
POLITIQUE.NET appelle cela le "deuxième remaniement." Marqué par la fronde anti-sarkozyste au sein de son propre camp pendant la campagne électorale, Nicolas Sarkozy a placé ses proches à la tête de l'UMP pour "entourer" Patrick Devedjian.
Xavier Bertrand arrive en force à l'UMP, à défaut d'avoir réussi à élargir son périmètre au gouvernement. C'est sans doute une meilleure option pour lui, tant les mauvaises nouvelles gouvernementales risquent d'être nombreuses ces prochains mois. Il devient ainsi secrétaire général adjoint de l'UMP, tout comme Nathalie Kosciusko-Morizet, également nouvelle promue à l'UMP. De quoi calmer temporairement ses ambitions.
Celui qui était réputé comme un Sarkozyste pure jus est contesté au sein du parti. On lui reproche notamment son manque d'entrain pour faire vivre une machine électorale désormais à l'arrêt. En outre, Nicolas Sarkozy a peu apprécié les propos amers de celui qui briguait le portefeuille de la justice et qui avait déclaré dépité au mois de juin 2007 qu'il était pour l'ouverture politique "jusqu'au Sarkozyste, c'est dire". Ce sont donc deux poids lourds qui rentrent à la direction de l'UMP, avec à terme, la possibilité pour Xavier Bertrand de prendre la tête du mouvement, avant peut être une nomination à Matignon pour la deuxième partie du quinquennat. Quant à Nathalie Kosciusko-Morizet, le sérieux de son travail au ministère du développement durable lui permet d'accéder à un poste important, celui de secrétaire général adjoint en charge du "programme".Ce remaniement vise également à contrer "l'irrésistible" François Fillon. rappelez vous ce que nous écrivions il y a un mois sous le titre "Fillon, président en 2012 ?" :
François Fillon est devenu, involontairement, le premier rival de Nicolas Sarkozy. Le Président élu il y a 41 semaines s'est emmêlé dans ses ambitions "bling bling, ray-ban, jet prêté et pépée italienne épousée en 6 semaines". Le 22 juin dernier, nous souhaitions que Nicolas Sarkozy "aille vite et fort", "afin de lever rapidement les malentendus". C'est chose faite. Nicolas s'est dépêché et quelquechose s'est brisé depuis décembre en Sarkofrance. François Fillon en est le grand vainqueur.Nicolas Sarkozy ne semble pas vouloir laisser une quelconque rivalité prospérer à ses côtés. Pour compléter l'organigramme de l'UMP, il a fait nommer de nombreux conseillers politiques: nombre de ministres fidèles au chef de l'Etat font leur entrée en tant que "conseillers politiques" de l'UMP (Dati, Pécresse, Barnier, Hortefeux, Yade).
Une vraie remise en ordre.
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