
Ce n'était pas un hasard de calendrier. Eric Woerth, ministre du Budget, avait choisi ses annonces. D'un côté, il avait dû concéder que le déficit budgétaire en 2008 déraperait. Qui eut cru le contraire ? Il sera donc de 51 milliards, contre 38 milliards en 2007 (réévalué à 44 milliards d'euros par la Cour des Comptes en début d'année). C'est la faute à la crise ! Pourtant, à lire les tableaux détaillés de l'exécution budgétaire au 30 septembre, les recettes publiques sont en progression à cette date, alors que les dépenses dérapent déjà de 4 milliards d'euros par rapport à la même période que l'an passé.
Le même jour, le ministre expliquait dans LE FIGARO comment le guichet fiscal unique se mettait en place. En soi, cette mesure devrait simplifier la vie du contribuable. Mais le ministre y voit surtout un avantage, la réduction du nombre de fonctionnaires, sans qu'il affiche un lien de cause à effet entre cette réorganisation et ces suppressions de postes. Pire, les économies sont ... une goutte d'eau par rapport aux déficits aggravés par le paquet fiscal.
"Nous allons dégager une économie de 225 millions à l'horizon 2011, grâce au non-remplacement de 55 % des départs à la retraite. Entre 2003 et 2009, nous avons réduit les effectifs de 10 %, ce qui correspond à plus de 13 000 personnes à la DGFip. Nous allons continuer l'effort dans les années qui viennent. Dès 2009, ils baisseront de 4 %, soit 64 millions d'euros. En 2011, la baisse sera de 7 %, soit 111 millions d'euros."
Le même jour, le ministre expliquait dans LE FIGARO comment le guichet fiscal unique se mettait en place. En soi, cette mesure devrait simplifier la vie du contribuable. Mais le ministre y voit surtout un avantage, la réduction du nombre de fonctionnaires, sans qu'il affiche un lien de cause à effet entre cette réorganisation et ces suppressions de postes. Pire, les économies sont ... une goutte d'eau par rapport aux déficits aggravés par le paquet fiscal.
"Nous allons dégager une économie de 225 millions à l'horizon 2011, grâce au non-remplacement de 55 % des départs à la retraite. Entre 2003 et 2009, nous avons réduit les effectifs de 10 %, ce qui correspond à plus de 13 000 personnes à la DGFip. Nous allons continuer l'effort dans les années qui viennent. Dès 2009, ils baisseront de 4 %, soit 64 millions d'euros. En 2011, la baisse sera de 7 %, soit 111 millions d'euros."
Dans la nuit de lundi à mardi, les députés ont finalement voté le plafonnement partiel des niches fiscales. Un contribuable ne pourra déduire plus de 10% de son revenu imposable (plus 25 000 euros) de son impôt sur les revenus. En 2007, 7000 foyers fiscaux déclarant plus de 97 500 de revenus annuels n'avaient payé aucun impôt sur le revenu. La mesure adoptée permettrait d'économiser environ 200 millions d'euros. Le gouvernement a fait semblant de se féliciter de cette mesure d'équité fiscale. En fait, les députés sont allés plus loins que ses souhaits.
Le durcissement des conditions de ces défiscalisations n'a été que partiel dans la mesure où certaines niches ont été simultanéement ... assouplies ! Ainsi, les ménages fortunés pourraient être tentés de reporter leurs investissements sur des dispositifs fiscalement avantageux sur plus long terme. Par exemple, le dispositif dit "Malraux" défiscalise de 25 % à 35 % du montant des travaux engagés, selon le lieu, dans la limite de 100.000 euros de travaux : les députés ont étendu la durée de l'avantage fiscal consenti de 3 à 4 ans.
Petit rappel... en video.
Ce n'est ni plus ni moins que le pillage des finances publiques par l'élite, au moment même où la crise internationale s'intenfie et promet des jours sombres.
RépondreSupprimerIl y eut robin des bois qui prenait aux riches pour donner aux pauvres, voici Rupin des rois qui réalise l'inverse.
Quand Medvedev se moque de Sarkozy.
RépondreSupprimerLe très court passage était passé inaperçu. Il vaut pourtant le détour. Lors de sa conférence de presse devant le Conseil des relations étrangères, le 16 novembre dernier, le président russe Dmitri Medvedev s’est lancé dans une imitation assez cocasse de Nicolas Sarkozy. L’insolent a d’abord plaisanté sur l’attirance de notre Président vers les lumières de la scène. Puis, encouragé par les rires de l’auditoire, Dmitri Medvedev poursuit son show en balançant la tête d’avant en arrière et en mimant de grands gestes. Toutes les personnes présentes ont reconnu le Français…
Sarkozy est bien une star mondiale.
http://desourcesure.com/politiqueaffaires/2008/11/quand_medvedev_se_moque_de_sar.php
Le Figaro retouche une photo de Rachida Dati pour effacer une bague de 15 600 euros.
RépondreSupprimerLe mercredi 19 novembre, le Figaro fait sa Une sur Rachida Dati, avec une interview de la ministre de la Justice, qui répond aux 534 magistrats ayant signé un texte de protestation contre elle.
Le quotidien publie une photo réalisée, le 17 juin 2008 au Sénat, par l'un de ses journalistes. Mais, surprise, Le Figaro a pris soin de la modifier...
Voici l'original :
http://www.lexpress.fr/actualite/politique/le-figaro-retouche-une-photo-de-dati-a-la-une_706998.html
La ministre portait un bijou au doigt... qui a disparu à la Une du quotidien ! Il s'agit de la bague "Liens", de Chaumet (en or gris pavé diamants, avec deux liens pavés diamants, prix : 15 600 euros).
http://www.lexpress.fr/actualite/politique/le-figaro-retouche-une-photo-de-dati-a-la-une_706998.html