19 juin 2009

Mauvais symboles contre 18 juin en Sarkofrance

Nicolas Sarkozy refait l'hommage, comme l'an dernier, à l'appel du 18 juin 1940 du Général de Gaulle. Le président était un peu contrarié, cette semaine est symboliquement déjà ratée: funérailles bousculées d'Omar Bongo, train de vie critiqué, nomination douteuse, mutation contestée. les symboles ont la vie dure en Sarkofrance.

Le 18 juin, Nicolas Sarkozy s'est donc montré au Mont Valérien. Que le responsable des rafles de sans-papiers et d'une casse sociale sans précédent célèbre le chef du Conseil National de la Résistance ne choque plus grand monde en Sarkofrance.

Sarkozy flingue un préfet... encore ?
Nicolas Sarkozy aurait fait une nouvelle victime dans la Préfectorale : Jacques Laisné, préfet du Var, aurait été muté par un décret signé par Nicolas Sarkozy, sans raison apparente, selon le site Internet «Mediapart».
En août 2008, Nicolas Sarkozy s'était invité à une AG des copropriétaires du cap Nègre (Var) pour appuyer la position de sa belle-famille, les Bruni-Tedeschi, lesquels possèdent une splendide résidence dans cette commune du Lavandou. Requis par le président pour s'occuper de cette affaire du plus haut intérêt, le préfet du Var avait soutenu mordicus l'intervention des Bruni-Sarkozy. Mais, un an plus tard, ce dossier de tout-à-l'égout n'est toujours pas réglé. Et le préfet en question, Jacques Laisné, vient d'être muté par un décret signé Nicolas Sarkozy. Sans autre raison apparente et sans nouvelle affectation... (source Mediapart)
Train de vie somptuaire à l'Elysée... encore ?
Le persévérant député apparenté socialiste René Dosière a encore publié une analyse des frais de l'Elysée : +18,5% en 2008 par rapport à l'année précédente, 7 fois plus que la progression du budget de l'Etat ! Le député pointe ainsi que les frais de déplacement ont progressé de 26% : Nicolas Sarkozy a voyagé, avec sa troupe et aux frais de l'Etat, pour plus de 100 millions de francs (16 millions d'euros). Et encore, ces frais sont notoirement sous-évalués: les refacturations des moyens de l’ETEC ne correspondent pas aux coûts réels; les frais supportés par les ministères n'est pas explicitées; l'Elysée ne cherche pas l'économie. Le député pointe, à titre d'exemple, l'aller et retour en Chine pour l'inauguration des JO de Pékin, le 8  août dernier :

Côté salaire présidentiel, le rapport confirme ce que l'on savait déjà : 101.125 euros en 2006 (Chirac); 130.638 en 2007 (+29%) ;  295.000 euros en 2008(+125%). Côté surprise, le futur Airbus A330 "Air France One" acheté pour les besoins présidentiels ... ne figure pas au budget de l'Elysée ! Autre interrogation, le chef de l'Etat se fait prêter 11 fonctionnaires de la Poste et 29 de France Télécom !

Jeudi, Nicolas Sarkozy a reçu le soutien, imprévisible, d'un député socialiste du Lot. Jean Launay - c'est son nom - a critiqué certains arguments de son collègue Dosière. Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, s'est jeté avec raison sur l'occasion. La principale critique du député Launay porte sur le dérapage des frais de l'Elysée : Dosière se serait trompé. ce dernier a accusé Nicolas Sarkozy d'avoir dépassé de 3 millions d'euros le budget alloué pour l'exercice. Or, d'après Launay, l'Elysée a bénéficié de 3 millions de recettes "imprévues". Le compte serait bon. Manque de chance pour le député Launay, ces "recettes" sont ... indues : il s'agit de remboursement de frais de crèches (?), de remboursement des charges d’occupation par les attributaires de logements de fonction, de remboursement des plateaux-repas et cartes de vœux, de remboursement des dépenses avancées dans le cadre de la Présidence de l’Union européenne, et d'écritures comptables. Question : connaissez-vous beaucoup d'entreprises où l'on peut dépenser aussi sec des "revenus" imprévus ?

