1 mars 2009

Sarkozy a finalement menti sur l'automobile

Il fallait prendre le temps de l'écouter. Nicolas Sarkozy parlait d'automobile et de soutien à l'industrie, jeudi dernier. Beaucoup d'applaudissements devant un public trié sur le volet. "Moi, mon rôle, ce n'est pas de critiquer, (...) c'est de trouver des solutions." Ainsi s'expliquait Nicolas Sarkozy lors d'une 'allocution informelle" comme l'indique le site de l'Elysée. "J'ai été élu pour répondre aux interrogations."

Le président français était mécontent des accusations européennes de protectionnisme: « j’espère que la Commission va réagir et comprendre qu’il y aura autre chose à faire pour l’automobile que d’examiner simplement la compatibilité des aides d’État avec les règles du marché ». Mais la Commission l'a rassuré le lendemain. Elle s'est déclarée satisfaite samedi des garanties données par la France : "Les conventions de prêt avec les constructeurs automobiles ne contiendront notamment aucune condition relevant de la localisation de leurs activités ou de l'approvisionnement en priorité auprès de fournisseurs installés en France", dit un communiqué de la Commission. Pourtant, on avait compris, le 9 février dernier, que les prêts bancaires de l'Etat aux constructeurs automobiles mal en point étaient assortis de conditions précises en matière d'emploi: pas de licenciement de postes, maintien des usines en France et renonciation aux bonus des dirigeants... Alors, Sarkozy ment-il ou la Commission n'a pas eu tous les éléments du plan français ? En fait, selon la Commission, la France s’est engagée à ce que « les conventions de prêt avec les constructeurs automobiles ne (contiennent) notamment aucune condition relevant de la localisation de leurs activités ou de l'approvisionnement en priorité auprès de fournisseurs installés en France. » (...)« les mesures d'aides envisagées n'affectent pas la liberté des constructeurs de développer leurs activités économiques dans le marché intérieur et notamment n'empêchent pas les constructeurs d'adapter leur production à l'évolution du marché, en révisant si besoin leurs plans stratégiques » (merci Jean Quatremer).

La messe est dite. Nicolas Sarkozy a renoncé aux contre-parties initialement exigées des constructeurs automobiles pour l'octroi des prêts de 7,8 milliards d'euros.



"On a été les premiers au monde à faire ça", s'exclame-t-il, en parlant du bonus-malus et de la prime à la casse...

Le président, encore une fois, était bien entouré. Il faut regarder ARTE Info, la chaîne franco-allemande, pour en savoir plus, et mieux.

9 commentaires:

  1. Ah, c'est bien gardé la sarkozie...

    Non, mais ils se prennent pour qui à Arte, c'est une chaîne culturelle que diable!!!
    Ils doivent être du style à préférer lire "La Princesse de Clèves" plutôt que les catalogues de Rolex.

    Heureusement, il nous reste TF1!

    see ya!

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  2. En clair : il se pointe, visite, ne dit rien et ne veut surtout pas rencontrer les gens et discuter avec eux, se barre et personne ne sait pourquoi il est venu foutre la merde avec tous ses flics.

    Ah pardon, si ... La chaine de ses copains de TF1 a eu l'exclu'... Comme ça, ils vont pouvoir vendre les images qu'ils voudront bien aux autres chaines...

    En attendant, les salariés sont inquiets mais ça, sarko s'en fout.

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  3. C'est exactement ça Sarkozy, "rin que des menteries"... reculer sans le dire devant les rodomontades de la Commission mais pour l'emploi en France mon petit doigt me dit que c'était juste du discours à l'usage des "pôv c..." de nous autres (des fois qu'on y croirait) et - sa popularité aidant - une véritable garde prétorienne autour de lui... Les 700 flics dans un village désert de 1600 habitants, on n'a pas fini d'en rigoler...
    Il vire parano comme Staline ?

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  4. Chaque visite de notre petit empereur tourne de plus en plus en une gigantesque farce ! je commence à avoir de la pitié pour lui; enfin, ce n'est pas grave, il est forcément le sauveur puisqu'il a encore déclaré que l'Europe et le monde nous suivait ! A force de raconter de telles conneries, il va finir par y croire lui même ( si ce n'est déjà fait). Décidemment, le ridicule ne tue point.

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  5. @Skalpa: puis-je t'emprunter ton logo Sarkoland ? ... Très réussi

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  6. La France ressemble tous les jours un peu plus .....à la Russie.

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  7. S'il n'y avait que sur l'automobile qu'il aurait menti !
    En lisant l'article en lien

    http://www.mediapart.fr/club/edition/les-invites-de-mediapart/article/270209/universites-la-revanche-de-l-etudiant-sarkozy

    on peut comprendre que Rachida Dati ait pu mentir sur son C.V.

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  8. S'il n'y avait que sur l'automobile qu'il aurait menti !
    En lisant l'article en lien

    http://www.mediapart.fr/club/edition/les-invites-de-mediapart/article/270209/universites-la-revanche-de-l-etudiant-sarkozy

    on peut comprendre que Rachida Dati ait pu mentir sur son C.V.

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  9. Le 25 mars 1957, le traité de Rome marque le début de l’Europe supranationale. Le traité de Rome est lui-même un traité ultra-libéral. Le traité de Rome interdit les aides accordés par les Etats à leurs entreprises car ces aides faussent la concurrence.

    Je cite le traité de Rome :

    Article 92.

    Sauf dérogations prévues par le présent traité, sont incompatibles avec le marché commun, dans la mesure où elles affectent les échanges entre États membres, les aides accordées par les États ou au moyen de ressources d'État sous quelque forme que ce soit, qui faussent ou qui menacent de fausser la concurrence en favorisant certaines entreprises ou certaines productions.

    http://mjp.univ-perp.fr/europe/1957rome3.htm

    Problème : dans les années qui viennent, la France va vivre la pire crise économique depuis 1929. Si elle reste dans l’Union Européenne, la France ne pourra même pas accorder des aides à ses propres entreprises.

    Exemple : l’aide aux constructeurs Renault et Peugeot – Citroen ne doit pas favoriser les entreprises françaises.

    Selon la Commission Européenne, la France s’est engagée à ce que « les conventions de prêt avec les constructeurs automobiles ne contiennent notamment aucune condition relevant de la localisation de leurs activités ou de l'approvisionnement en priorité auprès de fournisseurs installés en France ; les mesures d'aides envisagées n'affectent pas la liberté des constructeurs de développer leurs activités économiques dans le marché intérieur et notamment n'empêchent pas les constructeurs d'adapter leur production à l'évolution du marché, en révisant si besoin leurs plans stratégiques ».

    La Commissaire Européenne, l’ultra-libérale Neelie Kroes, s’est dite « satisfaite des garanties présentées par les autorités françaises sur l'absence de caractère protectionniste du plan d'aide au secteur automobile. Ce résultat montre l'importance et l'utilité d'un dialogue avec la Commission au stade de la conception des plans d'aide nationaux. Il était important que la Commission lève toute ambiguïté dans ce cas, car l'Europe ne peut se permettre un retour au protectionnisme et ses conséquences négatives sur l'emploi au niveau européen. Je resterai particulièrement vigilante à cet égard ».

    Vive la concurrence libre et non faussée !

    Vive le libre-échange mondial !

    Vive la désindustrialisation de la France !

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