21 février 2009

94ème semaine de Sarkofrance: Sarkozy a mis un genou à terre


La crise économique a sonné le glas du programme présidentiel. Chaque semaine, le président français est contraint au recul : des manifestations bruyantes à chacun de ses déplacements, des ministres ou secrétaires d'Etat désavoués et épuisés, une protestation qui s'étend. La machine sarkozyste s'enraye. Cette semaine encore, Nicolas Sarkozy a posé un genou à terre, débordé qu'il est par la crise sociale.

Il recule en semant des billets
Deux secrétaires d'Etat ont cédé ces derniers jours. Yves Jego a dû se réfugier en France, abandonnant la négociation en Outre-Mer à deux médiateurs imposés par le Premier Ministre. Après la Guadeloupe, la Martinique, voici la Réunion et la Guyane qui se joignent au mouvement. Yves Jego a avoué se sentir inutile. Chaque jour de silence présidentiel qui passe a aggrévé la situation. Jeudi, la secrétaire d'Etat à l'Enseignement Supérieur a prévenu : Valérie Pécresse a annoncé «un nouveau texte dans les semaines qui viennent» sur le statut des enseignants-chercheurs. Même Brice Hortefeux a calmé le jeu: il a garanti au Planning Familial le maintien de ses crédits jusqu'en 2011. Nicolas Sarkozy lui a résisté jusqu'au bout. La Guadeloupe attendra. même le mort dans la nuit de mardi à mercredi n'y a rien changé. Mercredi, il ne s'exprimait que sur les protestions sociales, pour concéder un recul minimaliste : "La justice, ce doit être une priorité en ce moment".

Le président a ainsi fait semblant de conserver la main. Il a préparé son dossier, finalisé ses mesures, mis en boîte une intervention télévisée qui fut diffusée aussitôt les organisations syndicales parties de l'Elysée. On avait mal compris l'expression présidentielle du 5 février dernier: "je mets sur la table." On croyait qu'il y aurait débat. Finalement non. Le président a certes avalé une couleuvre, il a posé un genou à terre, c'est bien suffisant. Voici donc 2,6 milliards d'euros de "relance par la consommation", cette fameuse relance, calibrée a minima, que Nicolas Sarkozy ne voulait pas actionner : suppression des deux tiers restants de l'impôt sur le revenu restant à acquitter pour 4 millions de foyers, crédit d'impôt pour 2 millions d'autres, 300 millions d'euros de bons d'achats de services à domicile pour des ménages ciblés et modestes, une prime immédiate de 500 euros pour les nouveaux chômeurs de moins de 4 mois, une augmentation ponctuelle de 150 euros de l'allocation de rentrée scolaire, etc.

Puis, jeudi, le chef de l'Etat a tenté d'effacer un mois de silence présidentiel sur les "évènements" de Guadeloupe: encore une enveloppe, 580 millions d'euros cette fois, qui masque un vrai recul: l'Etat financera bien une hausse de salaire de 200 euros environ. Sarkozy ne lâche pas le mot. Il préfère parler de "prime déchargée" de cotisations sociales pendant 2 ans. Et il promet de venir sur place, pour inaugurer des "états généraux" de l'Outre-Mer. Mais les DOM sont comme l'environnement, ils ont moins besoin d'un Grenelle que d'actions concrètes. Jeudi encore, il lâchait une promesse de 300 millions d'euros d'aide aux agriculteurs.

In fine, le déficit budgétaire de la France devrait frôler les 90 milliards d'euros en 2009, un record historique. La Commission Européenne enclenché mercredi une procédure pour déficits excessifs contre la France, mais aussi l'Espagne, la Grèce, l'Irlande, la Lettonie et Malte. Pour un pays qui sort d'une présidence européenne comme la Sarkofrance, ça fait désordre, non ? Paris répond qu'il faut bien relancer l'économie...

