Il y a comme une malédiction présidentielle. Le seul président immobile de la Vème République - Jacques Chirac - n'a souffert d'aucun choc économique grave. Valéry Giscard d'Estaing s'est brisé sur la crise pétrolière et la fin d'un modèle, celui des Trente Glorieuses ; François Mitterrand s'est heurté à la contrainte européenne et un krach américain; La "rupture" de Nicolas Sarkozy ressemble de plus en plus à un embryon mort-né.
La promesse phare du candidat Sarkozy ("travailler plus pour etc") n'a d'abord produit aucun effet. Elle n'en aura finalement pas le temps. Le choc américain, né de la crise des subprimes et d'une asphyxie bancaire en cascade, a provoqué un ralentissement de la croissance occidentale, et remis à plat toutes les prévisions européennes. Selon Bruxelles, "la zone euro commence à être ébranlée" titre LE MONDE.
En France, le gouvernement vient (enfin) d'admettre que ces prévisions de croissance du PIB seront plus proches de 1,7% à 2,0% que de "2,25%" en moyenne.
Le déficit public de la France devrait dépasser les 2,7% du PIB en 2007 (vous avez bien lu, 2007): le gouvernement l'espérait à 2,3%. Serait-ce à cause de moins bonnes rentrées fiscales ?
Seul Fillon semble reconnaître la réalité. Il est vrai qu'il s'agite moins pour gouverner plus. Tandis que son président trinque à Windsor et répète qu'il tiendra toutes ses promesses, il annonce la couleur :
1. La promesse de réduction des prélèvements obligatoires de 68 milliards d'euros sur la durée de la mandature est ... suspendue. Relisez l'entretien de Fillon à l'Express.
2. La réforme des retraites serait finalement ... limitée (à confirmer) : Xavier Bertrand a entamé le 27 mars une série de rencontres bilatérales avec les syndicats et le patronat sur la réforme des retraites. Il avait prévenu il y a quelques semaines qu'il ne servait à rien de rallonger l'âge de départ à la retraite puisque le taux d'emploi des plus de 55 ans est déjà trop faible. On le savait pourtant depuis novembre grâce au rapport du Conseil d'orientation des retraites. Ce dernier insiste "particulièrement" sur la nécessité de relever le taux d’emploi des 55-64 ans, qui stagne à 37,8 % en France contre 42,5 % en moyenne dans l’Union européenne
3. L'équilibre budgétaire en 2012 est presque hors de portée... 10 mois après l'élection. "Après trois années de baisse consécutive de son déficit, la France dévie fortement de la trajectoire qui devait mener à l'équilibre des finances publiques en 2012", soulignent Les Echos.
Dans ces moments de secousses, renforcer les filets de sécurité pourles plus faibles est juste et nécessaire. Malheureusement, "les caisses sont vides".
La faute à qui ?
Ami Sarkozyste, pas trop déçu ?
J'ai un peu l'impression que les premières mesures de Sarko resteront un peu comme les premières de Mitterrand : être à contre courant complètement et avoir des effets négatifs. La différence tient en fait sur le fond : le smesures du gouvernement Mauroy visaient à profiter au plus grand nombre quand celles du gouvernement Fillon étaient à destination du plus petit…
RépondreSupprimerLa faute à qui, est il vraimentnécessaire de poser la question ?
RépondreSupprimerAutrement, serais tu intéressé par un écnage de lien entre mon blog
sarkobasta http://sarkobasta.over-blog.com et le tien