28 avril 2009

2,4 millions de chômeurs, et nous...

C'est confirmé: pour le 11ème mois consécutif (tiens, rien à voir avec la crise financière de septembre ?), le chômage officiel a fortement augmenté en France : 63 400 demandeurs d'emploi supplémentaires en mars, a annoncé le ministère du travail, lundi 27 avril. "Il va falloir s'y habituer, car la tendance actuelle n'est pas prête de s'inverser" commente sobrement Le Figaro. Le gouvernement ne compte plus que les personnes n'ayant pas travaillé du tout au cours du mois et recherchant tout type de travail. On n'ose imaginer le "score" si le recensement du chômage était plus complet...

Au total, le nombre de chômeurs "de catégorie A" ressort ainsi à 2 448 200  au 31 mars dernier. Sur un an, les licenciements économiques ont crû de 46%. En intégrant les travailleurs à temps partiel (moins de 78 heures dans le mois) mais recherchant un emploi, le nombre s'affiche à 3 480 700 personnes. Dans le détail, on peut noter les points suivants:
  • les jeunes de moins de 25 ans sont 36% de plus au chômage qu'il y a un an (+50% pour les hommes);
  • le nombre d'offres d'emploi collectées a chuté de 23,8%.
  • 243 000 chômeurs de catégorie A se sont ajoutés aux statistiques depuis janvier; +430 000 depuis août.
  • Les femmes sont légèrement moins durement frappées (+13% sur un an) que les hommes (+32%)
Christine Lagarde a cette réponse, d'un bon sens inhabituel: "Il va effectivement falloir encore plusieurs mois avant que la pente des destructions d'emplois se radoucisse. Les experts évaluent à quatre trimestres le décalage entre la reprise d'une économie et la reprise de l'emploi". Quand on sait que la crue du chômage a débuté 8 mois avant le soit-disant début du ralentissement économique (rappelez-vous les déclarations gouvernementales en ... mai 2008), on peut trouver la période un peu longue...

En mai 2008, Nicolas Sarkozy fustigeait les sombres prévisions européennes en matière de croissance et de chômage: "Je dis simplement à Bruxelles: regardez vos chiffres. Parce que si l'INSEE a revu ses chiffres (de la croissance pour 2008) à la hausse, peut-être que Bruxelles peut aussi s'interroger sur ses chiffres"...

Le jour de ces annonces, la presse s'attardait plus largement sur les courbes "galbées" de Carla Bruni, dans sa tenue "matador" sur le tarmac de l'aéroport de Madrid, lundi 27 avril.

A chacun ses priorités ?


Sans commentaire.

3 commentaires:

  1. Au début de l’année 2007, on nous avait fait beaucoup de promesses. On nous avait promis que, si Nicolas Sarkozy était élu président de la République, cela entraînerait « un choc de confiance ».

    Ce « choc de confiance » devait provoquer la création de milliers d’emplois.

    Le mardi 28 avril 2009, nous pouvons regarder attentivement la courbe du chômage :

    http://www.lesechos.fr/info/france/4858674-le-nombre-de-chomeurs-a-bondi-de-250-000-en-trois-mois.htm

    Ce n’est pas un « choc de confiance » qui a eu lieu depuis l’élection de Nicolas Sarkozy.

    C’est exactement le contraire.

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  2. @ Juan : Je sais que ça n'a rien à voir avec le sujet de ton billet mais j'ai trouvé ça tellement hilarant que j'ai voulu en faire profiter tes fidèles lecteurs. L'ump vient d'être condamnée à verser 30000 euros (trente mille) au groupe de rock MGMT pour avoir diffusé une de leurs chansons sans leur autorisation... Elle est pas drôle celle-là ??? Pour un parti qui veut faire passer sa loi HADOPI .... Franchement, moi, je suis mort de rire !!!

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  3. Pardon... ils n'ont pas été condamnés... Ils ont accepté de verser 30000 euros après avoir proposé la somme "faramineuse" (et jugée méprisante par l'avocate du groupe MGMT) de 1 euro symbolique. Ben moi je dis que quand on se fout autant de la gueule des chanteurs, on ne peut en effet que protéger les intérêts des grandes majors de la production qui, elles aussi, n'en ont strictement rien à foutre des chanteurs mais pensent plutôt à engranger le maximum de pognon possible sur leur dos.

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