Nommer un proche ... encore ?
Un  conseiller de l'Elysée a discrètement rejoint la Poste. Après la nomination contestée de François Pérol, l'ex-conseiller économique de Nicolas Sarkozy devenu président des Banques Populaires et des Caisses d'Epargne au début de l'année, puis celle de Stéphane Richard, ex-directeur de cabinet de Christine Lagarde, à France Télécom, voici une nomination qui devrait faire tâche : Bernard Delpit, conseiller économique à l'Elysée, devient donc directeur financier de la Poste, en remplacement de Nicolas Duhamel. Hasard du calendrier (ou pas), la privatisation partielle de l'établissement revient à l'ordre du jour. Le Conseil des Ministres du 27 juillet prochain devrait avaliser le changement de statut de la Poste : elle deviendra bientôt une société anonyme à capitaux publics début 2010. le projet avait été annoncée l'année dernière, quelques semaines avant le krach boursier. Luc Chatel, porte-parole du gouvernement a annoncé mardi 16 juin que "L'objectif est que ce texte soit adopté avant la fin de cette année de manière à ce que le changement de statut de La Poste puisse s'opérer dès le 1er janvier 2010". Une augmentation de capital, souscrite par l'Etat et la Caisse des dépôts pour 2,7 milliards d'euros, suivra l'opération. Bizarrement, Luc Chatel a resservi les mêmes arguments utilisés par Nicolas Sarkozy, en son temps, pour justifier l'ouverture du capital de ... GDF : La Poste "reste une entreprise publique, détenue à 100 % par des acteurs publics" (on parlait de 70% pour GDF). Ce sera donc un proche du chef de l'Etat, son conseiller économique, qui chapeautera de l'intérieur l'opération.


Ami Sarkozyste, où es-tu ?

5 commentaires:

  1. En 1994, le clan Balladur-Sarkozy signe un contrat de vente de sous-marins Agosta au Pakistan. Le clan Balladur-Sarkozy promet aux dirigeants pakistanais de leur verser des commissions occultes : en échange, les dirigeants pakistanais promettent de reverser au clan Balladur-Sarkozy des rétrocommissions occultes.

    En 1995, patatra ! C'est Chirac qui est élu président de la République, contre le clan Balladur-Sarkozy ! Chirac ordonne aussitôt que la France arrête de verser les commissions occultes aux dirigeants pakistanais. Les dirigeants pakistanais sont furieux : ils attendent patiemment l'élection présidentielle de 2002 pour demander au successeur de Chirac qu'il verse les commissions occultes promises par le clan Balladur-Sarkozy.

    En 2002, patatra ! C'est Chirac qui est ré-élu président de la République ! Les dirigeants pakistanais utilisent alors la manière forte pour essayer d'obtenir le versement des commissions occultes promises par le clan Balladur-Sarkozy. Trois jours après la ré-élection de Chirac, le 8 mai 2002, les dirigeants pakistanais font un attentat à Karachi contre les ingénieurs français : 11 morts.

    Lisez cet article incroyable :

    L'enquête sur l'attentat de Karachi en 2002 contre des salariés des arsenaux d'Etat DCN se dirige vers une « affaire d'Etats », et non plus vers Al-Qaïda, selon l'avocat de sept familles de victimes qui a vu les juges antiterroristes.

    « La piste Al-Qaïda est totalement abandonnée. Le mobile de l'attentat apparaît lié à un arrêt des versements de commissions » de la France au Pakistan dans le cadre de la vente de sous-marins Agosta, a expliqué Me Olivier Morice, à l'issue d'une rencontre des juges antiterroristes Marc Trévidic et Yves Jannier avec les familles des victimes à Cherbourg.
    «Ces commissions ont été arrêtées à l'arrivée de Jacques Chirac à la présidence de la République en 1995, afin que des rétrocommissions» destinées à financer la campagne d'Edouard Balladur, Premier ministre avant l'arrivée de Chirac à la présidence «ne soient pas versées».

