20 décembre 2008

85ème semaine de Sarkofrance: Sarkozy recule devant la menace

L'agenda de cette 85ème semaine de Sarkofrance était rodé : lundi, on rassure le secteur automobile; mardi, on fait son bilan européen et le zélé Darcos lance sa réforme des classes de seconde ; mercredi, on avait planifié une belle distraction pour calmer les banlieues "plan diversité"; jeudi, on vote le travail le dimanche; et vendredi, on adopte le plan de relance.

Mais la machine s'est grippée. Des émeutes en Grèce, un ministre désavoué, une "pression de la rue", et voici une réforme reportée d'un an, quelques heures avant sa présentation officielle. Pour la première fois depuis mai 2007, Nicolas Sarkozy a reculé devant la menace. 

La chose semble entendue: cette semaine, Nicolas Sarkozy a pris peur.

Et si la France s'embrasait ?

Sarkozy et Darcos reculent devant les lycéens
Il se murmurait dans la presse informée que le président français s'inquiétait de l'ampleur des manifestations en Grèce. Un jeune tué par les forces de l'ordre, et voici un Mai 1968 incontrôlable qui embrase l'un de nos voisins européens, sur fonds de crise sociale et de blocages politiques. Xavier Darcos en a fait les frais. Dimanche, il affichait encore son mépris pour les opposants à sa réforme du moment, la réduction des enseignements communs obligatoires en classe de seconde. il dénonçait les "perturbateurs" qui s'abriteraient derrière le mouvement lycéen, "qui enflamment des poubelles, jettent des caddies sur les grilles, et qui s'en prennent aux personnes ." Lundi, il retirait son projet. Et le président faisait savoir qu'il suivra "personnellement" les débats à venir sur cette réforme. Jeudi, Xavier Darcos propose son "Grenelle du lycée." Pour la première fois depuis 19 mois, le pouvoir a plié en quelques heures.

Sarkozy échoue sur le travail le dimanche
Second retrait "tactique", Sarkozy avait approuvé un compromis avec sa propre majorité sur le travail dominical. Embourbée par le harcèlement législatif de l'opposition à l'Assemblée Nationale, la réforme de l'audiovisuel a fini par être votée mercredi 17 décembre. Le projet relatif au travail dominical promet le même cauchemar : l'opposition a déposé 4 400 amendements. Jeudi, le Monarque a dû se résoudre au report de l'examen du texte à la mi-janvier, au lendemain d'une première séance houleuse à l'Assemblée nationale. A la mi-journée, l'Assemblée a annoncé l'annulation des séances de jeudi et le report de l'examen du texte. Le Monarque est-il vexé ? "Je ne pense pas qu'en s'agitant avec des pancartes et des badges sur les bancs de l'assemblée nationale, on rende particulièrement fiers les électeurs qui ont voté pour vous" a-t-il critiqué jeudi. Effectivement, les députés de l'opposition brandissaient des pancartes "ORTF" lors du vote de la loi audiovisuelle.

Une Europe affaiblie
Il l'a dit aux parlementaires européens. mardi 16 décembre, Nicolas Sarkozy a expliqué à Strasbourg que ses 6 mois de présidence européenne l'avait "changé." Encore ? Rappelez-vous, Nicolas Sarkozy "change" quand ça l'arrange. Le 14 janvier 2007, il avait déclaré déjà "changé" pour son annonce officielle de candidature à la Présidence de la République : il fallait faire oublié l'agité menaçant de karcheriser ses ennemis de l'intérieur, pour faire place au rassembleur zen et sympathique. Le voici qui nous refait le coup à Strasbourg.
Certains commentateurs furent séduits. Ils se félicitèrent également de l'impulsion politique française. A y regarder de plus près, qu'avons-nous eu ? Un chef d'orchestre agité faisant semblant de connaître sa partition. Sarkozy a certainement affaibli l'Europe politique au profit d'une Europe de Nations. Certains s'en satisferont. L'Europe se construisait sur des traités inspirés par quelques leaders charismatiques, des règles supra-nationales, ou des oukazes bruxellois en tous genre. Depuis près de 6 mois, Nicolas Sarkozy est parvenu à remettre la négociation politique au premier plan.

L'Europe après Sarko est un lieu de bluff et de marchands de tapis.

