6 février 2009

Sarkozy à la Télé: enfumage et complaisance

Jeudi 5 février, le président français a usé de modestie forcée pour "expliquer" ce que les Français n'avaient visblement pas compris. Avec un discours classique en période de crise, il a donné raison aux manifestations "d'inquiétude", il a tenté de forcer son caractère, mais il est resté ferme sur son cap. Nicolas Sarkozy a montré son talent. Il fut très bon, devant des journalistes souvent silencieux et rarement critiques.

Le début de l'intervention fut remarquable. Sarkozy joue la compréhension, la compassion, voire la pitié. "Que les Français soient inquiets, c'est normal"; "je le comprends, je l'entends" ; "Dans le reportage, cette dame dit : on est pour rien à la crise et c'est nous qui allons payer. C'est vrai, elle a raison."  Globalement, Sarkozy l'a joué modeste, Il a voulu tenir compte du reproche d'intervenir sur tout qui lui est régulièrement fait. Cette fois-ci, il n'a fait que proposer des pistes à discuter, sans jamais chiffrer Une belle occasion ne pas s'engager sur des solutions. 

Les fausses annonces de Sarkozy
Sans y paraître, le président français a fait beaucoup de fausses annonces hier soir : la première a retenu l'attention. Pour les plus pauvres, les plus fragiles, l'Etat va consacrer les soit-disants 1,4 milliards d'euros d'intérêts perçus des banques pour sa politique sociale, nous clament les commentateurs ! Il est évident que les recettes fiscales, quelle qu'elles soient, abondent le budget de l'Etat ! Sarkozy n'a pas annoncé de nouvelles mesures sociales hier soir.

Au contraire, il a reporté au 18 février la discussion principale. "Je vais mettre tout cela sur la table", comme l'amélioration de l'indemnisation du chômage partiel ou la proection des jeunes travailleurs. Il rencontrera à cette date les partenaires sociaux. mais il mélange aussi les genres.  Enfumage supplémentaire, il a mis à l'ordre du jour de cette réunion des sujets dont il a l'entière maîtrise, et qui ne concernent habituellement pas les organisations syndicales, comme la suppression éventuelle de la première tranche de l'impôt sur le revenu (deux millions de foyers sont concernés), ou l'annulation du second tiers de l'impot sur le revenu des ménages modestes, ou l'augmentation des allocations familiales. Aucun journaliste ne relève cette confusion des genres. En revanche, il refuse à nouveau toute relance du SMIC ou des minima sociaux.

Troisième annonce majeure, la suppression de la taxe professionnelle. Sarkozy annonce qu'il discutera de l'impot de remplacement, si possible écolo, avec ... les élus locaux. Belle arnaque. Je te rends d'une main ce que je te reprends de l'autre.

Quatrième enfumage, la réforme du système. Sarkozy n'aime pas la proposition d'Obama de plafonner les rémunérations des dirigeants d'entreprises ayant recours à l'aide publique. Il préfère stigmatiser les agences de notation ou les traders. Sarkozy aimerait travailler sur les paradis fiscaux, mais lâche ce lapsus: "Monaco n'est pas un paradis fiscal mais il y a des choses à préciser."


Sur le fond, le président conserve son cap. Nous étions prévenus. Il a expliqué qu'il préfère de continuer à supprimer des postes de fonctionnaires, "des dépenses de fonctionnement", au profit des investissements dans le secteur privé. Les enseignants seront heureux de d'apprendre qu'ils ne sont que des "dépenses de fonctionnement" ....


