1 avril 2009

Frédéric Lefebvre, le porte-parole du grand capital

Frédéric Lefebvre est venu au secours de François Pérol, le nouveau patron des Banques Populaires et des Caisse d'Epargne, auditionné mercredi 25 mars par une commission parlementaire. Le député suppléant et porte-parole de l'UMP s'est permis d'accuser certains membres (socialistes) de "s'être auto-proclamés procureurs staliniens."



Le député s'était fendu d'un communiqué sur les rémunérations abusives des dirigeants d'entreprises aidées par l'Etat:
"Base réglementaire ou base législative, ce qui compte c’est de pouvoir modifier les conventions liant l'Etat et les entreprises qui bénéficient de l'aide de la collectivité et leur interdire l'attribution de stock-options ou toutes autres rémunérations variables à leurs dirigeants.

Le Président de la République a annoncé cette décision à Saint-Quentin mercredi, il nous faut maintenant l'appliquer au plus vite. Contrairement à Ségolène ROYAL qui veut, dans un réflexe pavlovien, que cela passe obligatoirement par la loi parce que le gouvernement annonce qu'il est en train d'arbitrer entre la loi et le décret.

Ce qui nous guide c'est le pragmatisme. Nous recherchons l'efficacité et la rapidité là ou Madame ROYAL privilégie l'affichage et la gesticulation."

Frédéric LEFEBVRE
Porte-parole
Le député, habile conseil de nombre de grandes entreprises, tente d'éteindre le feu. Il n'apporte aucune réponse, et cerne le débat autour du choix proposé entre la loi ou le décret. Le vrai enjeu est ailleurs : la solidarité nationale en période de crise ne concerne pas que les dirigeants d'entreprises exceptionnellement soutenues par des subventions publiques. Le vrai débat concerne l'échelle des salaires et la fiscalité. mais Frédéric Lefebvre ne veut pas en entendre parler. A l'Assemblée, ces récentes interventions sont du même acabit.

Quand le débat porte sur le bouclier fiscal le 19 mars dernier, le député n'hésite pas à prononcer une énormité: "Les chiffres fournis par Bercy ne sont pas discutables : les 834 contribuables cités ont reçu en moyenne un remboursement de 368 000 euros. Mais la vérité est que 90 % d’entre eux paient plus de 100 % d’impôts, taux d’imposition que nous refusons tous de manière unanime, puisque la gauche elle-même a créé le principe du bouclier fiscal." Cent pour cent d'impôt ? Vraiment ?

A l'UMP, Xavier Bertrand n'apprécie que moyennement le trublion provocateur. Le nouveau patron de l'UMP préfère la pédagogie. Frédéric Lefebvre ne fait certes pas avancer les débats. Il préfère cliver l'opinion et les sujets.

6 commentaires:

  1. Décidément, il est vraiment dans le cumul, des bourdes.
    Si je comprends ce qu'il dit, les 834 contribuables qui ont été remboursés paient 100% d'impôts !
    Mais comment font-ils pour vivre ces pauvres ?

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  2. On peut, en rajoutant l'ISF, avoir à payer plus que ses revenus. C'est bien arrivé à des petit agriculteurs de l'île de Ré...

    M. Lefebvre, en plus d'être ce qu'il est, ne sait pas s'exprimer, ce qui est plutôt embêtant pour un porte-parole, en général.

    La où ceux qui ont vraiment des moyens sont cons, c'est de garder leurs capitaux en France !

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  3. Et oui.... Pauvres riches !

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  4. A ce demander si Lefebvre a un cerveau comme son mentor Sarko.
    Comme il le dit lui même, c'est un bourrin.
    Moi je pose juste la question, que fait il en politique, car il y comprend rien

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  5. C'est à se demander pourquoi ils l'ont mis là ! C'est quand même une place stratégique être porte-parole. Pourquoi ont-ils pris un fort mauvais cheval ?

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