22 avril 2009

François Fillon, faux discret, vrai supporter

François Fillon attire les regards et les commentaires. Sa longévité à la tête d'un gouvernement étouffé par l'omni-président intrigue. Un temps, on avait cru le premier ministre brouillé avec son chef de l'Etat. Depuis, Fillon tient son cap.

Sophie Landrin, pour Le Monde, croit savoir qu'il a "imposé son style à Matignon". Quel style ?
"Rarement premier ministre français a été aussi peu loquace, voire ténébreux. Sous son règne, Matignon s’est transformé en grande muette. Les journalistes qui le suivent s’arrachent les plumes ou se font une raison. François Fillon ne les aime pas! Lui qui, à 20 ans, stagiaire à l’Agence France-Presse, rêvait d’une carrière journalistique."
En fait, Fillon reste discret par nécessité et par contrainte. Son initiative personnelle est inexistante. Quand le président décide pendant quelques mois de réunir sans lui 7 ministres d'importance diverse auprès de lui pour des réunions de réflexion à l'Elysée, il ne s'en offusque pas. De temps à autre, il recadre un écart d'un membre de son équipe. Ainsi Rachida Dati fut-elle contredite le jour même, quand elle se déclarait favorable au rabaissement à 12 ans le l'âge de responsabilité pénale.

La journaliste du Monde dresse un portrait des plus complaisants d'un premier ministre bosseur, studieux, à l'abri d'éclats médiatiques.

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