Des journalistes décevants
Guy Lagache a semblé plus hargneux que les autres, notamment sur les promesses non tenues de Gandrange. Laurence Ferrari est restée quasiment atone. David Pujadas a démarré fort pour rapidement s'éteindre. Alain Duhamel a servi les plats, comme sur la présidence européenne.
Quand Sarkozy égrène des mensonges ou des énormités, les trois journalistes se taisent, et écoutent. Il n'est pas contredit, les questions ne sont pas relancées. Sur l'effet du plan de relance sur l'emploi, Sarkozy casse son jouet, mais personne ne relève : "Personne ne sait exactement combien ça va créer d'emploi mais on sait que ça donne du travail." Sur les prêts aux banques, Sarkozy ment sur leur intérêts bénéficiaires pour l'Etat (1,4 milliards d'euros en 2009), mais personne ne relève. Sur le fichier Edvige, Sarkozy ment en déclarant l'avoir découvert dans la presse, mais personne ne relève : "Le fichier EDVIGE, j'ai découvert cela en lisant la presse." Sur la nomination des présidents de l'audiovisuel public, Sarkozy "redécouvre" qu'il a un gouvernement "autonome". Aucun ne relève la supercherie. Quand Sarkozy ment sur les "bons résultats en matière de délinquance.", aucun journaliste ne relève.

Devant trois journalistes silencieux, le culot présidentiel a même connu ses heures de gloire :
Sa justification de l'éviction du préfet de Saint Lô (il n'a pas pris les mesures nécessaires pour maintenir l'ordre public") ou son soutien à Rachida Dati furent exemplaires. Alain Duhamel a eu le courage (reconnaissons-le) d'aborder l'affaire Kouchner. Mais Sarkozy botte en touche. Et ne répond pas sur la question morale: "Le petit système médiatique s'emballe." "Il me dit qu'il n'y a aucun conflit d'intérêt, je le crois."

A 21h52, Laurence Ferrari conclut :"Merci beaucoup, monsieur le président d'avoit répondu à nos questions."

Quelles questions ? 


Lire aussi:

32 commentaires:

  1. la gauche qui ne sait que critiquer ferait déjà mieux d'avoir un programme et une sérénité entre eux avant de donner des leçons.
    Combien a t'on donné aux entreprises pendant trois en compensation des 35 heures ,
    Ma société de l automobile à reçu 9000 francs par salariés par mois pendant 3 ans avec gel des salaires et perte de 12 jours d'ARTT ça sait une réalité.
    Tout le monde profite du système et après s'étonne que tout s'écroule !

    RépondreSupprimer
  2. David75

    @ anonyme

    Il faut arrêter de dire des bétises,la gauche n'est pas au pouvoir, qu'elle fasse des propositions ou pas,le gouvernement'en fout il n'en retient jamais aucune des proposition faites, on le voit à l'assemblé nationale et au sésalt.

    RépondreSupprimer
  3. Pourquoi ne revient il pas sur le bouclier fiscal ça a été une erreur monumentale car les heures supplémentaires ont fait perdre leur travail à des milliers d'intérimaires. Et je ne parle pas de ceux à qui ont remboursent 200 000 euros d'impôts !

    RépondreSupprimer
  4. Bonjour Sarkofrance,

    Je n'ai pas regardé Sarkozy , je ne supporte plus ce "Pinocchio".
    enfumage, annonces, j'écoute mais je n'en tiens pas compte, en France quand il y a une grève on ne s'en rend pas compte. Stop.

    J'ai repris l'article pour "La Lettre de Jaurès" http://lalettredejaures.over-blog.com/
    Blog de la section socialiste de Gauchy dans l'Aisne

    Tous mes remerciement et
    Amitiés Socialistes

    RépondreSupprimer
  5. 8 milliards ou 22 milliards, d'après Wikipedia le vrai montant serait celui-ci :
    Ce projet de suppression a été réaffirmé par Nicolas Sarkozy dans son intervention télévisée du 5 février 2009, et devrait être effectif en 2010. Le manque à gagner pour l'Etat est estimé à 8 milliards d'euros. En réalité, ce montant correspond au coût pour le budget de l'État du plafonnement de cette taxe à 3,5 % de la valeur ajoutée décidé en 2005. Sur son site officiel Philippe Marini (UMP) rapporteur général de la commission des finances chiffre la taxe professionnelle à un peu plus de 22 milliards d'euros. Ce sont d'ailleurs les collectivités locales qui en bénéficient (communes, departements, régions) et non l'état."