Le vacarme du plan diversité
A en croire les thuriféraires du régime, le discours de Nicolas Sarkozy mercredi 17 décembre à l'Ecole Polytechnique sur la "diversité" n'était qu'un vacarme de plus, une distraction pour calmer la banlieue alors que l'explosion sociale menace. Le Monarque a reconnu lui-même que le plan Banlieue de Fadela Amara était un échec: "J'ai mis 18 mois pour m'en apercevoir" Avez-vous souvent entendu Sarkozy avouer s'être trompé ?

Sur le fonds, personne ne critiquera la volonté présidentielle de promouvoir les classes modstes et la diversité dans la "formation des élites" ou les médias. Ni de reconnaître enfin que «si l'on regarde comment se distribuent les inégalités, il apparaît clairement qu'en réduisant toutes les fractures sociales, on réduira du même coup toutes les fractures ethniques, religieuses et culturelles». Nous critiquerons en revanche l'absence de fonds, l'imposture absolue d'un Président qui confond annonce et action, nomination avec volontarisme: un "Monsieur Diversité" en la personne de Yazig Sabeg qui s'affiche en faveur d'une discrimination positive; des objectifs sans moyens (tels "30% des places des nouvelles classes préparatoires réservées «aux meilleurs lycéens boursiers»), l'application du CV anonyme déjà voté il y a 3 ans, et la création d'outils statistiques.

La "banlieue" sera-t-elle calmée avec si peu ?

La reprise en main
Cette semaine, les rumeurs les plus folles ont circulé sur les changements prochain au gouvernement Fillon. Nicolas Sarkozy a embauché un Villepiniste, Bruno Le Maire, pour remplacer l'ancien socialiste Jean-Pierre Jouyet aux Affaires Européennes. En janvier, Xavier Bertrand devrait être officialisé à la tête de l'UMP, et abandonner son ministère du travail. Un gentil jeu de chaises musicales pourrait suivre. Dimanche dernier, le nom d'Eric Besson a été mentionné pour remplacer Brice Hortefeux au ministère de l'Identité Nationale. Mercredi, le Figaro jetait en pâture (sur ordre de l'Elysée ?) le nom du socialiste Malek Boutih pour incarner la Diversité au gouvernement, poste qui échut finalement à Yazig Sabeg. Bref, Sarkozy est reparti en chasse. Il veut assoir son contrôle malmené par une fronde interne au camp umpiste. Affiché ainsi qu'il peut se passer d'eux est une vieille tactique sarkozyenne.

Sarkozy a-t-il définitivement perdu ses soutiens à droite ?

Une économie au bord du gouffre
Vendredi, l'INSEE a confirmé que la France entrait en récession. Cette fois-ci, celle-ci n'a plus rien de technique.  L'économie mondiale elle-même semble au bord du gouffre: mardi, pour la 10ème fois consécutive depuis l'été 2007, la FED américaine (Federal Reserve Board) a abaissé ses taux directeurs à ... 0%-0,25%. Elle aussi semble chercher à éviter ses huissiers. La semaine dernière, l'État allemand a eu quelques difficultés à emprunter 7 milliards d'euros en Bourse pour un malheureux emprunt public.
En France, l'Insee a prévu un "effondrement" de -0,8% au dernier trimestre 2008, suivi d'un nouveau recul de 0,4% au premier trimestre puis encore de 0,1% au second trimestre 2009. Les prévisions gouvernementales sont désavouées une fois de plus. L'INSEE nous prédit aussi une aggravation du chomage, avec 214 000 destructions d'emplois entre janvier et juin, une décélaration brutale de l'inflation (avant la déflation ?), estimée à seulement  +0,3% en juin prochain (contre +3,6% en juin dernier).


Vendredi, le Conseil des Ministres a joué l'autruche : il a adopté le plan de relance annoncé le 26 novembre dernier, avec un déficit budgétaire de 80 milliards d'euros (contre moins de 40 en 2006). Puis trois des siens, Lagarde, Woerth et Devedjian, se sont présentés à la presse pour dire que tout allait bien: l'INSEE aurait oublié d'intégrer les plans de relance français et européen dans sa note de conjoncture. Ben voyons. ce sont vraiment des benêts à l'INSEE ! En octobre dernier, Christine "Magic" Lagarde se félicitait déjà de la bonne résistance du pays à la crise mondiale, avec son fameux "zéro virgule quatorze pourcent" de croissance du PIB au 3ème trimestre. 

