8 septembre 2009

Avec Nicolas Sarkozy, le spectacle est permanent

Qu'il soit dans une province française, au Brésil ou représenté en Afrique, Nicolas Sarkozy ne parvient pas toujours à masquer les manipulations souterraines de ces gesticulations médiatiques.

Au Brésil
En visite éclair au Brésil, Nicolas Sarkozy a joué un bon coup: négocier la vente de 36 Rafales contre le soutien de la France à l'élargissement du G8 en faveur du Brésil. En Sarkofrance, tout se paye. Dans un entretien au quotidien O Globo, la question est franchement posée au monarque français :
"Question : Dans le partenariat stratégique signé avec le Brésil, la France défend ouvertement les ambitions brésiliennes : un siège permanent pour le Brésil au Conseil de Sécurité de l’ONU, une plus grande participation du pays dans la scène internationale, entre autres. En même temps, la France a obtenu des contrats militaires juteux, avec d’autres possibilités prometteuses. Que répondez-vous à ceux qui parlent d’un « marchandage entre amis » ?

Je leur réponds qu’ils n’ont pas bien compris le sens de ce partenariat stratégique, et surtout qu’ils n’ont pas pris la mesure de ce que le Brésil et la France peuvent accomplir ensemble, l’un pour l’autre bien sûr, mais aussi pour le monde."
Pour garantir le succès de cette ventes, Nicolas Sarkozy a beaucoup promis, dont, comme l'a rappelé le président brésilien Lula, «des transferts de technologie proposés et des garanties apportés par la partie française». Il a même assuré Lula de son soutien à la candidature de Rio pour les Jeux Olympiques de 2016.
"L’acquisition tombe à point nommé pour Dassault, qui espère conclure la vente en 2010. Le Rafale n'a pour l'instant jamais réussi à s'exporter, à l'inverse de son prédécesseur, le Mirage. Il a même connu une série de revers, dont le plus cuisant a été celui en 2007 au Maroc, où l'avion français avait perdu face à la concurrence américaine. Cette fois, le Rafale l’a emporté sur ses deux concurrents, le Suédois Saab, et l’Américain Boeing.

Le contrat noué avec le Brésil, estimé à «5 milliards d'euros au minimum» par l'Elysée, serait également une charge de travail bienvenue pour les sous-traitants, mis à mal par la crise dans l'aéronautique et l'automobile.
A Faurecia...
La visite bidonnée de Nicolas Sarkozy dans une usine "choisie au hasard", chez Faurecia, en Normandie, n'en finit pas d'amuser la gallerie. Un journaliste belge de la RTBF avait révélé, il y a 3 jours, comment les services de l'Elysée avaient orchestré la venue de leur patron, en organisant le remplacement de salariés locaux par d'autres "volontaires", et en castant quelques-uns d'entre eux en fonction de leur taille pour figurer derrière notre "petit" président sur l'estrade. La photographie de Nicolas Sarkozy sur cette estrade fera date. Marianne2 a obtenu quelques nouvelles informations sur ce minable stratagème : deux jours auparavant, des syndicalistes de l'usine avaient dénoncé cette "sélection par la taille", lors d'une manifestation d'environ 150 personnes. Aucun média n'en a rendu compte. Franck Louvrier, conseiller en communication de l'Elysée a qualifié ces accusations de "ridicules et grotesques". Après les sondages manipulés par une cellule de la Présidence, cette histoire fait tâche.
« Faisant partie des partenaires sociaux, j'ai été convoqué par la direction de l'usine deux jours avant la venue de Nicolas Sarkozy [le 1er septembre, ndlr] pour préparer la visite du Président. Lors de cette réunion, la direction nous a dit clairement qu'il ne fallait pas des gens de grande taille pour figurer aux côtés du chef de l'Etat », explique un syndicaliste.

Avant de préciser: « Durant cette réunion, nous avons évoqué le cas d'un apprenti qui devait figurer aux côtés de Nicolas Sarkozy. Mais comme il mesure environ 1,90m, la direction nous a dit qu'il était trop grand. Nous étions un peu surpris par ce choix et avons demandé des explications à la direction, qui nous a alors expliqué qu'il ne fallait pas des personnes trop grandes car Nicolas Sarkozy se sentait dévalorisé aux côtés des personnes de grande taille ». On se pince.
(source: Marianne2)




En Afrique...
Lundi 7 septembre, l'avocat Robert Bourgui était l'invité de Jean-Michel Apathie sur RTL. Cet homme est présenté comme l'un des intermédiaires favoris de Nicolas Sarkozy auprès des dirigeants africains. Ce dernier explique, sans coup férir, comment l'éphémère Jean-Marie Bockel fut "licencié", en mars 2008, de son poste de secrétaire d'Etat à la Coopération. L'infortuné transfuge du parti socialiste avait commis l'irréparable, en proclamant unilatéralement la fin de la Françafrique. Les propos de l'avocat sont proprement incroyables :
«Je suis allé voir le Président de la République à l’Elysée en présence de M. Guéant et je lui ai passé le message ferme et voilé de menaces du Président Bongo. Et il m’a dit: écoute, dis à Omar (comme il l’appelle) et aux autres Chefs d’Etat que M. Bockel partira bientôt et sera remplacé par un de mes amis, un ami de M. Guéant. Il m’a donné le nom en me demandant de le garder pour moi. Et il m’a dit aussi (c’est important): ce nouveau ministre prendra ton attache, ne sois pas étonné et quelque part, tu l’initieras à l’Afrique.»


2 commentaires:

  1. En France, cet automne, le spectacle sera permanent (en fait, le bordel sera permanent).

    Multiplication des fermetures de classes et d'écoles pour cause de grippe A.

    http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2009-09-08/h1n1-multiplication-des-fermetures-de-classes-et-d-ecoles-pour-cause/920/0/375074

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  2. Ha la vente d'armes ! la cupidité au galot, quel pauvre ère ce monsieur Sarkozi et oui ça va profiter à nos chers capitaines de l'industrie française, permettent au Brésil d'avoir ces machines qui donnent la mort, vive l'humain monsieur Sarkozi, vive la vie, l'éducation pour tous, le bien vivre pour tous, oui.
    Et on croit encore à cet imbécile, plein d'orgueil, de bétises.

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