24 janvier 2009

90ème semaine de Sarkofrance : notre président déboussolé face à Obama

L'intronisation de Barack Obama mardi 20 janvier a éclipsé l'actualité présidentielle en France l'espace d'une journée. Pendant quelques heures, les médias français ont oublié Nicolas Sarkozy. Un président inquiet car déboussolé, et disqualifié par Obama sur l'éthique et l'action.

Jalousie pathétique
Nicolas Sarkozy a semblé agacé par cette entrée en scène de Barack Obama : "On a hâte qu'il se mette au travail et qu'on change le monde avec lui." a-t-il lâché mardi. Le Figaro rapporte que Sarkozy a trouvé les cérémonies d'intronisation d'Obama trop "bling bling": «Je suis impressionné par les Américains. Ils sont au fond du trou, confrontés à d'énormes difficultés, et cela ne les empêche pas de faire la fête pendant trois jours. Avec des concerts, des bals et tout le bling-bling !». Émanant d'un amoureux des Rolex, des stylos Mont-Blanc et des congés à répétition à chaque voyage officiel, ces remarques sont croustillantes de contradictions, et pathétiques pour notre pays.

Barack Obama n'a pas chômé. Il a préparé la plupart de ces premières mesures, qu'elles soient symboliques (Guantanamo) ou économiques (plan de relance). Dès ses premières heures à la Maison Blanche, le président américain a agi rapidement, et efficacement : son premier coup de fil fut pour Mamhoud Abbas, le président de l'Autorité Palestinienne; Hillary Clinton est déjà en place. Obama a aussi suspendu pour 4 mois toutes les procédures en cours à Guantanamo, et signé la fermeture d'ici un an de ce centre de non-droit installé par l'administration Bush au lendemain des attentats du 11 septembre. Il a enfin imposé à la CIA de respecter les mêmes règles d'interrogatoire que l'armée américaine et rendu illégaux ses centres de détention occultes à l'étranger.

Obama n'est pas qu'une menace médiatique ou diplomatique pour Sarkozy. La comparaison entre leurs actions et comportements respectifs est édifiante, triste et utile. Obama est aussi en passe de disqualifier Sarkozy sur le terrain de l'éthique et de l'efficacité.

Dès mercredi, Obama a édicté des règles strictes de transparence et d'éthique à son équipe ministérielle et ses conseillers: interdiction de recevoir des cadeaux, interdiction de travailler au sein de son administration sur un sujets dont on aurait été lobbyiste les 2 dernières années, interdiction d'exercer le métier de lobbyiste pendant la présidence. Rappelez-vous, à l'inverse, les premiers jours de notre Sarkozy national : un dîner au Fouquet's, une croisière sur un yacht prêté par un milliardaire en contrat avec l'Etat, des vacances américaines en août 2007 dans une villa également prêtée. Et que dire de Rachida Dati ? Elle a mieux incarné la Sarkofrance "Bling Bling" que Nicolas Sarkozy lui-même, à force de haute couture généreusement prêtée ou offerte. Sa fameuse séance de photos tout en bijoux et robes de luxe pour Paris Match à l'automne 2007 fut un sommet du genre. Chaque Conseil des Ministres est devenu une "montée des marches" digne du Festival de Cannes. Côté lobby, Sarkozy a brillé par sa discrétion : l'un de ses proches conseillers de l'ombre est devenu député, à la faveur d'une suppléance anticipée. Frédéric Lefebvre, porte-voix dans les couloirs de l'Assemblée, et porte-parole de l'UMP est toujours actionnaire de son entreprise de lobbying.

Obama a aussi annoncé le gel des salaires de son équipe et leur plafonnement à 100 000 dollars par an (75 000 euros): « En cette période de difficultés économiques, les familles américaines se serrent la ceinture et c’est aussi ce que Washington doit faire. Je veux que vous sachiez que j’apprécie votre bonne volonté » En France, on attend toujours un effort de Nicolas Sarkozy ou de son équipe.
Le traitement du président s'est gentiment accru de 172% en janvier dernier, et le montant des primes attribuées aux cabinets ministériels a crû de 5 millions d'euros (+20% en un an !). Le président a aussi donné le mauvais exemple avec ses propres frais qui s'envolent: rénovation du palais de l'Elysée de mai à juillet 2007, nouvelle flotte aérienne pour 280 millions d'euros en 2009, multiplication de voyages privés la saison dernière, ...