Mais la justice sociale peut attendre.
Au-delà de ses annonces en cascades, le chef de l'Etat n'a en fait cédé sur rien d'essentiel. Il répète à l'envie qu'il comprend les souffrances, qu'il connaît les difficultés. Mais il ne cède pas sur le fonds.

Premièrement
, le monarque a prévenu : "les réformes doivent continuer", et notamment celles de l'hôpital, des lycées, des universités, de la formation professionnelle. Pas touche au bouclier fiscal, aux défiscalisations d'heures supplémentaires, aux offres raisonnables d'emploi, à la suppression progressive des pré-retraites, et aux franchises médicales.... Cette semaine, l'assemblée nationale a d'ailleurs adopté la loi "libérale" de Christine Boutin sur le logement, aussitôt dénoncée par le DAL. Médecins, enseignants, chercheurs, fonctionnaires, retraités, salariés du privé, vous pouvez maintenir votre rendez-vous social du 19 mars prochain !

Deuxièmement
, les engagements de "cogestion" avec les organisations syndicales sont surtout des vœux pieux: Sarkozy demande simplement aux partenaires sociaux de mettre à l'ordre du jour de leurs discussions du second semestre la gouvernance d'entreprise, la réforme des élections prudhommales et l'égalité homme-femme. Lui qui est prêt à réformer "le système financier international" n'ose pas s'aventurer dans les coulisses des entreprises du pays...

Troisièmement
, on dirait que Sarkozy fait semblant de menacer les grandes entreprises, les banques ou leurs dirigeants. A chaque excès un peu trop voyant, il pousse un cri mais s'en remet à leur bonne volonté tantôt du Medef tantôt des actionnaires. Cette fois-ci, il a "invité" les banques à faire preuve de clémence créancières contre les nouveaux chômeurs. Mais le jour même, ce funeste 18 février, deux d'entre elles annoncent des dividendes confortables pour leurs actionnaires. D'ailleurs, Sarkozy n'a rien dit des quelques 6 milliards d'euros de dividendes que l'Etat devrait toucher des entreprises publiques dont il est actionnaire ? Pareillement, il s'en remet aux partenaires sociaux pour négocier l'indemnisation à 75% du chômage partiel.

Quatrièmement
, Sarkozy sape le système fiscal français : en exonérant (partiellement) d'impôt sur les revenus 4 à 6 millions de ménages modestes, il s'attaque à l'impôt le plus redistributif du pays, et évite de parler ... du bouclier fiscal ou de la TVA. Qui a noté que cette mesure coûtera 800 millions d'euros, soit exactement les estimations de remboursement d'impôts au titre du bouclier fiscal pour l'année 2008 ?

Il n'avoue pas son échec idéologique
Elu sur le fameux thème "travailler plus pour gagner plus", Nicolas Sarkozy avait déjà battu retraite il y a un an, un jour de janvier 2008 quand il avouait devant des journalistes souriants que "les caisses étaient vides". Sa loi "Tepa", son "pâté" fiscal, a cumulé toutes les aberrations et les injustices du moment : en défiscalisant les heures supplémentaires, il flingua l'intérim et aggrava la crise de l'emploi plus tôt que chez nos voisins européens. En défiscalisant les intérêts d'emprunt immobilier, il prolongea un peu plus la bulle immobilière avant son effondrement en septembre dernier. En protégeant les plus riches d'un aimable bouclier fiscal abaissé à 50% des revenus annuels, il acheva le mythe d'une révolution conservatrice équitable. Quand la crise "mondiale" frappa les esprits et les bourses, le monarque capitula. Place à la relance "par l'investissement", exit le travail et les travailleurs ! Face à la crise, Sarkozy ne voulait aider que les employeurs et le capital. A l'automne, il tentait de faire bonne figure à l'étranger. Mais la présidence européenne terminée, le roi se retrouve nu comme un vers.

