30 juillet 2009

Sarkozy, du malaise au martyr.

La communication élyséenne a rattrapé le coup. Il semble assez probable que le "coup de chaud" présidentiel dimanche dernier était plus plus sérieux que ce que l'on a voulu nous en dire. Transport en hélicoptère, analyses médicales pendant 24 heures, annulations de tous les rendez-vous et déplacements lundi et mardi, jusqu'au conseil des ministres... tout président qu'il est, la réponse médicale semble excéder largement les besoins d'un malaise "lipothymique". Nicolas Sarkozy devait simplement trouver comment positiver la réalité de son âge, et l'abandon du mythe du président "jeune", "sportif".

La réponse des communicants de l'Elysée fut simple et d'ampleur : notre monarque a été éprouvé"par son travail. Il a sacrifié sa santé pour le bien des Français. Vite ! Allumez des cierges dans toutes les Eglises de France.

Du malaise au martyr, il n'y a qu'un pas, aisément franchi.

Mercredi 29 juillet, le Monarque n'a pas manqué de s'adresser brièvement aux journalistes qui guettait la sortie du dernier conseil des ministres: "Je voulais dire aux Français que ma santé était bonne, que j'avais eu un coup de fatigue". "Simplement, il faut que je me repose". Sarkozy est allé jusqu'à la méthaphore automobile, évoquant une "panne d'essence".

Le bolide n'est pas vieux, il manquait simplement de carburant.



Nicolas Sarkozy s'exprime sur son état de santé
envoyé par LepointTV.

On oubliera, quelques instants, la nouvelle affaire qui se profile: l'Elysée vient de faire appel contre un récent jugement du Tribunal de Grande Instance de Nanterre. Ce dernier a refusé de statuer contre les présumés pirates du compte bancaire de Nicolas Sarkozy, une plainte déposée en septembre dernier. La magistrate responsable du jugement a explicitement détaillé dans son jugement que toute autre décision aurait été inéquitable à cause de (1) l'immunité présidentielle dont jouit Sarkozy depuis sa réforme constitutionnelle (les accusés ne pourraient donc attaquer le plaignant présidentiel en retour), et (2) la présidence statutaire du CSM, qui décide ainsi des carrières de magistrats, par Nicolas Sarkozy, ce qui pose la question de l'indépendance de la justice dans le cas présent. Ce jugement est un mauvais précédent. L'Elysée craint, selon Linération, que Dominique de Villepin ne puisse s'en servir pour évoquer l'inéquité du procès Clearstream en septembre prochain...

2 commentaires:

  1. Je trouve terrifiant le "Alerte Info" en rouge dessous...

    Bonne journée

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  2. Oh elle y est pour rien cette alerte, à tout bout de champ, même pour annoncer qui a gagné le tour de France, c'est dire l'urgence!
    A force de faire du sensationnel les médias TV banalisent tout!

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