    RépondreSupprimer
  6. Pouvait-on raisonnablement s'attedre à autre chose qu'à du super blabla mâtiné de "moi je" avec des journalistes aux ordres et amorphes ? Tout ça sentait la mise en scène.

    RépondreSupprimer
  7. Juan :
    Tu vas faire beaucoup de déçus.....
    Chaque posteur a l’impression que son post est unique et qu’il sera lu par la France entiére....
    Alors que votre truc est inconnu reste trés confidentiel , les vrais gens de gauche y viennent peu...
    Ceux de droite viennent s’y amuser.....ceux du Modem viennent pour s’y sentir nombreux
    La majorité est composée d’une bande de raleurs chroniques qui raleraient tout autant contre Ségoléne...Martine...Pierre ...Paul...ou Jacques
    Trop d'anti sarko a tué l'antisarko

    " Charlots- france" le bac à sable des frustrés de naissance

    RépondreSupprimer
  8. @Anonyme
    Et sur le fond, quelle est votre analyse personnelle de l'intervention de Monsieur Sarkozy ?

    @Juan
    Merci d'avoir repris l'interview en direct (j'avoue que j'ai décroché). Je suis d'accord sur ton analyse du fond, mais par contre, sur la forme (y compris la première partie), je ne l'ai pas trouvé très percutant : il lisait visiblement son texte et son "empathie" avec "les français" ne m'a pas convaincue du tout. de la même façon, on a senti souvent son exaspération envers Pujadas et Lagache.

    RépondreSupprimer
  9. Non franchement ça vous étonne qu'il n'y ait eu aucune "révélation" sur une quelconque mesure nouvelle.
    tellement prévisible que beaucoup on préféré zapper.
    Nul doute que le chiffre de 15 millions de téléspectateurs a été surgonflé pour faire plaisir au Nicolas.
    On dégonfle bien celui du nombre de chomeurs alors pourquoi pas celui de médiamétrie.
    Quant aux journalistes présents, ils ont insulté leur profession de part leur passivité.

    RépondreSupprimer
  10. Bonjour, votre analyse sur la taxe professionnelle est incomplète; en effet, ce n'est pas je te rends ce que je te prends, c'est plutôt :

    Les particuliers, par l'entremet des impôts locaux et d'une éventuelle taxe écolo qui sera répercutée sur les prix de vente, vont se substituer aux entreprises.

    Ce président est le pire dirigeant que la france ait connu, ex aequo avec pierre laval.

    RépondreSupprimer
  11. Tout à fait d'accord sur votre analyse de l'émission Face à la crise. Ce n'était pas des journalistes qui interrogeaient le président, on a assisté à un véritable monologue, sans contradicteur et sans qu'aucun des journalistes le pousse dans ses retranchements.

    RépondreSupprimer
  12. La plus bel enfumage c'est sa réponse sur la concentration des pouvoirs.

    J'attendais une telle question avec impatience. Réponse: "Mais enfin M'sieur Pujadas, vous voyez bien que j'fais tout comme De Gaulle, Pompidou, Giscard, Mitterrand et Chirac qui nommaient et révoquaient leurs Premiers Ministres!"...

    Aucun des journalistes ne juge pertinent de relever que la nomination du Premier Ministre EST un pouvoir présidentiel, ni que c'est de la confiscation des pouvoirs judiciaire, législatif et médiatique qu'il était question, ni qu'il n'est pas Président de la République UMPiste, mais bien Française.

    C'est inacceptable qu'on le laisse s'en tirer aussi lamentablement sur une telle question, dans un tel contexte politique et social.

    RépondreSupprimer
  13. C'est un scandale le fichier EDVIGE était déjà en préparation alors qu'il était ministre de l'intérieur !!!!!
    Comment des journalistes peuvent ils laisser passer une chose pareille !

    RépondreSupprimer
  14. @ crétin anonymo-sarkozyte :

    Les gens semble-t'il, veulent des réformes car tf1 le leur rabâche depuis 30 ans, et cela masque l'inutilité des hommes politques qui se succèdent depuis le départ du général de Gaulle.