    L’un des juges antiterroristes «a dit que cette "piste était cruellement logique"», a précisé Magali Drouet, fille d'un salarié de la DCN. Dans ce scénario, l'attentat aurait été commis en représailles au non-versement des commissions distribuées à partir de 1995 alors que l'actuel chef de l'Etat pakistanais, Asif Ali Zardari, était ministre dans le gouvernement de son épouse Benazir Bhutto. «Il s'agit d'une affaire d'Etats impliquant la France, le Pakistan et l'Arabie Saoudite, bailleur de fonds du Pakistan», a-t-elle ajouté.

    Cette piste avait surgi en 2008 dans le cadre d'une enquête sur des faits présumés de corruption et de ventes d'armes. Des policiers avaient mis la main lors d'une perquisition au siège de la DCNS (ex-DCN) sur des documents portant sur des sociétés par lesquelles ont transité des commissions versées en marge de contrats d'armements. Un de ces documents, baptisé Nautilus et non signé, faisait état d'une «instrumentalisation» de militants islamistes par des membres des services secrets pakistanais et de l'armée. Il indiquait que «l'attentat de Karachi a été réalisé grâce à des complicités au sein de l'armée pakistanaise et au sein des bureaux de soutien aux guérillas islamistes» des services secrets pakistanais.

    Selon cette note, versée au dossier de l'instruction, «les personnalités ayant instrumentalisé le groupe islamiste qui a mené à bien l'action poursuivaient un but financier. Il s'agissait d'obtenir le versement de commissions non honorées» dans le cadre d'un achat de sous-marins français par le Pakistan en 1994.

    http://www.liberation.fr/societe/0101575018-attentat-de-karachi-l-enquete-s-oriente-vers-une-affaire-d-etats

    RépondreSupprimer
  2. Suite :

    http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/20090619.OBS1209/attentat_de_karachi__interroge_sarkozy_qualifie_les_inf.html

    RépondreSupprimer
  3. Question du journaliste :

    "Selon les informations qui ont été rapportées hier à la suite d'une réunion entre les parties civiles dans l'attentat de Karachi et les juges d'instruction, il semblerait que l'origine de l'attentat ne soit pas due à un acte terroriste mais plutôt à des représailles de l'Etat pakistanais après le non versement de commissions. On parle même de rétro-commissions qui auraient pu alimenter la campagne d'Edouard Balladur en 1995. Est-ce que en tant que ministre du Budget, vous avez été au courant de tels accords ?"

    Réponse de Nicolas Sarkozy, après un léger rire :

    "C'était pas la peine de vous mettre à ma droite pour parler de ça, franchement. Enfin écoutez c'est ridicule. Franchement, monsieur, franchement c'est ridicule. Pas vous, hein, je me permettrais pas, je vous respecte mais enfin écoutez. Soit il y a des éléments, donnez-les nous. (Balbutiements). C'est grotesque, voilà, c'est ma réponse. Alors qu'est-ce que vous voulez que je vous dise. Raisonnement: Pour son financement Monsieur Balladur aurait accepté des commissions qui n'auraient pas été payées ensuite et ça a donné Karachi… Mais enfin, respectons la douleur des victimes. S'il vous plaît mais qui peut croire à une fable pareille. Qui peut croire à une fable pareille. Et puis si vous avez des éléments donnez-les à la justice et demandez à la justice qu'ils enquêtent. Mais enfin franchement qu'est-ce que vous voulez que je réponde là-dessus. Mais, honnêtement, qu'est-ce que vous voulez que je réponde là-dessus. Y a 14 ans, de surcroît. On est dans un monde où tout se sait, où la notion de secret d'Etat n'existe plus. 14 ans après vous venez me poser la question: 'est-ce que vous êtes au courant de rétrocommissions qui auraient pas été versées à des Pakistanais dans le cadre de la campagne de Monsieur Balladur'. Et vous, vous étiez pas au courant non plus, non ? Vous, vous, vous étiez peut-être journaliste à cette époque, peut-être à ce moment là je vous aurais… non, mais je ne vous en veux pas mais enfin écoutez franchement. (Soupir). Enfin, si y a un braquage à Bruxelles aujourd'hui, j'y étais… (rires dans le public) c'est incontestable."

