaux des retraites sauf ceux des élus où est le "système plus équitable" ?

26/11/2007 - source
Rama Yade, secrétaire d'état aux droits de l'homme, ne dit rien sur l'arrestation de Kasparov, et n'est pas du voyage en Chine.

26/11/2007 - source
Massacre du code du travail dans le silence général

23/11/2007 - source
Sarkozy utilise l'expression populiste "pris en otage" pour la grève des transports. Sait-il ce qu'est un otage ?


"Guerre civile" : et les jeunes ?

André Valini, député PS, parle d'émeutes qui "tournent à la guerre civile". Il a exprimé toute "sa solidarité" aux policiers (sur Direct8). L'auteur de ce blog est heurté par ces violences inexcusables. Mais elles sont explicables, contrairement à ce que pensent André Valini ("je ne saurais ni excusé ni même expliqué" ces violences)




L'UMP veut taxer les entreprises qui n'augmentent pas leurs salariés

C'est un communiqué comme seule Nadine Morano, porte-parole de l'UMP, est capable d'en publier sans rougir: bonus-malus pour les entreprises qui ne font pas d'effort salarial pour leurs collaborateurs, égalité salariale hommes-femmes dès 2009 (rien que ça !). Et la surprise du chef : le nombre d'adhérents à l'ump depuis le 7 mai.

Salaires : l'UMP favorable à un bonus/malus
Les entreprises ont reçu des subventions « énormes » pour la mise en place des 35 heures. L’Etat a distribué 25 milliards d’euros aux entreprises. Dans cet esprit, l'UMP est favorable « à un système de bonus/malus » permettant notamment de « ne pas attribuer de subventions aux entreprises qui ne feraient pas d'effort salarial vis-à-vis de leur personnel ».(source)


"L’UMP comptabilise 352 614 adhérents à jour de cotisation. 109 000 nouveaux adhérents ont rejoint l’UMP depuis l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République."

Le président de l'Arche de Zoé se confie


Eric Breteau, président de l'association Arche de Zoé, est emprisonné depuis un mois avec cinq autres Français au Tchad. Il a adressé une lettre à France Info pour se justifier. Il risque 5 à 10 ans de prison. Le scandale couve en France. On attend toujours que des médias se saisissent du sujet...

1. Constat numéro 1 : l'opération était connue des autorités françaises.
"cette opération humanitaire de sauvetage des orphelins du Darfour (...) ne peut certainement pas être qualifiée de 'secrète' ou de 'clandestine' compte tenu de la très forte communication réalisée avant le lancement des opérations sur le terrain".
2. Constat numéro 2 : les organisations locales étaient au courant.
"L'hôpital d'Abéché, la base militaire française, MSF (...) ont également fait appel aux compétences de notre équipe médicale."
3. Constat numéro 3 : il ne dit rien des liens avec Paris Biotech.
Est-ce l'espoir d'un retour en France ?



Les émeutes s'étendent-elles ?


Un début d'incendie d'une bibliothèqye s'est déclaré à Toulouse, annonce le site de TF1-LCI mardi 27 novembre à 21h39. Les émeutent s'étendent-elles ?
Pourquoi s'en prendre aux bibliothèques ? Le début de soirée mardi 27 novembre fut plutôt calme.

Un début d'incendie d'une bibliothèque a été rapidement maîtrisé mardi soir dans le quartier de la Reynerie, à Toulouse. Une vingtaine de voitures ont également été incendiées en début de soirée, a indiqué une source policière à «20 Minutes».


Les émeutes à Villiers le Bel





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