    Mais ils ne veulent pas d'une société calquée sur l'Américaine, mais où l'ascenseur sociale est délibérément mis hors service et où les déjà trop riches (souvenez-vous de ce que disait Napoléon à propos des "fournisseurs de l'état") s'en tirent toujours mieux au détriment des modestes.

    Alors certes sarkozy est le résultat d'un contexte, contexte que l'on peut qualifier de goût pour l'affairisme et la haute trahison, de l'impéritie et de la collaboration des médias vendus aux plus grosses fortunes, et surtout d'un musèlement total de la majorité des français à qui tout ce merdier ne profite pas.

    Le nier serait nous prendre pour des cons.

    Quand à toujours vous attaquer au "socialos", souffrez qu'il y ait d'autres courants de pensée, sale traître à la république. Personne ne veut du bipartisme à l'américaine ou à l'anglaise, qui ne sert que de cache-sexe à l'essorage des masses par les plus fortunés.

    RépondreSupprimer
  15. Patientez un peu les damnés de la terre ; aprés Sarko vous aurez Ségoléne.....Lol..... !!!!!!

    Et là vous aurez des raisons de pleurnicher....Lol.... !!!!!!

    RépondreSupprimer
  16. ah mais je vois que tous les boulets de droite sont de sorti :)

    je reprends "que ces franchouilles gauchistes grandes gueules se démerdent entre eux" Chiche ? Tu pars, toi, tes amis, et ton président ?? \o/

    RépondreSupprimer
  17. belle analyse d'une soirée croustillante avec un président sans verbe comme à son habitude.

    RépondreSupprimer
  18. @ tout le monde: ne vous embêter pas à répondre au troll sarkozyste. Quand les commentaires restent posés (même s'ils sont critiques), je les laisse; sinon, je fais le ménage chaque soir. Il n'a pas compris que je serai toujours plus besogneux que lui.
    allez... j'en laisse deux pour le fun. Ils m'amusent.

    RépondreSupprimer
  19. Il n'a eu qu'une vision micro économique du sujet. Il se perd dans les pseudo plans d'action car il a dénaturé la fonction présidentielle.

    Comme tous les avocats qui l'entourent, il ne connaît pas les causes ni les conséquences de la crise financière.

    Il n'a aucune vision stratégique. Il ne sait même pas ce que sont les questions clef issues de la crise et surtout la principal : Quel nouvel ordre économique mondial ?

    RépondreSupprimer
  20. @ Juan : Allez, je vais m'amuser un peu :-)...

    @ l'annonyme de je ne sais plus quelle heure et de je ne sais pas quelle ville... Le temps ne fait rien à l'affaire... Quand on est con, on est con... Qu'on ait 20 ans, qu'on soit grand père... Quand on est con, on est con... Entre nous plus de controverses... Con caduque ou con débutant... Petit con d'la dernière averse... Vieux con des neiges d'antan... Petit con d'la dernière averse... Vieux con des neiges d'antan...

    Georges Brassens.

    Je pense que cette chanson te va à ravir espèce d'idiot à deux pattes. Chienchien à son (très) petit sarko qu'il aime aime beaucoup très fort !!!

    RépondreSupprimer
  21. Sinon... Evidemment que rien n'est sorti de cette "entrevue" puisque ça n'a apparemment été qu'un (trop) long monologue de notre "cher" président roi qui n'arrive même pas à récolter 40% de satisfaction après seulement 20 mois de règne. Alors qu'est ce que ça va être à la fin du quinquénat...

    RépondreSupprimer
  22. Nicolas Sarkozy est pour le traité de Lisbonne. Le traité de Lisbonne impose le libre-échange mondial généralisé : « Par l'établissement d'une union douanière conformément aux articles 28 à 32, l'Union contribue, dans l’intérêt commun, au développement harmonieux du commerce mondial, à la suppression progressive des restrictions aux échanges internationaux et aux investissements étrangers directs, ainsi qu'à la réduction des barrières douanières et autres. »

    (Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, Cinquième partie, Titre II, Article 206)