Nicolas Sarkozy devrait aussi s'agacer du discours d'investiture de Barack Obama. Ce dernier reste modeste, et célèbre un rêve américain ouvert et généreux: "C'est la bonté d'accueillir un étranger chez soi quand les digues cèdent, le désintéressement des travailleurs qui préfèrent travailler moins que voir un ami perdre son emploi, qui nous permet de surmonter nos heures les plus sombres." Ce ne sont certes que des paroles, mais quel écart avec le président français ! Depuis 18 mois, fidèle à ses pratiques de campagne, Sarkozy choisit les victimes, comme par exemple, à l'été 2007, un enfant sauvé des griffes d'un pédophile plutôt qu'un enfant sans-papier qui se défenestre quand la police frappe à la porte. Sarkozy cible avec choix ses bouc-émissaires (chômeurs, sans-papiers, retraités, patrons, enseignants, cheminots, syndicalistes). Il a créé ce fâcheux et coûteux ministère de l'Identité Nationale, à l'intitulé digne des années trente, que le traître modèle Eric Besson a repris avec gourmandise il y a 10 jours.

Un président sans boussole

On devrait être indulgent avec notre président. Il paraît qu'il est déboussolé. Il y a de quoi. Rien ne marche comme il veut. Dominique de Villepin l'a dit cette semaine sur BFM : la France peut couler comme le Titanic. Les industriels dépriment, les ménages consomment moins, le chômage s'envole. Plus à l'aise dans le discours sécuritaire, Sarkozy doit se concentrer sur l'économie, un sujet qu'il comprend mal. Depuis 10 jours, il sillonne la France de discours encadrés et sans débats, multiplie les cadeaux aux uns, les menaces aux autres.

Il se montre toujours, s'agite beaucoup mais s'inquiète souvent. Il a ainsi très récemment découvert qu'il ne peut y avoir d'aide publique sans contrepartie. Avec l'aide de Fillon, Lagarde et de l'UMP, il répète à l'envie depuis 10 jours que les patrons doivent rendre leur bonus ou maintenir leurs usines en France. Il réalise en fait qu'il est victime de son agitation et de son manque de réflexion.

En novembre dernier, il a promis 40 milliards d'euros de prêts aux banques françaises. Il avait ensuite fait les gros yeux pour inciter les banques à dessérer à leur tour les vannes du crédit aux ménages et aux entreprises. Ses homologues anglais et allemande n'ont pas commis la même bévue en octroyant des fonds à leurs banques menacées: au Royaume Uni ou en Allemagne, l'Etat est devenu actionnaire et a obtenu des contreparties dès le début : suspension des dividendes et des bonus, nomination d’administrateurs en Angleterre; suppression des dividendes et la limitation des salaires des managers à 500 000 euros en Allemagne. En France, voici notre président qui réalise un peu tard le prix de sa dilletance. Et notez l'étroitesse des contreparties qu'il se met à réclamer des banquiers ou des constructeurs automobiles: suspension des bonus et, pour l'automobile, interdiction des délocalisations. Pas un mot sur les dividendes (le terme est passé à la trappe dans le communiqué de mardi soir); rien sur les stock-options ni les augmentations de salaires fixes.

La France en révolte
La seconde raison d'inquiétude présidentielle est la montée des oppositions sociales, politiques, médiatiques.

Un peu vite, Sarkozy s'était réjoui en public que les grèves en France. Depuis la fin de l'année 2008, il se réjouit moins. Il s'est aliéné la quasi-totalité des corps sociaux. L'exemple grec est présent dans les esprits. Sarkozy a déjà du lest aux lycéens sur la réforme de la classe de seconde. Ses récents voeux en province ont été un échec. Peu de reprises, des réunions boycottées, des discours raillés. Quand la gare Saint Lazare est paralysée pendant une après-midi après l'agression d'un cheminot, Nicolas Sarkozy surjoue l'indignation et traite Sud-Rail d'irresponsable. Aurait-il fallu un meutre pour Sarkozy daigne répondre au problème plutôt que de tancer la France ?

