16 juillet 2009

Travailler le dimanche, ou pendant la maladie comme Nora Berra...

A l'approche des vacances parlementaires et présidentielles, les députés UMP ont voté lextension du travail dominical. Le même jour, on apprenait que l'une des membres du gouvernement avait choisi de travailler pendant ses arrêts maladie, tandis que la polémique sur l'appel demandé par la Garde des Sceaux dans l'affaire Fofana fait polémique.

Dure Sarkofrance...

Une justice aux ordres ?
Michèle Alliot-Marie a créé la polémique. La Garde des Sceaux a demandé au procureur général de faire appel du jugement des 14 complices de Youssouf Fofana car les peines retenues étaient inférieures d'une année ou deux aux réquisitions de l'avocat général Philippe Bilger. Ce dernier appelle au calme. A l'instar des syndicats de magistrats, l'excellent blogueur anonyme Maître Eolas critique cette décision de la garde des Sceaux: "La ministre de la Justice a cédé à une demande des parties civiles et s'est comportée ainsi en valet des victimes et non en garde des Sceaux. Elle aurait dû expliquer que la justice n'est pas la vengeance et que les peines prononcées par le peuple souverain ne regardent pas les victimes. Par ailleurs, tout le monde s'accorde à dire que l'audience s'est très bien passée. La présidente de la cour, Nadia Ajjan, a été excellente et l'avocat général, Philippe Bilger, remarquable. Je ne vois pas comment un second procès pourrait être plus exemplaire. "
La ministre a bien le droit de faire appel. Mais que peut-on espérer d'un second procès ?

Chômeur aussi le dimanche
Après un long week-end de 4 jours, les députés ont repris leur travail, mercredi 15 juillet : le projet de loi sur l'extension du travail dominical a été adopté par 282 voix contre 238. Notons que l'opposition a été plus largement mobilisée que la majorité. Le signe d'une grogne ? Ou une paresse législative ? 58 députés UMP et Nouveau Centre ont refusé de prendre part au vote. Dix ont voté contre le texte (Xavier Breton, Yves Bur, Lucien Degauchy, Guénhaël Huet, Denis Jacquat, Hervé Mariton, Jean Ueberschlag, Christian Vanneste, Gérard Voisin et Mme Marie-Jo Zimmermann).

Nous suggérons aux électeurs de noter si leur député respectif, s'il a voté le texte, travaille effectivement le dimanche. La liste des votants est disponible sur le site de l'Assemblée Nationale.


Nora Berra travaille quand elle est malade
Le Canard Enchaîné, dans son édition du 15 juillet 2009, livre quelques révélations sur Nora Berra, la nouvelle secrétaire d'Etat "aux Ainés". On se souvient de la proposition de Frédéric Lefebvre, le futur ex-député des Hauts de Seine, qui suggérait de légaliser le travail pendant les congés maladie ou maternité. La secrétaire d'Etat en charge des Aînés semble avoir été prise la main de le sac.

Médecin au laboratoire pharmaceutique Sanofi-Pasteur près de Lyon, elle était également conseillère municipale UMP avant de rejoindre le gouvernement en juin dernier. Selon le Canard Enchaîné, elle a déclaré 6 arrêts maladie de longue durée, pour 5 mois d'interruption consécutive) entre le 23 mai et et 6 novembre 2008. Or la conseillère n'aurait pas cessé son activité d'élue, assistant notamment à 4 conseils municipaux. Elle aurait également continué de percevoir ses indemnités d'élue municipale. Le Canard Enchaîné déclare avoir eu connaissance d'un rapport d'enquête de la Caisse primaire d'Assurance-Maladie de Lyon: «La caisse serait fondée à demander restitution des prestations journalières fournies». Or, «après discussion avec [le directeur adjoint de la Cpam lyonnaise], et après information prise auprès du service médical, il est préconisé un simple courrier d'avertissement». Nora Berra s'en est donc tirée avec une lettre d'avertissement, une clémence peu usuelle en Sarkofrance.

La première réponse de Nora Berra fut de nier toute faute : son activité politique, qu'elle confirme avoir poursuivi malgré son arrêt maladie, «ne constitue en rien une activité professionnelle». Mercredi 15 juillet, dans Lyon Capitale, son cabinet a démenti toute enquête de la Sécu, et a accusé le Canard Enchaîné de calomnie :
“Leurs propos relèvent de la dénonciation calomnieuse. Le simple fait de dire qu'elle était en arrêt maladie, c'est déjà ne pas respecter le secret médical. Son activité de conseillère municipale n'avait rien d'illégale par rapport à son arrêt maladie. Elle avait le droit d'assister à des conseils municipaux. Elle n'a jamais non plus reçu de lettre de la caisse primaire d'assurance maladie. Elle n'a jamais rien caché. Et elle se réserve le droit de porter cette affaire devant la justice”.