    Nicolas Sarkozy a signé la déclaration finale du G20 le 15 novembre 2008. Le G20 impose le libre-échange mondial généralisé. Je cite la conclusion du G20, signée par Nicolas Sarkozy le 15 novembre 2008 :

    « Nous soulignons combien il est vital de rejeter le protectionnisme et ne pas nous replier sur nous-mêmes en ces temps d’incertitudes financières. À cet égard, dans les douze mois à venir, nous nous abstiendrons d’ériger de nouvelles barrières à l’investissement ou au commerce des biens et des services, d’imposer des nouvelles restrictions ou de mettre en œuvre des mesures de stimulation des exportations contraires aux règles de l’OMC. »

    http://fr.ambafrance-us.org/IMG/pdf_Declaration_washington.pdf

    Et le 5 février 2009, qu’a dit Nicolas Sarkozy ? Il a dit : « Il faut arrêter les délocalisations et si possible que l'on re-localise. »

    Nicolas Sarkozy ne se rend pas compte qu’il a lui-même (avec d’autres) placé les entreprises françaises en concurrence directe avec les entreprises chinoises, indiennes, vietnamiennes, etc.

    Et après, Nicolas Sarkozy ose dire : « Il faut arrêter les délocalisations et si possible que l'on re-localise. »

    Nicolas Sarkozy ne se rend pas compte du gouffre entre ses actes et ses discours ?

    Nicolas Sarkozy est stupide ?

    Ou alors il le fait exprès ?

    RépondreSupprimer
  23. Bon billet Juan, et cruel sur les journalistes (quelles questions ?). Preuve de la pertinence de l'analyse, le lâché d'umpistes prenant d'assaut les coms

    RépondreSupprimer
  24. Mais de qui se fout on sur ce blog ? : faut tout de même pas avoit fait St Cyr pour comprendre qu'en cette période de crise, une augmentation du smic c'est le meilleur moyen de faire mettre la clè sous la porte à des milliers de PME. Par exemple, la famaux smic à 1 500 euros, c'est 300 de plus, soit 500 avec les charges, ca veut dire que ça va coûter à une PME de 10 samariés p. ex. 5 000 euros par mois. Mais 5 000 euros à débourser subitement en plus, c'est le dépot de bilan direct, c'est qd même pas dur à piger ça, faut arrêter avec l'escroquerie de l'augmentation du smic. Et c'est le président l'enfumeur, mais je me marre. Et l'augmentation des minima sociaux, super pour diminuer la différence entre les revenus des inactifs et des actifs. Pour inciter les chômeurs à surtout pas chercher un taf c'est super ça l'augment. des minimas, et c'est génial aussi pour le déficit, 2000 milliards, mais c'est pas assez, faut le gonfler encore, allos y gaiement. Mais bien sur qu'il faudra compenser la suppression de la taxe pro., 8 milliards en moins pour les collectivités, c'est pas possible. Alors voir de l'arnaque là ou y'a que de la logique mais c'est hallucinant. Et les fonctionnaires, mais bien sur que ce sont des dépenses de fonctionnement. Mais on la voit bien là la technique : les profs, c'est pas des statistiques, c'est pas des dépenses de fonctionnement, c'est des gens bien de chez très bien il faut surtout pas y toucher, faut surtout pas égratigner le plus gros corporatisme de la planète. Ca nous fait 20% d'élèves qui arrivent en 6ème sans savoir lire, ca nous fait 200 000 bacheliers sur 400 000 qui sortent chaque année des études sans aucun diplôme, mais faut surtout pas y toucher aux profs, c'est l'éducation la plus chère du monde pour des résultats médiocres mais faut continuer comme ça. Et c'est Sarkozy l'enfumeur ? J'me marre !

    RépondreSupprimer
  25. C'est moi qui me marre Verthuit avec ton raisonnement à trois pattes ... Dans une PME tout le monde n'est pas forcemment au smic ... youhouuuu, reveille toi!
    le chef de la PME n'est pas au smic ni son bras droit - la secrétaire non plus - à mon avis le comptable et le commercial encore moins - reste les "autres" allez on va dire qu'ils sont 5 ça coupe la poire en deux ... ça fait 2500 e à aller chercher c'est tout à fait faisable c même peanuts pour une boîte de 10 ... ça se voit de suite que tu n'es pas de la branche ...

