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lundi 3 décembre 2007

Frédéric Lefebvre, l'homme de l'Elysée au Palais Bourbon

Sur le site de Noêl Mamère, on peut lire le portrait d'un homme de l'ombre du Président Sarkozy. Un homme écarté de l'Elysée par Cécilia.

Nouveau député, Frédéric Lefebvre, est un peu l’oeil de Nicolas Sarkozy au Parlement, et s’impose chaque jour davantage comme une figure influente de l’UMP, au risque de faire de l’ombre au patron des députés du parti, Jean-François Copé.

Paris, 2 décembre 2007 (AFP)

"Lefebvre, c’est Sarkozy", résume le député-maire de Bègles Noël Mamère(Verts). "C’est tous les coups politique au service de son maître", tranche André Santini, dont il était le suppléant dans les Hauts-de-Seine, avant de le remplacer à l’Assemblée lors de sa nomination comme secrétaire d’Etat à la Fonction publique.

"Quand on le voyait arriver dans les couloirs, tout le monde se mettait au garde à vous, alors qu’aujourd’hui, le groupe n’est pas tenu", estime M.Santini, à propos de l’ex-conseiller parlementaire de M.Sarkozy.

"Mon objectif de vie était que Nicolas Sarkozy devienne président de la République", explique le nouveau député des Hauts-de-Seine, 44 ans dont quinze au côté de "Nicolas", du fiasco de la candidature Balladur en 1995 à la marche triomphale de mai 2007, en passant par la traversée à la fin des années 90.

Omniprésent pendant la campagne, comme David Martinon et Franck Louvrier, il n’a pourtant pas rejoint l’Elysée. Une rumeur dit qu’avant le divorce, il aurait été écarté du premier cercle par Cécilia au retour de celle-ci en 2006. Aucun commentaire de l’intéressé.

Sans amertume apparente, Frédéric Lefebvre a retrouvé l’Assemblée, où il avait piloté les textes sécuritaires de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’interieur.

"Je ne suis jamais mandaté par qui que ce soit", affirme le nouveau député aux cheveux mi-longs, tout en précisant : "je ne suis sans aucun doute un de ceux qui sait le mieux la où (Sarkozy) veut aller, quels sont ses engagements et ses objectifs".

"Je le croise régulièrement et je lui passe souvent des messages. Cela n’a plus rien à voir avec avant. Nous étions sept jours sur sept ensemble", se souvient-il.

Au Palais-Bourbon, orateur moyen, il met en oeuvre sa connaissance des rouages et des hommes pour faire voter ses amendements à l’unanimité.

"C’est un grand démineur", reconnaît M.Mamère qui a voté comme toute la gauche l’amendement Lefebvre sur des régularisations au cas par cas sur un texte sur l’immigration où opposition et majorité étaient pourtant à couteaux tirés sur les tests ADN.

"Il cherchait toujours à faire des cadeaux en termes d’amendements pour faire passer la pilule des lois Sarkozy" poursuit Noël Mamère. Sans toujours y parvenir.

A l’Assemblée, pour son premier mandat, Lefebvre cumule les rôles stratégiques, de la commission des Finances au groupe de travail UMP sur le pouvoir d’achat.

"C’est un garçon qui a une certaine confiance en soi, qui n’est pas sans capacité et qui a envie de s’afirmer", commente le député libérale villepiniste Hervé Mariton, avec un sens consommé de la litote.

Frédéric Lefebvre a aussi dans le privé des intérêts dans un cabinet de consulting, une société de production de cinéma et une société internet.

Il se défend de pratiquer le mélange des genres en rappelant qu’il n’y est plus qu’un actionnaire minoritaire.

"Depuis que j’ai 20 ans, je me suis fait une promesse : arrêter de travailler à 50 ans, pour voyager, apprendre la musique", confiait-il juste avant la grève des cheminots contre la réforme des régimes spéciaux de retraite. A moins que d’ici là "Nicolas", ne le rappelle plus près de lui. (source)


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