3 décembre 2007

Assouplir les 35 heures : la fausse promesse de Sarkozy

La proposition d'abandonner les 35 heures hebdomadaires de travail serait elle une promesse vaine ? La CGPME s'est félicitée de cette annonce. mais la proposition du Président est subordonnée à des négociations syndicales. or les PME n'ont pas de représentation syndicale....

""Négocier la durée du travail dans les entreprises, mais avec qui ?", s'interroge toutefois Jean-Eudes du Mesnil, secrétaire général de la CGPME."

Deuxième illusion sur la portée de cette annonce : l'assouplissement des 35 heures est en vigueur depuis bien longtemps (au fait, vous saviez que la gauche ne gouverne plus la France depuis avril 2002 ?). Même la "monétisation" des RTT est déjà possible.
Chez Bosch à Vénissieux (Rhône) ou Continental à Claroix (Oise), les salariés travaillent plus de 35 heures. Certaines entreprises ont déjà adopté des aménagements qui vont dans le sens des propositions du président. "Dans notre holding Groupama SA, un détenteur de compte épargne temps (CET) peut monétiser onze jours de RTT par an, ce qui représente un demi mois de salaire", explique Isabelle Calvez, directrice des ressources humaines. "Depuis son entrée en vigueur en septembre, cette mesure a déjà profité à 8 % des salariés ayant un CET."

France Télécom, pour sa part, a proposé, mercredi 28 novembre, que les salariés qui le veulent puissent se faire payer jusqu'à un plafond de vingt jours les jours de congés payés non pris en 2007. "Pour l'instant, il s'agit d'une mesure ponctuelle", précise l'opérateur.
Troisième déconvenue : certaines entreprises sont bien contentes des 35 heures ! Incroyable !
A priori, soulignent les banques, partenaires sociaux et salariés ne veulent pas rouvrir le chantier des 35 heures. La plupart avaient négocié des contreparties à la RTT, notamment en termes de flexibilité, sous la forme, par exemple, d'extension des horaires d'ouverture d'agences. Dans le transport, la proposition de M. Sarkozy n'est pas non plus plébiscitée. "Nous avons déjà assez de difficultés pour appliquer le dispositif sur les heures supplémentaires", déclare Hervé Cornède, délégué général de la Fédération des entreprises de transport et de logistique de France (TLF), qui réunit 10 000 adhérents.
"Dans le secteur des transports, il n'est pas intéressant de racheter les RTT", considère Alain Bréau, président de TLF et du groupe Mory. Les RTT ont souvent été instaurées par une diminution des horaires plus que par une prise de journée complète.


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