Il ne tire pas les leçons de l'étranger
Il n'y a qu'à observer nos voisins occidentaux pour mesurer les limites de l'action de Nicolas Sarkozy. Primo, le chef de l'Etat a raison de rappeler que la situation française est plus enviable que celles des pays anglo-saxons. Mais il n'y est pour rien. La France conserve quelques filets sociaux que Sarkozy parvenu au pouvoir s'empressait de vouloir détruire au prétexte que "l'Etat est devenu trop lourd." Secundo, certains de nos voisins ont montré un activisme plus fort et plus déterminé. Aux Etats Unis, Barack Obama vient d'annoncer un plan de 75 milliards d'euros pour venir en aide à 7 À 9 millions de propriétaires américains menacés de saisie de leur logement. Ramené au PIB français (un septième du PIB américain), un tel plan se chiffrerait à 8 à 10 milliards d'euros en France !! Au lieu de quoi, Nicolas Sarkozy se contente "d'inviter" les banques à modérer leurs échéances de remboursement vis-à-vis des foyers frappés de chômage partiel.... Quand on découvre que la BNP et la Société Générale verseront respectivement 900 millions et 700 millions de dividendes à leurs actionnaires contrairement aux annonces présidentielles du 18 février, on mesure mieux combien le chef de l'Etat est entendu... Autre exemple, la lutte contre les paradis fiscaux. Gordon Brown entend attaquer directement les évasions fiscales individuelles vers la Suisse. Nicolas Sarkozy n'a jamais eu cette audace. Il préfère rester flou.

La presse étrangère ne s'y trompe pas. Un éditorialiste du Temps, le quotidien suisse, raille la récente exigence protocolaire du Monarque de figurer à la droite du secrétaire général de l'OTAN en avril prochain pour le 60ème anniversaire de l'organisation atlantique. En Allemagne, Die Zeit pense que Sarkozy doit "se réinventer" dans un pays devenu "ingouvernable". Le britannique Financial Times juge que "l'UMP est hantée par les révoltes sociales de Mai 1968 et les mobilisations sociales de grande ampleur qui ont paralysé le gouvernement de centre-droit en 1995 et 2006".

Il n'a plus le sens de la mesure
Finalement, Nicolas Sarkozy semble surtout perdre le sens de la mesure. Tous les jours, une anecdote plus ou moins significative révèle que le chef de l'Etat pense à ses proches et alliés, ou à lui même, davantage qu'au pays. Pensez aux symboles de la semaine : la défense d'un ministre ancien consultant pour des dictatures africaines, une grâce pour un ancien fidèle coupable de trafic d'armes, un parachute parlementaire pour le nouveau patron de l'UMP, une augmentation salariale pour un débauché de l'ouverture; un week-end au ski à Mégève quand la Guadeloupe brûle. Voici "le seul chemin qui vaille", "celui de l'effort, de la justice, du refus de la facilité." Jeudi 19 février, quand Nicolas Sarkozy s'est déplacé dans un petit village de Maine-et-Loire de 1600 habitants, pour parler d'agriculture, il était accompagné de ... 700 policiers et gendarmes venant du Raid, du GIGN, de l'habituel le GSPR (Groupe de Sécurité du Président de la République), de 4 escadrons de gendarmes mobiles, et des CRS. Quel est donc l'enjeu de s'afficher ainsi sur le "terrain" ?

Cet homme-là a-t-il encore le sens de la mesure ?

5 commentaires:

  1. c'est normal qu'il n'ait mis qu'un genou à terre , il vient de se faire opérer de l'autre genou , mais c'est promis des qu'il pourra il mettra les deux , on demande qu'a vous faire plaisir ..

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  2. Ca y est, c’est officiel : le re-krach, l’échec des plans de relance d’octobre 2008, les craintes liées au plan de relance en cours, la dépression mondiale qui s’amorce. La crise mondiale du crédit est devenue vendredi 20 février 2009, tout à fait officiellement la Très Grande Dépression de 2009.