La crise sociale se manifestait de manière disparate jusqu'à présent. Pour la première fois depuis longtemps, les organisations syndicales CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES, UNSA ont appelé à une grève unitaire et générale le 29 janvier prochain. Un coup de gueule prévu de longue date pour "défendre l’emploi privé et public, lutter contre la précarité et les déréglementations économiques et sociales, exiger des politiques de rémunérations qui assurent le maintien du pouvoir d’achat des salariés, des chômeurs et des retraités et réduisent les inégalités, défendre le cadre collectif et solidaire de la protection sociale, des services publics de qualité qui assurent en particulier tout leur rôle de réponse aux besoins sociaux et de solidarité." Tout y est. Le pari est risqué. les Français craignent pour leur précarité. Franchiront-ils le pas d'une contestation rassemblée et massive ?

La crise politique n'est pas loin. Les députés socialistes ont claqué la porte de l'Assemblée Nationale mercredi. Ils proposaient pourtant un compromis simple au plafonnement du temps de débat que le gouvernement veut imposer : 4 exceptions par an à ce quota, pour des lois "majeures". L'amendement rejetté, ils ont boycotté les questions au gouvernement. La monarchie élective devient complète. Nicolas Sarkozy revendiquait avoir revalorisé le rôle du Parlement. Même l'intriguant Jack Lang s'en est ému. Cela n'empêchera pas les "réformes" d'avancer. Cette crise politique met un coup de projecteur sur un contat déjà ancien: la profusion d'annonces présidentielles nuit au débat et à la réflexion, jusque dans l'hémicycle.

Le Parti Socialiste s'est même fendu d'un contre-plan de relance. Histoire de répondre au berger de l'Elysée, la bergerie socialiste a doublé la mise, en renforçant les propositions de soutien à la consommation, clarifiant l'orientation souhaitable des investissements publics (notamment en matière de croissance verte). Ce plan a le mérite d'exister, malgré ses lacunes. Il a grillé l'argument habituel de la Sarkozie au pouvoir, qui reprochait à l'opposition de jamais rien proposer. Mais il a été quelque peu occulté par le coup d'éclat des parlementaires socialistes à l'Assemblée.

La contestation touche aussi la dérive sécuritaire. Télérama s'en faisait l'écho. Les médias se sont enfin emparé de la critique de la CNIL contre le fichier STIC, le "Système des traitements des infractions constatées", principal fichier de police. Créé en 2002, ce dernier recensait, en décembre 2008, 6,5 millions de procédures, 37,9 millions d’infractions, 5,55 millions d’individus mis en cause, et 28,33 millions de victimes. Mais la CNIL lui reproche d'être mal classé, rarement mis à jour et accessible sans vrai contrôle. Pire, le récent bilan de la délinquance en France montre qu'il est peu efficace. Des victimes, fichées également, se trouvent exclues de fonctions publiques par erreur. Et le taux d'élucidation des crimes grâce au fichier reste très faible. Délinquance violente en hausse, fichiers mal contrôlés, Taser en vente libre, tout va bien en Sarkofrance !

En fin de semaine, Sarkozy a voulu s'acheter la presse. Comment appeler son plan autrement ? Il double les dépenses de communication de l'Etat et des institutions publiques vers la presse écrite (+20 millions d'euros), augmente les aides à la presse de 200 millions en trois ans, gel des tarifs postaux, transport gratuit des abonnements aux jeunes de 18 ans. Sarkozy a même reculé sur sa volonté initiale de faire sauter les seuils de concentration dans les médias. Qui dit mieux ? Quel contraste avec sa conférence de presse houleuse du 8 janvier 2008 !


Un modèle américain qui le disqualifie, une méthode qui patine, une opposition sociale et politique qui se radicalise... Il y a de quoi être inquiet et agacé.

Ami sarkozyste, où es-tu ?