La menace est réelle
Devant la catastrophe annoncée, mieux vaut sourire, même crispé. La boîte à outils sarkozyste est obsolète ("Travailler plus pour gagner plus" ) et la révolte gronde. Un prestigieux hebdomadaire américain, Newsweek, s'inquiète d'ailleurs pour Nicolas 1er : Sarkozy s'est " affranchi de tout contre-pouvoir chez lui"  et il est privé de prétexte européen après la fin de la présidence française. Le monarque est nu, et seul, devant la menace. Et il en a conscience.

Cette semaine, l'Elysée a réquisitionné à son profit 9 millions d'euros de crédits des budgets de la police et la Défense Nationale. Aucune explication n'a été donnée. Le décret est passé au Journal Officiel... dans sa version électronique uniquement, un dimanche après midi de surcroît.

Fallait-il que le Monarque soit inquiet...

Ami Sarkozyste, où es-tu ?

6 commentaires:

  1. Vous exagérez, le monarque n'est pas complètement "nu", il avait fait savoir par raffarin qu'il choisissait martine aubry comme 1ère secrétaire du PS et bien c'est fait pour son plus grand plaisir.

    Il a fallu tricher aux élections mais ce n'est pas grave...pour une petite "gâterie" à sarkosi cela vaut bien cela.

    Conclusion : Dominique Paillé ( à la suite d'un pari) a démontré à France-Info qu' il n' y avait que Ségolène Royal qui pouvait gagner en 2012...

    Elle n' est pas belle la vie ???

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  2. Joe Biden : l'économie US pourrait « sombrer ».

    AFP

    20/12/2008 | Mise à jour : 17:19

    Le vice-président élu des Etats-Unis Joe Biden a affirmé lors de sa première interview depuis l'élection du 4 novembre que l'économie américaine était dans un « état bien pire » que ce qu'il imaginait et qu'un second plan de relance était crucial pour éviter qu'elle ne « sombre ».

    « L'économie est dans un état bien pire que ce que nous imaginions », a déclaré M. Biden au cours de l'émission "This Week", qui doit être diffusée dimanche 21 décembre sur la chaîne américaine ABC.

    Le vice-président élu qui entrera en fonctions le 20 janvier a estimé qu'un second plan de relance était nécessaire pour éviter que l'économie américaine ne « sombre, purement et simplement ».

    « Il va y avoir un investissement majeur, que ce soit 600 milliards de dollars ou plus, ou 700 milliards de dollars, ce qui est sûr c'est que c'est un chiffre auquel personne n'aurait pensé il y a un an », a dit M. Biden, selon des extraits de cette interview transmis à l'AFP.

    Il a indiqué que l'administration de Barack Obama avait pour priorité absolue de créer des emplois et d'investir dans les infrastructures pour remettre l'économie sur des rails. Il a ajouté que les autres objectifs de l'administration en terme de politique étrangère et intérieure dépendraient entièrement du rétablissement de l'économie.

    « La chose la plus importante que nous devons faire dans la nouvelle administration est d'arrêter cette hémorragie d'emplois », a insisté M. Biden.

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  3. @ Anonyme, sur Joe Biden :

    Les pays ayant de plus en plus de difficultés pour émettre leurs bonds du trésor (l'Allemagne ayant presque échoué à réunir 7 milliards de dollar la semaine dernière, la Hollande et l'Autriche ayant eu des difficultés aussi), ce plan de sauvetage US va se faire au détriment de l'Europe. Il faut absolument que les banques européennes se dégagent de tout investissement en Dollars, ou alors la crise en Europe sera exceptionnellement grave.

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  4. Pour info : LEAP/E2020 signifie « Laboratoire Européen d’Anticipation Politique / Europe 2020 ». C’est une entreprise de prospective.

    LEAP/E2020 estime que la crise systémique globale connaîtra en Mars 2009 un nouveau point d’inflexion d’une importance analogue à celui de Septembre 2008. Notre équipe considère en effet que cette période de l’année 2009 va être caractérisée par une prise de conscience générale de l’existence de trois processus déstabilisateurs majeurs de l’économie mondiale, à savoir :

    1-. la prise de conscience de la longue durée de la crise

    2-. l’explosion du chômage dans le monde entier

    3-. le risque d’effondrement brutal de l’ensemble des systèmes de pension par capitalisation.

