Les mesures en "faveur du pouvoir d'achat" sont débattues ces jours ci au Parlement. Une triple imposture : elles ne concernent qu'une minorité de salariés; elles affaiblissent l'épargne (donc l'investissement); elles dépendent du bon vouloir des employeurs. Vaste programme !
Primo, nous avons déjà évoqué ici le faible nombre de Français concernés par ces mesures : seuls 38% des salariés sont concernés en France par les 35 heures: 60% des salariés, les ménages vivant de minima sociaux, retraités sont exclus du périmètres des mesures.
Secundo, suite à un amendement la semaine passée, la monétisation des RTT sera laissée au bon vouloir des employeurs : une proposition de bon sens. Toutes les entreprises n'ont pas les capacités de payer cash ces dépenses supplémentaires.
Tertio, ces mesures affaiblissent l'épargne : les journées de RTT stockées sur un CET (Compte Epargne Temps) étaient mobilisables pour des congés sans solde (vacances, création d'entreprise, etc); la participation était mobilisable pour acquérir un logement, ou en cas de mariage par exemple. Entre temps, ces sommes étaient placées et investies dans l'économie. En "enjoignant" les entreprises de débloquer cette participation (à concurrence de 10 000 euros), le gouvernement espère soutenir la consommation immédiate. La Cigale et la fourmi, vous connaissez ?
Cerise sur le gateau, toutes ces "monétisations" sont exonérées de charges sociales: en d'autres termes, si elles fonctionnent, elles n'aideront pas à financer les régimes sociaux (assurance maladie, retraites).
Au final, le gouvernement semble tantôt appuyer sur le frein (pas de coup de pouce aux smic ni au minima sociaux; nouvelles franchises médicales, projet de TVA sociale) tantôt faire semblant d'actionner un accélérateur qui ne lui appartient pas.
Vous avez dit compétence ?
Primo, nous avons déjà évoqué ici le faible nombre de Français concernés par ces mesures : seuls 38% des salariés sont concernés en France par les 35 heures: 60% des salariés, les ménages vivant de minima sociaux, retraités sont exclus du périmètres des mesures.
Secundo, suite à un amendement la semaine passée, la monétisation des RTT sera laissée au bon vouloir des employeurs : une proposition de bon sens. Toutes les entreprises n'ont pas les capacités de payer cash ces dépenses supplémentaires.
Tertio, ces mesures affaiblissent l'épargne : les journées de RTT stockées sur un CET (Compte Epargne Temps) étaient mobilisables pour des congés sans solde (vacances, création d'entreprise, etc); la participation était mobilisable pour acquérir un logement, ou en cas de mariage par exemple. Entre temps, ces sommes étaient placées et investies dans l'économie. En "enjoignant" les entreprises de débloquer cette participation (à concurrence de 10 000 euros), le gouvernement espère soutenir la consommation immédiate. La Cigale et la fourmi, vous connaissez ?
Cerise sur le gateau, toutes ces "monétisations" sont exonérées de charges sociales: en d'autres termes, si elles fonctionnent, elles n'aideront pas à financer les régimes sociaux (assurance maladie, retraites).
Au final, le gouvernement semble tantôt appuyer sur le frein (pas de coup de pouce aux smic ni au minima sociaux; nouvelles franchises médicales, projet de TVA sociale) tantôt faire semblant d'actionner un accélérateur qui ne lui appartient pas.
Vous avez dit compétence ?















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