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lundi 14 avril 2008

Carte Famille Nombreuse: et Sarkozy arbitra


Nicolas Sarkozy a tranché. Il a rebroussé chemin. Il y a 10 jours, divers représentants de la majorité annonçaient la suppression de la carte famille nombreuses (3 millions de bénéficiaires en France), puis le transfert de son financement de l'Etat à la SNCF, dans une version plus simplifiée et moins redistributrice. Après 10 jours de polémique, Sarkozy éteint le feu que ses proches ont allumé.

Publié le 11-04-08 à 18:06
Déclaration de M. le Président de la République à l'issue de l'entretien avec les représentants des associations familiales et des usagers des transports, en présence de M. PEPY, de M. BUSSEREAU et de Mme MORANO


Le Président de la République a reçu aujourd’hui, en présence de M. Dominique BUSSEREAU, secrétaire d’Etat chargé des Transports, Mme Nadine MORANO, secrétaire d’Etat chargée de la Famille, M. Guillaume PEPY, Président de la SNCF, M. François FONDARD, Président de l’Union nationale des associations familiales et de M. Régis BERGOUNHOU, Secrétaire général de la Fédération nationale des associations d’usagers des transports, sur la question des tarifs sociaux de la SNCF.



Le Président de la République a tout d’abord confirmé que la carte « familles nombreuses » sera maintenue, avec l’ensemble des avantages qui y sont aujourd’hui associés et qui ne sont pas tous liés aux transports (piscines, cinémas, offres commerciales privées).

En ce qui concerne les transports, cette rencontre a été l'occasion pour le Président de la République de rappeler son attachement aux tarifs sociaux, qui permettent d’offrir des réductions sur le réseau de la SNCF aux familles nombreuses, aux jeunes étudiants et apprentis, ainsi que, pour leur congé annuel, aux salariés.

Il n’a jamais été question de modifier les tarifs sociaux de quelque façon que ce soit. La décision du Conseil de modernisation portait sur une modification de la prise en charge financière par l’Etat de ces tarifs, compte tenu de la meilleure santé financière de la SNCF. Devant l’incompréhension soulevée par cette mesure de technique financière, l’Etat continuera de prendre en charge ces tarifs sociaux. Il en sera naturellement tenu compte dans le dividende que l’Etat actionnaire demandera à la SNCF.

Le Président de la République a par ailleurs regretté que des situations familiales dignes d’intérêt ne soient pas prises en compte par le système actuel, en particulier les familles monoparentales ou les familles modestes ayant moins de trois enfants. Il a demandé à Mme Nadine MORANO et à M. Guillaume PEPY de préparer, en concertation avec les associations familiales et d’usagers des transports, des mesures susceptibles de remédier à ces anomalies.

Le Président de la République en a profité pour souligner, à nouveau, toute l’importance qu’a, à ses yeux, la politique familiale exemplaire que mène notre pays. Il a réaffirmé son opposition à la mise sous condition de ressources des allocations familiales. C’est parce qu’il croit profondément au rôle des familles que le Président de la République a décidé de nommer un secrétariat d’Etat, exclusivement consacré à la famille.

1 commentaires:

BiBi a dit…

Billet d'humeur SNCF (www.pensezbibi.com)

Les Commentaires sont allés bon train la semaine dernière sur la suppression de la Carte Familles nombreuses et les restrictions souhaitées sur la Carte Vermeil. Pour BiBi, le Monde est toujours séparé en deux : il y a ceux qui ont la vie duraille et ceux qui gardent un train de vie somptueux. Il y a ceux qui montent dans le bon wagon (de la fortune) et ceux qui restent à quai (de la pauvreté).

Voila bientôt une année que le Petit Nicolas et sa bande nous montrent la voie et on se demande pourquoi c’est toute la France qui déraille et toujours les Pauvres qui dérouillent.
Bibi aime le train. En l’attendant, il est en salle d’attente. Dans ce lieu-là, il y a tous ces autres qui sont venus ici se côtoyer parce que, pour eux non plus, ça ne va pas trop fort. Dans un hall de gare, dans l’air vicié d’une salle d’attente, BiBi retrouve des gens qui ont déraillé, des gens que la vie a fait dévier de leur trajectoire. Ce sont des lieux de croisement pour les solitaires et les fous. BiBi y sent distinctement l’attente et l’espoir. Il a sorti un livre et s’est plongé sans coup férir dans les divagations d’Elias Canetti. Le voilà tout songeur sur l’anecdote rapportée par l’écrivain :
« Hier en Italie, à l’âge de 93 ans, est mort un homme qui vivait depuis vingt ans dans les chemins de fer. Il ne cessait d’aller d’un train à l’autre, n’ayant pas d’autre domicile. Ancien député, il disposait de billets gratuits. Sa grande fortune ayant disparu, il ne lui restait plus que ces billets. Il mourut dans la gare principale de Turin, alors qu’il s’apprêtait à changer de train. »

BiBi soupira : chacun sa façon de descendre au Terminus.

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