21 commentaires:

  1. Oui, après 11 ans de honte avec Ghirac, 5 ans de ridicule pathétique avec Super-Nullos !

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  2. tiens tiens , ici aussi çà censure , hahaha , dur d'encaisser des vérités quand elles ne sont pas à votre convenance , hahaha on voit çà partout sur le NET ( pas tres net ) , rassurez vous vous n'etes pas les seuls ; sont contre edvige , sont pour la liberté d'expression , seulement si çà les arrange

    hahaha ,vous me faites de sacrés zigotos les " de gauche " hahaha !!!

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  3. @Anonyme de 18h25: de quoi parles-tu ? Reposte tes commentaires. la machine a sauté.
    Sinon, ça va bien à Angers ?

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  4. Il n'y a pas très longtemps que je viens sur ce blog, mais je le fais sans me camoufler sous un "Anonyme".
    C'est manquer un peu de courage que se cacher ainsi.

    Pour répondre à l'article bien construit, et uniquement sur la crise sociale, le risque est là en effet d'avoir une crise sociale très sérieuse. Pour s'en convaincre il y a ce site qui coordonne transversalement. Du rarement vu : http://www.appeldesappels.org/ qui a été relayé dans Libération ainsi que dans l'Express.

    L'équipe Sarkozy est très efficace, les ordres sont donnés, respectés, les décrets d'application des lois suivent très rapidement.

    Le souci c'est que ça ne va pas dans le bon sens !

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  5. Réquisitoire impeccable, comme d'habitude. On ne peut que l'approuver!

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  6. Difficile de ne pas partager ton propos à moins de vivre à Angers, certainement, et bravo d'avoir mis le doigt sur la dernière manip Sarkozienne, l'achat de la presse écrite avec l'argent du contribuable.
    J'imagine que du côté d'Angers on s'insurge déjà de mes propos.
    C'est très simple, si les aides à la presse sont discutées et votées par la représentation Nationale, il n'y a rien à dire, lorsqu'elle sont le fait du Prince nous quittons la démocratie.

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  7. L'étau se resserre sur l'anonyme de 18h25 (heure d'Angers)on dirait...

    Il ne comprend rien à ce qui se passe. Il doit être en dehors du temps ou à côté de la plaque. Tous les corps sociaux sont d'accord pour agir dès maintenant. Il faut que s'arrètent ces réformes débiles, mal amenées, pas expliquées et uniquement dirigées contre ceux qui sont déjà très faibles et en faveur de ceux qui sont déjà très forts. Mais, comme je l'ai déjà dit, les faibles ne vont pas tarder à redevenir les forts. Et la bande de rapetouts attachés à l'Elysée ainsi que leur patron vont devoir rendre gorge bientôt.

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  8. Même le journal de Nicolas Sarkozy commence à s'inquiéter :

    Avec la crise, la contestation gagne en Europe.

    Après la Grèce, les pays Baltes, l'Islande et la Bulgarie connaissent des mouvements sociaux qui inquiètent l'Union européenne.

    La peur d'une insurrection populaire nourrie par la crise commence à s'insinuer dans les esprits des dirigeants européens. Pour l'heure, elle est irrationnelle.

    La contestation ne touche actuellement que les marges de l'Union. Dans les pays Baltes, en Islande et en Bulgarie, les mouvements sociaux et la colère de foules toutefois se multiplient.

    Les raisons de la révolte sont d'abord nationales. Mais aucune solution n'étant vraiment discernable, ce mouvement contestataire ne risque-t-il pas de gagner, à mesure que la crise s'approfondit, l'Europe tout entière ?

    Chefs d'État et de gouvernement européens ont déjà connu une grande frayeur. Réunis le 12 décembre dernier à Bruxelles, ils ont perçu la détresse de leur homologue grec, Costas Caramanlis, débordé par la révolte d'une jeunesse mettant à feu et à sang les rues d'Athènes.

