16 janvier 2008

L'ouverture politique de 2007 a-t-elle vécu ?


Nicolas Sarkozy et ses proches cherchent "activement" de "gros poissons" de l'opposition de gauche et du Modem à rallier au prochain gouvernement à l'issue des élections municipales. La venue de Tony Blair au Conseil National de l'Ump samedi 12 janvier était aussi un coup politique. Pourtant, l'ouverture politique incarnée dans le gouvernement Fillon semble épuisée, après moins d'un an d'existence. Kouchner est silencieux, Amara désavouée, Besson éteint, Bockel impatient. Aucune des ministres ou secrétaires d'ouverture n'osent encore clamer sa déception.

Fadela
Amara, secrétaire d'Etat à la Ville, semble mal digérée l'enterrement de première classe qu'a subli en quelques jours son "Plan anti-Glandouille pour la Banlieue".

Eric Besson avait tenté de revenir dans l'actualité en déclarant que la TVA sociale, son "bébé", serait à nouveau débattu. Las, Fillon a enterré ses espoirs en annonçant le 13 janvier que la TVA n'augmenterait pas.

Jean-Marie Bockel, son collègue de la Coopération, a dû serrer la main de Kadhafi en Libye en juillet puis en décembre; accompagné son Président en Afrique comme si rien n'avait changé. Il s'impatiente dans un entretien au Monde.
"C'est justement parce que je suis un ministre d'ouverture et que j'ai adhéré au discours de Nicolas Sarkozy sur l'Afrique que je souhaite que les choses changent. Or la rupture tarde à venir. Il y a encore trop de rentes de situation, trop d'intermédiaires sans utilité claire, trop de réseaux parallèles pour permettre un partenariat assaini, décomplexé, d'égal à égal. La "Françafrique" est moribonde. Je veux signer son acte de décès."
Manque de chance... ou de courage ? A peine le journaliste lui demande-t-il de s'exprimer sur des exemples concrets, que le secrétaire Bockel botte en touche: Omar Bongo vient-il de "suspendre" les organisations de la société civile qui critiquent l'opacité de sa gestion des revenus pétroliers ?. Le courageux ministre répond : " Le président du Gabon est un ami de longue date de la France. Sur la liste des pays problématiques, je ne le placerais pas en tête" .
Et quand on lui demande ce qu'il pense des actions de la justice française contre les détournements de fonds de certains chefs d'Etat africain, Bockel préfère la "pédagogie". Ouf ! On avait peur qu'il soit courageux. La Françafrique peut dormir tranquille...

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