    Voici trois mois que, suite au pronostic de Barry Ritholz, et en raison de nos conjectures personnelles sur les limites des moyens de Barack Obama, nous annoncions la rechute des bourses pour février 2009.

    [La Crise pour les Nuls : 22 Novembre 2008 : "Pronostics boursiers et victimes collatérales."]

    Le re-krach que nous attendions a bel et bien eu lieu, les indices boursiers sont désormais retombés au niveau où ils s’étaient écroulés lors du krach de novembre 2008. Après 500 jours de plongeon, le Dow Jones a perdu aujourd’hui 47 % de sa valeur.

    Comme l’indique le graphique ci-contre à droite, on a manqué de peu le record du siècle, celui de 1929.

    Reste à voir si, à 700 jours de crise, on n’aura pas battu ce record célèbre...

    Et donc voici mon nouveau « pronostic », ou plutôt mes réflexions actuelles telles qu’en l’état. La santé des bourses mondiales est menacée par trois facteurs de danger :
    1 - La descente boursière en cours, qui risque de continuer sur sa lancée, accentuée par les inquiétudes relatives au secteur financier, dont la valeur continue de se déprécier.
    2 - L’instabilité des monnaies non-Euro dans les pays d’Europe Centrale et Orientale, dont on parle beaucoup trop depuis deux semaines, ainsi que de la Livre Sterling, mise sous pression par l’étiolement du système bancaire anglais.
    3 - Le système politico-financier (FMI, Banque Centrale Européenne, Fed, Bank of England, Bank of Japan), qui risque de se faire déborder par la quantité d’ardoises à éponger dans les grandes banques.

    Pour ce qui est des points 2 et 3, lire ou relire notre article sur la conjoncture européenne :

    [La Crise pour les Nuls : "Le nez dans l’Armageddon"]

    Si la descente de février 2009 s’arrête et que le système politico-financier est toujours cohérent (pas de faillite "Islandaise" dans d’autres pays industrialisés), le prochain rendez-vous avec les sueurs froides sera pour le début du second trimestre 2009, avec les publications des comptes des grandes banques internationales.
    Restera alors à attendre Octobre 2009, qui devrait re-tester le creux de février actuellement en cours de formation. On aura alors récolté les fruits de l’année et il sera possible d’infirmer ou de confirmer ce que les banquiers mondiaux savent depuis longtemps...

    [La Crise pour les Nuls : "La dépression officiellement annoncée, le FMI crache le morceau"]

    ...et qu’ils nous ont caché pendant deux ans derrière les oripeaux de leur réthorique de technocrates :

    [La Crise pour les Nuls : "Le choc du kung-foutre"]

    En attendant, depuis quelques semaines, les annonces officielles quant à la dépression se multiplient. On est visiblement passés de la phase du compte-gouttes à celle du volte-face. Dans l’ordre :

    • Lundi 9 février 2009, le FMI a ouvert le bal, par la voix de son porte-parole Dominique Strauss-Kahn :

    [La Crise pour les Nuls : "La dépression officiellement annoncée, le FMI crache le morceau"]

    • Ensuite, jeudi 12 février, nous avons eu Mr. Balls, aide de camp du premier ministre anglais, Gordon Brown, qui vient d’annoncer en comité restreint l’écroulement en cours de toutes les banques, dont les avoirs fondent comme neige au soleil, et une dépression encore plus grande que la Grande Dépression :

    [La Crise pour les Nuls : "Armagedon ou Harmageddon?"]

