9 avril 2009

Va-t-il falloir compter le temps de parole de Nicolas Sarkozy ?

Le Conseil d'Etat a presque donné raison au Parti Socialiste, mercredi 8 avril. Il a désavoué le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel en statuant que ce dernier "ne peut pas pour apprécier le respect du pluralisme, exclure par principe toute forme de prise en compte des interventions du président de la République et de ses collaborateurs".

Si le temps de parole présidentiel était décompté sur les radios et télévisions publiques dans celui du gouvernement, les apparitions de Nicolas Sarkozy se réduiraient drastiquement. Et mon pauvre confrère Politistution se retrouverait ... au chômage partiel.

4 commentaires:

  1. Ce serait dur pour polistitution et son superbe travail mais un grand pas pour la démocratie et pour notre équilibre. Rappelons-le L'abus de Sarkozy nuit à la santé mentale !

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  2. Cette décision du Conseil d'Etat marque un tournant majeur dans ce quinquennat.
    Il conviendra de suivre attentivement comment le CSA remodélera les règles après les élections européennes. Actuellement est appliquée depuis 1969 la règle des trois tiers (gouvernement, majorité, opposition).
    Le "capitaine" Sarkozy ayant donné à sa fonction un tour plus engagé dans les affaires de la République, il est tout à fait justifié pour l'équilibre de l'expression démocratique qu'en contre-partie son auguste parole (ainsi que celles de ses conseillers Guéant & consorts) soit décomptée.
    La président dans la tradition de la V° était le président de tous les français. L'actuel locataire de l'Elysée a cumulé diverses casquettes. Il sera difficile cependant de distinguer dans ses discours ce qui relève de chacune de ses casquettes.
    Dans un même discours, il peut être tour à tour président, chef de l'exécutif, ministre, voire chef de parti qui crée le clivage.

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  3. Si on fermait ainsi le bec du premier illettré de France, il y a fort à parier que l'on se contenterait de "le président a déclaré que", et vu que la presse écrite corrige ses dires pour arrondir les angles, vu qu'il parle la France comme un marchand de tapis, cela finirait par amenuiser sa cuistrerie.

    En gros, laissons-le parler, il est son pire ennemi.

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  4. Je pense que du coup, il va avoir un autre problème à gérer : soit il parle tout le temps en tant que majorité soit il laisse de la place pour se faire dépasser dans son propre parti.
    C'est monsieur Bertrand qui doit être content et Copé aux anges !
    :-))

    [Chouette l'opposition voit pouvoir faire entendre sa voix !].

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