
Depuis que la politique d'expulsion a été relancée par Brice Hortefeux, elle n'a rencontré que des obstacles: dérapages, quotas non atteints, mise en cause morale. Dernier blocage en date, un mouvement de grève de sans-papier a pris de l'ampleur depuis des semaines.
1. Environ 530 sans-papiers sont désormais en grève pour exiger une régularisation. Quinze sites en Ile-de-France étaient concernés dimanche 20 avril.
2. Ils sont soutenus par les partis de gauche, la Ligue des droits de l'homme, la fédération Sud-Rail, l’association Droits Devant!, la CGT, et bien sûr RESF qui écrivait, mercredi dernier :
"Depuis hier mardi 15 avril, près de trois cents travailleurs sans papiers, syndiqués à la CGT, ont entamé une grève sur leur lieu de travail, avec le soutien actif de leur organisation syndicale. Cette action témoigne une fois encore de ce que la quasi totalité des sans papiers travaillent, quelles que soient les causes de leur arrivée, et concourent au dynamisme de l’économie tout en restant exclus des mécanismes de protection sociale."
3. Certains employeurs sont solidaires du mouvement. Ainsi, le Synhorcat, qui regroupe près de 20.000 entreprises de l'hôtellerie-restauration et qui demande la régularisation des salariés sans papiers du secteur:
"Face à la multiplication des actions des travailleurs étrangers sans papier employés dans des entreprises dont certaines relèvent de la restauration, le SYNHORCAT a demandé au gouvernement l’engagement d’une procédure de régularisation."
4. Cette grève illustre l'échec de "l'immigration choisie" défendue par Nicolas Sarkozy. Brice Hortefeux a mis en place un dispositif ubuesque, par lequel des fédérations professionnelles définissent avec l'Etat un nombre, à l'unité près, d'emplois à pourvoir par branche d'activité. Des données obsolètes aussitôt publiées et qui ignorent les sans-papier en activité.















3 commentaires:
Une seule solution s'impose : la régularisation globale, pour toutes ces personnes qui travaillent depuis des années en France, et vivent la peur au ventre.
Elles sont une force pour notre économie.
Il est vrai que l'objectif que veut atteindre le Président ne peut pas se faire en plusieurs jours, MAIS c'est un petit peu grâce à vous.
Si la Gauche du Sénat veut rajouter dans la réforme des institutions le vote des étrangers résidant en France. L'exclusion des sans-papiers ne servira qu'à créer un paradoxe dans entre le Gouvernement et le Parlement.
@jane : mille fois d'accord.
@darklordcenter : je n'ai pas tout compris ???
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