26 octobre 2009

Jean sarkozy, retour sur une affaire mal gérée.

En quelques jours, l'affaire fut pliée. La dernière tentative d'éteindre la polémique avait échoué. Frédéric lefebvre, fidèle à sa réputation de porte-flingue, s'était lâché au micro de RTL contre les médias et le Net. Ce fut insuffisant. Les sondages ont inquiété le Monarque et ses proches. Mercredi, la décision était prise. Jean Sarkozy ne briguera pas la présidence de l'EPAD. Jeudi soir, il l'annonce au journal de France 2, avec des termes prémachés par les communicants de l'Elysée.

Papa Sarkozy félicite son fiston. Humilié.
Nicolas Sarkozy a félicité son fils, vendredi, sur Facebook. Une sorte de réponse, par réseau social interposé, à cette déclaration filiale: «Est-ce que j'en ai parlé au Président? Non. Est-ce que j'en ai parlé à mon père? Oui.»

Papa Sarkozy a donc répondu au fiston : "Jean a fait preuve cette semaine de grandes qualités face à un choix difficile, dans un contexte qui dépassait largement sa seule personne. Il a pris une décision sage et courageuse. Je suis fier de lui. Il sait maintenant le travail qu’il lui reste... à accomplir. Je vous remercie pour votre soutien et vos commentaires éclairants."

En quelques heures, les ministres-courtisans étaient assommés, ridiculisés, éteints. Depuis 10 jours, ils répétaient, à l'exception de Rama Yade, les "éléments de langage", ces réponses de défense toutes prêtes concoctées par les communiquants de l'Elysée, avec l'aide de Christophe Lambert, le conseiller pubard du fiston Jean.

Vendredi matin, Jean-François Copé a concédé cet aveu, devant l'insistance des journalistes de France Inter : "oui, il y a eu des éléments de langage, parce que les phrases étaient un petit peu stéréotypées, ... oui... il faut comprendre... c'est le fils du président".



Jean Sarkozy sera président... de l'EPAD.
Le scenario élyséen a donc échoué... temporairement. Patrick Devedjan ne peut plus être président. L'Elysée avait enterré le projet de décret l'été dernier qui lui aurait permis de passer outre l'âge limite de 65 ans. Un haut fonctionnaire assurera l'intérim. Et dans 6 mois, Jean Sarkozy refera acte de candidature. On prend les paris ?




4 commentaires:

  1. ET SI JEAN SARKOZY NOUS AVAIT ARNAQUE ?


    Je me pose une question : "Est ce que le retrait du dauphin n'aurait pas été prévu dès le départ ?"
    On peut (et on doit) reprocher énormément de choses à Nicolas Sarkozy, mais il faut lui reconnaître une forme d'intelligence politique.

    Il était extrêmement prévisible que la nomination de son fils à la tête de l'EPAD déclenche une bronca, mais je pense que s'il avait annoncé simplement sa nomination comme administrateur, les réactions auraient été les mêmes, étant donné le CV du fiston.

    Il est clair que s'il mérite un job à l'EPAD, la place qui lui conviendrait le mieux serait celle d'assistant chargé de la machine à café.

    Tandis que maintenant, en ayant l'air de se sacrifier pour accepter un poste d'administrateur, il nous donne à tous la sensation d'avoir gagné, et d'avoir fait reculer le népotisme.
    Moi je pense que c'est cette place qu'il visait au départ, et il a trouvé (lui, ou son père, ou les communicants de l'Elysée) cette manière de faire pour que sa nomination soit acceptée par l'ensemble de la classe politique, et aussi par le français moyen.

    De toute manière, le fait qu'il qu'il ne soit pas à la tête de l'EPAD ne change rien à l'affaire, il y aura vraisemblablement une potiche qui officiellement sera Président, obéira au gouvernement et qui lui laissera la place dans un ou deux ans, et à ce moment là, tout le monde se réjouira de ce que Monsieur Fils ait "fait ses preuves".

    A partir de ce moment, la voie royale lui est ouverte, ce sera un mandat de Député dans une circonscription acquise à l'UMP, une nomination comme ministre (par exemple de l'Enseignement public, avec son CV, il connaît), et il ne lui restera plus qu'à être candidat aux présidentielles en 2017.

    En effet, dans l'état actuel des choses, je ne vois pas qui pourra faire barrage à Sarkozy en 2012. Il n'y a aucun(e) politicien(e) qui ait l'envergure médiatique nécessaire et qui puisse être considèré(e) comme une alternative crédible.

    Il faut dire aussi que la mainmise du gouvernement sur la quasi totalité des médias conventionnels ne facilite pas les choses.

    Actuellement, Internet est, à mon sens, le seul média libre en France, tant que le gouvernement n'a pas réussi à le museler par l'intermédiaire des lois Hadopi et Loppsi.
    Malheureusement, beaucoup d'électeurs en sont resté à TF1, et c'est sur les médias que reposera l'élection de 2012, qui est peut être celle de la dernière chance de sauver une Démocratie de plus en plus mise à mal par nos dirigeants actuels.

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  2. Eric Laurent vient de publier " LA FACE CACHEE DES BANQUES " aux éditions Plon. Ce livre est ahurissant par les scandales qu'il révèle.

    http://www.amazon.fr/face-cach%C3%A9e-banques-r%C3%A9v%C3%A9lations-financiers/dp/225921052X/ref=sr_1_2?ie=UTF8&s=books&qid=1256477946&sr=1-2

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  3. Epad : les vraies raisons du retrait de Jean Sarkozy.

    http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/epad-les-vraies-raison-du-retrait-63759

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  4. Avec cette famille ou futur dynastie, la France n'est pas sauvé.
    Marre de leur magouille.

    Juan, mon blog a changé d'adresse, si tu veux modifier le lien, et encore merci.

    http://anti-sarkomania.blogspot.com/

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