    Ce point d’inflexion sera ainsi caractérisé par un ensemble de facteurs psychologiques, à savoir la perception générale par les opinions publiques en Europe, en Amérique et en Asie que la crise en cours a échappé au contrôle de toute autorité publique, nationale ou internationale, qu’elle affecte sévèrement toutes les régions du monde même si certaines sont plus affectées que d’autres, qu’elle touche directement des centaines de millions de personnes dans le monde « développé », et qu’elle ne fait qu’empirer au fur et à mesure où les conséquences se font sentir dans l’économie réelle.

    Les gouvernements nationaux et les institutions internationales n’ont plus qu’un trimestre pour se préparer à cette situation qui est potentiellement porteuse d’un risque majeur de chaos social. Les pays les moins bien équipés pour gérer socialement la montée rapide du chômage et le risque croissant sur les retraites seront les plus déstabilisés par cette prise de conscience des opinions publiques.

    Dans ce GEAB N°30, l’équipe de LEAP/E2020 détaille ces trois processus déstabilisateurs (dont deux sont présentés dans ce communiqué public) et présente ses recommandations pour faire face à cette montée des risques. Par ailleurs, ce numéro est aussi comme chaque année l’occasion d’une évaluation objective de la fiabilité des anticipations de LEAP/E2020, qui permet de préciser également certains aspects méthodologiques du processus d’analyse que nous mettons en œuvre. En 2008, le taux de réussite de LEAP/E2020 est de 80 %, avec une pointe à 86 % pour les anticipations strictement socio-économiques. Pour une année de bouleversements majeurs, c’est un résultat dont nous sommes fiers.

    La crise durera au moins jusqu’à la fin 2010.

    Comme nous l’avons détaillé dans le GEAB N°28, la crise affectera de manière diversifiée les différentes régions du monde. Cependant, et LEAP/E2020 souhaite être très clair sur ce point, contrairement aux discours actuels des mêmes experts qui niaient l’existence d’une crise en gestation il y a trois ans, qui niaient qu’elle soit globale il y a 2 ans et qui niaient il y a seulement six mois qu’elle soit systémique, nous anticipons une durée minimale de trois ans pour cette phase de décantation de la crise [1].

    Elle ne sera ni terminée au printemps 2009, ni à l’été 2009, ni au début 2010. C’est seulement vers la fin 2010 que la situation commencera à se stabiliser et s’améliorer un peu dans certaines régions du monde, à savoir l’Asie et la zone Euro, ainsi que pour les pays producteurs de matières premières énergétiques, minérales ou alimentaires [2].

    Ailleurs, elle continuera. En particulier aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, et dans les pays les plus liés à ces économies, où elle s’inscrit dans une logique décennale. C’est seulement vers 2018 que ces pays peuvent envisager un retour réel de la croissance.

    Par ailleurs, il ne faut pas imaginer que l’amélioration de la fin 2010 marquera un retour à une croissance forte. La convalescence sera longue ; par exemple, les bourses mettront également une décennie à revenir aux niveaux de l’année 2007, si elles y reviennent un jour. Il faut se souvenir que Wall Street mit 20 ans à revenir à ses niveaux de la fin des années 1920. Or, selon LEAP/E2020 cette crise est plus profonde et durable que celle des années 1930.

    Cette prise de conscience de la longue durée de la crise va progressivement se faire jour dans les opinions publiques au cours du trimestre à venir. Et elle déclenchera immédiatement deux phénomènes porteurs d’instabilité socio-économique : la peur panique du lendemain et la critique renforcée des dirigeants du pays.

    Le risque d’effondrement brutal de l’ensemble des systèmes de pension par capitalisation.

    Enfin, dans le cadre des conséquences de la crise qui affecteront directement des dizaines de millions de personnes aux Etats-Unis, au Canada, au Royaume-Uni, au Japon, aux Pays-Bas et au Danemark en particulier [3], il faut intégrer le fait qu’à partir de cette fin d’année 2008 vont se multiplier les nouvelles concernant les pertes massives des organismes gérant les actifs censés financer ces retraites. L’OCDE estime à 4.000 milliards USD les pertes des fonds de pension pour la seule année 2008 [4].

    Aux Pays-Bas [5] comme au Royaume-Uni [6], les organes de surveillance des fonds de pension viennent de lancer des cris d’alarme demandant en urgence un accroissement des cotisations obligatoires et une intervention de l’Etat.

    Aux Etats-Unis, ce sont des annonces multiples d’augmentation des contributions et de diminution des versements qui sont émises à un rythme croissant [7].