    Nicolas Sarkozy se met alors à rire avant de reprendre: "Non pardon, hein, je ris pas du tout parce que Karachi c'est la douleur de familles et de trucs comme ça… mais… qu'est-ce que vous voulez que j'aille répondre là-dessus."


    Là où Sarkozy pourrait être mis en cause.

    L'enquête sur l'attentat disposerait de nouveaux éléments, selon Me Olivier Morice, l'avocat de plusieurs familles, qui a rencontré les juges antiterroristes Marc Trévidic et Yves Jannier. La justice s'orienterait vers un contentieux franco-pakistanais, sur fond de contrats d'armements et de présumées rétro-commissions.
    Ces rétro-commissions auraient pu participer au financement de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995. Nicolas Sarkozy, alors ministre du Budget, avait donné son aval à la création de la société Heine, par laquelle a transité une partie des commissions.
    Edouard Balladur a reconnu jeudi avoir "entendu parler de cette histoire depuis des années" mais souligné que tout s'était déroulé de manière "parfaitement régulière".
    Un éventuel financement de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995 par des commissions sur des contrats d'armements de la DCN était apparu dans le cadre d'une enquête préliminaire sur des sociétés d'intelligence économique mandatées par la DCN.
    Les policiers avaient alors trouvé à la DCN une note mentionnant l'aval pour la création de la société Heine du directeur de cabinet d’Edouard Balladur à Matignon, Nicolas Bazire, et celui du ministre du Budget d'alors, Nicolas Sarkozy, laissant "supposer des relations ambiguës avec les autorités politiques en faisant référence au financement de la campagne électorale de M. Balladur pour l'élection présidentielle de 1995".

    RépondreSupprimer
  4. Ce n’était donc pas Al-Qaida qui a tué 11 ingénieurs français à Karachi : c’était les dirigeants politiques pakistanais qui ont ordonné à leurs militaires de commettre cet attentat.

    Le journaliste Hervé Gattegno a évoqué le 4 décembre 2008 un rapport très compromettant : le rapport « Nautilus ». Le rapport « Nautilus » explique que les dirigeants pakistanais ont donné l’ordre à leurs militaires de commettre l’attentat contre les 11 ingénieurs français POUR OBTENIR DE LA FRANCE LE VERSEMENT DES COMMISSIONS OCCULTES PROMISES PAR LE CLAN BALLADUR-SARKOZY.

    http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2008-12-04/revelations-les-mobiles-caches-de-l-attentat-de-karachi/924/0/297079

    Vendredi 19 juin 2009, le site Mediapart révèle que, pour venger l’assassinat des 11 ingénieurs français, la DGSE a effectué une opération de représailles contre les militaires pakistanais en 2002.

    Lisez cet article de Mediapart :

    Karachi : dès 2002, la DGSE a mené une opération de « représailles » contre des militaires pakistanais.

    Selon des informations recueillies par Mediapart, les services secrets français ont mené en 2002 une opération de réprésailles - « Casser des genoux » - contre des militaires pakistanais suspectés d’être impliqués dans l’attentat de Karachi. Le 8 mai 2002, cet attentat fit quatorze morts dont onze Français, employés de la Direction des chantiers navals (DCN). L’opération de représailles a été le fait du service « Action » de la Direction générale des services extérieurs (DGSE).

    Cette information a été confirmée le 14 mai devant un juge antiterroriste par l’ancien agent de la DST Claude Thévenet. Ce dernier a reconnu être l’auteur du fameux rapport "Nautilus" : il révèle que l’attentat aurait été causé par le non-versement de commissions dues par l’Etat français, sur fond de règlement de comptes entre chiraquiens et balladuriens. C’est aujourd’hui la thèse privilégiée par les juges.

    RépondreSupprimer
  5. Le PS qui semble agir contre Dosière et en faveur de Sarkozy ! Vraiment mal barré le parti…
    Désolant !
    :-))

    [Où passe le financement du AirForceOne alors ?].

    RépondreSupprimer

Merci par avance de votre commentaire. Les insultes, les commentaires racistes, antisémites, pornographiques, révisionnistes, sexistes ou en général tout sujet contraire aux valeurs humanistes ne sont pas acceptés.
Les commentaires PEUVENT être modérés et donc censurés.