2 commentaires:

  1. Le plan de bataille a été dévoilé en détails mercredi 15 juillet par la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot. Le gouvernement a monté d'un cran supplémentaire son dispositif de lutte contre la grippe A/H1N1, dans la crainte d'une épidémie à l'automne ou même avant.

    94 millions de doses de vaccins ont été commandées auprès de Sanofi-Pasteur, GSK et Novartis. Ces contrats, qui représentent 1 milliard d'euros, comportent une pré-réservation pour 36 autres millions de doses.

    1. Les populations à risques vaccinées en priorité.

    Dans un premier temps, il faudra sélectionner qui sera vacciné avec ces doses, et qui ne le sera pas. Le gouvernent est en train de définir la stratégie vaccinale et les personnes "particulièrement exposées" ou à "risques". Ainsi, ce sont les personnes de moins de 65 ans qui souffrent d'une affection de longue durée, les femmes enceintes, les enfants de moins de un an - sachant que le vaccin aurait une autorisation de mise sur le marché à partir de 3 ans -, et les jeunes de moins de 18 ans qui devraient bénéficier des premières doses. Mais la ministre a répété que l'objectif était "de proposer la vaccination à l'ensemble de la population".

    2. Mobilisation des généralistes.

    Avant même la livraison des premiers vaccins, le dispositif de prise en charge des malades va mobiliser les médecins libéraux à partir du 23 juillet. "Les médecins généralistes seront au centre du dispositif", a souligné Roselyne Bachelot. Le SAMU-centre 15 reste en place, mais il sera destiné à prendre en charge les cas graves et les enfants de moins d'un an. A cette même date, les pharmacies délivreront sur prescriptions médicales des masques anti-projections gratuitement. Elles délivreront également les médicaments antiviraux (type Tamiflu), toujours sur prescription médicale, et qui seront remboursés par l'Assurance maladie.

    3. Fermeture des écoles, des lieux publics et rationnement.

    En cas d'épidémie, plusieurs mesures drastiques pourraient ensuite être mises en place. Les écoles seraient fermées si des élèves sont touchés et des cours seraient diffusés sur France 5 ou France Culture ou par le CNED si le nombre de fermeture d'établissements devenait important, écrit Le Parisien.

    Dans les magasins, des vigiles pourraient être déployés pour éviter les pillages et organiser un éventuel rationnement. La livraison à domicile pour éviter les contaminations en magasins est aussi envisagée, peut-on lire dans Le Parisien.

    Les salles de concerts, cinéma et les restaurants attendent les décisions gouvernementales, mais la plupart des patrons ont déjà mis en place un plan d'action, distribué des masques et décideraient d'une fermeture au public en cas d'explosion du nombre de cas.

    Dans les stades, les matchs pourraient se dérouler à huis-clos. La Ligue de Football prévoit même de reporter plusieurs journées de championnat en cas de besoin.

    4. Les transports, les entreprises et le courrier au ralenti.

    La circulation dans les transports en commun de la RATP devrait rester normale, même en cas de forte épidémie, écrit Le Parisien. En revanche, la SNCF réduirait son trafic en cas de passage au niveau maximum d'alerte, avec une priorité pour les grandes lignes et les transports de marchandises essentiels (énergie et nourriture). A La Poste, le courrier ne serait plus remis en main propre mais simplement déposé dans les boites aux lettres. Sa distribution pourrait être limitée voire suspendue lors du pic de l'épidémie, poursuit le quotidien. Dans les entreprises, des missions prioritaires ont été définies et continueront d'être assurées. Le télétravail sera développé.

    http://tf1.lci.fr/infos/sciences/sante/0,,4473192,00-tout-sur-le-plan-d-urgence-pour-la-france-.html

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  2. Nora Berra? avec ce qu'elle a dans le crâne...je crois qu'elle ne travaille jamais vraiment...avez-vous vu cette vidéo?(on se demande où elle a bien pu avoir son diplôme de médecine?!?):

    http://www.dailymotion.com/video/x9orj9_rions-un-peu-avec-nora-berra_fun

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