
Silvio Berlusconi a réussi un tour de force. Il est élu, avec une nette et double majorité parlementaire, au Sénat comme à la Chambre des députés.
La droite italienne dirigée par Silvio Berlusconi aura 340 sièges sur 617 à la Chambre des députés, contre 239 à la gauche emmenée par Walter Veltroni, selon les résultats officiels définitifs des élections législatives publiés mardi matin. Au Sénat, la droite aura également la majorité absolue de 168 sièges contre 130 à la gauche et 3 au centre, selon un résultat qui ne comprend pas les six sénateurs élus à l'étranger.En France, Nicolas Sarkozy s'en félicite: "Je me réjouis de la possibilité qui nous est ainsi donnée d'approfondir encore les liens traditionnels d'amitié et de coopération qui unissent nos deux pays", lui a-t-il écrit mardi 15 avril.

Franco Frattini, le futur ministre italien des Affaires Etrangères a déclaré sur BFM le même jour (entendu à 20h40) qu'il était favorable à l'attitude française vis-à-vis des Américains, à savoir le rapprochement et la coopération. Nicolas Sarkozy l'avait anticipé : "Mon intention est d'engager avec vous et votre futur gouvernement une concertation très étroite, notamment pour préparer la présidence française de l'Union européenne", (...) "Alors que nous avons des intérêts convergents sur la plupart des dossiers européens, l'appui de votre pays, partenaire essentiel pour la France, sera éminemment décisif."
Dans une démocratie civilisée, quelqu'un comme Berlusconi mérite 1,5% des voix, s'était exclamé Dany Cohn Bendit sur France Inter, lundi 14 avril. Sans vouloir donner des leçons à nos amis italiens, on peut se demander comment Berlusconi, riche homme d'affaires, contrôlant la quasi-totalité des chaînes privées nationales, soupçonné dans de multiples affaires de corruption depuis 25 ans, parvient à convaincre une majorité d'Italiens. Berlusconi est-il un Organisme Génétiquement Modifié de la politique européenne ?















2 commentaires:
S'il est un OGM, alors Sarkozy est son clône... Et l'Europe est mal barrée. La mondialisation à l'américaine ne me fait pas tripper du tout.
Pourtant, les Italiens y ont déja eu droit deux fois.
C'est un avertissement que doivent prendre au sérieux tout ceux qui imaginent que Sarkozy est déja fini ...
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