samedi 26 juillet 2008

Quand Obama vient, Sarkozy apparaît petit

Barack Obama ne s'est pas attardé en France: à peine trois heures, montre en main, pour rencontrer Nicolas Sarkozy, et tenir une conférence de presse accélérée.

La France, alliée de seconde zone ?
Le candidat démocrate a privilégié sa visite en Allemagne. Interrogé sur la brièveté de sa visite en France, il répond sobrement que son discours de Berlin s'adressait à tous les Européens.
Il a même voulu (?) que le drapeau américain ne s'affiche pas derrière les deux présidents pendant la conférence.

Le show était sans conteste à Berlin: devant "une foule enthousiaste" de 200 000 personnes rassemblée dans le parc du Tiergarten à Berlin, jeudi 24 juillet, il a séduit et misé sur le rapprochement avec la visite de John F Kennedy en 1961. Aucun mur ne sépare plus la capitale allemande, mais il reste "les murs entre les pays les plus riches et les plus pauvres (…), entre les races et les tribus, entre les indigènes et les immigrants, entre chrétiens, musulmans et juifs".
En France, la conférence de presse parut bien fade. Obama venait pour convaincre ses électeurs américains, et le symbole était plus fort à Berlin qu'à Londres ou à Paris, quoique puisse Sarkozy.

Le Spiegel allemand s'est même permis de commenter plus durement la situation : Angela Merkel fait clairement figure de chef d'Etat européen qui pèse le plus en ce moment.

Des points de convergences ?
Les observateurs ont pu noter les "convergences" sur les grands sujets de politique étrangère. C'en est presque paradoxal tant Nicolas Sarkozy s'est inscrit, et depuis longtemps, dans un rapprochement avec la politique du président Bush, tandis qu'Obama essaye de marquer ses propres différences: l'Afghanistan plutôt que l'Irak, la lutte contre le réchauffement climatique, la fermeté à l'égard de l'Iran mais l'ouverture au Proche Orient. La veille, il a même dénoncé les erreurs de l'administration Bush dans ses rapports avec l'Europe.

6 commentaire(s):

  1. Lors de cette conférence, la différence entre les deux hommes était frappante. N. Sarkozy continue à se mettre en valeur, utilise le je,je, tape sur l'épaule de Barack Obama, bref surjoue la proximité, n'éteint pas son portable qui sonne au moins trois fois, ce qui est tout de même le comble de la mauvaise éducation.
    Quant à Barack Obama, il était égal à lui-même : parfait

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  2. N.Sarkozy s'est bien servi de cette visite pour faire un "coup" médiatique. Les allusions irréprochables de Sarkozy sur l'Afghanistan et au risque de retour du Talibanisme en sont la preuve.
    Obama Président !!!

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  3. Nikoli ne parait pas petit, il est petit. Le plus étrange tient dans ce que sa taille physique n'est pas la raison principale du constat. Il pourrait être grand. Il ne le sera jamais.

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  4. Obama est le même que les autres : une marionnette dans une parodie de démocratie. N'en attendez pas grand chose de révolutionnaire, on restera dans l'hyper-sécurité, la conquète des territoires pétroliers et la finance-magouille.

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  5. Il me semble que le fait de retrait du drapeau americain soit plutot protocolaire. Il est en visite en tant que candidat et non pas senateur, et dans ce sens n'a pas lieu de representer le pays... Je me trompe surement.

    Cela dit mossieur notre president a aussi joliment derape evoquant des noms peu americains a propos de Rice, Powell et Albright, comme l'a magistralement repere Marianne2...
    J'en ai fait la synthese dans mon dernier article, ou je me suis permis de lier ton billet.

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  6. Obama ? n'est pas celui qui disait pendant les primaires que Sarkozy était un Président aux méthodes intéréssantes etc ?
    Vous voyez bien qu'il dit une chose le matin, une autre le soir ... il est comme Sarko sauf qu'il roule pour l'autre bord, soit disant ...

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