14 mars 2009

97ème semaine de Sarkofrance : la droite recomplexée

Où est passée la droite décomplexée ? Celle qui nous martelait, sourire aux lèvres, qu'il fallait rompre avec nos pratiques étatistes, étriquées et paresseuses ? Celle qui nous assénait qu'il fallait travailler plus, s'enrichir plus, expulser plus, punir plus ?
Où est passée cette droite qui assumait le franc-parler de son "jeune" président, son dynamisme à dynamiter tous les tabous, sa propension à dénoncer la repentance inutile du passé ?
Cette droite a disparu. Chaque nouveau plan social l'embourbe dans un discours contre-nature, qu'elle appelle "pragmatisme", prônant la protection de l'Etat. Sarkozy cache ses invitations luxueuses en vacances. Eric Besson cache ses expulsions de clandestins. Xavier Darcos se terre. Fillon recadre Wauquiez à propos de Total. Martin Hirsch embauche sur ebay. Rachida Dati est "loanisé".

Idéologiquement, la droite semble morte, finie, disparue, cassée, cachée. En un mot, recomplexée ! Et politiquement, elle n'existe encore que parce que la gauche est absente.

Sarkozy n'assume plus son "Bling Bling"
En déplacement officiel au Mexique, Nicolas Sarkozy a sauvé les apparences dans l'affaire "Florence Cassez". Cette jeune Française, condamnée à 96 années de réclusion dans une sombre manipulation, avait fait appel au président français. Sarkozy a trouvé une issue à cette situation inextricable : la rapatrier en France, et confier à un groupe d'experts franco-mexicains le soin de réfléchir à un compromis. Mais on ne passera pas sous silence les tristes tractations commercialo-militaires (des hélicoptères, un peu de videosurveillance), ni les 3 jours de vacances du couple présidentiel qui ont précédé ce voyage protocolaire. Se reposer aux frais de l'Etat aux quatre coins du globe est devenu habituel en Sarkofrance. Comme le notait l'humoriste Stéphane Guillon sur France inter lundi 9 mars, Nicolas Sarkozy préfère Petra, New York ou Mexico à Gandrange, Saint-Lô ou Nîmes. Cette fois-ci, l'Elysée est bien embarrassé. Le "Bling Bling" colle aux fesses du président. On s'est demandé comment Nicolas Sarkozy pouvait s'offrir un séjour à 49 000 euros dans un luxueux hôtel mexicain. On nous fit comprendre qu'il était invité, non pas par l'Etat mexicain, mais par un milliardaire, membre du Conseil d'administration de Citigroup, soupçonné de narco-trafic dans les années 1990.
Il fallait écouter Frédéric Lefebvre, un brin honteux, un brin mal à l'aise, justifier les vacances de son président de patron. Trois jours qui ont coûté une quarantaine de smic mensuels. Bel exemple ! Puis vendredi 13 mars, la Présidence livra sa vérité : le couple présidentiel n'est resté qu'"un jour et demi" dans une "résidence" de la station balnéaire mexicaine de Manzanillo, "à l'invitation" du président Felipe Calderon. Raté, le gouvernement mexicain a démenti un peu plus tard : Nicolas et Carla Sarkozy ont été hébergés par des chefs d’entreprises lors de la partie privée de son séjour.
L'affaire des vacances luxueuses au Mexique est la cerise sur le gâteau d'une semaine bien chargée.

Droite recomplexée.