    RépondreSupprimer
  26. De tout façon fallait pas s'attendre à autre chose de sa part, il ne changera pas sa politique, il a fait des annonces que certain vont encore tomber dans le panneau, car finallement il fera comme les autres qu'il critique dans ces discours comme en 1981 qu'il reprend souvent et bien faut pas se leurrer il donnera puis reprendra de l'autre, de tout façon il y a pas d'autre possibilité au vu du gouffre du déficit qui s'accroit depuis son arrivé au pouvoir, faut que le gouvernement montre l'exemple et réduit son train de vie.

    Pour les journalistes, il y en aurait pas eu c'était pareil, quoique je dis ça mais j'ai boycotter le discours, sinon dimanche dernier je regardais une émission sur France 5, et il y avait Pujadas en invité, lorsque qu'on lui pose la question sur l'intervention télévisé de Sarko, il répond, "oui, on doit lui poser les questions que sur la crise et surtout pas parlé des préfets et des choses qui fâche", donc à partir de là il y a rien de démocratique.

    Sinon Juan beau boulot ton blog.

    RépondreSupprimer
  27. eh oui comme c'est génant de s'apercevoir que la cuti gauchisante antisarko n'a pas pris sur tout le monde , je comprends votre désarroi et votre impuissance ;à part ça, pourriez vous nous faire la liste exhaustive de ce que l’on peut ou ne peut pas dire en commentaire, des vannes validées ou non, des personnes déclarées aptes à poster par l’autorité compétente ?
    Je crois que avez raison , la liberté d’expression est bien trop précieuse pour qu’on la laisse entre toutes les mains.

    RépondreSupprimer
  28. "Je crois que avez raison , la liberté d’expression est bien trop précieuse pour qu’on la laisse entre toutes les mains."

    c'est comme le droit de vote...

    RépondreSupprimer
  29. surtout quand on pense qu'il y a 47 % de crétins qui ont voté pour la dinde du poitou ...heureusement que les 53 % ont évité au pays d'avoir cette illuminée socialolo ;dans quel état serait le pays ..fraternitude fraternitude

    RépondreSupprimer
  30. bah alors vous n'avez boycotter cette jolie petite émission

    j'ai regardé le résumé :
    http://www.youtube.com/watch?v=7TFw47bPyc4&hl=fr

    et ça m'a suffit en fait

    RépondreSupprimer
  31. baril de lessive7 février 2009 à 19:10

    j'ai adoré deux choses dans cet entretien :
    le halo de sainteté qu'il a pendant toute l'émission
    alors ça c'est merveilleux, bravo au éclaragiste

    et 15 millions de spectateurs, (pour la coupe du monde 1998 c'est 20 millions)
    prodigieux, il avait raison finalement ensemble, tout devient possible.

    RépondreSupprimer
  32. @ BA : bien sûr qu'il le fait exprès ! L'oubli est tellement facile...

    @ diparitus : pas OK ! C'est une vision "pragmatique", qu'il a. Celle de réagir au coup par coup, au rythme médiatico-communicationnel. Mais il s'agit d'une véritable stratégie !

    @ wildo : j'en connais, des PME où le "patron" n'est même pas rémunéré au SMIC... Et où la secrétaire ne peut certainement pas prétendre à plus ! C'est dommage de toujours tout mélanger... Et il y a sans doute tout un système (y compris pour la taxe professionnelle) qu'il serait bon de remettre à plat, pour qu'il soit un tant soit peu plus équitable. Il n'y a pas que les salariés, loin de là, qui pâtissent du système actuel !

    Allez, une petite revue de presse pour rire !

    RépondreSupprimer

Merci par avance de votre commentaire. Les insultes, les commentaires racistes, antisémites, pornographiques, révisionnistes, sexistes ou en général tout sujet contraire aux valeurs humanistes ne sont pas acceptés.
Les commentaires PEUVENT être modérés et donc censurés.