2 août 2009

Les prestataires privés de pôle emploi

Le gouvernement veut confier la gestion de 250 à 320 000 chômeurs à des prestataires privés. Vendredi 31 juillet, les résultats de l'appel d'offre ont été partiellement publiés. Sur les 64 lots définis, une dizaine n'ont pu être attribués, à cause de contestation.

Appel d'offre contesté
En mars dernier, Pôle emploi avait lancé son appel d'offres, dénombrant 64 lots. La semaine dernière, 54 lots ont pu être attribués à quelques-uns des 281 candidats. Deux types de prestations sont concernées: trouver un emploi à des chômeurs de longue durée, et accompagner des licenciés économiques. Vendredi 31 juillet, Pôle emploi a publié la liste des 31 premiers prestataires choisis.

Sur deux ans, quelques 450 millions d'euros seront dépensés par pôle emploi pour cette sous-traitance. Le placement des chômeurs devrait être efficace. Primo, ces cabinets privés auront une obligation de résultat. "Chasseurs d'emploi", ils seront rémunéré quelques 3500 euros par emploi retrouvé. Deuxio, les conseillers privés gèreront près de deux fois de chômeurs chacun que leurs homologues de pôle emploi, à en croire les expériences en cours déjà menées. Actuellement, le traitement de quelques 87 000 chômeurs est déjà sous-traité.

Dans son communiqué de presse vendredi dernier, Pôle emploi conclue sobrement : "La notification de 10 lots complémentaires a été reportée de quelques semaines en raison de procédures de référé suspension devant le Tribunal administratif de Paris."

Altedia, le cabinet du conseiller
Grand gagnant de l'opération, l'entreprise Sodie, ex-filiale d'Usinor et désormais propriété du groupe Alpha, a emporté 12 lots (Est-francilien, Centre, Pas-de-Calais pour les publics éloignés de l'emploi, et Ouest francilien, Est francilien, Sud-est francilien, Bourgogne, Nord, Pas-de-Calais, Lorraine, Bretagne, Poitou-Charentes pour les licenciés économiques). Suivent ensuite Manpower (11 % des lots), Vedior Bis (groupe Randstad, 7 %), Arcade Conseil (7 %), Eurydice (groupe Synergie, 6 %), le partenariat AFPA-Altedia (6 %), et Adecco (5 %).

Parmi les autres prestataires retenus, on découvre ... Altedia. Nous avions déjà mentionné l'information: Altedia est un cabinet appartenant au conseiller social de Nicolas Sarkozy, Raymond Soubie. Mélange des genres ? Dans les résultats communiqués par Pôle Emploi vendredi, Altedia récupère le lot numéro 40, l'accompagnement des licenciés économiques en Haute Normandie.

6 commentaires:

  1. Félicitations au conseiller social de Nicolas Sarkozy.

    Récapitulons :

    Depuis le 7 mai 2002, Sarkozy est ministre (ministre de l'Intérieur, et ensuite ministre de l'Economie, et ensuite de nouveau ministre de l'Intérieur).

    Depuis le 7 mai 2002, la droite est au pouvoir.

    Deuxième trimestre 2002 : le chômage était à 8,3 %.

    Selon l'Insee, le taux de chômage s'établissait à 9,1 % de la population active (incluant les Dom) au premier trimestre 2009, et il devrait remonter à 10,5 % à la fin de l'année.

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20090727trib000404274/la-hausse-du-chomage-marque-le-pas-en-france.html

    Conclusion : la droite fait passer le chômage de 8,3 % à 10,5 %. Comme le Pôle Emploi est submergé par l'afflux des nouveaux chômeurs, la droite sous-traite 320 000 chômeurs au secteur privé, et notamment au cabinet du conseiller social de Sarkozy.

    Le plus important, c'est d'enrichir les copains de Louis XVI.

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  2. Oh, mon Dieu! qui est aussi le votre.

    Quiconque pensait que ceux qui sont toujours à la pursuite d'argent par moyens faciles allaient laisser cette tâche dans les mains d'autres, se sont trompés absoluement.

    D'oú viens la question: qui les gouvernements aident?

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  3. Bonjour,
    Toujours aussi scandaleuse la marionnette élyséenne. Plutôt que d'embaucher ou de former les employés en place, il préfère donner 3500 euros à un privé afin de retrouver du travail à un salarié..... mais je serais curieux de connaitre les modalités de l'expression "retrouver du travail" justifiant la rétribution.

    En effet, de quelle durée doit être ce nouveau travail.? Est-ce obligatoirement un contrat en CDI..? Si du travail à mi-temps se présente, ou à temps partiel, ou à durée déterminée, quelle sera la rémunération de la prestation... si il y en a une de prévue pour ces cas.? Quelle doit être la pérennité de l'emploi pour que la rémunération soit acquise.?

    Supposons qu'un salarié soit embauché à l'essai (c'est normal) puis non pris à l'issu de cet essai.... avec retour à la case chômage.... la rémunération est elle encore justifiée.?

    Je soupçonne des pratiques bien peu orthodoxes de se cacher derrières ces "petits arrangements entre amis"..... à moins qu'on nous expose exceptionnellement la transparence des comptes de ces prestations publiques déléguées au privé.

    Au plaisir.

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  5. Donc en gros, l'État fera quoi à la fin ?

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  6. Le Président francais n'a-t-il pas été choisi entre plusieurs candidates de son parti? Il a été choisi par qui?

    Je pense que la réponse nous donnera la raison en fonction de laquelle il a décidé sélectionner ces bien rémunerés personnes pour la táche de chercher de l'emploi pour qui sait qui en ayant besoin.

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