Pécresse et Darcos ne sauvent plus les meubles
La grogne dans l'Education Nationale ne s'éteint pas. En juin 2007, la secrétaire d'Etat criait victoire. L'autonomie des universités était votée. Vingt établissements peuvent, depuis le 1er janvier 2009, se faire concurrence pour attirer les meilleurs élèves et les meilleurs professeurs. 18 mois plus tard, la photographie a jauni. Valérie Pécresse souffre. Xavier Darcos, son ministre de tutelle, s'est mis à dos la totalité du corps enseignant, les élèves, les étudiants et même des parents d'élèves. En janvier dernier, fidèle à lui-même, Nicolas Sarkozy fait une belle bourde, en critiquant la flemmardise supposée des enseignants-chercheurs. Le projet de décret sur leur statut enflamme un peu plus le milieu. Fillon croit le calmer en gelant les suppressions de postes. Puis, il y a 8 jours, la secrétaire d'Etat à l'enseignement supérieur a encore passé quelques heures avec 4 organisations syndicales à réécrire intégralement son projet de décret. Echec et mat ! Mercredi, une quarantaine des 79 universités françaises étaient encore bloquées. Xavier Darcos, le ministre de tutelle de Pécresse, se terre. A l'université de Provence (Aix-Marseille I), les enseignants-chercheurs ont démissionné de leurs fonctions administratives pour protester contre "l'attitude du gouvernement". Le même mercredi, Sarkozy cache sa misère en invitant à déjeuner une quinzaine de chercheurs, triés sur le volet. Jeudi, Darcos lâche que la réforme de la formation des futurs professeurs du primaire et du secondaire sera étalée jusqu'en 2011. Insuffisant ! rétorquent les syndicats. L'Education nationale est devenu le Stalingrad du Napoléon de l'Elysée.


Droite recomplexée.


Eric Besson, ou les expulsions à visage humain
La sortie du film Welcome approchant, la polémique opposant le ministre de l'identité nationale à l'équipe du film enfla quelque peu. Eric Besson avait d'abord choisi de nier qu'on puisse harceler ceux qui aident les sans-papiers en leur fournissant un hébergement "de détresse." On a cru qu'il était sincère, et cherchait à justifier la lutte légitime contre les passeurs. Manque de chance, les exemples de traques et harcèlements divers contre de simples citoyens, que l'on ne peut soupçonner d'être membres de réseaux mafieux, se multiplient: une militante de France Terre d'Asile, 59 ans, 10 heures de garde à vue; un président d'association humanitaire, 72 ans, 3 procès; un philosophe, accusé d'avoir suscité la rébellion des passagers d'un avion emportant un sans-papier expulsé; une militante calaisie, pour la 4ème fois au tribunal pour avoir photographié des expulsions. Décourager les témoins, traquer les clandestins, la politique d'immigration est inchangée depuis l'arrivée d'Eric Besson.
Le ministre veut cacher la réalité répressive de sa politique. La page de garde de son site Web figure des communiqués de presse officiels sur des passeurs arrêtés, des injonctions aux Préfets de la République pour lutter contre les discriminations dans les entreprises, ou sa rencontre avec un jeune champion de boxe sans-papier qu'il a régularisé. Eric Besson tait les consignes données aux policiers d'Anger d'interpeller les SDF en situation régulière (car "les étrangers en situation régulière sont expulsables à certaines conditions cumulatives, dont la mendicité"). Nulle trace également sur ce site de propagande de la situation de ces parents séparés de leurs enfants car "retenus" dans des centres de détention. Cette semaine, que pouvaient penser de la "justice française" les enfants d'Omer Ahmetovic, père Bosniaque détenu au Centre de Rétention de Geispolsheim (Bas-Rhin), ou ceux de Ramela Hakobyan, mère détenue (puis libérée) au CRA de Rennes ? La Sarkofrance se cache. Elle a honte.

Droite recomplexée.

Pérol, symbole d'une monarchie bananière ?
Mercredi 11 mars, la désormais fameuse "Commission de déontologie de la Fonction Publique" se réunissait. Il y a 15 jours, Nicolas Sarkozy voulait nous faire croire que la nomination de son conseiller économique à la tête des Caisses d'Epargne et des Banques Populaires avait été avalisée par la dite Commission. Son président n'avait commis qu'un courrier rappelant la jurisprudence en la matière. Il fallait écouter cet Olivier Fouquet, jeudi, lors de son audition devant la commission des Lois de l'Assemblée nationale. On y apprit que les membres de la Commission ont été "tout près de démissionner collectivement". "Si j'avais été intelligent, je n'aurais pas envoyé ma lettre." a expliqué Fouquet, " Mais nous avons l'habitude, à la commission, lorsque nous sommes saisis, de répondre dans les quarante-huit heures. Honnêtement, je n'avais pas imaginé le scénario. Je ne pouvais imaginer qu'elle serait utilisée pour la polémique extérieure."

