Après avoir rebondi en avril, la production industrielle française a chuté de 2,6% en mai, selon l'Insee. La baisse est marquée dans tous les secteurs et notamment dans l'automobile.La seule production manufacturière (hors énergie et industries agricoles et alimentaires) est pour sa part en baisse de 2,5% après une hausse de 1,7% en avril.
En ce qui concerne le secteur automobile, la production industrielle enregistre un très fort repli de 8% en mai, après un rebond de 3,7% en avril.
La production de biens de consommation est en baisse de 1,3%: elle diminue dans "l'habillement, cuir" (-2,5%), "l'imprimerie, édition" (-2,5%), les "équipements du foyer" (-2,2%) et les "produits pharmaceutiques, de parfumerie et d'entretien" (-0,3%). (source)
Contrairement à son premier ministre, Christine Lagarde est finalement inquiète pour la croissance: "Le ralentissement de la croissance est clairement un sujet de préoccupation, sur lequel nous devons nous pencher très sérieusement en vue d'essayer de stimuler la croissance, tout en essayant dans le même temps de stabiliser les prix"
Mais quand elle détaille sa pensée, ça dérape."Au cours des dernières années, la France a eu un problème de compétitivité que les experts appellent «hors prix hors coût», liéàdes gammes de produits vieillissantes, insuffisamment renouvelées. C'était surtout vrai dans le domaine automobile. Avec l'arrivée sur le marché de nouvelles gammes à partir de l'automne 2007, la conjoncture du secteur s'est améliorée. Les achats de véhicules se sont redressés."
Christine Lagarde, L'Usine Nouvelle, 10 juillet 2008
















3 commentaires:
Le niveau de vie est en baisse, tout simplement (et ce n'est qu'un début). Tout est trop cher, beaucoup trop cher. Le nombre de personnes en difficultés ne cesse d'augmenter et le moral de ce brave "peuple" s'érode régulièrement.
C'est étrange, chez les gens qui n'ont plus de fric, cette façon qu'ils ont de ne plus dépenser, n'est-ce-pas?
Et il est tout aussi étrange de constater que les ministres et de nombreux responsables politiques n'ont pas encore compris que la misère s'installe doucement et sûrement, et ce, à la ville et à la campagne.
Il serait naïf de supposer qu'ils ne l'ont pas compris, Jane. J'ai fort peur qu'il s'agisse d'une volonté déterminée, tout comme je sais qu'il est difficile d'y croire.
Le peuple pauvre et servile, à merci, ramené à la foi, c'est le rêve de tout puissant, îvre de lui-même.
Autrefois, je pensais que les riches étaient heureux d'avoir tout simplement de l'argent. J'ai mis des années à comprendre qu'ils ne sont vraiment aboutis que lorsqu'ils s'emparent de la liberté des autres et règnent sur des misérables asservis.
Des années noires se préparent, non parce qu'elles sont invévitables, mais parce que certains sont décidés à détruire le tissu social pour créer une élite absolue et féodale.
En revanche, je n'arrive pas à croire qu'ils y parviendront.
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