24 février 2008

42ème semaine : droite complexée


Vendredi 22 février, Nicolas Sarkozy s'est implicitement comparé au Général de Gaulle : critiqué de toutes parts, de l'extrême gauche à l'extrême droite, mais sûr de lui et de ses réformes. Pourtant, semaine après semaine, la paranoïa présidentielle s'étend. Et l'opposition donne raison au Président. En cette 42ème semaine de sarkofrance, la vie politique se crispe. La droite retrouve ses complexes.

Cette semaine, Nicolas Sarkozy a fait sonner la charge.
Plainte contre un blogueur, Rama Yade qui crie au racisme, méthodes de la STASI, Laurent Wauquiez nous traite de terroristes, journaliste entendu par la police. Roger Karoutchi a raison, la période actuelle ressemble de plus en plus aux années trente... Il y a même des ministres mis en examen pour détournement de fonds. Il faut parfois lire la presse étrangère pour constater qu'elle est bien plus sévère sur la santé mentale de notre Président que l'auteur de ce blog.

Cette semaine, Sarkozy a fait du vacarme
Pour distraire notre attention, le Président fidèle à son habitude, a allumé des contre-feux : il a initié une petite polémique sur les sectes, via sa directrice de cabinet, polémique qu'il a éteint lui-même. Cette irruption des sectes dans le débat politique n'est pas anodine (rappelez vous ce que nous écrivions en mai dernier). Autre vacarme, Villiers-Le-Bel fut le théâtre d'une gigantesque intervention policière à l'aube du 18 février. 400 policiers et une centaine de journalistes. Chacun de se défausse sur l'autre pour l'origine de la fuite.
Le vacarme permet d'occuper l'espace médiatique. Il permet de cacher que les Français en 2007, qui n'ont pas gagné plus, n'ont pas travaillé plus non plus. Il permet d'évacuer le débat sur la France improductive. Il permet d'évacuer le pouvoir d'achat des discussions médiatiques.

Cette semaine, Sarkozy a tenté d'agir
Nicolas Sarkozy a attaqué la décision du Conseil Constitutionnel sur la rétention de sûreté. Ce dernier a interdit sa rétro-activité, ce qui ne plaît pas au Président. Il tente surtout de faire plaisir à l'électorat frontiste qui l'a déserté dans les sondages. Faut il craindre un retour du Front National lors du scrutin municipal ? Il a aussi installé une nouvelle commission, "pour une nouvelle télévision publique".

Cette semaine, tous les sondages ont confirmé l'impopularité inégalée de Sarkozy
Le dernier d'entre eux, de l'IFOP pour le Journal du Dimanche du dimanche 24 février, affiche des résultats catastrophiques: 62% des Français interrogés sont "mécontent de Nicolas Sarkozy comme président de la République". Le Président est 19 points derrière son Premier Ministre.

Bref, cette semaine, la droite complexée est de retour.
La violence des attaques, la percée du discret premier ministre dans les sondages, les tentatives de ripostes laissent penser que la droite est désormais solidement complexée par son Président. Elle perd sur le terrain moral, et piétine d'incompétence sur le terrain économique. Elle pensait avoir trouvé son nouveau De Gaulle, elle a hérité de Berlusconi.


3 commentaires:

  1. C'est insuportable, encore un Français qui se fait insulter par une racaille en plein salon de l'agriculture
    http://videos.leparisien.fr/video/iLyROoaftL1D.html

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  2. Jane a dit :
    N. Sarkozy a attaqué la décision du Conseil Constitutionnel sur la rétention de sûreté.En l'état actuel du droit constitutionnel (art 62), la décision du Conseil Constitutionnel est définitive. Que dit l'art. 62 : "Une disposition déclarée inconstitutionnelle ne peut être promulguée, ni mise en application. Les décisions du Conseil Constitutionnel ne sont susceptibles d'AUCUN RECOURS. Elles s'IMPOSENT aux pouvoirs publics et à TOUTES les autorités administratives et juridictionnelles." Ne trouvez-vous pas ce texte limpide ? Allons plus loin, pour revenir sur cette décision, une seule solution : modifier la Constitution.
    Donc, le fait d'avoir saisi la Cour de Cassation va se révéler inutile. A nouveau, N. Sarkozy dresse un écran de fumée. Ce qui me semble grave est que N. Sarkozy est avocat, avocat d'affaires, mais avocat tout de même, et ne peut ignorer la loi.

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  3. C'est sûr,que notre président aimé et mari de C.B, Nicolas Ceauscecu , ( un procès?),va sous peu de temps,besoin d'avoir avoir une Stasi...
    Regardez , ce que dit la Stasi, (Bernard), sous Chirac,

    http://www.elysee.fr/elysee/elysee.fr/francais_archives/actualites/a_l_elysee/2003/decembre/remise_du_rapport_de_la_commission_stasi_sur_la_laicite.6689.html
    Ca change un peu.....
    Bienvenue dans une dictature religieuse, avec tous les risques que cela comporte.

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