13 mars 2008

Municipales : oui, elles sont dures pour les Sarkozystes

Ils auront tout fait. ce sont des professionnels de la politique. Et ils sont aux commandes de la République. Depuis 20h dimanche 9 mars, l'équipe de Nicolas Sarkozy est sur le pont pour nier une défaite déjà flagrante au 1er tour : on place quelques ministres (par ailleurs cumulards) en exergue; le Ministère de l'Intérieur a un bug informatique qui l'empêche de communiquer les scores officiels; on additionne les "divers droites" et autres dissidents dans le camp présidentiel. "Ensemble, tout est possible" disait le slogan. Sans blague ?

Le Ministère de l'Intérieur a fini par publier le taux de participation: 66,5%, soit 5 points de plus qu'en 2001. Combien de fois avez vous entendu que la participation était faible ? C'est faux.

Les plus fidèles du Président ont pris une claque: Rachida Dati (Paris 7ème) est en ballotage; Christian Estrosi a réalisé moins de 36% des voix à Nice; Rama Yade (Droits de l'Homme), n'est pas assurée de la victoire à Colombes; Manuel Aeschlimann est en péril à Asnières (Haut de Seine). A Reims, l'UMP Renaud Dutreil s'est fait mouché par la dissidente catherine Vautrin.

Même Nadine Morano, la porte-parole de l'UMP, n'est arrivée que troisième (24,4%) à Toul. Elle aurait retiré le logo UMP de ses affiches, elle aussi (tu confirmes, Maxime ?). Même Xavier Darcos, le ministre de l'Education Nationale, est en ballatoge difficile à Périgueux.

On se moque de qui ?

4 commentaires:

  1. Elle a été plus loin que ça... Elle vient de porter plainte contre un autre candidat (qui n'a pas pu se maintenir) pour extorsions de fonds et chantage.
    Entre les deux tours.
    C'est gros. Très gros.

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  2. Morano est décidément une psychotique totale. Voilà la droite de Sarkozy. BRAVO ! c'est du joli.

    Ils me dégoutent tous...


    Jluk

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  3. "Ensemble tout est possible" n'est ce pas?
    Conrad

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  4. La droite s'est pris une claque mais ne veut pas l'avouer. Même en Béarn, terre du Modem, c'est la gauche qui passe. Nay, commune où Bayrou a fait des scores record à la présidentielle, et dont le maire était un de ses camarade de classe et centriste affiché, passe à gauche au 1er tour. Idem pour Orthez, et surtout Oloron dont le maire sortant était vice-président UMP du conseil général. A Pau, Bayrou est distancé assez largement par la candidate socialiste et ne peut passer au 2nd tour que s'il récolte les voix UMP.... qu'il n'aura pas entièrement. Les gens n'ont pas jugé les maires sortant sur leurs réalisations (constructions, dynamisme de la ville, etc) mais sur les incommodités du quotidien (circulation, propreté), et aussi par rejet d'une certaine "jet-set" qui gravitait autour des politiciens locaux, financée à grand coup de subventions occultes. L'effet Sarko ne sévit pas qu'à l'Elysée....

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