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jeudi 24 juillet 2008

Les déçus de Sarkofrance: "un sale coup, on n'a rien vu venir"

«Un sale coup. On a rien vu venir » soupire ce cadre d’Altaréa, un groupe immobilier. «Encore ce matin, j’ai appris à des collègues l’existence de la réforme!» (source)
Mercredi 23 juillet, des cadres ont manifesté pour leur RTT. Après les seniors, les chômeurs, les jeunes, les cheminots, les ouvriers d'arcelor, les rmistes, les immigrés, les cadres ont manifesté pour refuser la réforme des 35 heures adoptée par le Parlement cette semaine. Le texte de loi permet libère chaque entreprise en matière de réduction du temps de travail: chacune sera libre de négocier en interne, avec les représentants syndicaux, le temps de travail de ses cadres et professions assimilées. Les cadres, au forfait jour, sont inquiets.


Les manifestants ont lu la lettre remise mercredi au président de la République, qui commence ainsi:
«Je vous fais une lettre que vous lirez peut-être si vous avez le temps...», allusion à la chanson de Boris Vian.
«Ainsi donc, je devrai travailler 235 jours au lieu de 218 auparavant (...), l'affaire ne me coûte que mes jours fériés chômés payés et mes jours de RTT, qui constituaient le maigre retour des 60 à 70 heures par semaine que j'effectue pour conserver mon job», ironise la lettre. «Je vous écris cette lettre (...) pour exprimer à travers elle tout le malaise d'une population laborieuse qui souffre, fut-elle de l'encadrement», conclut enfin le syndicat (source)


Commentaire : le plus surprenant est qu'ils n'auraient rien "vu venir." Les cadres sont ils myopes ?

12 commentaires:

M. a dit…

ça c'est rien comparé à ce qui nous attend :http://www.lefigaro.fr/economie/2008/07/24/04001-20080724ARTFIG00319-le-smic-ne-reduit-ni-la-pauvrete-ni-les-inegalites-.php

Le Figaro écrit cet article en douce, je pense que le démentaèlement du smic n'est pas loin, quand je lis ceci :

Pour le Conseil d'analyse économique, le smic n'est « pas un moyen efficace pour réduire la pauvreté », puisque celle-ci est d'abord le fait d'une insuffisance du nombre d'heures travaillées.

Si le smic est considéré comme un salaire fort, et si effectivement il est enlevé, je peux te dire qu'ils peuvent courrir les patrons, jamais je n'accepterais de bosser l'équivalent pour 10 heures supplémentaires, jamais ça ne passera en France, ça va faire une de ces révolutions sans précédent.

Ils mettront le temps mais ils vont le supprimer ! l'ANPE et les agences d'intérim en auront des offres d'emploi sur les bras ! Je préfère travailler au black que travailer pour rien !

Al Slipone a dit…

Bien avant qu'il ne soit candidat à la Présidence, Nicoli Sarkoza avait exprimé qu'il fallait supprimer le SMIC et briser le statut des cadres en les contraignant à des missions conjoncturelles successives. Il y revient donc, encouragé par la pratique du temps partiel allongé et sous-sous payé qui est devenu monnaie courante.
Je présume que la prochaine étape sera le rétablissement de l'usage du fouet dans les entreprises.
La tendance capitaliste-moyen-âgeux de cet homme revient donc à la surface avec l'inconscience parfaite que la chute vertigineuse et inévitable du niveau de vie global placera notre pays au rang de république bananière.
Comme il disait le soir de son élection "je ne vous laisserai pas tomber". Il n'a pas menti. Il ne nous laisse pas tomber, il nous abandonne et nous jette aux crocodiles.

MIP a dit…

et bien moi, je suis bien contente de dire que je les ai vu venir avec leurs gros sabots !

mais mes amis électeurs de NS et cadres ont la drôle impression d'être cocus.

Anonyme a dit…

é bien dire qu'il y en a pour dire qu'ils ont rien vu venir !!!!

je dirais que certains ont préféré ne pas voir plutot !!!!

c'est ca de laisser à d'autres ce qu'on devrait assumer soi même !!!

Timothée a dit…

cela dit, c'est vrai que les medias ont bcp plus couvert la réforme des institutions plutôt que celle ci dont on a peu parlé...
j'en connais qui doivent avoir les boulet et qui ont du regretter leur choix.

impots-utiles.com a dit…

A quand un loi pour controller les dépenses-cadeaux de la république à une poignée d'élus ?
Certains sénateurs ont deux voitures avec chauffeur, une à Paris, une en région : 23 des 331 élus du palais du Luxembourg disposent chacun d'une "voiture de dignitaire".
Le président Poncelet a droit à deux véhicules ( à ne pas confondre avec les 15 voitures de fonction attribuées à son cabinet), ce sont donc 24 Peugeot 607, Citroen C6 et Renault velsatis ( de 45 000 à 53 000 euros l'unité) que bichonnent, dans la cour, les chauffeurs de la maison...
http://www.impots-utiles.com/des-senateurs-ont-deux-voitures-avec-chauffeur-une-paris-une-en-region.php

marc a dit…

Antisarkozyste pavlovien que tu es !!

Finky a dit…

Les cadres ne sont pas myopes, ils ont simplement regardé ailleurs, bercés par les promesses de baisses d'impots, ou d'abolition des 35 heures. Espérant bien égoïstement que la vague régressive ne puisse atteindre les hauteurs (relatives) sur lesquels ils se situent.

Mais la politique sarkozyste n'est pas au service d'une classe moyenne laborieuse, comme il aime tant le faire croire. Elle est au service d'une aristocratie d'héritage et de connivence ultra-minoritaire mais trés riche et rejette tout le reste dans un tiers-état qui ne peut que s'appauvrir.

C'est ce qu'ont fait Thatcher, Blair, Bush dans leur pays respectifs et avec les résulats que l'on connait ...

pazmany jeune garde 87 a dit…

Des cadres qui font grève pour garder leurs jours de RTT fallait le faire quand même, merci à eux, courage, j'espère vous retrouver dans les cortèges à l'automne !

Irène a dit…

"Rien vu venir" ? Les pauvres chéris !

Mais à quoi ça sert de faire des études et de devenir cadre, si on reste aussi naïf ?

Al Slipone a dit…

Cadre ou pas cadre, tout le monde est bien pris par derrière.
Or, ça fait aussi mal pour tout le monde de se faire choper.

Anonyme a dit…

Lorsque ils [les nazis] sont venus chercher les communistes
Je me suis tu, je n'étais pas communiste.
Lorsqu'ils sont venus chercher les syndicalistes
Je me suis tu, je n'étais pas syndicaliste.
Lorsqu'ils sont venus chercher les sociaux-démocrates
Je me suis tu, je n'étais pas social-démocrate.
Lorsqu'ils sont venus chercher les juifs
Je me suis tu, je n'étais pas juif.
Puis ils sont venus me chercher
Et il ne restait plus personne pour protester.
Martin Niemöller

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