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lundi 7 janvier 2008

Un malade du sida fait la grève des soins contre les franchises médicales

L'année 2008 commence très activement dans le secteur de la santé : les urgentistes sont en grève, rejoint par les médecins pour une journée d'action le 24 janvier prochain. On croyait le mouvement calmé depuis que le gouvernement avait lâché du lest en octobre dernier. Et voici qu'un malade du sida écrit au Président un courrier. Démarche symbolique mais symptomatique (à lire aussi chez Wildo).

"Un malade du sida ne veut pas payer plus parce qu'il est malade. Il a écrit une lettre à Nicolas Sarkozy.
Cela fait 3 mois qu'il refuse de se faire soigner. Bruno Pascal Chevalier est malade du sida depuis une vingtaine d'années. Et pour lui, c'est hors de question de payer les franchises médicales, mises en place depuis le 1er janvier 2008. "C'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase", explique sur France Info, cet habitant de Morsang-sur-Orge (Essonne). "Certains trouveront que c'est un geste irresponsable, moi je pense que c'est un geste révolutionnaire".

"C'est un chèque de 50 euros que je dois encore signer pour le gouvernement", s'insurge-t-il. "Ce n'est pas pour les 50 euros que je me bats mais pour le principe. Je paye déjà la sécurité sociale avec mes impôts. Avec ce système, on culpabilise ceux qui ne sont pas bien portants", ajoute-t-il.

"Je suis très fatigué" avoue-t-il aujourd'hui. "Mais ce combat n'est pas vain, je dis ce que certains ne veulent pas dire tout haut". Bruno Pascal Chevalier a écrit une lettre à Nicolas Sarkozy pour lui faire part de son combat "(source LE POST).


Côté médecins hospitaliers, le mouvement dure : "Nous estimons à l'heure actuelle qu'il y a un mépris profond, je dis bien profond, de nos revendications qui sont légitimes. Nous n'avons pas volé l'argent, ce n'est pas un conflit pour demander plus, mais simplement pour qu'on paye ce qu'on nous doit", a dit Patrick Pelloux, président de l'Association des médecins urgentistes de France.

Des journées "hôpital mort", où ne seraient assurées que les urgences, sont envisagées pour le 24 janvier, jour où les confédérations syndicales appellent à la grève dans la fonction publique.
Depuis la mise en place des 35 heures, se sont accumulées dans les hôpitaux un total de 23 millions d'heures supplémentaires impayées selon le ministère, 27 millions selon l'Amuf ainsi que 2,7 millions jours de congés ou de récupération stockés sur les comptes épargne-temps (3,5 selon l'Amuf). Le prix à payer pour les seules heures supplémentaires approcherait le milliard d'euros, selon plusieurs estimations officielles. Les syndicats grévistes estiment que les hôpitaux ne peuvent plus continuer à ce rythme et demande une réforme du paiement des astreintes et des gardes (source).
Le 24 janvier est la date initialement retenue pour la grève générale dans la Fonction Publique.

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