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vendredi 7 décembre 2007

La Libye aurait bien libéré les infirmières bulgares contre du nucléaire

L'ancien émissaire européen en Libye, interrogé par la commission d'enquête parlementaire sur les conditions de la libération des infirmières bulgares , a affirmé jeudi 6 décembre que les négociations entre la France et la Libye sur les armements et le nucléaire avaient été "décisives" pour cette libération en juillet dernier.

Marc Pierini a expliqué aux députés français que les autres Etats européens impliqués dans le processus de libération comme la Grande-Bretagne ou l'Italie ne répondaient pas «aux attentes» de Tripoli. «Tout au long de cette affaire», Tripoli a demandé la libération du Libyen Abdel Basset Ali al-Megrahi, emprisonné en Ecosse pour l'attentat de Lockerbie (270 morts en 1988), qui «a toujours fait l'objet d'un refus» de Londres. Cette revendication «ne pouvant aboutir, la Libye a regardé ailleurs», a-t-il estimé. «Le colonel Kadhafi connaît très bien» le chef du gouvernement italien Romano Prodi, mais «Prodi n'a pas de centrale nucléaire à vendre», a-t-il ajouté (source) .
Marc Pierini est ancien chef de la Délégation de la Commission européenne en Tunisie et en Libye et actuellement président du conseil d'administration du Fonds international de Benghazi. Ce fonds est chargé de recevoir les "indemnisations" (ie les rançons) perçues par la Libye.

Voir la video de l'intervention de Marc Pierini

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