    • Vendredi 20 février, le spéculateur milliardaire Georges Soros a annoncé qu’il ne voyait toujours pas le bout du tunnel de l’implosion financière en cours :

    [Reuters : "Soros sees no bottom for world financial ’collapse’"]

    • Et de concert, Paul Volcker, gouverneur de la Réserve Fédérale des États-Unis de 1979 à 1987, et membre de l’équipe Obama, annonce le pire :

    [Reuters : "Volcker : Crisis May be Even Worse than Depression"]

    Conclusion : le compte-gouttes s’accélère, la dépression sera très bientôt à la télé, et en vente chez Sarkoland ou à votre Van RompShop du coin.
    C’est quand même curieux, toutes ces annonces officielles qui tombent en même temps, alors que les Cassandres francs-tireurs de la dépression (Nouriel Roubini, Ambrose Evans-Pritchard, Barry Ritholz, Meredith Whitney, Nassim Taleb) hurlent au loup depuis des mois, voire des années …
    http://lacrisepourlesnuls.blogspot.com/2009/02/la-plus-grosse-correction-depuis-1929.html?showComment=1235221620000#c1334309855301416822

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  3. Comme c'était amusant la sortie sous haute surveillance au salon de l'agriculture.
    Il a fallut cette année faire venir quelques jeunes pop's pour entendre Nicolas!Nicolas à sa decente de voiture, le problème c'est qu'ils n'ont trouvés que des très jeunes avec des petites voix, c'est con mais j'ai chopé un fou rire devant BFM télé ce matin en découvrant cette mise en scène à trois balles.

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  4. Société Générale : états financiers consolidés au 31 décembre 2008.
    Total dettes : 1 089 116 millions d’euros.
    Total capitaux propres : 40 887 millions d’euros, soit seulement 3,75 % des dettes.

    http://library.corporate-ir.net/library/21/217/217918/items/324870/87B0CCAB-9166-4D4A-84A1-D62197186AD3_etatsfinancier.pdf

    BNP : états financiers consolidés au 31 décembre 2008.
    Total dettes : 2 016 581 millions d’euros.
    Total capitaux propres : 58 968 millions d’euros, soit seulement 2,92 % des dettes.

    http://media-cms.bnpparibas.com/file/38/4/etats-financiers-4t2008.6384.pdf

    Pronostic : Sarkozy va nationaliser la Société Générale et la BNP, qui sont déjà en situation de faillite.

    Christine Lagarde a déjà commencé à préparer le terrain.

    [ 20/02/09 - 17H10 - Reuters ]

    Christine Lagarde en faveur de la nationalisation des banques en faillite.

    « Il est tout à fait normal de nationaliser des établissement financiers qui ont fait faillite, même s'il n'est guère idéal que des banques soient gérées par des Etats », déclare Christine Lagarde.

    S'exprimant à l'école de journalisme de l'université de Columbia, à New York, la ministre de l'Economie a également dit que les dirigeants de tous les pays étaient désormais résolus à ne pas se laisser se reproduire une faillite de type Lehman, dont la chute, en septembre dernier, est largement tenue pour responsable d'une accélération de la crise financière qui a plongé le monde développé dans la récession.

    « Si des établissements financiers font faillite, alors il ne fait aucun doute que l'Etat doit intervenir », a dit Christine Lagarde.

    http://www.lesechos.fr/info/finance/reuters_00122894-lagarde-en-faveur-de-la-nationalisation-des-banques-en-faillite.htm

    Et en Allemagne ?

    L'Allemagne veut sauver les banques en expropriant leurs actionnaires.

    Face à la débâcle de ses banques, l'Allemagne a décidé mercredi 18 février de recourir aux grands moyens. Elle pourra si besoin les nationaliser en expropriant les actionnaires, une première depuis la Seconde Guerre mondiale.

    Un projet de loi a été adopté en conseil des ministres par le gouvernement de la chancelière conservatrice Angela Merkel, et doit être présenté rapidement aux députés du Bundestag. Il prévoit de pouvoir lancer une « procédure d'expropriation » des actionnaires en échange d'indemnisations, une mesure qui court jusqu'au 30 juin 2009.

    http://www.lepoint.fr/actualites-economie/l-allemagne-veut-sauver-les-banques-en-expropriant-leurs/916/0/318381

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  5. Le sens de la mesure ? A mon avis, ça fait longtemps qu'il ne l'a plus. S'il ne l'a jamais eu d'ailleurs !

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