27 septembre 2009

Pittsburgh: le sommet du G20 n'a pas déçu


Les dirigeants des Etats membres du G20 se sont quittés vendredi soir, après quelques négociations de communiqués de presse et photographies de sourire. Le sommet n'a pas déçu. On en attendait pas grand chose.

La croissance économique doit être "équilibrée"
Dans leur communiqué officiel de vendredi, les dirigeants du G20 s'engagent sur une "croissance équilibrée", et une coordination de leurs politiques budgétaires, monétaires, de change, commerciales et structurelles. Ils affichent surtout de belles intentions : "Nous devons passer de sources publiques à des sources privées de la demande, instaurer un modèle de croissance plus durable et plus équilibrée dans tous les pays et réduire les déséquilibres de développement". La régulation passera aussi, selon eux, par un renforcement du rôle du Fonds Monétaire International.
"Nous demandons au FMI d'aider nos ministres des finances et gouverneurs de banques centrales dans ce processus d'évaluation mutuelle (...).. Nos ministres des finances et gouverneurs de banques centrales définiront ce processus plus précisément lors de leur réunion de novembre et nous dresserons un bilan des résultats de cette première évaluation mutuelle lors de notre prochain sommet.
"Nous avons pris l'engagement d'un transfert de quotes-parts au profit des pays émergents et en développement dynamiques d'au moins 5% depuis les pays sur-répresentés vers les pays sous-répresentés en utilisant la formule actuelle des quotes-parts comme la base de notre travail.
La régulation financière sera timide
"Nous nous sommes engagés à agir ensemble pour élever les normes en matière de capitaux, pour mettre en œuvre des normes internationales strictes en matière de rémunérations afin de mettre un terme aux pratiques qui entraînent une prise de risques excessive, pour améliorer le marché de gré à gré des produits dérivés et pour créer des instruments plus puissants pour assurer que les grandes sociétés multinationales assument la responsabilité des risques qu'elles prennent".
En matière de bonus, le G20 a repris à son compte les recommandations de la FSA britannique, à savoir du 9 août dernier : les bonus ne pourraient plus être garantis au-delà d'un an (quelles sanctions ?). Entre 40% et 60% de ces primes devront être étalées sur trois ans au moins. Et au moins 50% de la part variable du salaire doit être versée sous forme d'actions. Aucun plafonnement, ni en pourcentage des revenus de l'établissement, ni individuels n'est proposé ni recommandé. En matière prudentielle, les dirigeants du G20 restent prudents. S'ils souhaitent que de nouvelles exigences en capitaux propres pour les banques soient introduites, elles le seront progressivement, "afin de ne pas contrecarrer les efforts de reprise" (dixit Le Figaro).

Les pays pauvres et le climat ont été les "oubliés du sommet".
"Les dirigeants du G20 se sont concentrés sur des sujets comme les bonus et la rémunération, et non sur les besoins de 1,4 milliard de gens qui vivent avec moins de 1,25 dollar par jour dont la vie même est menacée par la crise économique"
, a regretté le représentant d'un ONG. Côté climat, le bilan est maigre. On attendait des engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre, et, surtout, des engagements financiers pour les tenir, comme par exemple une aide aux pays pauvres. La rencontre internationale mardi à l'ONU avait déjà été un échec. Celle de Pittsburgh le fut aussi.

Sans surprise, des manifestants anti-G20 se sont faits tirés dessus à coups de balles de plastique.

2 commentaires:

  1. gaffe gaffe l'orthographe baissse chez toi!on dirait mon blog (-;

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  2. Les défaillances d'entreprises ont augmenté de 22,7 % en août en France sur 12 mois, égalant le précédent record qui devrait être dépassé à la fin de l'année, apprend-on auprès d'Euler Hermes.

    Sur les 12 derniers mois, près de 63.800 défaillances ont été constatées, un chiffre comparable à celui enregistré lors de la récession de 1993, a précisé Karine Berger, directrice des études chez Euler Hermes Sfac.

    "C'est le glissement le plus élevé enregistré depuis le début de la crise", a-t-elle déclaré à Reuters.

    "Nous prévoyons que les défaillances atteindront près de 70.000 à la fin de l'année, ce qui serait un record historique", a-t-elle ajouté en confirmant les dernières prévisions de l'assureur-crédit.

    Les secteurs ayant particulièrement souffert sont l'immobilier avec une hausse de plus de 60 % des défaillances, comparable à celles constatées depuis le début de la crise, le transport avec une hausse de 33 % dans le transport routier, et l'industrie avec une hausse de près de 30 % des défaillances.

    http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE58O0CS20090925

    Christine Lagarde commente ces chiffres en éclatant de rire : « La récession est donc finie ! Champagne ! Champaaaagne ! »

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