15 mars 2009

Sarkozy a la trouille des restaurateurs ou de son déficit ?

La crise aidant, les positions allemande et française se sont rapprochées: Angela Merkel a finalement laissé l'Europe autoriser une baisse de la TVA sur la restauration mardi dernier.
Voici l'une des promesses du candidat Sarkozy partiellement accomplie. Les restaurateurs attendent qu'il aille au bout de sa promesse: "C'est 5,5% et on donnera ce qu'il faut en matière de salaires, de créations d'emplois, d'investissements et de maîtrise des prix" a expliqué l'un d'entre eux. Pendant la campagne, Nicolas Sarkozy avait pris l'engagement de renégocier plus largement la compétence européenne de fiscalité des prestations locales, comme la restauration. On n'y est pas encore.

En France, Nicolas Sarkozy a cependant temporisé. "Il y aura les états généraux de la restauration d'ici un mois, un mois et demi où nous déboucherons sur la décision du taux et de la date d'application", a annoncé Christine Pujol, présidente de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (UMIH), principal syndicat du secteur. Elle avait rencontré le président français mercredi 11 mars.

Le gouvernement veut obtenir des restaurateurs des engagements sur l'emploi et/ou la baisse des prix (c'est-à-dire "un plan de modernisation du secteur qui se traduirait par des créations d'emplois, la modernisation des établissements, l'amélioration de la situation des salariés et des baisses de prix"). C'est la thèse officielle.

L'autre raison, plus fondamentale, est le coût pour l'Etat : une réduction de la TVA de 19,6% à 5,5% comme demandé par le secteur chargerait d'environ 1 à 1,5 milliards d'euros le déficit des comptes publics: l'Etat perdrait 3 milliards d'euros de recettes fiscales, mais abandonnerait les exonérations de charges sociales consentis (coût : 1,5 milliards d'euros).

Nicolas Sarkozy a-t-il le choix ?

7 commentaires:

  1. "un plan de modernisation du secteur qui se traduirait par des créations d'emplois, la modernisation des établissements, l'amélioration de la situation des salariés et des baisses de prix":


    la bonne blague... un cadeau à un lobby, oui...

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  2. Pas sûr que la TVA soit fixée à 5,5% en 2010/2011 pour les restaurateurs.
    Il se pourrait qu'elle soit au-dessus.
    Pourtant, le géant MacDonald lui est à 5,5%.

    Je me permets juste un observation. Quand N. Sarkozy a parlé de la suppression de la taxe professionnelle, curieusement c'est applicable en 2010. Ca ne concerne que très peu l'état cette suppression, car la compensation est restée dans le flou le plus artistique qui soit.
    Par contre, la diminution de la TVA pour les restaurateurs est un manque à gagner certain pour l'état. Et là, l'échéance est un peu plus lointaine.
    Ils ne l'ont peut-être pas encore leur baisse de TVA.

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  3. Et encore des "Etats généraux"... si peu généraux qu'ils ne touchet qu'un secteur. Les resto et bars-tabacs après ceux de l'automobile et sûrement d'autres qui m'ont échappé.

    A quand de vrais Etats généraux comme ceux de 1789 qui permettraient aux citoyens de botter le cul à toute cette sale clique affairiste qui prétend gouverner la France ?

    Il reste qu'Angela Merkel et les 25 européen ont fait un super cadeau empoisonné à Sarko... Il ne pourra accorder la baisse promise jusqu'à 5,5 % pour des raisons budgétaires et les bistrotiers et restaurateurs, qui de toutes façons ne l'auraient jamais répercutée ni sur les clients ni sur le salaire de leurs employés seront confortés dans leur intention : on se met tout dans les fouilles...

    Une bonne idée de boycott : le "petit noir" ! Ils se font un max de flouze dessus et les tarifs ont bien plus que doublé depuis le passage à l'euro.

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  4. je pense que c'est une bonne mesure qui va relancer l'emploi et faire baisser les tarifs dans le domaine de la restauration.

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  5. le cout annoncé prend-il en compte la création d'emplois supplémentaires dans la restauration ?

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  6. Quand il y a un problème épineux à résoudre, N. Sarkozy met en place soit des états généraux, des "grenelle" ou des commissions.
    En clair, il ne fait rien, uniquement de la communication.

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  7. @anonyme de 15h08 : le coût annoncé est la simple réduction de TVA, déduction des exonérations de charges sociales qui n'auront plus lieu d'être. Pour le reste, mystère, mystère

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