    À Berlin et Paris, des groupuscules ont alors tenté d'importer le conflit. Des responsables politiques, tel le socialiste Laurent Fabius, ont aussitôt suggéré que «ce que l'on voit en Grèce n'est pas du tout malheureusement hors du champ de ce qui peut arriver en France. Quand vous avez une telle dépression économique, avait ajouté l'ancien premier ministre, une telle désespérance sociale, il suffit qu'il y ait une allumette qui se mette là-dedans et tout part, surtout qu'on a quand même un gouvernement qui vis-à-vis de la jeunesse ne montre pas de compréhension.»

    De retour du Conseil européen de Bruxelles, Nicolas Sarkozy avait prudemment repoussé la réforme de l'éducation nationale, qui à l'époque attisait la colère lycéenne.

    Après être retombée pendant la trêve des confiseurs, la fièvre connaît actuellement quelques nouvelles poussées. Mercredi, le premier ministre islandais, Geir Haarde, s'est retrouvé coincé dans sa limousine, bombardée de canettes et d'œufs. Comme la veille, la police antiémeute a utilisé les gaz lacrymogènes, défendant et arrêtant les plus énervés parmi les 2 000 manifestants qui se massaient autour du Parlement. La colère populaire ne semble toutefois pas devoir de sitôt s'apaiser dans cette petite île, dont la prospérité reposait jadis sur les opérations financières d'un secteur bancaire désormais en faillite.

    Jusqu'à peu encore, les pays Baltes s'enorgueillissaient également de beaux taux de croissance. Plongeant désormais dans la récession, la Lettonie et la Lituanie viennent de connaître les plus importantes manifestations de rue depuis que ces deux pays ont secoué le joug soviétique en 1991.

    À Riga, quelque 10 000 personnes se sont rassemblées vendredi dernier aux abords du Parlement letton. Là encore, la pression ne paraît pas devoir retomber. «Nous ne sommes qu'au début des protestations», prédit Nils Muiznieks, politologue de l'université de Lettonie. Parmi ses collègues, les médias commencent à dénicher celui qui promet un «printemps chaud», et celui, plus ambitieux ou désespéré, qui entrevoit déjà un «nouveau mai 1968». Pour clore une liste qu'aucun gouvernement ne souhaite voir s'étendre, la Bulgarie bouge elle aussi. À la faillite économique s'ajoute encore et toujours la corruption des élites.

    Évidemment, plus le peuple souffrira, moins il supportera les rémunérations, avantages et passe-droits des gens d'«en haut». Alors que les prévisions de la Commission européenne sont particulièrement sombres, les gouvernants, qui multiplient les plans de relance et nationalisent le crédit, sont désormais en première ligne, à la manœuvre. C'est à eux que la rue demandera des comptes.

    http://www.lefigaro.fr/international/2009/01/23/01003-20090123ARTFIG00006-avec-la-crise-la-contestation-gagne-en-europe-.php

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  9. Travailler, est donc un synonyme de gesticuler pour lui ?

    Mais alors, lui, que fait-il lorsqu'il ne gesticule pas ? Il glande ?

    « La bave du crapaud n'atteint pas la blanche colombe » si j'ose dire, car même si je vois très bien NS en « crapaud » j'ai du mal à voir Obama en « blanche colombe » ;)

    Bref, même si le ridicule ne tue pas, il décrédibilise énormément, en politique...

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  10. David75

    Super article bien fait avec la chronologie necessaire des évènements (pour ceux qui ont tendence a oublier un peu vite).
    Les médias ont habitué les français prendre les informations ou plutôt pour être exact "c'est de la communication sandwtich" en se faisant le relai du pouvoir en place et des dépêches AFP sans aucun esprit critique et en bons petits soldats.

    J'espère que cet article sera repris par Marianne.

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  11. A la télévision canadienne, on a indiqué qu'Obama avait appelé plusieurs chef d'état le lendemain de sa prestation de serment, dont Steven Happer. Mais de notre Immense président point d'appel de d'Obama. C'est une des raisons majeures du courroux de notre Divin Empereur. Bien entendu la presse française n'a pas jugée utile de relater ce fait sans importance.

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  12. A flèche, vous avez raison "L'équipe Sarkozy est très efficace, les ordres sont donnés, respectés, les décrets d'application des lois suivent très rapidement.", la preuve sur 73 textes votés depuis l'avènement de notre Magnifique Président, 10 ont eu des décrets d'application. Ca c'est de l'efficacité négative.

