24 février 2008

Rétention : le communiqué de la Présidence

L'Elysée a publié le communiqué suivant samedi 22 février au soir, relatif à la décision du Conseil Constitutionnel.

"Le Président de la République se réjouit que le Conseil Constitutionnel ait validé l'introduction de la rétention de sûreté dans notre droit.

Cette mesure permettra d'empêcher la libération pure et simple d'un criminel à l'issue de sa peine, alors même qu'il a refusé d'être soigné pendant son incarcération et que tous ceux qui le suivent, surveillants, travailleurs sociaux, médecins, sont convaincus que l'intéressé est toujours dangereux et qu'il va récidiver.

La rétention de sûreté est la réponse à cette récidive annoncée.

Le Conseil Constitutionnel a accepté toutes les mesures d'accompagnement de la sortie des criminels actuellement détenus que contenait la loi. Pour autant l'application immédiate de la rétention de sûreté aux criminels déjà condamnés, qui présentent les mêmes risques de récidive, reste un objectif légitime pour la protection des victimes.

Le Président de la République a demandé au Premier Président de la Cour de Cassation d'examiner la question et de faire toutes les propositions nécessaires pour l'atteindre.

source: Elysée

2 commentaires:

  1. C'est grave, pour les Droits de l'Homme, pour la crédibilité du Conseil Constitutionnel... et pour la démocratie !
    Rétention de Sûreté : le Conseil Constitutionnel en demi-teintes…

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  2. J'ai lu avec stupéfaction que nul n'avait encore sollicité formellement le premier président de la Cour de cassation sur « l'application immédiate de la rétention de sûreté ».
    Alors, coup de sang ou vile gesticulation électoraliste, quel sens donner aux propos du chef de l'Etat depuis trois jours ?
    C'est pourtant le magistrat qui trouve ce 25 février la porte de sortie. Vincent Lamanda fait savoir qu'« il accepte le principe d'une mission sur la récidive, mais [qu']il est hors de question de remettre en cause la décision du Conseil constitutionnel qui, comme le dit la Constitution, s'impose à toutes les juridictions, y compris la Cour de cassation ».
    Hélas, même groupusculaires, ils seront toujours trop nommbeux à avoir entendu avec satisfaction que l'un s'est fixé comme devoir « de protéger les victimes » des « monstres en liberté » alors que les autres se mettent « clairement du côté des assassins ».

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