18 février 2009

Pourquoi Nicolas Sarkozy cause dans le poste ?

Quinze jours à peine après sa "fausse" interview télévisée multi-retransmise, le chef de l'Etat devrait à nouveau apparaître sur le petit écran ce soir vers 20 heures. Une curieuse démarche qui ne révèle qu'une chose : le besoin de garder la main.

L'échec du 5 février
La prestation télévisée du 5 février est désormais considérée par tous, y compris au Figaro, comme un échec. Nicolas Sarkozy n'a pas pas calmé "les inquiétudes" des Français, ni apporté de nouvelles solutions : le cap reste le même. Au contraire, la situation sociale et politique s'est envenimée : Valérie Pécresse et Yves Jego sont à bout de souffle. Le mouvement de protestation à la Guadeloupe s'étend et se durcit. Et des appels à manifester se multiplient, avant la nouvelle journée d'action syndicale prévue le 19 mars prochain : les syndicats de personnels (CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, SUD) et de médecins hospitaliers (Amuf, CPE, INPH, Snphar) ont réaffirmé leur appelé à la grève pour le 5 mars, contre le projet de loi examiné par le Parlement. Une pétition circule pour demander la démission de Xavier Darcos, après ses dernières provocations verbales.

La maîtrise de l'opinion
L'agenda de la réunion du 18 est pourtant chargé et prometteur : baisse d'impôts pour les classes moyennes, augmentation des allocations familiales, prime pour les jeunes chômeurs, distribution de chèques emploi services pour les mères célibataires et les personnes âgées. En souhaitant intervenir à la télévision une nouvelle fois, Nicolas Sarkozy montre les limites de son exercice de "dialogue" social. On savait qu'il avait exclu certaines organisations, "trop rebelles", de la table des négociations mercredi 18 février. On sait désormais que le dialogue s'arrête là où commence la parole du Monarque. Dès lundi, le Figaro croyait savoir que Nicolas Sarkozy concoctait une "importante" proposition, et qu'il arrêterait sa décision d'ici mardi soir sans attendre les discussions du lendemain. En intervenant à la télévision, Nicolas Sarkozy sabrerait les derniers espoirs de dialogue. Le président conserve l'avantage de la parole publique, lui dont le temps à la télévision n'est pas décompté du quota du pouvoir en place. Pourquoi parler si les discussions ne sont pas terminées ? Sont-elles donc closes avant d'avoir démarré ?

3 commentaires:

  1. un truc marrant au grand journal hier: les 3 représentants syndicaux présents (Mailly,Thiault et Chérèque) s'interrogent sur le fait de prévoir une allocution à 20h et denisot leur demande: "vous ne croyez pas que sa déclaration est déjà écrite ce mardi?"

    à son ton, on aurait dit qu'il croyait vraiment que ce n'était pas déjà plié!!

    la bonne blague!!

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  2. I made a dream : qu'il annonce sa démission ! ... ;-)

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  3. bon c'est bien il va nous expliquer pourquoi, comment, ... son systéme de valeur s'est effondré, un grand moment de télé a zappé !

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