
Les élections municipales ont sonné le glas de l'ouverture politique ... et des promesses sociales. Le mauvais contexte économique n'arrange rien. Mais le dérapage des comptes publics dès ke second semestre de l'année 2007 a clairement empiré la situation. Les signes d'un enterrement discret des rares promesses sociales sont partout depuis quelques jours. "On va tailler dans les réformes sociales type RSA de manière à les rendre compatibles avec un budget de crise", a confirmé au MONDE un député de la majorité, proche du premier ministre.
Première victime, le Revenu de Solidarité Active de Martin Hirsch. Le directeur d'Emmaüs avait rejoint le gouvernement Fillon dès le mois de mai pour une seule raison : la mise en place du RSA. Vendredi 28 mars, le ministre du Budget Eric Woerth a tiré la sonnette le premier : "Il y a une expérimentation dans 27 départements, il faut tirer les fruits de cette expérimentation" mais "Il faut intégrer les données techniques et budgétaires". Samedi 29 mars, Patrick Devedjian a émis "un doute sur l'efficacité" du RSA.
"J'ai un doute sur l'efficacité" du RSA. "Ca coûte beaucoup d'argent", a-t-il ajouté.Seconde victime, les fonctionnaires. Le rapporteur UMP de la commission des Finances de l'Assemblée, Gilles Carrez, a demandé «impérativement» au gouvernement de "tenir l'objectif du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite".Il faut voir "si c'est un empilement supplémentaire, un dispositif social supplémentaire" ou "si c'est efficace par rapport aux dispositifs existants". Dans ce cas-là, "pourquoi pas ? Alors ce n'est pas trop cher". "Je veux voir comment ça fonctionne" (source)
"Il faudra supprimer 35 000 postes, contre 22 800 en 2008, et ce ne sera pas facile, en particulier dans l'éducation nationale." Gilles Carrez, LE MONDE du 30/31 mars 2008.Troisième victime, les prisons.
la loi pénitentiaire de Rachida Dati, attendue depuis longtemps, est encore une fois retardée.
Quatrième victime, la loi sur le logement.
Christine Boutin enrage. Elle a appris la semaine dernière que son texte pourrait ne pas être examiné au Parlement lors de la session qui s'ouvre.
Depuis, elle se bat pour décrocher un créneau en juillet. Articulé autour de 16 articles environ, ce texte en cours d'arbitrages pourrait comporter à la fois des mesures sensibles mais indolores pour les finances publiques (la facilitation des expulsions) et d'autres qui supposeront de dégager d'importants crédits (nouvelles réductions fiscales en faveur de l'investissement locatif privé, extension de la TVA à 5,5 % pour soutenir l'accession sociale à la propriété en logements collectifs, requalification des quartiers anciens dégradés...) - source LE MONDE.
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