François Pérol risque 2 ans de prison. La saisine de la Commission "n'est obligatoire que dans le cas où la personne qui part dans le secteur privé a exercé effectivement des fonctions qui l'ont conduit à contrôler une entreprise", "à passer des marchés avec elle", ou à "participer à des décisions favorables à cette entreprise". N'est-ce pas le cas de Monsieur Pérol ?

Droite recomplexée.

Travailler plus ? Vraiment ?
Evidemment, la crise occulte la vacuité du slogan sarkozyen "Travailler plus pour gagner plus." Les salariés de Continental n'ont cependant pas apprécié d'avoir abandonné il y a 2 ans leurs 35 heures, soit-disant pour travailler plus. Cette semaine, ils ont appris que certains seraient virés. La crise impose à Sarkozy de changer d'idéologie. Tout son système s'est écroulé en quelques mois. Aucun paradigme n'est valable. L'emploi se dégrade, le pôle emploi n'est pas à la hauteur, les précaires et les entreprises réclament la protection de l'Etat. Les 35 heures servent d'amortisseurs pour ajuster la baisse des charges de travail. Un comble !
Le discours sarkozyen officiel reste pourtant inchangé. La défiscalisation des heures supplémentaires a tué l'intérim dès le mois de mars, comme s'en alarme la fédération patronale du secteur. Mercredi 11 mars, l'UNEDIC a aggravé ses prévisions en réévaluant à 454 000 (contre 282.000 il y a quelques semaines) le nombre de demandeurs d'emplois (de catégorie 1) supplémentaires cette année. L'essentiel de cette dégradation concerne les salariés les plus précaires, des fins de CDD ou d'intérim, marginalement concernés par la réforme de l'assurance-chômage qui entrera en vigueur le 1er avril.
Pire, la fusion des Assedics avec l'Unedic, cette nième réforme de la Rupture, plombe la situation ("Il y a aussi sans doute eu des retards liés à la fusion" expliquait le DG du pôle emploi cette semaine), provoquant retards et attentes (pour 50 à 55 000 chômeurs). L'Offre Raisonnable d'Emploi ne sert à rien (si ce n'est à faire peur). Laurent Wauquiez, le secrétaire d'Etat à l'emploi, est déboussolé. Il s'accroche à une compassion de circonstance. Quand Total annonce supprimer 550 postes en France, malgré 14 milliards d'euros de bénéfice net en 2008, le voici qui exprime son "indignation", puis il se fait gifler par son premier ministre, qui qualifie la multinationale du pétrole d'"une des plus belles entreprises françaises".

Droite recomplexée.

Droite sécuritaire, toujours

Il n'y a bien qu'un domaine où la droite est restée fidèle à elle-même: la répression. Cette semaine, on a beaucoup débattu de la loi "Création et Internet", jugée liberticide (ou idioticide ?), et très peu de la réforme pénale. Nadine Morano a participé indirectement au débat. Sa plainte pour diffammation sur le Net a conduit la police à demander à DailyMotion les adresses IP des commentateurs insultants à son encontre:"Je ne me suis pas engagée en politique pour me faire traiter de pute." Elle n'a pas tort. La violence de certains commentaires, abrités par leur anonymat, fait débat. La loi Hadopi a été l'occasion d'un concours de démagogie sans limite. Les artistes peuvent se mordre les doigts d'être défendus par un ministère défaillant et des députés UMP provocateurs. Les internautes auraient pu se mobiliser contre la réforme pénale : la commission Léger a remis son rapport, comme prévu, à Mme la Garde des Sceaux lundi dernier. Et comme prévu, ses recommandations verrouillent un peu plus la justice avec la suppression du juge d'instruction, ce trublion incontrôlable, et le renforcement du rôle du procureur, véritable directeur de l'enquête.
Le Parti Socialiste a choisi la bonne semaine pour publier son livre noir des libertés publiques, une description par ordre alphabétique des surveillances imposées à nos libertés publiques et individuelles. Un ouvrage partisan mais terrifiant de réalité.

La droite s'est recomplexée. Les Français ne cherchent plus à travailler plus, mais à travailler tout court; ils sont davantage à comprendre que la répression et la précarisation les concernent. La droite devient hargneuse, provocante, énervée, agaçée.

Ami Sarkozyste, où es-tu ?

