Mardi 4 mars 2008, le premier ministre François Fillon a affiché son optimisme sur les ondes d'Europe 1. Confiant dans la croissance, dans sa survie gouvernementale aux élections municipales, dans ses prochaines reformes. Et il a raison. La récente publication de bons chiffres officiels du chômage peut le conforter. L'hebdomadaire Marianne le crédite même d'une volonté putchiste dans les prochains mois. Fillon, président en 2012 ?
Fillon a gagné la première manche
Jeudi 6 mars, l'INSEE a publié les chiffres du chômage pour l'année 2007: "En moyenne sur le quatrième trimestre de 2007, le taux de chômage au sens du BIT pour l’ensemble France métropolitaine et Dom s’établit à 7,8 % de la population active", le plus bas taux depuis 1983. La France a créé 340 000 emplois en 2007, pour l'essentiel précaires et à temps partiels. mais qu'importe, le gouvernement de François Fillon a au moins une bonne nouvelle à annoncer, et ce n'est pas Nicolas Sarkozy qui l'annonce. Il est même surprenant que le Président se soit privé d'une telle nouvelle pour son long entretien publié dans le Figaro du même jour... Serait ce un début de guerre ouverte ?
Mais la seconde manche sera plus rude.
Mardi 4 mars, il a déclaré quela France serait "très près de 2% de croissance" en 2008, ajoutant que le Gouvernement "est en train de faire les réformes qui vont nous permettre d’aller chercher les dixièmes de points supplémentaires ." Ce sera peut être la première déconvenue. Il prend le risque d'être aussi décridibiliser que sa ministre de l'Economie: Christine Lagarde a passé l'année 2007, depuis mai, à prédire une croissance contesté par la totalité des instituts et organismes économiques. Là, les prévisions de l'OCDE et de la Commission Européenne sont très sévères pour la France : 1,5 à 1,7% à peine.
Second échec potentiel, le front du chômage. La forte percée du travail partiel accroît les tensions sur la fiabilité de l'indicateur statistique publié chaque mois par l'INSEE. Pire, les données du mois de janvier sont mauvaises.
Troisième, et principal échec potentiel: le pouvoir d'achat. Tous les sondages mesurent que la crise est d'abord sociale. La vie chère, renforcée par le franchissement du seuil symbolique des 100 dollars le baril du prix du pétrole brut, est la première préoccupation des Français.
En réponse, Fillon a réaffirmé son volontarisme en début de semaine : "Nous n’avons pas le droit à la pause (...) Après les municipales, on va accélérer. On va proposer un projet de modernisation de l’économie avec des mesures de soutien aux petites et moyennes entreprises". Il s'est même permis d'évoquer un plan "très ambitieux" de soutien aux nouvelles technologies, la réforme de la distribution au livret A et un "projet de loi sur la flexsécurité.
Histoire de se donner une longévité politique ?
Papa, on rentre ?
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Lianne: “Papa, on rentre ?” Juan: “Oui. On rentre à Paris.” Tarzan: “On va
retrouver maman !” Posted in Lianne, Olive, Tarzan
Il y a 3 heures















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