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  13. Bonjour à tous,
    Est ce que certains d'entre vous avaient accès au blog politique d'AOL.
    Je pose cette question car j'ai le sentiment qu'AOL pratique la censure, en effet je postais régulièrement des commentaires anti sarko, mais jamais d'insultes de toute façon nous n'avons pas besoin d'insulter pour dénoncer les pratiques royalistes de ce président...
    Depuis plus d'un mois, plus d'accès au blog, j'ai envoyé un message à AOL pas de répose ....
    Cdt

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  14. Un dernier sondage place notre cher Sarkomenteur en augmentation ...
    c'est quand même surprenant lorsque l'on écoute notre entourage tout le monde se plaint de cette politique brutale et en tout cas complétement décalée par rapport aux promesses de Zorro.
    Je serai curieux de savoir qui finance les sondages ....
    En tout cas je suis heureux de voir l'arrivée d'un véritable président "Obama", cela va calmer notre agité national en course effréné de notorité, avant de prendre la cape de sauveur du monde qu'il tienne ses promesses.
    Cdt

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  15. @GED
    Les décrets d'application sont pris rapidement pour les lois que M. Sarkozy veut voir mises en oeuvre rapidement.

    Ainsi, les décrets d'application sur la rupture amiable du contrat de travail n'ont pas mis longtemps à être publiés après la loi (un mois environ).

    Je n'ai pas été tout vérifié bien évidemment, mais je vois que vous l'avez fait.

    Ce qui serait intéressant de regarder c'est pourquoi ça va vite dans certains cas et pas dans d'autres.

    Il y a aussi deux poids deux mesures.
    Ainsi les communes qui ne respectent pas le pourcentage de logements sociaux ne sont pas vraiment mises à l'amende,
    par contre celles qui osent s'insurger contre le droit d'accueil des élèves en cas de grève des enseignants sont très vite sanctionnées.
    Comme quoi, certaines mesures sont prises efficacement et rapidement.

    Il y a probablement des intérêts que nous ne voyons pas...

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  16. tiens on n'entend plus l'anonyme d'angers , peut etre qe la tempete a coupé la liaison , ou bien a t'il la trouille ? sont pas tres courageux les sarkosistes

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  17. Je ne comprend pas ce gout de notre président pour les médias. On est en train de peopolisé notre république. Je lisais un article tres interressant tout a l'heure, http://www.breve2com.com/sarkozy-parle-beaucoup-trop et le redacteur disait vrai, le temps de parole devrait etre comptabilisé. quand pensé vous ?

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  18. GED a dit :

    "" Reuters

    Nicolas Sarkozy et Barack Obama s'accordent sur la nécessité de travailler ensemble à la résolution de la crise économique et financière, lit-on dans un communiqué de la présidence française diffusé après un entretien téléphonique entre les présidents français et américain lundi.

    hihihi ,les démentis démentent les menteurs .
    ha lala c'est dur le travail des antisarkos , faut être en permanence au four et au moulin

    GED peut toujours dire que c'est encore un mensonge d'Etat comme seul sait le faire le bonimenteur de l'Elysée ...hihihi! ! !

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  19. encore une nouvelle dure a encaisser pour ceux qui se sont échiné a faire croire que Obama méprisait Sarko :

    Barack Obama a téléphoné lundi à ses homologues russe et français Dmitri Medvedev et Nicolas Sarkozy ainsi qu'à la chancelière allemande Angela Merkel. Selon l'Elysée, MM. Sarkozy et Obama ont abordé une série de "grands sujets à l'agenda international". Cet entretien "chaleureux", le premier depuis l'investiture de M. Obama, a eu lieu "à l'initiative du président américain" et a duré une demi-heure, selon un communiqué de la présidence française.

    évidemment , la présidence française ment , pourront dire ces mêmes gugusses

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  20. @hihihi!! : je ne suis pas sûr que l'info qu'Obama ait attendu 6 jours pour appeler le "maitre du monde" Nicolas Sarkozy soit une preuve de sa grandeur... hihihi comme vous dites.

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