12 commentaires:

  1. très bon "résumé" de cette semaine encore une fois...

    vivement la semaine prochaine lol

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  2. Finalement sarkosi a bien aussi un problème avec l'alcool !!! un point commun avec d'autre.

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  3. La droite est recomplexée, et comment va la gauche ?
    J. M. Le Guen exige par exemple qu’une part des 26 milliards du plan de relance serve à augmenter les moyens de l’Hôpital, le jour même ou le directeur de l’un d’eux est obligé de démissionner pour avoir détourné 800 000 euros du budget de l’établissement qu’il dirigeait au profit de l’aménagement de son habitation de fonction. Cela laisse imaginer avec quelle rigueur qui permet de disposer de fonds publics à son bon plaisir aussi simplement qu’on va s’acheter sa baguette au boulanger du coin sont gérés les deniers publics dans les hôpitaux et ailleurs. Et notre député parisien profite t-il de ce fait divers lamentable - qui ne fait qu’apporter une pierre de plus au lourd dossier des gabegies de nos administrations dont le caractère insupportable n’apparaît jamais aussi évident que lorsque la planète est laminée par la plus impitoyable crise de son histoire – pour exiger un renforcement du contrôle de l’utilisation des fonds des hôpitaux ? Que nenni ! Il demande que l’on couvre l’incurie et l’inconséquence criminelles des responsables publics de la seule manière socialiste que l’on connaisse : en alourdissant toujours plus la barque des 2 000 milliards de dette. On ose à peine imaginer vers quelles voies irresponsables nous mèneraient les amis de Mr Le Guen si par malheur ils revenaient aux affaires.
    La droite est recomplexée, la gauche plus à l'ouest que jamais. Je propose d'élire Jimmy le Panda en 2012.

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  4. C'est drôle, tu parles de jeune président au début du texte.

    Ce type a pris 10 piges lors des deux dernières années. Visage, yeux, l'air. Il est devenu vieux. Seuls ses costards H.Boss font encore illusion.

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  5. Pour ce qui concerne l'Education Nationale, il faut dire que les enseignants sont traités d'une bien piètre façon et par répercussion les élèves.
    Les enseignants sont prévenus la veille pour prendre un poste le lendemain matin.
    Pas de visibilité sur la rentrée 2009.
    Qu'en est-il des RASED, on était à 1500 postes supprimés contre les 3000 de départ, mais il en reste encore 1500.
    Les enseignants "sédentarisés" ne savent pas où ils seront sédentarisés et s'ils le seront.

    C'est d'un cafouillage !

    Ils ont un peu oublié au gouvernement d'organiser. Il faut faire les réformes au plus vite, mais aujourd'hui on se retrouve dans le brouillard le plus dense qui soit.
    Les réformes ont été prises, mais il faut revenir dessus, et bizarrement, ce n'est pas si simple.
    S'ils avaient pris le temps de la réflexion et de la concertation, on n'en serait pas là.

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  6. Nationalisation des banques en faillite, suite.

    Le gouvernement allemand veut prendre le contrôle de la banque Hypo Real Estate d'ici avril 2009.

    Des entretiens sont prévus dimanche 15 mars entre le ministère des Finances et Christopher Flowers, administrateur du fonds JC Flowers, qui est à la tête d'un consortium détenant 24 % de Hypo Real Estate, pour tenter de trouver un accord.

    Le gouvernement allemand souhaite une nationalisation de la banque Hypo Real Estate, sans passer par une expropriation toujours délicate et propre à refroidir sur le long terme la volonté d'investir en Allemagne.

    L'Etat souhaiterait monter à plus de 90 % du capital de la banque. Mais Christopher Flowers a répété vendredi qu'il préférerait garder sa part dans Hypo Real Estate, dont il dit croire au potentiel sur le long terme.

    Berlin juge toutefois n'avoir pas le choix : une faillite de ce spécialiste du financement immobilier et des collectivités locales aurait en Allemagne, voire en Europe, des effets aussi dévastateurs que la faillite de l'américaine Lehman Brothers dans le monde entier.

    http://www.lesechos.fr/info/finance/afp_00129488-hypo-real-estate-berlin-ne-peut-payer-plus-que-le-prix-du-marche-.htm

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  7. @Juan

    Ne besson pas lagarde

    Ils se recomplexent mais c'est juste de la com.
    Au fonds d'eux, rien n'a vraiment changé.