    Et c’est seulement dans les semaines à venir que nombre de fonds vont pouvoir faire réellement le décompte de ce qu’ils ont perdu [8].

    Beaucoup s’illusionnent encore sur leur capacité à reconstituer leur capital à l’occasion d’une prochaine sortie de crise. En Mars 2009, quand gestionnaires de fonds de pension, retraités et gouvernements vont simultanément prendre conscience que la crise va durer, qu’elle va coïncider avec l’arrivée massive des « baby-boomers » à la retraite et que les bourses ont peu de chance de retrouver avant de longues années leurs niveaux de 2007 [9], le chaos va s’installer dans ce secteur et les gouvernements vont se rapprocher de plus en plus de l’obligation d’intervenir pour nationaliser tous ces fonds. L’Argentine, qui a pris cette décision il y a quelques mois apparaîtra alors comme un précurseur.

    Ces tendances sont toutes déjà en cours. Leur conjonction et la prise de conscience par les opinions publiques des conséquences qu’elles entraînent constituera le grand choc psychologique mondial du printemps 2009, à savoir que nous sommes tous plongés dans une crise pire que celle de 1929 ; et qu’il n’y a pas de sortie de crise possible à court terme.

    Cette évolution aura un impact décisif sur la mentalité collective mondiale des peuples et des décideurs et modifiera donc considérablement le processus de déroulement de la crise dans la période qui suivra. Avec plus de désillusions et moins de certitudes, l’instabilité socio-politique globale va s’accroître considérablement.

    Notes :

    [1] Il est utile de lire au sujet de cette crise une très intéressante contribution de Robert Guttmann publiée au 2ème semestre 2008 sur le site Revues.org, soutenu par la Maison des Sciences de l’Homme Paris-Nord.

    [2] D’ailleurs ce sont les matières premières qui commencent à déjà relancer le marché du transport maritime international. Source : Financial Times, 14/12/2008

    [3] Puisque ce sont les pays qui ont le plus développé les systèmes de retraite par capitalisation. Voir GEAB N°23. Mais c’est aussi le cas de l’Irlande. Source : Independent, 30/11/2008

    [4] Source : OCDE, 12/11/2008

    [5] Source : NU.NL, 15/12/2008

    [6] Source : BBC, 09/12/2008

    [7] Sources : WallStreetJournal, 17/11/2008 ; Phillyburbs, 25/11/2008 ; RockyMountainNews, 19/11/2008

    [8] Source : CNBC, 05/12/2008

    [9] Et nous ne mentionnons même pas l’influence de l’explosion de la bulle des Bons du Trésor US qui affectera également brutalement les fonds de pension. Voir Q&A, GEAB N°30.

    http://www.europe2020.org/spip.php?article575&lang=fr

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  5. vazy allume la meche21 décembre 2008 à 14:56

    Au niveau de la crise, je souhaites apporter une toute petite anecdote : cela fait maintenant un mois que les ouvriers et les prestataires de l'usine FLins de renault sont au chômage technique.
    je connais pas la situation au usine de poissy de peugeot, mais je suppose que c'est pareil. Je connaissais plutôt bien cette région dont la quasi totalité de la région tenait grace à ces deux grosses boites + aérospatiale des Mureaux,
    sachant qu'on est au beau milieu des quartiers jugés chauds de la région parisienne.
    Il me semble tout à fait probable qu'une simple étincelle embraserait toute cette région, en très peu de temps;
    j'observerais avec intention les fêtes de noël, qui sont par tradition depuis une vingtaine d'année très très chaudes.

    Pour l'instant pas de mouvement d'ouvrier en vue, ni d'embrasement de la banlieue, dans cette région, mais je crains que cette accalmie ne dure pas une éternité...

    Je crains aussi que nous ne soyons qu'au beau milieu des affaires financières calamiteuses. Il n'y en aura d'autres, et comme depuis une bonne 15aine d'année, toute l'économie s'est mondialisé, il fort probable, que tout l'édifice soient un château de carte...

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  6. vazy allume la meche21 décembre 2008 à 15:01

    merci à l'anonyme pour le texte d'analyse de la crise... pas réjouissant, mais qui se rapproche d'une réalité certaine.

    pourrions nous aller tout droit vers des evenements de type 1936 , au niveau politique avec des intégrisme qui se crispent depuis 10 ans ? ça serait le pompom :(

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