21 septembre 2008

"Hôpital, patients, santé, territoire"


Vendredi dernier, Nicolas Sarkozy a présenté un projet de loi. Chef du gouvernement, il a énoncé un à un les différentes mesures ou principes que sa future loi sur la santé devra inclure. L'objectif affiché est le retour à l'équilibre financier dans 3 ans, soit en 2011. Pourtant, le président n'a pas détaillé comment il comptait y parvenir.

Sa loi devrait comprendre 4 volets : des peines planchers pour les fraudeurs, un système d'intéressement pour les personnels, une forfaitisation des prise en charge de traitement de maladies chroniques, et la publication des mauvais établissements.

1. Lutter contre les fraudes.
Nicolas Sarkozy suppose que la fraude est responsable du déséquilibrte des comptes sociaux. C'est la seule "mesure d'économie" éventuelle qu'il a explicité lors de ses annonces.
Le chef de l’État a "invité l’assurance maladie à intensifier la lutte contre les gaspillages, les abus et les fraudes" et a annoncé l’instauration de "pénalités planchers" contre les fraudeurs à l’assurance maladie en 2009 : "un mécanisme de pénalités planchers sera institué à compter de l’an prochain, sur le modèle de celui en vigueur pour lutter contre le travail illégal", a-t-il déclar (source)
2. Mieux traiter les maladies chroniques
Nicolas Sarkozy a précisé qu’il fallait que "dans chaque cabinet médical, chaque maison de santé, la qualité de la prise en charge (...) soit garantie par l’application de protocoles clairs et connus de tous." Il a souhaité que des "forfaits de prise en charge (...) soient expérimentés par l’assurance maladie et les complémentaires santé", précisant que ces "forfaits devront se substituer au paiement à l’acte".
3. Intéresser financièrement les personnels médical et paramédical
Le président a suggéré que les hôpitaux bénéficiaires mettent en place un système d'intéressement aux profits de leurs salariés. Cette promesse est assez vaine, vu l'état des comptes de l'assurance maladie et de la plupart des établissements hospitaliers. de surcroît, à notre connaissance, la participation est obligatoire en France dans les entreprises de plus de 50 salariés, donc dans les hôpitaux également.

4. Dénoncer les mauvais hôpitaux.
Le Président souhaite notamment la publication du taux de mortalité et d'infections nosocomiales des hôpitaux
.
L'Élysée a assuré jeudi «ne pas vouloir mettre en place un classement des meilleurs hôpitaux, mais plutôt pointer du doigt les plus mauvais résultats». Si le président ouvre ce chantier, estime-t-on à l'Élysée, le ministère de la Santé devra développer des outils méthodologiques très élaborés, notamment avec des indices de technicité, d'activité et de notoriété, afin que ce classement tienne compte des différences de recrutement des patients. Les médecins et les chirurgiens traînent en général des pieds pour communiquer ces informations (source).

6 commentaires:

  1. Pardon Juan mais je crois que tu fais une toute petite confusion dans ce paragraphe :

    Je te cite "3. Intéresser financièrement les personnels médical et paramédical...."

    L'hopital n'est pas (au regard des textes) considéré comme une entreprise. Même si sarko le voudrait bien. Il n'est pas régit par le code du travail mais par le code de la santé publique. Comme d'aileurs, les emploés médicaux et parmédicaux n'entrent pas dans les domaines de compétence des prud'hommes mais dans celui des tribunaux administratifs.

    Je ne l'ai pas lu en totalité mais je n'ai vu nulle part d'article relatif à l'intéressement.

    Ceci dit, connaissant notre cher gouvernement, il y a fort à parier qu'il vont intégrer cette mesure dans le code. Ca ne sera pas trop difficile. Il leur suffira de faire passer cette mesure pour une mesure de justice auprès des représentants syndicaux de ces professions.

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  2. Au fait, j'ai oublié : je ne peux qu'être d'accord avec toi. L'état de délabrement chronique des tous les établissements publics est tel qu'il apparait difficile de payer quelque prime ou intéressement que ce soit.

    Par ailleurs, pointer du doigt les mauvais établissements ne revient-il pas à établir un classement des meilleurs ??? Je sais, j'ai l'esprit tordu et je vois le mal partout. Mais à 44 ans, je ne vais pas me refaire. Non ?

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  3. médecins : 8 à 12 ans d'études.
    sarkozy : bac au rattrapage, fac de droit à papa.

    c'est sarkozy qui veut réformer la médecine.

    je me marre.

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  4. La réforme hospitalière prévoit la fermeture des petites unités ou leur transformation en centre de bobologie et de gérontologie.
    Une des conséquences pratiques claire est que l'urgence vitale ne sera plus assumée dans les petites villes.
    En clair, si vous faites un infarctus, par exemple (il y en a d'autres) vous êtes certain de mourir si vous n'êtes pas à proximité d'un samu ou d'un smur.
    En conclusion, nos décideurs, qui ne peuvent l'ignorer, condamnent cyniquement à mort ceux qui demain, après-demain vont connaître le tragique besoin d'un secours qui ne sera plus disponible.

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  5. sorry c'est mal rédigé, j'ai envoyé trop vite.

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  6. Pourquoi "mal rédigé" ?

    C'est malheureusement criant de vérité. Mon épouse travaille dans un service de gériatrie. C'est simple, son service est devenu un paliatif aux maisons de retraite (trop chères). Alors, oui, le gouvernement condamne tous les habitants des petites villes à mort faute de soins d'urgence. Et ce ne seront pas les malheureux "services de soins aux personnes dépendantes" qui remplirons ce manque.

    Mais de toute façon, en haut lieu, ils s'en foutent.

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