    Cela ne woerth rien.

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  8. Il lui reste le discours sécuritaire et elle va l'utiliser à fond...

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  9. un truc qui va vous plaire ... ou pas; ça risque de vous couper de votre sujet de prédilection: http://www.programmez.com/actualites.php?titre_actu=Karcher-01--Un-plugin-Firefox-pour-karcheriser-Nicolas-Sarkozy&id_actu=4594

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  10. Le 19 mars sera à marquer d'une pierre blanche car il y aura coagulation du mécontetement politique et social...tous les ingrédients d'une implosion !
    Fil Vert
    http://filvert.blog.lemonde.fr/category/politique

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  11. Dans cette 97ème semaine, on pourait rajouter, sarkozy continue de mentir aux français, par rapport au plan de relance automobile, le Canard Enchîné s'est procuré une note de bercy pour la commission européene, j'en parle ici http://anti-sarkomania.over-blog.com/article-29023177.html

    Pour Pérol s'est honteux.

    Vivement le 19 mars, où la colére du peuple monte !

    Merci de m'avoir mis dans tes liens

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  12. Connaissez-vous le milliardaire Roberto Hernandez Ramirez ?

    Voici un extrait de l’article « Roberto Hernandez Ramirez » dans Wikipedia :

    « En 1999, un journal local mexicain, Por Esto ! , édité par Mario Menéndez Rodríguez, a publié un article alléguant que Roberto Hernandez Ramirez aurait été impliqué dans du trafic de drogue et du blanchiment d'argent. Selon ce journal, « les marécages côtiers achetés par Roberto Hernandez Ramirez vers la fin des années 80 et le début des années 90 étaient le port de débarquement pour les volumes massifs de cocaïne livrés dans de petits hors-bords colombiens. ».

    En 2007, Roberto Hernandez Ramirez a de nouveau accueilli, à Mérida, une réunion entre États-Unis et Mexique entre George W. Bush et Felipe Calderón.

    Le journal Por Esto ! a également porté plainte au Mexique contre Roberto Hernandez Ramirez pour trafic de drogue, vol de trésors archéologiques nationaux (ses propriétés incluent les ruines mayas antiques de Chac Mool), et pour la destruction environnementale provoquée par les opérations de traitement de drogue au parc national de Si-ngan Ka'an.

    Après plusieurs articles, Ramirez et sa banque, Banco Nacional De Mexique, ont déposé un recours contre Por Esto ! et Al Giordano, l'expert en matière de drogue à l'origine de ces allégations. Le Mexique et la Cour Suprême de l'État de New York ont désavoué Ramirez. »

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Roberto_Hernandez_Ramirez

    Nicolas Sarkozy et son épouse ont passé les nuits du 6 et 7 mars dans un superbe complexe hôtelier : El Tamarindo Beach and Golf Resort. Celui-ci est géré par le beau-fils d'un milliardaire mexicain à la réputation que d'aucuns qualifient de sulfureuse, Roberto Hernandez Ramirez, ami du président mexicain Felipe Calderon. Il semblerait que les frais de ce séjour se soient élevés, sécurité comprise, à la somme non négligeable de 50 000 euros.

    Le dimanche 8 mars, le couple présidentiel a retrouvé le président mexicain Felipe Calderon. Le lendemain, un dîner officiel a été offert par ce dernier, et Roberto Hernandez Ramirez y assistait.

    Qui a payé les frais du séjour privé ? Au fil des informations contradictoires, sous la pression notamment d'un opposant socialiste mexicain qui a exigé des informations des services de la Présidence, on peut tenir pour acquis aujourd'hui que le chef de l'Etat mexicain n'a rien déboursé, mais que des « entrepreneurs » mexicains ont réglé les dépenses personnelles de « notre » couple présidentiel. En l'occurrence, ces entrepreneurs paraissent se réduire à un seul : Roberto Hernandez Ramirez.

    http://www.marianne2.fr/Nicolas-Sarkozy-est-il-digne-de-la-fonction_a177202.html

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