vendredi 19 décembre 2008

Pour Newsweek, Sarkozy est au bord du précipice

L'hebdomadaire Newsweek publie un article alarmiste sur le président français dans son édition datée du 22 décembre.

"Un Président au bord du gouffre."

On ne saurait être plus clair. Alors que les commentateurs les plus variés célèbrent la présidence française du Conseil européen qui s'achève dans quelques jours, le magazine américain est prudent et sévère.


 Il est narcissique, et frise le culte de la personnalité
 "Quel autre politicien se permettrait de telles envolées lyriques et de faire montre d'un tel culte du moi?" ("Another politician might be pilloried for wretched rhetorical excess")
"Habitué à voir triompher sa volonté, Sarkozy est cependant de plus en plus chatouilleux" ("But as Sarkozy grows accustomed to having just about everything his way, he appears to be growing more prickly, not less, about pointed criticism.")

 Son pouvoir n'a plus de limite
"Par nature sûr de lui et peu enclin aux excuses, Sarkozy est essentiellement affranchi de tout contre-pouvoir chez lui. Le président français est aujourd'hui en quelque sorte Sarkozy sans limites, pour le meilleur et pour le pire." ("By nature unabashed and unapologetic, Sarkozy is now, to all intents and purposes, unrestrained by domestic checks and balances. The French president has become Sarkozy Unbound, for better or worse.")

Il a une ambition démesurée
"Chez Sarkozy, l'ambition prend à tel point le pas sur la diplomatie qu'il a semblé déterminé à garder la main sur le gouvernail de l'Europe, quelles que soient les conventions diplomatiques ou les partenaires qui pourraient se mettre sur son chemin." ("Such is Sarkozy's overt inclination to let ambition outweigh diplomatic amity that he has seemed determined to keep a hand on the helm of Europe, no matter what diplomatic conventions, or other leaders, stand in his way.")

Le monarque du moment
"Qu'au bout du compte on se souvienne de Sarkozy comme d'un grand homme, ou d'un simple exemple d'obstination et d'arrogance, l'histoire (et éventuellement ses partenaires européens) nous le dira. Les Français, pour leur part, en ont fait… leur roi." ("Whether, in the end, Sarkozy will go down as a man of destiny, or merely of obstinacy and arrogance, only history—and perhaps his fellow European leaders—can decide. The French, for their part, have given him free rein to—well, to reign.")

Qui a dit que le Monarque avait bonne presse à l'étranger désormais ?

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2 commentaire(s):

  1. Les critiques de l'étranger ne son pas nouvelles (se souvenir d'El Païs). En tout cas, je ne l'ai pas choisi comme roi (ni rien, d'ailleurs). Beaucoup de ses électeurs du 6 mai 2007 doivent aujourd'hui se mordre les doigts. Mais il était éminmment "calculable" et prévisible... Il disait déjà qu'il avait changé : en pire ! Même dans son camp, il est loin de faire l'unanimité, sinon de façade... la preuve étant que "sa" réforme de l'audiovisuel n'est passé qu'à 50 voix ! une belle gifle... c'est pour cela qu'il recule sur le travail du dimanche, l'UMP ne se semblant pas de tout majoritariement favorable. Il est évident qu'à un moment ou un autre il prendra une claque sur une loi... de trop.

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  2. Et si on lui foutait un magistral coup de pompe dans le cul pour qu'il y tombe... Dans le gouffre ?
    Ou une bonne tape dans le dos. Style : "Comment tu vas ?" Oups.... Il est tombé !

    Bon débarras !

    A trop se prendre pour le roi on finit comme Louis XVI (rire sarcastique)

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